Ca y est ! C’est officiel, M6 est à jour sur Desperate Housewives… Après avoir été très longtemps à la traîne côté diffusion, la chaîne n’a plus de saison de retard, puisqu’elle vient de terminer la 5ème saison… Après un enthousiasmant quatrième opus, que peut bien valoir celui-ci ?

US DESPERATE HOUSEWIVES – Saison 5

desperate_housewives_season_5Créée par : Marc Cherry

Avec : Terri Hatcher (Susan) ; Felicity Huffman (Lynette) ; Marcia Cross (Bree) ; Eva Longoria (Gabrielle) ; James Denton (Mike) ; Nicolette Sheridan (Edie) ; Dana Delany (Katherine)

Nombre d’épisodes : 24 (2008/2009)

Cote d’amour : Note_02

18976318_2Résumé : En cinq années qui se sont écoulées sans qu’on ne voit le temps passer, il y a beaucoup de choses qui ont changé. Susan et Mike ont divorcé suite à un accident de voiture par exemple. Susan s’envoie d’ailleurs en l’air avec un peintre. Bree est devenue le chef d’une entreprise de recettes traditionnelles à l’ancienne, employant son fils pour l’épauler, pendant que son mari payait pour le crime qu’il avait commis. Lynette et Tom doivent faire face à de nouveaux défis avec les problèmes liés à l’âge de leurs enfants, plus grands. Quant à Gabrielle, elle a dû s’habituer à un nouveau style de vie, moins riche, et surtout, en devenant la mère de deux charmantes filles. Les habitants de Wisteria Lane ne pensait ce pendant pas voir le retour d’Edie en femme mariée. Son mari, l’étrange Dave cache un secret et semble bien résolu à se venger… Mais de quoi ? Et arrivera-t-il à ses fins ?

18976317_2Avis : Les saisons de Desperate Housewives s’enchaînent sur la petite chaîne qui monte mais on ne peut pas forcément employer le même adjectif quant à notre intérêt… Malheureusement. La série est capable du pire (saison 2 par exemple) comme du meilleur (saison 4). Et si la tendance était à la croissance depuis la saison 2, il faut croire que même la crise touche les séries. Et quand je dis ça, je ne parle pas seulement des épisodes et des situations qui font directement référence au côté morose des finances, mais aussi, et surtout, aux scénarii des épisodes et les idées de développement des personnages. La saison dernière se finissait sur un bond en avant dans le temps, censé redonner un coup de fouet à la série et renouveler ses intrigues. Autant dire que j’avais été très sceptique face aux quelques images qui nous permettaient de comprendre la chose. Et le début de saison 5 n’a pas du tout changé la donne. On se promène dans un univers parallèle où Desperate Housewives n’est plus vraiment Desperate Housewives tout en faisant du Desperate Housewives quand même. La série a l’art de ne pas avancer et c’est le triste constat, un peu amer, qu’on pourra faire arriver au terme de la saison. Quelques changements de situations professionnelles, financières ou familiales, ainsi que de nouvelles coupes de cheveux, ne suffisent pas à faire écran. Mais à la rigueur, allez, on aime aussi qu’une série ne soit pas totalement dénaturée à force de ne plus ressembler à ce qu’elle avait été. Et c’est tout un art de la faire évoluer sans trop la toucher, sauf que Marc Cherry et son équipe sont vraiment trop frileux. Le seul contre-exemple qu’on pourrait citer, c’est celui de Gabrielle.

18976316_2Pourtant, c’est pas parce qu’Eva Longoria Parker joue sans maquillage que ça change radicalement son personnage. Non, c’est juste qu’ils ont réussi à faire qu’elle aille au-delà de ce qu’elle était. Ce qui ne veut pas dire que ses caractéristiques principales se sont envolées (loin de là) mais ça a été intégré à de nouvelles données. Un travail que les scénaristes se sont malheureusement très vite empressés de saper dans toute la deuxième moitié de saison où Gabrielle revient au point de départ (alors même qu’il y avait une piste intéressante à creuser sur ce qu’elle avait appris au cours des dernières années écoulées quant à la question de richesse ou au bonheur familial. Une chose qui ne sera jamais vraiment exploitée et c’est vraiment rageant). Ce qui est valable pour tous les personnages. On nous ressert des intrigues réchauffées sans saveur (Lynette qui combine au boulot en alternance avec ses soucis familiaux, Susan et Mike…). A y regarder de plus près, et a posteriori, ce début de saison 5 était loin d’être mauvais. Simplement moins enlevé que la saison 4. Mais c’était du haut niveau en comparaison avec la suite où les sourires ne se comptent plus que sur les doigts d’une main et où l’on finit même par s’ennuyer un peu (beaucoup parfois). Si l’intrigue de la saison débutait aussi plutôt bien avec Dave, encore une fois, ça finit par s’embourber pour ne plus avoir d’intérêt. On pourrait aussi parler du cas Orson et Bree. Le couple hérite d’intrigues qui sont à vomir. C’est sauvé par le petit intermède avec Andrew qui a le droit à une petite story-line (pas très développée) avant cela. En parlant d’Andrew, on pourrait aussi évoquer notre couple gay (Bob et Lee) qui apparaît de temps à autre. Mais que dire de personnages qui n’ont que trois lignes de dialogues sur les 24 épisodes ? Même s’ils ont une ou deux fois leur (toute) petite utilité… Il y a une nouvelle fois plus à dire de Karen McCluskey qui offre peut-être le meilleur de la saison, en formant un duo vraiment savoureux avec sa sœur (interprétée par Lily Tomlin vue dans Les Amants Maudits de X-Files notamment). Sauf qu’encore une fois, si ça part bien, ça finit en gros pétard mouillé. La faute à un manque d’implication évident des deux personnages dans une intrigue où elles auraient dû prendre bien plus part.

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Conclusion : Une cinquième saison vraiment décevante, surtout sur sa deuxième moitié qui fait un peu désespérer… Preuve du ratage de la série, c’est que son 100ème épisode (à l’instar d’un Lost) passe un peu inaperçu malgré une forme particulière, pas inintéressante mais loupant le coche à cause du personnage qui en est le centre. Surtout que comble de l’absurdité, ils réutilisent le même coup quelques épisodes plus tard. Et là, y’a vraiment de quoi se mordre les doigts. Ils réunissaient les deux en un, et je pense qu’ils avaient vraiment un épisode qui aurait été cent fois plus marquant. Au lieu de ça, c’est juste du gâchis. Un peu comme le personnage de Katherine qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et dont l’intérêt ne vient que de Mike. On pourrait aussi évoquer Jackson, interpréter par Gale Harold (Queer as Folk US), mais là, c’est aussi un peu la faute à l’acteur qui a eu un accident dont il a bien fallu tenir compte (mais très honnêtement, le retour du perso est loupé… Tout ça pour ça… Mouahahaha…). Allez, avec un peu de chance, et même si la fin de saison laisse vraiment craindre le pire côté intrigues quant à la suite, peut-être que Desperate Housewives remontera une nouvelle fois la pente… Sait-on jamais…

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