Après le manga et sa version animée, il était impensable de ne pas s’attarder sur le film sorti en même temps que Tsubasa Reservoir Chronicle. D’ailleurs, le film de xXx Holic était le premier portage hors-manga…

xXx Holic – Le Film

xxxhoTitre : Gekijôban xxxHOLiC : Manatsu no Yoru no Yume

Réalisateur / Storyboard / Mise en scène : Tsutomu Mizushima

Scénario : Yoshiki Sakurai, Junichi Fujisaku

Durée : 60 minutes

Note : **

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Résumé : c’est l’été, alors que Watanuki se morfond de devoir dire au revoir à Himawari durant quelque temps et de devoir travailler pour Yûko, une cliente vient perturber son travail. La dame leur indique qu’elle ne peut plus rentrer chez elle, leur confie une clé et voilà nos amis (Yûko, Watanuki et Dômeki, invitée par notre exauceuse de vœux) qui débarque dans une étrange baraque. La porte s’ouvre seule sans la clé tandis que d’étranges messages laissés sur des bouts de papiers indiquent la marche à suivre. Ainsi, ils se retrouvent en compagnie de collectionneur venus trouver la pièce rare suite à une invitation d’un hôte bien mystérieux. Et Watanuki qui voit tout le fruit de leur vanité et autres sentiments pas jolis, jolis, est pris d’une envie de vomir. Il cherche les toilettes mais devra parcourir un bien étrange chemin pour y accéder. Plus aucun doute, cette maison est bien mystérieuse, habitée voire hantée ? C’est au travers d’un long périple que nos amis le découvriront…

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Mon avis : Quelques phrases sont glissées ici et là pour rappeler le contexte de notre histoire sans que le téléspectateur ait besoin de connaître la série ou le manga, ce qui le rend accessible à tous, d’autant plus qu’il s’agit d’une histoire inédite. Et cela se ressent peut-être un peu trop, surtout sur la fin. En effet, on y retrouve pourtant bien l’ambiance à la fois détendue et pesante de l’œuvre des Clamp, les visions de Watanuki et les phrases mystérieuses de Yûko qui semble toujours tout savoir et tout prévoir. Le concept de cette maison vivante est aussi intéressante et permet quelques belles scènes lors de phases de visites. Mais la toute fin se révèle peut-être un peu trop portée sur l’action, chose à laquelle on reste peu habitué, le manga privilégiant beaucoup plus le mot. Cela dit, c’est pas pour autant qu’il faudrait bouder son plaisir et passer à côté de ce qui complète l’univers xXx Holic.

67

Enfin, un petit mot sur la version française… J’avoue qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation notamment pour les personnages de Mokona et Yûko qui ne rendent pas du tout comme j’avais pu me l’imaginer (sans parler du fait que la version japonaise était encore dans ma tête, mais ça, on peut passer outre logiquement). Mokona ne fait pas assez boule de poil et Yûko n’a pas ce timbre mystérieux qu’elle devrait pourtant avoir, ce qui pourrait sans doute rendre le personnage un peu plus fade que ce qu’il est… Ou moins ambigu, moins « indéfinissable ». Quant à la bande son, rien d’exceptionnel, pas de thème marquant (si ce n’est celui de l’apparition du titre qui met tout de suite dans l’ambiance) et la chanson se laisse écouter sans plus (elle est d’ailleurs dans le ton des ending et opening de la série).


Le manga : ICI

La série animée : ICI

Crédits photos & Renseignements : ICI