06 novembre 2009
Veritas, the Quest - Saison 1
Les fouilles dans les vieilles ruines à la recherche de reliques vous manquaient ? Eh bien, voici de quoi se rassasier… Un peu ? Beaucoup ? Ca…
VERITAS, THE QUEST – Saison 1 (Dernière Saison)
Créée par : John Zinman & Patrick Massett
Avec : Ryan Merriman (Nikko) ; Alex Carter (Salomon) ; Cobie Smulders (Juliet) ; Arnold Vosloo (Vincent) ; Eric Balfour (Calvin) ; Cynthia Martells (Maggie)...
Nombre d’épisodes : 13 (2003)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Le
professeur Zond doit aller chercher son fils Nikko à l’école qui vient encore
de se faire renvoyer après avoir fait une énième bêtise. Mais en cours de
route, ils sont attaqués par Dorna, une organisation rivale de Veritas pour
laquelle travaille Zond. L’équipe doit se rendre à Paris où Nikko a le droit à un
professeur particulier du nom de Juliet. Ce qui ne l’enchante guère au départ
mais qui le réjouit vite en voyant la jeune demoiselle. Mais même là-bas, tout
ne se passe pas comme prévu et l’équipe de Dorna est toujours sur les traces de
Salomon. Et voilà comment deux nouvelles recrues se joignent dans cette
quête d’anciennes reliques qui les conduiront aux quatre coins du globe. Une
quête de la vérité… Mais la trouveront-ils ?
Avis : Veritas
est une énième série sans fin, qu’on se le dise. Dès le départ, on sait dans
quel genre on tombe. Un genre qui s’était fait rare depuis Sydney Fox l’Aventurière. Un genre qui n’a pas changé d’un iota,
toujours avec les mêmes cartons pâtes comme décor, les mêmes intrigues, les
mêmes ingrédients. On navigue en terrain sans doute un peu trop connu. Entre Tomb Raider et Indiana Jones si on veut aller du côté des films. D’ailleurs, on
retrouve ici le côté moderne du premier (ce qui n'est plus étonnant quand on sait que les créateurs sont à l'origine du scénario du premier film tiré de la franchise de jeux vidéos). Peut-être encore bien plus que chez
notre aventurière sexy, surtout flanquée d’un compagnon. Dans Veritas, c’est tout un groupe. C’est ça
le véritablement grand changement. Et contre toute attente, ce n’est pas le
père Salomon qui est le dragueur invétéré (alors qu’il est plutôt beau gosse)
mais son fils Nikko (aussi beau gosse en version plus jeune, avec la même paire
d’yeux bleus) qui héritera donc de la plupart des histoires amoureuses d’un
épisode, assez commun dans ce genre de série (archéologue, un piège à femmes et
à hommes apparemment…). Ce qui ne poserait pas trop de problème si le Nikko en
question n’était pas un insupportable personnage à qui on a envie de mettre des
baffes chaque fois qu’il ouvre la bouche. Il est beau, il le sait, donc il en
joue à fond. Autant le dire tout de suite,
c’est un gros lourd ! Parce qu’en plus, il est arrogant et n’en fait qu’à
sa tête, pensant tout savoir mieux faire que les autres (et ce n’est pas le
cas). Rarement vu ado aussi tête à claques dans une série (Connor et Dawn ont
encore beaucoup à apprendre !). Mais il faudra s’y faire, parce que c’est
lui qui offrira tout le fan-service de la série (dès le premier épisode où il
est sous la douche). Pour le reste des personnages, on retiendra surtout
Salomon, le père, chef d’équipe et Vincent, qui assure la sécurité, qui
entraîne Nikko au combat et qui nous la joue bouddha-tueur donc (un mélange des
genres pas très convaincant en l’état).
Parce que le problème de la série, c’est qu’en 13
épisodes, j’ai à peine retenu le nom des autres personnages. Ils sont très
transparents. D’ailleurs, au début, on se demande même pourquoi Cynthia
Martells est créditée vu qu’elle est absente. Ca s’arrange un peu par la suite
(oulah, elle a même le droit à son heure de gloire le temps d’un
épisode !) mais c’est vrai qu’on ne fait pas attention à l’absence de l’un
ou l’autre. Sans parler de quelques facilités scénaristiques au moment de
l’introduction de nos deux nouveaux personnages que sont Nikko et Juliet. Bon,
ok, Nikko c’est le fils de Salomon trop indiscipliné pour rester dans une
école normale, donc en bon père, il le prend. Mais Juliet ? La prof ?
Elle a vraiment des capacités extraordinaires ? Oui, faut croire plus
tard, m’enfin, vu comment s’est présenté au départ, on se pose des questions
quand même. Bref, faut pas trop s’attarder sur ce genre de détail. Ce qui
aurait été un chouia plus facile si la série avait su nous emmener un peu mieux
dans son monde et sa quête d’objets et autres reliques. Le problème, c’est
qu’il manque un petit quelque chose à la série. Un petit quelque chose
d’enthousiasmant qu’il y avait chez Sydney
Fox et qui en faisait un bon petit divertissement. C’est dommage. Du coup,
on s’ennuie un peu parfois. Mais comme je le disais, ça vient aussi peut-être
un peu du mélange des genres moderne/antique pas totalement réussi (le
générique donnant d’ailleurs bien le ton à ce niveau-là). Idem du côté de la
mythologie de la série. On sent bien qu’ils veulent aller au-delà de la simple
quête d’objet à ramener chaque semaine (et c’est agréable), notamment avec le
groupe rival Dorna, mais ça a un peu de mal à se lier. C’est peut-être trop en
retrait. Même si le dernier épisode permet de relier certaines choses et
lançait la série sur une nouvelle piste intéressante.

Conclusion : Veritas The Quest ne manquera à personne (à part aux fans de Ryan Merriman qui voulaient profiter de son torse-nu ! :P), se laissera regarder pour qui est bon client du genre recherches archéologiques (là aussi on visite divers lieux de la planète, avec des légendes assez convenues et qui donneront un gros sentiment de déjà-vu, heureusement qu’on a le droit à une ou deux touches d’humour, malheureusement un peu trop rares) mais voilà, ça n’ira pas au-delà. Il aurait fallu un p’tit truc en plus pour ça. Tant pis donc. On se contentera de voir les visages connus d’acteurs qui n’ont pas eu de chance avec leurs séries (Eric Balfour vu dans Six Feet Under et 24, Alex Carter vu dans Point Pleasant et Ryan Merriman qui incarnait le jeune Jarod dans Le Caméléon et qui était au casting de la première version du pilote d’Harper’s Island), Cobie Smulders s'en étant mieux sortie avec How I Met Your Mother... Et on s’amusera surtout de reconnaître Lindi Booth, le temps d’un épisode, qui incarnait Claudia dans Sydney Fox l’Aventurière ! :D La boucle est bouclée (même si elle m’a bizarrement paru avoir un rôle moins âgé ici ! Arf).
Commentaires
La tête de des deux me disait quelque chose, et effectivement, pour celui de droite, c'est le jeune Jarod dans Le caméléon mais pour celui de gauche, je l'ai direct reconnu pour le rôle de Jesse dans Buffy. il n'a pas tellement changé d'ailleurs. Histoire de les voir dans des rôles différents, je testerais peut être le pilote à l'occasion.
Oui, Eric Balfour ne vieillit pas vraiment, c'est dingue ! :P











