Queer As Folk (US) - Saison 5
Toutes les bonnes choses ont une fin, on le sait. Et une fin de série, c'est toujours un petit pincement au coeur quand on y est attaché. Et surtout, une crainte quant à savoir ce qu'ils ont fait de ce qu'on aimait. Petit bilan de la dernière saison de la série la plus gay du paysage sériephile...
Créée par : Daniel Lipman, Ron Cowen
Avec : Gale Harold (Brian Kinney) ; Randy Harrison (Justin Taylor) ; Hal Sparks (Michael Novotny) ; Peter Paige (Emmett Honeycutt) ; Scott Lowell (Ted Schmidt) ; Thea Gil (Lindsay Peterson) ; Michelle Clunie (Melanie Marcus)...
5 saisons (2000/2005)
Si j'ai eu un peu de mal avec le début de la saison, des story-line qui ne m'intéressaient pas trop (et qui faisaient un peu mal au coeur, comme celle de Michael/Lindsay/Mel mettant en scène le trio se disputant leur petite Jenny Rebecca), la suite se révèle heureusement beaucoup mieux et j'ai même fini par les enchaîner avec une frénésie quasi-incontrôlée. En fait, c'est le même phénomène que lors de la saison 4 pour ma part. Un sérieux coup de mou puis ça se délie, des évènements viennent intensifier le tout et hop.
Au niveau des bonnes surprises, la
story-line de Justin/Brian qui prend une tournure tout à fait
intéressante jusqu'à l'avant-dernier épisode. On le sent, la saison
sera celle de la maturité, de l'avancement, du refus de rester
immobile. Sauf pour Brian qui veut se complaire dans son statut de
sex-symbol et d'homme "à tout...", qui ne laisse passer aucune proie.
Mais voilà, en plus de l'âge qui commence à le turlupiner comme il
faut, un méchant rival arrive en ville. Et après une guerre sans pitié
(je ne vous fais pas un dessin de l'enjeu et encore moins du pari), une
dispute plutôt violente avec Michael et une séparation avec Justin,
voilà de quoi peut-être lui remettre les pieds sur terre. Presque.
Brian restera fidèle à lui-même jusqu'au bout ou presque. Il promet
bien le marriage à Justin mais c'est pour l'éloigner dans le dernier
épisode. C'était inévitable. Il faut dire que le bougre avait aussi
perdu tout intérêt aux yeux de son blondinet. Comme quoi, on est jamais
satisfait de ce qu'on a. Et comme Justin avait une carrière artistique
qui se dressait devant lui...
Mais on peut se demander alors le pourquoi du comment ils n'ont pas
convoler à New York à deux... Après tout, il me semble que Brian
l'avait envisagé. Donc, une story-line en dents de scie tout de même.
Du
point de vu de Michael/Ben, après la passade exécrable de Michael avec
sa fille Jenny Rebecca, les choses vont mieux et deviennent plus
intéressantes quand il s'agit de s'offrir un nid douillet avec Ben ou
même quand Hunter quitte sa famille d'accueil (qui trouvera une
conclusion heureuse dans les derniers épisodes... Avec une émouvante
remise de journal intime aux lettres gravées HNB "Hunter Novotny
Bruckner"... Si c'est pas mignon). Même cheminement du point de vu de
Mel et Lindsay qui finissent par se réconcilier au bout d'un long
enchevêtrement d'embûches. Et on appréciera ou non le clone de Debbie
qui se révèle être amoureuse de sa mentor (heureusement que cette
histoire n'a pas trop traînée en longueur, c'était pas forcément
passionnant). Plus intéressant en revanche le retour de Drew, à peu
près à la même période que l'année dernière. Je sais pas pourquoi, mais
j'ai toujours aimé le couple Drew/Emmett et j'avais de grandes
espérances, réduites à néants dans l'avant-dernier épisode. Si Drew
s'assume avec classe, je regrette qu'il ne puisse pas se stabiliser
tout de suite dans une relation sérieuse (ce qui aurait donner à Emmett
une bien meilleure conclusion que ce à quoi il a le droit dans le
Series Finale).
Enfin, les derniers épisodes font preuves de
deux éléments véritablement accrocheurs : la loi 14 (qui retirerait aux
gays et lesbiennes les droits qu'ils ont acquis) et l'explosion du
Babylon qui laisse tout le monde sous le choc et qui sert de
catalyseurs à de nombreux événements qui permettent de finir avec un
happy-end pour certains persos. Si le deuxième élément est bien traité,
le premier en revanche déçoit un peu. Il y a une lutte engagée, mais on
se retrouve sans réponse. Même si le "I will survive" de Gloria Gaynor
évoqué dans le dernier épisode ou le discours de Michael qui prône la
différence et la tolérance sont en soit une réponse suffisante à cette
loi 14 qui fait avant tout réfléchir. Cela dit, c'est un peu
regrettable. Tout comme le départ de Lindsay et Mel pour Toronto qui
laisse un arrière goût de fuite, bien compréhensible, mais qui semble
aussi dire "on a baissé les bras"... Je ne sais pas... J'ai un problème
avec ce message sous-jacent. Et avec le Series Finale en général.
Il
conclue les histoires, Brian restera Brian, on retrouve le Babylon et
sa gloire passée, on donne des amoureux à Emmett et Ted (celui de Ted
se révèle plus convaincant et moins sorti d'un chapeau que celui
d'Emmett), le départ de Lindsay et Mel rappelle qu'on arrive à la fin
de la série, Justin part vivre de sa passion à New York... Oui, quelque
part, tout ça est charmant... Et je ne saurai dire ce que j'aurai aimé
voir. Mais il me faudra sans doute un second visionnage pour avoir un
avis un peu plus construit sur cette fin de série, un cap toujours
difficile à passer et à digérer...
Petit topo sur les autres saisons : ICI
Images provenant du site : LIBERTY AVENUE
Commentaires sur Queer As Folk (US) - Saison 5
- On dvdBon, il reste toujours l'option dvd qui sortent au compte goutte, mais c'est vrai que le prix n'est pas très attractif à 50€ la saison, d'autant plus qu'il n'y a pas de bonus...
Et bon, il faut peut-être essayé quelques épisodes pour voir si ça plaît ou non... Il faut aimer les séries parfois un peu vulgaires, parfois un peu crues et ne pas avoir peur des scènes torrides entre hommes ! lol


























j'aurais aimé ,qu'ils se marient et que ca finisse bien la on dirait qu'il n'y a pas de fin...