Godiva's
Après un premier épisode enthousiasmant (voir ICI), revenons sur la totalité de la série (pour le moment)…
GODIVA’S
Créée par : Julia Keatley & Michael MacLennan
Avec : Erin Karpluk (Kate) ; Stephen Lobo (Ramir) ; Sonja Bennet (Daisy) ; Neil Grayston (Martin) ; Matthew Currie Holmes (Stick) ; Michael McMurtry (Cordell) ; Rick Tae (Victor)...
Nombre de saisons : 2 - 19 épisodes (2005/2006)
Note : **
Résumé : Kate débarque dans un fameux restaurant appelé Godiva’s (Chez Godiva quoi). La dame Godiva s’en est allée vers d’autres cieux (non, non, elle est toujours bien vivante) et fait donc appelle à Kate pour gérer le restaurant. Une Kate qui débarque en pleine tempête puisque le Chef vient de mourir d’une overdose dans le chambre réfrigérée de la cuisine. C’est Ramir, dragueur invétéré, qui profite de cet événement en devenant le Chef à la place du Chef… Kate fait, quant à elle, connaissance avec le reste du personnel qui deviendra sa nouvelle famille, en quelque sorte. Surtout que la pauvre à laissé son compagnon derrière elle, même si il doit le rejoindre. Et vogue la galère, la voilà parti pour remettre le restaurant à flot, tant bien que mal. Et autant dire tout de suite que ce ne sera pas forcément une partie de plaisir.
Critique : Après un premier épisode tout à fait
accrocheur, le reste de la saison suit. On a le droit aux fameuses voix off
très chères aux séries ces dernières années mais petite originalité, on alterne
entre Ramir et Kate qui nous saupoudrent le tout de métaphores culinaires.
Voilà, ces monologues (qui sont éparpillés durant tout l’épisode) ne
révolutionneront rien mais au moins, on appréciera l’effort fait pour toujours
trouver quelque chose qui fait écho à la cuisine (voire même, parfois, à la
cuisine de l’épisode). Le terrain de jeu de la série est rafraîchissant même si
d’autres séries se sont un peu essayées aux dessous des cuisines, mais c’est
quand même beaucoup moins commun qu’un hôpital, par exemple. Et tant pis, si là
encore, on a parfois plus l’impression qu’au fur et à mesure des épisodes, la
gestion de ce restaurant devient de plus en plus un décorum aux histoires
narrées, on s’intéresse avant tout aux personnages. Et on a là une sacrée
galerie de personnages. Toutes sexualités confondues. La série s’en donne à
cœur joie. Que ce soit Ramir, notre chef cuisinier, dragueur invétéré ;
Martin le second qui ne sait pas trop où il en est côté sexualité ; Simone
la barwoman un peu bi sur les bords ou bien encore Cordell, 100% gay qui aime
profiter de la vie. Et comme il n’y a pas que le sexe dans la vie, la série
s’attarde aussi sur des personnalités plus décalées comme Daisy, la chef
pâtissière, Stick le commis accro à la fumette. Et quelques cas, comme TJ,
l’ado à problèmes ou encore Victor, un immigré, médecin dans son pays d’origine
qui n’est que celui qui s’occupe des tâches ingrates.
Si Kate et Ramir sont les deux personnages les plus mis en
avant au cours des épisodes, ne serait-ce que par leur statut de narrateur,
tout le monde à le droit à des story-line plus ou moins importantes au fil des
dix neuf épisodes que composent la série. Et parlons-en des story-line. Si la
première saison (les six premiers épisodes) est agréable dans l’ensemble, on
voit déjà poindre les problèmes à la fin de cette dernière avec les problèmes
de Victor qui exerce la médecine clandestinement. Un premier avertissement qui
annonce les plus gros problèmes de la seconde saison. En fait, on se rend
compte lors de cette nouvelle salve d’épisodes que Godiva’s est à la cuisine ce
que Nip/Tuck est à la chirurgie. On nous embarque dans des histoires légèrement
glauques et capilo-tractées qu’on attend pas en regardant une série sur les
coulisses d’un restaurant. Dommage, ça a tendance à gâcher la série et la fin
de la saison. Il y aura sûrement des amateurs, comme ceux que certaines
story-line douteurs de Nip/Tuck n’auront pas gêné (genre notre dealeur qui
tient Sean et Christian je crois), mais personnellement, c’est pas ce que je
voulais voir. Heureusement, elle ne va pas aussi loin que sa consoeur
Américaine (quoique…), mais le mal est fait (et c’est au prix du sacrifice d’un
personnage particulièrement attachant qu’on rend un peu détestable).
