Et voilà, ça y est, cette fois, on n’entendra définitivement plus d’Echo sur la chaine de montagne de la Fox (c’est nul ce jeu de mot, mais chut)… Adieu Dollhouse.

US DOLLHOUSE – Saison 2 (Dernière saison)

1862d246baffb721d5063f17e9ebdd41_2Créée par : Joss Whedon

Avec :  Eliza Dushku (Echo) ; Harry J Lennix (Boyd) ; Fran Kranz (Topher) ; Tahmoh Penikett (Paul) ; Enver Gjokaj (Victor) ; Dichen Lachman (Sierra) ; Olivia Williams (Adelle)...

Nombre d’épisodes : 13 (2009/2010)

Cote d’amour : Note_04

4e56abad6fad39f478c7a970f6529ccf_2Résumé : Finalement, Paul a choisi de libérer November de l’emprise de la Dollhouse et a accepter d’y travailler pour protéger celle qu’il recherchait, Caroline qui est en fait Echo. Il devient son protecteur tandis que Boyd est à la sécurité. Tout serait donc redevenu normal si Echo ne se souvenait pas de chaque empreinte qu’on lui implantait, gardant des souvenirs même après les effacements. Victor et Sierra continuent de se rapprocher malgré les interdits pendant que Topher s’interroge de plus en plus sur ce qu’il est en train de faire dans la Dollhouse. Un sénateur est aussi sur le point de rentrer en guerre avec Rossum en voulant s’attaquer aux fameuses maisons de poupées. Adelle doit quant à elle faire face à des choix difficiles. Et si tout cela les menait vers un monde en plein chaos ?

3750902734_123e329027_o_2Avis : Dollhouse aura donc survécu tant bien que mal durant ses deux saisons. Un miracle au vu des audiences qui ne sont pas franchement améliorées cette deuxième salve d’épisodes (et qui ont été légèrement catastrophiques, on peut le dire). Le mal était fait depuis longtemps. Doit-on revenir sur le traitement de la série par la Fox avec une programmation le vendredi ou encore des rectifications demandées qui n’avaient pas lieu d’être (voir l’épisode pilot original par exemple) ? Difficile de se sortir de la noyade et malgré l’indéniable hausse de qualité de cette saison, c’était même mission impossible. Le but premier de Whedon et son équipe était donc, vu que le sort était pratiquement scellé depuis le départ, de relier les événements de cette saison à l’épisode inédit (aux USA ; il a été compris dans la diffusion française) 1x13 Los Angeles 2019 (Epitaph One). Cet objectif précis est un peu à double tranchant et s’avère être à la fois le point fort et le point faible de cette saison. Parce qu’il est indéniable qu’on se rend compte qu’en arrivant au 2x13 Epitaph Two, The Return, que Dollhouse avait beaucoup à dire. Tellement que ça ne tient pas vraiment dans le nombre imparti d’épisodes. On sent que Whedon aurait pu tenir un nombre de saisons plus important, avec plus d’épisodes dedans (parce qu’on l’a vu avec ses anciennes séries, il arrive relativement bien à temporiser et relancer l’action pour ne pas qu’on s’endorme trop et sans faire trop d’épisodes bouche-trous ou pas mauvais -même si c’est déjà arrivé quand même ! :P-). Il n’avait pas ce temps et il prend donc peut-être trop d’épisodes au début pour lancer l’intrigue de la saison. On retombe un peu dans les travers des missions du jour d’Echo qui n’est pas ce que Dollhouse fait de meilleur. Mais, d’une part, les épisodes sont nettement plus bons et ont toujours un intérêt (même s’il arrive tardivement, oups) et d’autre part, la répartition est mieux équilibrée au sein des personnages. La saison 2 est beaucoup moins Echo-centrée, on s’attarde donc sur les autres.

