Buffy Contre les Vampires - Saison 5
Après une saison 4 un peu décevante, il fallait pour la Tueuse se ressaisir un p’tit peu… Alors, chose faite ?
BUFFY CONTRE LES VAMPIRES (Buffy, The Vampire Slayer) –
Saison 5
Avec : Sarah Michelle Gellar (Buffy) ; Alyson Hannigan (Willow) ; Nicholas Brendon (Alex) ; Michelle Trachtenberg (Dawn) ; Anthony Stewart Head (Giles) ; James Marsters (Spike)…
Nombre d’épisodes : 22 (2000/2001)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : C’est bientôt la rentrée des classes.
Le Scooby-Gang se trouve à la plage, tout va pour le mieux, mais un invité
surprise va venir rencontrer la Tueuse à Sunnydale. Il s’agit rien de moins que
du prince Dracula en personne. Pendant qu’Alex se démène avec sa vie, entre
Anya qui se découvre une passion pour l’argent et son travail dans lequel il
trouve enfin sa voie, tandis que Giles reprend sa place d’Observateur auprès de
Buffy qui le lui demande. Tara ne se
sent pas encore parfaitement intégrée à la bande et une mauvaise surprise l’attend
le jour de son anniversaire. Tandis que Joyce, le mère de Buffy, est prise de
maux de têtes suspects. Ce qui inquiète Buffy et sa sœur Dawn, qui croisent
beaucoup de fous sur leur route depuis un moment. Ceci est l’œuvre de la Déesse
Gloria qui est venue en ville à la recherche de la Clé. Arrivera-t-elle à la
trouver et à l’utiliser ?
Avis : Bizarrement, cette 5ème saison
n’est pas forcément des plus appréciée. Il faut dire que pour certains, la
série a baissé en qualité après la troisième saison. Alors on a vu que c’était
effectivement le cas avec la saison 4, mais tout de même… Ce serait tout
simplement ignorer la meilleure saison de la série. Et je ne le dis même pas
par pur goût personnel, mais juste de manière un chouia objective (mais si, mais si). Cette 5ème
saison est parfaitement maîtrisée de bout en bout, se révèle très riche et au
final, il n’y a pas grand chose à jeter. Alors oui, par contre c’est une saison
qui demande sûrement plusieurs visionnages pour en voir la richesse. C’est une
saison-puzzle qui ne délivre ses clés qu’une fois arrivé à son terme. Du coup,
les épisodes peuvent peut-être paraître un peu plus ternes que d’autres fois,
que ceux de la saison 3 par exemple ou que les meilleurs de la saison 4. Mais
cette impression est surtout due au fait que la série est clairement
feuilletonnante, qu’il n’y a plus grand chose d’indépendant dedans, même si on
a des intrigues bouclées liés aux monstres de la semaine qui ne sont plus que
des éléments décoratifs, la chasse aux affreuses bestioles n’étant plus du tout
le moteur de la série. Et comme c’est du Whedon, la saison met un peu de temps
à démarrer. Il faut attendre sept ou huit épisodes environ avant d’être
vraiment pris dans ce tourbillon que l’équipe nous offre. Et pourtant, dès le
premier épisode de la saison, on nous scotche ! Alors oui, l’histoire avec
Dracula est loin d’être la meilleure, le parti-pris de l’humour pourra déplaire
(mais ça donne un truc marrant sur la fin), mais cette toute dernière scène est
tout simplement un sacré pied de nez aux fans ! Juste avec un simple mot :
« Maman ! ». Mais que se passe-t-il ? Aurions-nous
louper un épisode ? Joss et son équipe auraient-ils trop regardés de soap
à la télé ? Qu’est-ce que c’est que cette sœur qui débarque de nulle
part ?
Voilà, c’est à peu près les réactions que ça donne. Et
changer ainsi tout l’environnement familial de Buffy c’est très gonflé. Parce
que c’est vraiment quelque chose qui bouleverse les relations, les réactions.