Reste quand même que malgré des story-line très moyennes, la série s’en sort assez bien au niveau du reste. Elle aborde des thèmes peu communs comme les personnes asexuées via le personnage de Martin, la religion Indou avec Ramir et les problèmes conflictuels qu’il peut avoir avec sa famille ou encore profite de TJ pour dresser un portrait d’adolescent un peu paumé, légèrement abandonné par sa mère (qu’il n’a souvent qu’au téléphone, puisque c’est la particularité de Godiva, elle n’intervient que de cette manière), qui deviendra un boulet assez énorme avant de se rattraper sur la fin. Le fait que la série aborde simplement l’homosexualité ou la bisexualité, en en faisant rien d’exceptionnel mais une sexualité comme une autre, est particulièrement agréable (même si encore une fois, on n’évite pas le cliché du couple gay libéré qui peut aller voir ailleurs via un « contrat » entre les deux personnages… Comme si tous les gays le faisait… En tout cas, il faut le croire à en voir les séries), d’autant qu’il y a de belles scènes.

Au final, on se retrouve avec une série que je ne regrette pas d’avoir suivi, somme toute assez agréable dans l’ensemble, mais pêchant à causes de certaines story-line dont on aurait pu allégrement se passer au profit d’un recentrage sur la gestion du restaurant (même si ça reste plus ou moins au centre des histoires qui dérapent). Le cast est agréable dans l’ensemble, mention spéciale à Daisy, un personnage que j’aime beaucoup (et l’actrice est charmante) et Ramir, très « miam » (oh ben oui, un peu de futilité ça peut pas faire de mal non plus). Petit bémol, la série n’a pas de véritable conclusion, une suite étant éventuellement prévue (apparemment, la chaîne est longue à la détente).
Pour des reviews plus ou moins complètes des épisodes, voir sur le forum de SL : ICI
Commentaires sur Godiva's
- Nip/Va'sEn tout cas, je dois être un bien piètre gourou, parce que ma secte est désespérement vide... -__-
Et pour l'identification, il m'a fallu pratiquemment la totalité de la série pour enfin bien savoir qui est qui... >_< Mis à part Cordell, Ramir et Kate que j'avais à peu près bien repéré (et Daisy).
Quant aux remarques sur Nip/Tuck, j'en suis le premier navré, mais ça m'y a fait immédiatement pensé. Cela dit, vu que j'étais seul sur le topic (ou presque), impossible de débattre de ce point. Donc, j'avoue que ce n'est peut-être qu'une fausse idée de ma part. Tu me le diras... ^_^

























Une soirée légère pour une série assez libertine sur les bords. Il y a un mélange intéressant de drama et de moments plus légers. Chaque personnage apparait clairement défini, et je sens qu'il ne sera pas difficile de s'attacher à plusieurs d'entre eux. C'est cependant parfois assez convenu et j'ai encore un peu de mal à identifier clairement l'ensemble des personnages, mais ça semble a priori mériter l'exploration. Il se dégage une certaine ambiance intéressante de l'ensemble.
Bémol évidemment ton bilan de la série m'inquiète un peu. Pire tes références à Nip/Tuck me donneraient plutôt envie de m'enfuir.
Mais bon, si tu ne regrettes pas d'avoir suivi, je vais essayer de te faire confiance !