La fin de la seconde saison vient d’être diffusée sur Arte, mais la première est désormais disponible en dvd… Partons à la découverte de cette série canadienne…

8717418117993 ReGENESIS

Créée par : Christina Jennings
Avec : Peter Outerbridge (David Sandström) ; Sara Strange (Jill Langstone) ; Mayko Nguyen (Mayko Tran) ; Dimtry Chepovetsky (Bob Melnikov) ; Conrad Pla (Carlos Serano) ; Maxim Roy (Caroline Morrison)...
Années : 2004 (toujours en cours - 2 saisons actuellement)

regenesis500ReGenesis n’est pas une énième série policière ayant pour particularité de venir du Canada, elle s’attaque tout simplement aux virus via les chercheurs qui sont regroupés sont l’égide d’une entité fictive qu’auraient créés les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, s’appelant NorBAC (North American Biotechnology Advisory Commission ). L’équipe est composée essentiellement de chercheurs dont le maître d’œuvre est David Sandström, un scientifique brillant, un peu vaniteux sur les bords et terriblement coureur de jupon (et un peu exhibitionniste). Il est secondé par une équipe de choc spécialisés dans divers domaines : Bob, Carlos, Mayko et Jill. Côté administratif, c’est Caroline qui gère la Norbac, secondé par Wes. Tout ce petit monde devra faire face à divers affaires au cours de la séries, des affaires aussi variées que crédibles et qui font passablement froid dans le dos pour certaines (vous ne verrez plus certains trucs, comme le poulet, de la même manière). Et c’est là qu’il faut déjà comprendre quelque chose à propos des histoires. Parce que la série est très rythmée, se concentrant avant tout sur la détermination du problème face auxquels ils sont (c’est-à-dire éliminer les différentes possibilités, confirmer ou infirmer les différentes hypothèses) et non pas sur leur résolution (qui prennent bien souvent très peu de temps). De plus, chaque épisode contient en général deux trames, l’une commençant et l’autre se terminant dans un même épisode, ce qui fait que l’on a un chevauchement d’histoire qui permet d’être toujours en haleine. Mais tout ça fait qu’on a parfois l’impression de rester un peu sur notre faim. Un défaut qui s’efface quand on a pigé le truc et qu’on oublie assez vite.

regenesis_posterD’autant plus que ce défaut est aussi effacé par le fait que si vous prenez une saison sur son ensemble, il y a une construction plus générale qui couve derrière. Par exemple, dans la première saison on découvre petit à petit une trame plus grande que ce qu’on pensait au départ, certains événements de la saison prennent tout leur sens dans les deux derniers. Pareillement pour la seconde saison, certaines choses qui paraissent anodines finissent par trouver une explication, bien trouvée, en fin de saison. Ce qui en général confère aux Season Final un ton un peu différent du reste de la série mais ne les empêche pas d’être plus qu’intéressant à suivre et d’eux aussi, se concentrer sur la recherche, qui est le cœur de la série. Cependant, on en oublie pas pour autant les personnages. Si David est celui qui est le plus développé lors de la première saison (surtout à travers l’histoire de sa fille et son petit ami), la seconde rectifie le tir et offre à tous les personnages des arcs qui va faire qu’on va un peu plus les connaître. A ce jeu là, Bob et Caroline s’en tirent haut la main, sûrement parmi les intrigues personnelles les plus réussies de la série (avec l’histoire de Lilith, la fille de David, en première saison) et Wes est sûrement la plus intrigante… Du coup, on gagne une dimension supplémentaire qui ne vient pas pour autant empiéter sur les intrigues de départ. Il n’y a peut-être qu’un bémol à mettre à tout ça, l’histoire du père de David dans la seconde saison. Déjà vue et revue, elle vient plomber deux ou trois épisodes. On lui préférera de beaucoup la partie avec Owen, David n’étant jamais meilleur (bien que ce soit à sa façon) qu’avec les histoires d’enfants.

regenesis_p1ReGenesis possède donc des histoires qu’on se délecte de suivre, un rythme rapide et des dialogues plutôt sympathiques et compréhensibles (pour la partie scientifique, les explications sont données par le personnages souvent sous forme de métaphores ou via des schémas qui sont insérés à l’écran) et des personnages auxquels on s’attache vite (Bob, plutôt autiste, en tête). Mais ce n’est pas tout. La réalisation suit. Là, c’est pareil que pour les histoires, il faut s’habituer au petit plus qui fait toute la différence, les fameux rembobinages. Ils servent à revenir sur une action où l’on a quitté un personnage (A) en en suivant un autre (B). Une fois qu’on a vu ce que B a fait, on rembobine, on revient au point où A et B se séparent et on voit ce que A a fait. Plutôt intelligent et surprenant. L’écran splitté est aussi de la partie est n’est pas là que pour le décorum (tel que dans 24 par exemple) mais sert l’histoire voire à renforcer certaines impressions. Tout cela est plutôt agréable sans qu’on ait l’impression que ce soit fait uniquement pour se démarquer visuellement des autres séries. Le générique est, quant à lui, dans le souci d’un certain esthétisme rappelant par ailleurs un  Six Feet Under, où l’on suit un peu la progression d’un virus. Plutôt réussi.

 

Au final, une série qui a tout pour plaire, que ce soit les histoires, toujours très surprenantes (surtout dans les conclusions), les scenarii bien écrits, les personnages qu’on aime suivre (à noter à ce propos des scènes de dîner commun qui renforcent les liens entre eux et qui sont toujours sympathiques) ou encore une réalisation plaisante. Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincu, sachez que David se retrouve souvent en tenue d’Adam et que la fin de la seconde saison vous donnera une irrémédiable envie de voir la troisième saison (qui a débuté le premier avril dernier).

 

Merci à Pixie/Heather, Maxx et Sky (forum SL) pour ce très bon conseil de série… ^_^