Et si vous pouviez revivre certains moments de votre vie pour effacer les regrets ? C’est ce qui arrive à Erica Strange…

Canada LES VIES REVEES D’ERICA STRANGE (Being Erica) – Saison 1

BeingEricaCréée par : Jana Sinyor

Avec : Erin Karpluk (Erica) ; Michael Riley (Dr Tom) ; Tyron Leisto (Ethan) ; Reagan Pasternak (Julianne) ; Devon Bostick (Leo) ; Joanna Douglas (Sam)…

Nombre d’épisodes : 13 (2009)

Cote d’amour : Note_03

BEING_ERICA_2_ARésumé : Erica Strange, 32 ans… Et tout ne va pas très bien dans sa vie, alors que tout semblait pouvoir lui sourire quand elle était un peu plus jeune. Ainsi, voilà qu’elle vient à nouveau de perdre son travail et sa famille ne l’aide pas vraiment à se sentir bien dans ses baskets, d’autant plus qu’elle n’a pas encore, ô malheur, de petit ami. C’en est trop pour elle. Mais voilà qu’elle croise l’étrange Dr Tom, un psychothérapeute qui lui propose de la suivre. Méfiante puis se laissant finalement entraîner, la voici qui écrit une liste de regrets. Elle va découvrir qu’il peut la renvoyer dans le passé afin de changer les choses, même s’il y a des limites, et donc tenter d’évoluer et comprendre ce qu’elle est… Erica réussira-t-elle à s’épanouir grâce au Dr Tom ?

309185Avis : C’est la chaîne Orange Cinéhappy qui s’est chargé en France de la diffusion de cette sympathique série canadienne où l’on retrouve la comédienne Erin Karpluk (vue dans un épisode de Supernatural et héroïne de la série Godiva’s) ainsi que Tyron Leisto (que les fans de Brian Fuller ont vu dans Wonderfalls). C’est donc une série plutôt confidentielle et une découverte quasi « à l’aveugle » n’ayant pas lu grand chose sur elle (pour ne pas dire rien en fait) sur mes « sources » habituelles. C’est pas forcément le pitch de départ qui m’a attiré (je n’ai pas de fascination particulière pour les psychothérapies, même tirant vers le fantastique !) mais il se dégageait des photos promos un certain charme… Et puis, Erin Karpluk n’est pas déplaisante à suivre. Et Les Vies Rêvées d’Erica Strange (un titre français un peu long dont on peut se demander, comme souvent, s’il est réellement en accord avec la série là où l’on semble savoir d’emblée qu’on va se concentrer sur la difficulté d’être Erica dans le titre original) fera assurément partie de ces bonnes surprises dont on attendait rien mais qui dégage ce petit quelque chose qui fait qu’on adhère totalement à cette série simple et attachante. Bon, je me doute un peu que certaines choses pourraient faire grincer des dents (comment ne pas évoquer le « la pauvre est célibataire a 32 ans, elle a raté sa vie », le côté un peu « avec morale » -leçons de vies, ça fait moins peur- des aventures) mais qui a mon sens ne sont pas si mal traitées que ça puisque le but de la série c’est aussi de faire comprendre à Erica de se détacher du regard des autres et de ce qu’ils peuvent penser, de lui faire prendre conscience de ses choix, de ce qu’ils impliquent et qu’on est pas toujours totalement maître de son destin, puisque les autres sont là aussi.

20100105_TYRONLEITSO_BeingErica_445x645Une psychothérapie pas banale pour Erica donc, qui se voit replonger dans des moments précis de sa vie, avec sa maturité d’aujourd’hui mais aussi une mémoire défaillante. Ce qui nous vaut des scènes plutôt drôles (d’autant plus qu’elle connaît l’histoire, mais elle est là pour la réécrire d’une manière ou d’une autre) et efficaces. Comme sa relation avec l’étrange Dr Tom qui n’arrête pas de sortir des citations à tout bout de champs. Qu’elles soient philosophiques ou pop-culturelles (d’ailleurs les titres VO jouent aussi beaucoup sur cet aspect pop-culture, comme le titre Erica The Vampire Slayer ! :D). Ce sont les deux personnages centraux de la série. Même si le Dr Tom n’est là que pour donner quelques conseils et faire prendre conscience de certaines choses à Erica, il n’en reste pas moins primordial, puisque c’est grâce à lui qu’on va la voir évoluer au fur et à mesure de la série. Autrement, on a une pléiade de seconds rôles qui gravitent autour de l’héroïne (amis, famille, ex…), tous ont un rôle à jouer dans le parcours que suit Erica, mais tout le monde n’est pas présent tout le temps. Ce qui me dérange dans certaines séries, ce qui s’avère compréhensible ici, tout dépend du problème qu’on veut aborder et de la période dans laquelle on va retourner. En parlant de ça, je pense qu’il est intéressant de noter que Les Vies Rêvées d’Erica Strange est au drama ce que Cold Case est au policier. Une série qui joue beaucoup sur sa bande-son pour replacer les aventures dans le contexte. Une bande-son relativement riche et qui devrait rappeler des souvenirs aux jeunes adultes… Avec un anachronisme volontaire et totalement hilarant dans l’épisode 1x04 Flocons de Neige… Et donc tant pis pour  l’évolution de certaines story-lines qui ne font pas franchement dans l’originalité et donc qu’on voit venir facilement mais néanmoins cohérentes.

19206276_2

Conclusion : Sans doute que pour apprécier pleinement la série, il faut apprécier son personnage principal (qui pourra peut-être en agacer certaines ou certains), parce que ce n’est pas forcément la mieux écrite (bien qu’il n’y ait rien à redire), la plus originale (bien que j’apprécie cette psychothérapie fantastique) ou innovante, mais elle a ce charme indéniable qui donne le sourire et qui joue parfois sur la corde sensible (avec une certaine réussite). Le dernier épisode de la saison est à ce titre relativement sombre comparé au reste et se termine par une scène qui pose quelques questions donnant envie de voir la suite. A noter que les fans de ReGenesis y croiseront Mayko Nguyen et que les fans de pectoraux croiseront ceux du plutôt pas mal Dillon Casey ! :D