En bon test-tout des séries françaises (enfin, presque), je me suis donc posé devant D&Co au lycée… Euh pardon, devant Valérie Bonnot… Roh, euh, Victoire Bonnot !

France VICTOIRE BONNOT

19253570_2Scénario : Laurent Vachaud & Sydney Gallonde

Réalisation : Philippe Dajoux

Avec : Valérie Damidot (Victoire) ; Shirley Bousquet (Valéria) ; Roxanne Damidot (Emma) ; Erwan Marinopoulos (Stéphane) ; Julien Crampon (Rémy) ; Lila Salet (Bérénice)...

Cote d’amour : Note_02

19253569_2Résumé : Victoire Bonnot est une conseillère principale d’éducation débarquée il y a trois mois dans son nouveau lycée avec sa fille Emma, ainsi que son fils Arthur et Valéria, sa meilleure amie, professeur de math. Elles ne font pas tout à fait l’unanimité dans la salle des profs et ça ne s’arrange pas lorsqu’un incident se produit mettant en cause des élèves dans un film pornographique trouvé sur un téléphone portable. Valéria s’inquiète aussi d’un de ses élèves et demande de l’aide à Victoire pour qu’elle aille voir chez les parents ce qu’il peut se passer. Quant à Emma, elle rêve du prince charmant et en pince pour Stéphane, l’intervenant musique. Mais qui est donc ce Beautiful Stranger qui la drague ?

19253568_2Avis : Ah Victoire Bonnot ou la série française qui a su créer le buzz. Bon, pas énorme le buzz, hein, mais juste ce qu’il faut pour être un peu mis en lumière à cause de son interprète principale qui n’est autre que la fameuse redécoratrice (tellement forte qu’elle a même refait le papier peint du samedi soir de M6 en remplaçant les séries !) de la chaîne, qui vous en met plein la vue avec des couleurs flashy et des babioles un peu partout dans D&Co. Et hop, une nouvelle animatrice qui se prend pour une actrice. Honnêtement, je n’étais pas très sûr de tenter l’aventure, parce que Valérie Damidot c’est pas plus ma tasse que ça et parce que le tout ne donnait tout simplement pas très envie, ça sentait le classicisme à la française point de vue contenu et traitement. Le générique était en plus fort peu engageant, faut bien l’avouer (mais ça ne veut rien dire du tout, ça tombe bien). J’étais tellement peu sûr de me mettre devant la série, que j’ai même loupé le début. Pas trop grave. Ce qu’on peut en tout cas dire, c’est qu’ils auront mis le paquet côté têtes connues au cours de l’épisode. Ne serait-ce que pour Shirley Bousquet (Caméra Café) mais la plupart des seconds rôles ne seront pas inconnues de ceux qui regardent les séries françaises voire de ceux qui regardent juste les émissions françaises. Puisqu’on retrouve par exemple (le très gaaaa) Erwan qui est notamment intervenu dans le Hit Machine et fait quelques autres animations. On peut aussi citer quelques apparitions d’Arnaud Gidoin. Et alors, au final, ça donnait quoi me demanderez-vous sûrement… Eh bien…

19253566_2Bon, soyons très honnête, ça casse pas trois pattes à un canard cette histoire. Valérie Damidot ne s’en sort pas trop mal parce qu’on lui a taillé un rôle sur-mesure, proche de ce qu’on peut voir d’elle dans D&Co (un semblant de sobriété en plus peut-être) mais le jeu n’est pas toujours super naturel et on relève des moments de faiblesse. Après, Victoire Bonnot n’est qu’une version un peu plus punchy (et encore) de la série de France Télévision Madame la Proviseur. C’est juste qu’on change un peu de point de vue. Au lieu d’avoir un proviseur qui se mêle de beaucoup de choses dans la vie de ses élèves, c’est une CPE qui s’y colle (en n’étant pas toujours aimé de sa direction ni de ses collègues, mais on est dans le classique encore une fois). Et là ma foi, aucune réelle surprise n’est à attendre. Y’a un peu de rythme et on nous colle des thèmes de sociétés très actuels mais qui me paraissent toujours un peu, si ce n’est irréaliste, au moins trop marginaux pour que ça fonctionne. On en rajoute trois couches sur cette histoire de pornographie avec les filles par exemple. Si le point de départ passe encore, plus on avance dans l’épisode et plus on frôle la nip/tuckisation ou la skinnisation (comprendre que ça devient too much). Le reste est un peu plus crédible, bien qu’encore une fois, j’ai rarement vu un CPE se mêler autant de la vie privée des élèves, mais bon. Soit. C’est du côté de la vie sentimentale de la fille de Victoire que la série est en fait bonne, parce que totalement réaliste. C’est très clichesque pour le coup, mais on comprend Emma qui craque pour ce beau Stéphane, plus vieux qu’elle, et qui ne s’aperçoit pas que son mystérieux Beautiful Stranger est sous son nez depuis le début. Pas de surprise dans le récit cela dit, on est d’accord.

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Conclusion : Victoire Bonnot n’est donc qu’une remise au goût du jour de Madame La Proviseur avec une CPE. Rien de bien transcendant, on retrouve un peu les mêmes défauts d’ailleurs, malgré un rythme moins lent et un ou deux dialogues sympa. Par contre, les transitions sont vraiment pourries (ils auraient largement pu se passer des effets) et côté bande-son, c’est typique de ce qu’on retrouve dans les séries françaises actuelles (tout en anglais, avec de la pop passe-partout). Bon, pour tout dire, j’ai surtout envie d’avoir un spin-off sur Stéphane moi… :P Oui, je suis comme Emma, je suis sous le charme ! :D Tiens, et puis j’sais pas si c’est que décidément les auteurs ont été très influencé par les séries américaines, mais j’savais pas qu’on faisait des bals chez nous (ni même que les élèves se donnaient en spectacle, mais bon, ça a p’têt changé maintenant ou on m’avait juste rien dit à l’époque !).