Notre Capitaine omnisexuel préféré est de retour pour de nouvelles aventures… Encore meilleures que les précédentes ?

TORCHWOOD – Saison 2

group01Créée par : Russel T. Davies

Avec : John Barrowman (Capitaine Jack Harkness) ; Eve Myles (Gwen) ; Naoko Mori (Toshiko) ; Burn Gorman (Owen) ; Gareth David Llyod (Ianto)

Nombre d’épisodes : 13 (2008)

Cote d’amour : ****

torchwood_s2_bbc_promo_04Résumé : Alors que l’équipe de Torchwood est à la poursuite d’un alien et qu’ils sont dans une mauvaise posture, Jack Harkness fait son retour avec éclat. Mais les relations doivent se rétablir entre celui qui a abandonné son équipe et ceux qui sont restés. Cela dit, à peine le temps de tergiverser qu’un ancien ami de Jack va faire son apparition, un membre de l’Agence du Temps, tout comme le fut Jack, le capitaine Jon Hart. Des retrouvailles aussi chaleureuses qu’explosives qui réveillera chez Jack un passé oublié quand on évoquera le nom d’un certain Gray. En plus des aliens et autres anomalies de toutes sortes, l’équipe de Torchwood devra aussi gérer les relations amoureuses de chacun, pas évidentes avec un tel boulot. Combien d’histoires d’amour vivra Jack ? Gwen sera-t-elle heureuse en couple ? Toshiko trouvera-t-elle l’amour de sa vie ? Torchwood résistera-t-elle aux nouvelles attaques ?

11_2Avis : Pile-poil un an après la diffusion de la saison sur Nrj12, la chaîne a donc diffusé la saison 2 avec moins de problèmes que la première (comprenez que les épisodes ont été diffusés dans l’ordre, sans trop d’accrocs, sauf sur la fin, où les deux derniers épisodes ont été diffusés en prime avec une semaine de retard, allez comprendre pourquoi). Il est donc temps de dresser le bilan de l’autre série de Russel T. Davies, à qui l’on doit le fameux Doctor Who, excellentissime série anglaise. La petite sœur avait connu une première saison prometteuse et sympathique dans l’ensemble, mais pas dénuée de défauts. On est ici exactement dans la même lignée. Il n’y a pas d’évolution flagrante au niveau des épisodes, de la structure ou bien du contenu. La série s’avère donc inégale au niveau des épisodes. Le bon (voire un peu moins bon) côtoie le très bon, voire l’excellent. Le problème majeur de Torchwood, c’est sans doute son absence de fil rouge au cours de la saison. Enfin, y’a bien un fil rouge, mais il revient de manière tellement sporadique que ça n’en est pas franchement un (contrairement à Doctor Who qui révèle toujours son fil rouge à la fin de la saison). Et comme les épisodes sont très indépendants, ça n’aide pas non plus à alléger ce sentiment. A la rigueur, le côté indépendant pourrait ne pas être dérangeant, mais il l’est vis-à-vis des personnages qu’on peut trouver fort instables au final. En effet, on peut avoir du mal à comprendre les sentiments de Jack qui aime naviguer d’une histoire d’amour (ou de sexe) à une autre et certaines histoires sont catapultées comme un peu dans une bulle qui ne prendrait pas en compte le reste de la série (je pense notamment au très bon épisode de Toshiko le 2x03 Le Soldat Thomas). Mais une fois accepté ces défauts, certaines facilités scénaristiques, ça va mieux et on profite du divertissement offert par la série. Alors bien sûr, on pourra tiquer sur certains choix discutables. Le cas Owen notamment… Un truc dont on ne voit pas bien l’utilité si ce n’est le temps d’une intrigue. Par contre, on peut au moins leur accorder la surprise totalement réussie (aussi un choix culotté mais qui l’aurait été plus s’il n’y avait pas eu cet espèce de retour en arrière).

11Parmi les bons points de cette deuxième fournée, c’est que la série ne perd pas du tout de sa force émotionnelle et offre encore de très beaux morceaux de choix. Je pense ainsi à l’épisode de Toshiko évoqué plus haut, mais aussi à l’épisode 2x04 Le Moment de Vérité où Jack Harkness est bouleversant ou encore le final de la saison (2x13 La Faille), très réussi dans les grandes largeurs, qui laisse sur une impression waouh… Qui laisse sans voix… La série s’offre même un moment de détente très réussi en osant jouer le comique à fond. Ce qui donne une histoire totalement improbable mais terriblement drôle. La série continue donc de varier les épisodes et n’a pas non plus perdu cette petite touche qui fait aussi ce qu’elle est : son côté un peu sexe. C’est sans doute moins appuyé que dans la première saison (qui jouait à fond cette carte), mais on a encore à la fois de beaux moments et surtout, cette liberté totale du désir, hommes, femmes, aliens… Y’en aura encore pour tous les goûts et ce dès le premier épisode qui nous replonge de manière efficace dans le bain et avec une guest de luxe que les fans de Buffy apprécieront (enfin, ça dépend qui… J’aurai préféré quelqu’un d’autre que James Marsters, mais chut !). Et en parlant de guest, y’en aura une autre en cours de saison, qui fera le lien avec Doctor Who… Autant dire que le personnage est un peu sous-utilisé, mais ça fera plaisir (par contre, faudra avoir suivi la série mère tant l’épisode de l’arrivée peut être référentielle). Autre point intéressant de la saison, c’est qu’on arrive à s’intéresser un peu au passé de l’institut Torchwood, et je dois dire que ces petites parties de l’histoire sont intéressantes et donnent envie que la série y revienne et s’y attarde encore un peu plus. Ca mérite d’être développé. Enfin, pour terminer, un autre petit reproche que j’aurai à formuler c’est cette tendance à nous bassiner avec Jack et Gwen, surtout que certaines scènes paraissent déplacées et que les deux personnages n’ont aucunement besoin de ça (et que Jack s’avère très bien dans les bras de qui vous savez !).

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Conclusion : Ouf, on a pas perdu Torchwood en cours de route ! La série est toujours aussi libérée côté sexe et nous offre quelques jolis morceaux d’anthologie (ah la fameuse scène dans le bureau de Jack dans l’épisode 2x11 Envers et Contre Tous !!). Tout comme elle nous offre de très beaux épisodes, où l’émotion est à son comble. Bien évidemment, tout n’est pas parfait, la saison souffrant des mêmes défauts que la première (les personnages, autre que Gwen et Jack, ne sont que peu étoffés et c’est un peu regrettable) mais dans l’ensemble, ça se laisse bien suivre. Et puis, certains épisodes rattrapent vraiment le coup. En plus, cette saison possède des thèmes musicaux vraiment sublimes (le superbe Memories of Gray, le thème d’Owen qui connaît plusieurs variantes ou encore l’énergique thème de Jack Harkness) qui ajoutent au tout. Alors oui, c’est vrai qu’on pourrait parfois trouver la musique un peu trop omniprésente mais quand on a une telle bande-originale, franchement, ce serait dommage de s’en passer. A la fin de la saison, on a qu’une envie (bien que ça se termine sans cliffhanger), c’est de savoir ce que la troisième va nous procurer (avec une originalité, puisqu’elle devrait être plus courte, diffusée en une semaine en Angleterre sur cinq jours… Une petite curiosité).

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