Que peut-il bien y avoir de plus efficace qu’un majordome de l’enfer ? Après avoir vu la série, je dirais rien a priori… :D

Japon BLACK BUTLER (Kuroshitsuji) – Saison 1

Kuroshitsuji_01D’après le manga de : Yana Toboso

Avec les voix japonaises de : Daisuke Ono (Sebastian) ; Maya Sakamoto (Ciel) ; Emiri Kato (Meirin) ; Hiroki Tôchi (Bard) ; Jun Fukuyama (Greil) ; Junichi Suwabe (Undertarker)...

Nombre d’épisodes : 24 (2008/2009)

Cote d’amour : Note_04

_large__AnimePaper_scans_Kuroshitsuji_Susan_chan_0Résumé : Le comte Ciel Phantomhive est à la tête d’une grande compagnie, malgré ses douze ans d’âge seulement. Ses parents sont morts dans un incendie et il n’est maintenant entouré que de ses serviteurs, dont l’étrange Sebastian, son Majordome qui excelle dans tous les domaines. Et tant mieux pour Ciel, chien de garde de la Reine d’Angleterre qui lui confie diverses missions à remplir, parce que les autres domestiques de la maison ne sont pas toujours des plus efficaces dans leurs tâches. Mais un secret les lie tous les deux. Sebastian est en effet un démon qui aidera Ciel qui a un but bien précis à atteindre. Mais quelle est la nature de ce pacte ?

1st_4Avis : Black Butler est donc l’adaptation animé du manga de Yana Toboso publié dans le magazine Square Enix au Japon et dans le label Dark Kana des éditions Kana en France. L’animé arrive d’ailleurs dans la foulée, toujours chez le même éditeur, synergie des médias oblige. Contre toute attente, nous avons le droit en fait à un shônen. Mais pas dans le sens « traditionnel ». Ou en tout cas, loin des Naruto, Bleach ou autres Dragon Ball où il s’agit d’une course à l’adversaire et aux combats. En fait, avec le point de départ de Black Butler, on a un peu de mal à imaginer le contenu de la série, surtout avec son premier épisode qui installe l’ambiance mais n’est pas forcément significatif du reste. Cela dit, il a le mérite de scotcher dès le départ, et la série ne cessera d’étonner au fur et à mesure qu’on avancera dans l’intrigue et la découverte des personnages. Sebastian est donc un majordome. Je suis sûr qu’on peut faire de bonnes intrigues simple avec un tel personnage, mais ce serait plutôt du seinen (et il me semble d’ailleurs qu’un manga, au nom qui m’échappe, s’attarde sur la chose). Ici, il faut bien un peu d’action. Notre majordome est donc un majordome des enfers, ce qui permet autrement plus de mouvements que juste l’éventuelle sempiternelle question de savoir à quelle heure il faut prendre le thé (puisque lieu de l’action en Angleterre oblige !). Ciel est impliqué dans des affaires étranges (disons-le comme ça), de son propre chef ou de celui de la Reine qui lui confie des missions, puisque c’est le rôle de tous les Phantomhive depuis bien longtemps. Et voilà comment on ne passe pas les 24 épisodes à voir Sebastian uniquement faire du thé ou le repassage (qu’il fait par ailleurs très bien, comme le démontre les premiers épisodes, mais bon, c’est pas trop la question).

_large__AnimePaper_scans_Kuroshitsuji_StfnMicha_0Dès le début, la série offre un mélange assez détonnant d’humour et de noirceur relativement inattendue. D’un démon, on n’attend pas grand chose, mais Ciel se révèle peut-être bien plus froid. Le regard un peu vide et surtout, sans pitié dès que la situation l’exige. On comprend petit à petit pourquoi il est comme ça. On comprend aussi que le monde dans lequel il évolue n’arrange pas grand chose. Son statut d’enfant dans un monde adulte refait encore plus sortir le côté violent psychologiquement parlant de ce qu’on voit certaines fois se dérouler sous nos yeux. Avec tout ça, la bonne dose d’humour présente dans la plupart des épisodes n’est pas superflue. Un humour notamment apporté par les personnages secondaires, dont les serviteurs à la ramasse de Ciel (il faut comprendre que rien n’est jamais mieux fait que quand Sebastian repasse derrière eux, sinon, c’est la cata absolue !). Et nos amis n’ont pas fini de nous surprendre au fil de l’aventure. S’ils sont peu impliqués, on apprend à les connaître petit à petit, avec des épisodes clés les concernant. Et puis il y a l’entourage de Ciel, Madame Red et son serviteur Greil (qui devrait en régaler plus d’un(e) !) ou Lau. Tout ce petit monde concoure à jalonner une saison qui semble former un cycle complet et relativement maîtrisé au niveau des événements qui arrivent (même si soyons très honnêtes, y’a quand même des fois où on se dit que c’est un peu embrouillé, mais les éclaircissements sont un peu à retardement). On parvient en fin de saison assez impressionné et sans l’avoir vue passer.

kuroshitsuji_19

Conclusion : Assurément, Black Butler est à voir sans en connaître trop sur le contenu, j’ai donc essayé de rester le plus évasif possible sur ce qui s’y passe, histoire que les surprises fonctionnent comme elles le devraient. Et c’est ça qui est bon. Alors qu’on pensait connaître le truc, elle nous emmène vers des terrains inattendus. Et je dois dire que si j’ai été particulièrement séduit par Sebastian (ah quel majordome ! My god ! :P), l’atmosphère gothique générale l’est tout autant, comme la plupart des personnages. Les épisodes ennyeux se comptent sur les doigts de la main. Et il faut souligner le côté un peu « récré » du milieu de saison, nettement plus léger dans les aventures, mais c’est pour mieux repartir par la suite (et c’est pas pour autant que le plaisir n’y est pas). Le tout étant enrobé dans un graphisme des plus agréables, il est donc facile de succomber de bonheur à Black Butler et ses délices (les gourmands auront en plus le droit à un gâteau à chaque épisode ou presque, c’est la cerise comme on dit ! :D). Mais après avoir terminé, on peut se demander ce que réservera la saison 2 de la série, visiblement prévue pour bientôt…

A lire aussi :
Black Butler - Art Selection (Images)