Comment sait-on qu’on se retrouve face à une série David E. Kelley ? La réponse est tout simple…

US BOSTON JUSTICE (Boston Legal) – Saison 2

boston_legal_s2_boxCréée par : David E. Kelley

Avec : James Spader (Alan) ; William Shatner (Denny) ; Mark Valley (Brad) ; René Auberjonois (Paul) ; Candice Bergen (Shirley) ; Julie Bowen (Denise) ; Justin Mentell (Garett)... 

Nombre d’épisodes : 27 (2005/2006)

Cote d’amour : Note_03

james_spader_heather_locklear_image_diaporama_portraitRésumé : Alan Shore va devoir faire face à un rival amoureux quand l’ex de Tara va faire son apparition pour plaider une affaire tandis qu’il devra défendre sa secrétaire accusée de meurtre et qui semble tourner de plus en plus mal. Denny Crane est de plus en plus imprévisible et tire sur tout ce qui bouge alors que Denise Bauer fait une rencontre particulière pendant que Paul Levingston voit ressurgir une personne de son passé. Et pendant ce temps-là, les affaires les plus importantes, les plus originales, les plus médiatisées se succèdent au cabinet Crane, Poole et Schmidt. L’amitié d’Alan Shore et de Denny Crane arrivera-t-elle à vaincre toutes les épreuves qui vont se mettre sur sa route ?

14_breast_danielpost_denisebauer_abcAvis : Vous voulez la réponse à la question du préambule ? Eh bien c’est simple, vous savez que vous êtes face à une série de David E. Kelley parce que les personnages sont joliment kelleyrisés ! C’est pas pour rien que cette pratique qui consiste à voir disparaître un personnage sans aucune explication porte son nom, il s’en est fait une spécialité. Il nous le prouve encore une fois dès le début de saison, même si le personnage de Rhona Mitra a au moins cette chance d’avoir une explication. Ce qui est loin d’être le cas de celui de Monica Potter qui revient vaguement pour une affaire avant de s’éclipser sans qu’on ait l’impression d’avoir assisté à un départ. Et ne parlons surtout pas de l’ajout des deux nouveaux personnages de Garett et Sara, les deux jeunots qui venaient un peu rajeunir la moyenne d’âge des persos de la série. L’une disparaît assez rapidement tandis que l’autre tiens un peu moins d’une vingtaine d’épisode avant d’être purement et simplement effacé comme si de rien n’était, même si faut bien avouer que son rôle se limitait à une minute d’apparition par épisode. Il faut croire que les scénaristes n’ont jamais vraiment su que faire d’eux, mis à part une petite story-line au début. Dommage, parce que le personnage de Garett avait un potentiel et que son comique n’était pas trop mal utilisé (et puis, quel beau gosse ! :P). Heureusement que Denise, interprétée par Julie Bowen, est beaucoup mieux traitée ! Si elle apparaît comme un cheveu sur la soupe (aucune introduction de faite), elle a le droit à de bonnes story-line. Voire peut-être parmi les meilleures de cette saison en ce qui concerne les trames personnelles. En effet, elle va vivre une aventure assez bouleversante avec un partenaire de choix, puisque interprété par Michael J. Fox (Spin City, Retour Vers le Futur), qui est toujours un bonheur à voir dans les séries.

18629596_w434_h_q80Et des guests, il va en pleuvoir dans cette saison qui tire de plus en plus vers les clins d’œil appuyés ! Ainsi, on apercevra Peter McNicol (Ally McBeal) dans un rôle qui pourra paraître familier dans cet univers tandis que Jeri Ryan (Boston Public) viendra le temps de deux épisodes, tout comme Robert Wagner (Pour l'Amour du Risque) et que Freddie Prinze Jr reviendra faire un coucou alors que Tom Selleck (Magnum) jouera un incorrigible Ivan. Sans oublier que la série utilise volontairement les termes de saison ou épisode en parlant de certains événements ou de certaines choses (comme par exemple Denny qui dit clairement que c’est le dernier épisode de la saison dans le… Season Finale ! :P), ce qui a tendance à montrer une certaine connivence avec le public. La saison semble parfois un peu décousue, bien qu’elle utilise la récurrence de certains personnages qui apparaissent donc au gré des scénarii mais sans forcément avoir l’impression d’aboutissement (au moins pour le moment, mais c’est peut-être réservé pour plus tard), comme pour les secrétaires d’Alan, qui tombe toujours sur de sacrés numéros. Boston Justice oscille donc à nouveau entre loufoquerie totale et émotions, tout en continuant d’aborder les sujets qui fâchent et en faisant passer des messages forts sans avoir l’air d’être moralisateur. C’est toute la puissance de la série qui n’hésite pas à critiquer le gouvernement Bush, à pointer le doigt sur certains problèmes comme la pauvreté qui touche des millions de gens ou la différence physique. Il y a donc beaucoup de sérieux dans les affaires alors que celles-ci peuvent paraître incongrues ou que les plaidoiries ne sont pas toujours sérieuses. Sans parler du fantasque des personnages qui n’en finissent plus de se dévoiler (on se souviendra encore longtemps des terreurs nocturnes d’Alan !). Même Bradley a le droit de se dérider un peu, avec l’épisode 2x09 Des Agents Très Spéciaux qui devrait rester dans les annales !

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Conclusion : Une bonne saison 2, très riche et sacrément remplie avec 27 épisodes, un record ces derniers temps. Alors du coup, on sent que la série se cherche parfois un peu, perd de son souffle à certains moments, mais dans l’ensemble, c’est quand même plutôt bon. Le duo Alan/Denny fait encore des merveilles (et c’est une saison qui réjouira tous les slashers, puisque côté coucheries entre eux, on nous en réserve de bien bonnes ! :D Leur amitié amoureuse ne peut plus se cacher ! :P), tandis que la Schmidt va nous dévoiler bien des pans de sa vie amoureuse… Jusqu’où iront-ils ? On se le demande… La fin de saison prend tout de même des airs d’Ally McBeal avec l’arrivée d’un nouveau personnage, avec un surnom et des actions qui ne sont pas sans rappeler d’anciennes consoeurs… Bref, à voir ce que tout ça donnera dans la saison suivante, surtout qu’on nous laisse sur une question intéressante pour le personnage de Denise !

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