Parfois, on tombe sur des petites merveilles, comme ça, par hasard... Donc, si je peux aider un peu le hasard...

SHINIGAMI NO BALLAD

Shini01Auteur : Hasegawa Keisuke

Nombre d'épisodes : 6x25min

Année : 2006

Note : ****

Résumé : Momo est une Shinigami. Une Déesse de la Mort, celle qui vient vous prendre votre âme au moment de passer vers l'au-delà. Son numéro de carte (oui, elle a une carte) est le A-100100. La particularité de Momo, outre d'être toute de blanche vêtue, c'est qu'elle va au-delà de son simple travail de Shinigami. Elle erre avec Daniel, son chat-volant-démon, dans la ville et prodigue ses conseils à certains êtres vivants. Le plus souvent ils ont à faire avec des morts, qu'elles soient récentes ou non.

snb

Mon avis : En dire plus sur ce que contiennent les épisodes serait assez difficile, en effet, la série est courte et seuls Momo et Daniel sont les personnages récurrents de ces petites histoires. D'ailleurs, ils n'apparaissent pas tant que ça, parfois même assez tard dans les épisodes en question. Toujours est-il que Shinigami no Ballad s'avère être un de ces dessins animés où il ne se passe pas grand chose, juste des tranches de vies mais c'est magnifique, poétique. Un peu à la manière d'un Ailes Grises (Haibane Renmei). On se laisse transporter par les histoires contées, bien souvent l'occasion d'appréhender la mort mais surtout la façon de la gérer après la perte d'un défunt. Que ce soit une perte du goût à la vie ou le rejet de la culpabilité sur quelqu'un, la série aborde le thème sobrement, avec mélancolie et un côté heureux quelque part. L'émotion est garantie, on ne peut pas rester de marbre devant les épisodes qui composent l'animé.

Certes, c'est court et parfois, on aurait aimé que la série déroule plus les choses comme dans le premier épisode (le plus émouvant de tous) que dans les suivants où Momo ne fait absolument plus son job de Shinigami (même si une jolie raison à tout ça est donnée à la fin) pour se concentrer sur de l'aide aux personnes (mais pas façon Joséphine, hein). Le dessin, tout en rondeur, est joli comme tout, le rythme lent permet d'apprécier les histoires et le dépouillement sonore permet de garder cette ambiance unique qui fait le charme de la série. De temps en temps, le son d'une clochette vient perturber le calme de la vie et de l'animé. C'est la clochette de Daniel, qui annonce que Momo est dans les parages. Et Momo de pleurer à chaque épisode... :
-Daniel : "Y a pas à dire, quelle pleurnicheuse tu fais, Momo ! "
-Momo : "Les morts ne peuvent pas pleurer, alors je pleure à leur place."


Laissez-vous tenter, regrets impossibles...