Et comme on ne nous dit rien, c’est d’autant plus étrange. Pourtant, la série
sait intriguer. D’une part parce que nous somme dans la confidence, qu’il y a
quelque chose qui ne va pas avec ces personnages (ce qui rappelle un peu le 4x17
Superstar de la saison 4), ensuite parce que certaines scènes commencent
à mettre la puce à l’oreille. Et dieu merci, on ne tergiverse pas pendant toute
la saison à essayer de percer un pseudo-mystère. On a les réponses assez vite
et c’est à partir de là que la saison peut décoller. En fait, le début est une
véritable mise en place d’éléments qui peuvent paraître anodins mais qui ne le
sont absolument pas. Et toute la saison est basée sur ce modèle. Il n’y a rien
qui soit dû au hasard. Chaque épisode fait avancer l’intrigue ou les
personnages qui seront confrontés à bien des épreuves. Par ailleurs, l’arrivé
de Dawn permet d’aborder un thème inédit dans la série, celui de
l’adoption. Parce que c’est clairement une métaphore à peine déguisée de ce
genre de situation. Et c’est bien traité. Alors oui, il s’agit clairement d’une
saison un peu déprimante pour le coup. Une certaine légèreté a fichu le camp,
bien que les bons dialogues et les bons mots sont toujours présents, qu’on a
aussi le droit à des épisodes plus centrés sur l’humour (que ce soit le 5x11
Triangle ou le 5x15 Chagrin d’Amour) mais il faut reconnaître que
l’émotion est à son comble. On a de superbes scènes (comme le final du 5x10
Par Amour) et un épisode qui marquera les esprits pour son côté ultra
réaliste et totalement bouleversant. Ce n’est pourtant pas une saison de
démonstration et d’exercices de style mais cet épisode en particulier… Y’a pas
de mot. Tout y est juste. Et il faut avoir un cœur de pierre pour ne pas verser
sa larme.
On a par ailleurs vu avec la saison 4 qu’une bonne ou
mauvaise saison pouvait être fonction de son Big Bad. Et là, pour le coup, y’a
pas photo, Gloria (Glory en VO) a mille fois plus de charisme qu’un Adam !
Et ça change tout ! C’est la seule Big Bad de la série, c’est assez
marrant à constater (pour garder un message Girl Power positif, malgré des
méchantes quelques grades en-dessous ?). Et son perso, tout droit sorti
d’un soap est délicieusement frappadingue, délicieusement fort et recèle bien
des surprises qu’on découvrira au fur et à mesure. Là encore, il faut saluer
les scénaristes qui ont su distiller avec parcimonie mais avec un bon rythme
les infos à son sujet. Cette 5ème saison est aussi l’occasion de
s’attarder un peu plus sur la mythologie de la Tueuse, comme l’avait d’ailleurs
clairement annoncé le final de la saison 4 qui prend tout son sens ici (« become
before dawn » / « reviens avant l’aurore » ;
Dracula qui reprend la phrase de Tara « tu crois savoir qui tu es, d’où tu
viens »). Buffy cherche à savoir quelles sont les origines de son pouvoir,
comment sont mortes les autres. Un voyage plutôt intéressant à faire qui ne
fait que confirmer que tout a été prévu sur la longueur (je sais, je me répète,
mais plus je vois cette saison et plus je suis admiratif du travail
accompli !). En plus de ça, le dernier épisode est aussi le 100ème
de la série. Pas évident de tout faire coïncider. La pression redescend un peu
dans sa première moitié, mais avec quelques clins d’œil sympathiques (comme le
fait de revenir à la mission première de la Tueuse ou le résumé qui reprend
tout depuis le début, le retour de Christophe Beck à la musique qui avait
quitté ce poste à la fin de la saison dernière), pour un final en apothéose qui
apporte donc les dernières pièces du puzzle. Tout s’emboîte parfaitement. La
fin de saison est assez saisissante (et aurait dû voir Sunnydale détruite, mais
vu qu’il y a eu une suite…).
