Petit retour sur cette découverte québécoise qui s’est terminée il n’y a pas si longtemps que ça au pays du sirop d’Erable… :D

Canada MUSEE EDEN – Saison 1

51672605Créée par : Gilles Desjardins

Avec : Marilou Wolf (Camille) ; Laurence Leboeuf (Florence) ; Eric Bruneau (Etienne) ; Vincent Guillaume Otis (Louis) ; Benoît Brière (Coroner Boutet) ; Guy Nadon (Inspecteur Dagenais)

Nombre d’épisodes : 9 (2010)

Cote d’amour : Note_03

02_Mus_e_Eden_01Résumé : Camille et Florence Courval sont deux sœurs qui débarquent à Montréal pour venir toucher l’héritage de leur oncle récemment décédé : le musée Eden. Une attraction locale, un poil morbide, qui reproduit telles quelles des scènes de crimes. Elles pourront compter sur Louis qui se fait embaucher ainsi que sur Etienne, un journaliste qui tente de découvrir coûte que coûte la vérité et qui n’est pas tendre sur la façon dont l’inspecteur Dagenais peut gérer certaines affaires. Et justement, c’est avec une injustice que tout commence et surtout une série de crimes qui se perpétuent en ville. Etienne, Camille et le médecin légiste qui s’occupe des autopsies tentent de faire la lumière. Qui donc ce cache derrière celui qu’on l’on surnomme l’Eventreur ?

02_Mus_e_Eden_02Avis : Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi le précédent épisode du blog, je rappelle que Musée Eden est une série qui nous vient du Québec, qui m’avait intrigué et qui avait fini par me faire rester devant. Il est donc temps, quelques semaines plus tard, de faire un petit point. J’avoue que si l’ambiance m’avait accroché, je ne savais pas trop vers quoi on allait se diriger. Et autant avouer que j’ai assez mal vu les pistes finalement explorées ! Néanmoins, l’approche définitive m’a peut-être plus plu que ce que je voyais, donc autant dire que je ne suis pas malheureux de m’être trompé ! Il faut dire que je n’avais rien lu au sujet de cette série (sûrement pas la priorité de l’immense majorité des sériephiles) et que le titre n’indiquait rien de clair quant au contenu. Alors à ceux qui voulaient une histoire à propos d’un musée, de ses visites et tout, je dis tout de suite que vous pouvez aller vous brosser ! Pour ceux qui souhaitaient une fiction historique, c’est déjà un peu plus le cas. Pourtant, je ne suis pas très friand des sagas en costume, encore plus à une époque assez proche de la nôtre, puisque l’histoire prend place au début des années 1900 (en 1910 si je veux être très précis). L’occasion pour la série de nous plonger dans un contexte particulier et de s’en servir pour dépeindre ses personnages et dresser la thématique de la série très centrée sur les femmes. Ainsi, Camille est sans doute un certain symbole, celui de la femme qui va s’émanciper au cours de ce siècle. En effet, elle cherche à tout prix à retrouver sa liberté, à se défaire de son mari et être maitresse de sa vie. Le fait qu’elle tienne le musée n’est pas anodin, tout comme son implication dans la tentative pour découvrir la vérité sur les meurtres qui se produisent.

02_Mus_e_Eden_07Parce que oui, contre toute attente, Musée Eden s’avère finalement être un thriller en costume. Ainsi, chaque épisode débute par un meurtre qui sert de générique (de courtes séquences intercalées avec les crédits qui défilent sur fond noir), ce qui nous plonge immédiatement dans l’atmosphère très particulière et réussie de la série. Le thème du musée que tient Camille est un poil étrange (mais bon, à l’époque, vous imaginez, pas d’internet, peu de cinéma, pas de télévision, fallait bien s’occuper) mais surtout la réalisation et la photographie donnent ce cachet qui met mal à l’aise. C’est le cas de cet effet qui font que les bords des images sont parfois un peu noirs (dit comme ça, ça paraît pas top, mais si, je vous assure que ça le fait, c’est juste que je sais pas/plus le terme technique… « Edge » pour ceux qui utilisent les logiciels de retouches photos) et qui étouffent donc la scène qui se déroule. C’est aussi le cas des décors qui ne respirent pas franchement la joie de vivre, comme la majorité de la série et de ses personnages (heureusement que Louis et Florence sont là… Ainsi que quelques personnages secondaires). Et si les femmes se retrouvent au cœur des meurtres, ce n’est pas innocent par rapport à la thématique de la série. Mais je n’en dis pas plus. Cette intrigue se déroule calmement mais s’avère quand même prenante, les indices et théories coulant à peu près bien. Et puis, ça permet de revenir sur certains débuts balbutiants de la science pour confondre le coupable par exemple (il y a juste un truc qui m’a interpellé et pour lequel je me demande si ça fonctionne vraiment, c’est l’histoire de ces petites bêtes desséchées qui font de la lumière ! ^_^ ; Vous comprendrez si vous regardez un jour). On peut ajouter à ça, un peu de romantisme et d’amour (mais par petites touches) et finalement on obtient une bonne série, agréable à suivre.

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Conclusion : Musée Eden s’avère une agréable découverte. Je n’ai pas de regret à m’être plongé dans l’aventure et pour peu qu’on aime les thrillers et/ou les fictions en costumes, elle devrait réussir à séduire. Et j’avoue que de séduction il a aussi été question avec le charmant Eric Bruneau (et il faut croire que Marilou Wolf n’a pas laissé indifférent non plus dans une certaine scène vu les visites que j’ai eu à son propos alors que je ne la propose pas mais doit pas y avoir trente six sites sur la série). Voilà, j’ai bien aimé son atmosphère (avec des meurtres pas toujours jolis d’ailleurs) et ses personnages principaux, leur quête et notamment celle de Camille qui se bat pour être une femme libre de ses choix. En plus, c’est pas très long, donc on tourne pas en rond et il n’y a pas de rebondissements de trop. A noter que ceux qui ont tenté le Trauma québécois pourront reconnaître ici le visage de Laurence Leboeuf…

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