777f8ce909c2b6b09401b9fbabdf8435_2Sauf qu’encore une fois, on ne peut pas dresser qu’un portrait idyllique de cette situation. Si les autres personnages ont le droit à plus de temps d’antenne, il faut malheureusement souligner que c’est pas tout le monde en même temps. En fait, à chaque épisode, Echo partage la vedette avec un ou deux autres personnages sur qui on se concentre, les autres étant absents ou faisant de la figuration (remarque plus valable en début de saison qu'en fin néanmoins). Ces apparitions un épisode sur deux ou sur trois, je ne suis pas très fan. C’est une façon de fonctionner qui fait aussi sans doute que le déroulement de la saison n’est pas très fluide. On a parfois l’impression de passer du coq à l’âne d’un épisode à un autre, la faute sans doute à ce fameux temps manquant et pendant lequel on essaye tout de même de dire un maximum de choses. Ce qui permet néanmoins de creuser des personnages (et l’entité Rossum) qu’on avait fait qu’effleurer la première saison, notamment Sierra et Victor qui nous proposent parmi les meilleurs et plus inattendus morceaux de la saison. Les deux personnages fonctionnent très bien ensemble et Sierra a un passé plutôt intéressant. Mais il faut aussi rendre hommage à Enver Gjokaj, qui interprète Victor, qui est une véritable révélation. La première saison l’avait prouvé, mais il explose littéralement dans les différentes personnalités qu’il a à interpréter ici. C’est juste excellent de le voir. Il y a vraiment des passages mémorables à son sujet. Ce qui compense un peu la sensation de retour à la normale concernant certains personnages dont l’évolution manque parfois d’être très précise (un pas en avant, deux en arrière quoi). On pensera notamment à Adelle et Topher. Ce dernier s’avère toujours aussi intéressant d’ailleurs (clairement mon perso préféré après Victor je crois)  mais si on voit bien les points qui jalonnent son évolution on ne sent pas toujours qu’il y a eu changement. Enfin dans l’ensemble, le parcours du point A au point B qui nous amène des événements du début de saison à Epitaph One se sent  et c’est très intéressant de voir les épisodes dans cette perspective.

3923290899_9224c1a8a8_o_2On peut juste râler sur certains détours qui sont pris. C’est surtout qu’en fait, on aurait aimé qu’il y ait un peu plus de développement par rapport à ces sujets (l’histoire du sénateur m’a laissé sur ma faim, je l’avoue). Comme je l’ai déjà dit, il y avait tellement de chose à développer avec les nouvelles pistes abordées que c’est un peu frustrant. En dehors de ça, la série s’est aussi attardée sur un sujet auquel on n’aurait pas immédiatement pensé. C’est vrai qu’en lisant le pitch de départ (voir en regardant simplement les premiers épisodes de la série), on s’attend à ce qu’on s’inquiète un peu de cette prostitution et de l’éthique de tout ça. Le sujet tel quel n’est traité qu’en surface. Par contre, cette saison s’interroge beaucoup sur la personnalité (voire la personne), ce qui fait de nous ce que nous sommes en tant qu’individu au libre arbitre. C’est un aspect que j’ai beaucoup aimé, que l’on voit se développer de plus en plus avec Echo mais qui touche finalement tous les personnages de la série. C’est un peu ça le fond de Dollhouse. Pour terminer, en revenant à une longueur d’épisode plus classique, la série a aussi indéniablement gagné en rythme et de manière générale, c’est un peu plus solide au niveau des scenarii et elle nous réserve même quelques surprises inattendues au passage. Si on pourra trouver que ça manque parfois d’émotion, c’est surtout que Dollhouse vise plus en terme d’action (relativement réussie) sans chercher à sortir la larmouchette du téléspectateur (contrairement à d’autres séries comme Lost -et ses personnages jetables sur fond de gros violons- que je ne citerai pas). Cela étant dit, si ce n'est pas les grandes eaux devant ce qui se produit, il y a néanmoins quelque chose qui se passe, une réaction (qu'on soit choqué ou compatissant). Et c'est déjà bien.

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Conclusion : Cette saison 2 n’est pas exempte de défauts. Episodes qui mettent parfois un peu de temps pour devenir intéressants ou cheminement pas très fluide mais c’est bien meilleur que la première saison, et ça pourra peut-être donner des regrets à ceux qui n’en avaient pas encore eus quant à l’annulation de la série. Whedon nous prouve, malheureusement, encore une fois qu’il est un diesel qui met du temps à démarrer mais on remarquera qu’il avait beaucoup de choses à dire, et qu’il n’a pu en caser qu’une partie. D’où cette sensation de non-aboutissement total. Ou de potentiel jamais pleinement exploité. Le dernier épisode est une véritable fin mais qui se voit infliger les mêmes tares que le reste de la saison (beaucoup à dire, pas assez de temps pour bien faire). D'ailleurs, point de vue construction, on peut sans doute penser que cette partie explorée dans les deux épisodes Epitaph auraient fait une bonne troisième saison vu tout ce qu'on pouvait en dire. Alors voilà, malgré toutes ces contradictions, j’ai vraiment beaucoup aimé cette deuxième saison. Encore plus que la première. Encore une saison et Whedon aurait pu parfaitement maîtriser son bébé (comme pour Buffy et Angel quoi… :P). D’ailleurs, en parlant de Whedon, les fans de ses séries trouveront de nouveaux visages familiers dans cette saison 2, comme Summer Glau (Firefly) et Alexis Denisof (Buffy, Angel). Au rayon des autres visages connus, on pourra aussi citer Jamie Bamber (compagnon de Tahmoh Penikett dans Battlestar Galactica) et Kristoffer Pohala (North Shore, Life Unexpected) qu’Eliza Dushku avait déjà croisé dans Tru Calling (mais si, souvenez-vous, c’était le mignon prof avec qui elle sortait).

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