Conclusion : Sans aucun doute la meilleure saison de la série. Parce que non seulement il s’agit d’une saison bien construite sur son ensemble (d’ailleurs, c’est presque l’idéal), avec les éléments qui prennent leur sens au fur et à mesure et sans que rien ne soit dû au hasard, mais en plus elle est la conclusion des années précédentes, puisque Joss Whedon avait disséminé quelques indices dessus auparavant. Il y a beaucoup d’émotion et d’humour. Les personnages entrent dans leur phase adulte. Et c’est sans doute Alex qui gagne le grand jeu de la saison puisqu’il a bénéficié d’un bon traitement, surtout par rapport à l’année précédente. Son personnage a vraiment très bien évolué et possède de très jolis moments. Il est clairement le « cœur » du Scooby-gang. Le rôle de Spike évolue aussi pour subir un revirement inattendu, qui donne envie de le plaindre un p’tit peu quelque part. Du côté des cross-over avec Angel, il n’y en a qu’un, mais avec un concept intéressant. Enfin, un dernier petit mot mais sur la version française pour une fois. Certes, celle de la série n’a pas toujours été au top (avec adaptation maladroite, sans rapport, zappant certaines références), mais ici, c’est plutôt bon. Les différences sont nettement plus estompées qu’auparavant et certains dialogues sont au moins aussi, si ce n'est plus, efficaces en VF (et là, j’ai envie de citer ceux de Willow dans le 5x19 Magie Noire, qui me font toujours autant triper…). Bref, après tout ça, la saison 6 va avoir du mal à garder la barre aussi haute…
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Long
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Home (review 1er chapitre du comic)
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Amber
Benson/Tara ; Sarah
Michelle
Gellar (créations graphiques)
David
Boreanaz ; Adam
Kaufman (Sexy Boys)
Claire
Guyot ; Les
Voix
Cachées
des
Stars (doublage)
Une
VF
Homophobe
? (Humeurs)
Tout Buffy grâce au
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Commentaires sur Buffy Contre les Vampires - Saison 5
- Une des meilleures saisons de la série, après une catastrophique saison 4 et son grille-pain bad boy absolument pas convainquant. Ici, Whedon nous offre largement de quoi restaurer l'intérêt du public pour la série : un nouveau personnage principal sorti de nulle part qu'on va mettre un certain temps à comprendre, une bad guy extrêmement déjanté, des scénarios franchement bien ficelé, des épisodes à vous retourner le cerveau (le 16e episodes, Orphelines, est une leçon de mise en scène et de réalisation, avec une part fantastique réduit à son minimal) : http://blog.vampirisme.com/vampire/?481-whedon-joss-buffy-contre-les-vampires-saison-5-2001
- @Dav' : Gloria je kiffe carrément...
Tout droit sorti d'un soap, tellement improbable...
Et puis j'aime bien Dawn... Et surtout son arrivée.
Oui, à nouveau très surpris par Spike... Et la relation s'avère intéressante ici...
C'était encore sa bonne période !
@Vladkergan : Effectivement, Orphelines est un must qui me bouleverse à chaque fois... Un "exercice de style" qui n'est en aucun cas de la démonstration.
Il fallait visiblement en passer par la saison 4 pour obtenir celle-ci ! - Il est clair qu'elle a des qualités indéniables comme son final ou son Big Bad ainsi que l'episode The Body, un des meilleurs. Mais la meilleure saison? Objectivement? Subjectivement, sûrement, la meilleure saison est la sixième qui nous délivre des épisodes somme toute magistraux. Des exemples à la pelle: The Bargaining, Once More With Feeling, Tabula Rasa, Normal Again, Hell's Bells, Grave, j'en passe ..
Enfin ce n'est que mon avis. - @MonsieurM : Bon, je reviendrais sur la saison 6 dans... deux mois a priori. "Objectivement", comme on peut l'être dès lors qu'on évoque des goûts et des couleurs, puisque même les critères précis peuvent être subjectifs et dépendent de toute manière de ce qu'on attend d'une série et tout... La saison 6 a un peu le même principal problème que la saison 4 à mes yeux. Il y a effectivement de très bons épisodes (par contre je ne mettrais dans le lot ni le 6x01 Chaos ni le 6x16 La Corde au Cou -dans le panier des moyens voir un peu faibles-), ça je ne vais pas le nier, mais globalement...
@Dav' : je l'ai moins appréciée, nuance !
(J'ai aimé tout Buffy !
)



























J'adore Dawn, qui remet un peu de jeunesse dans la série, et puis la big bad, franchement, au top.
J'aime particulièrement la fin de saison avec le role de Spike qui nous étonne dans l'épisode de torture où l''on comprend ses sentiments envers la tueuse. Il préfère être sacrifier plutôt que de balancer la clé et c'est magnifique.
Le dernier épisode est tout simplement choquant ! J'adore !