Si vous n’avez encore eu votre lot de dose lacrymale, ce téléfilm est fait pour vous… Si, si, c’est promis…

US BOBBY : SEUL CONTRE TOUS (Prayers for Bobby)

MV5BMTg4NjU4Njg5Ml5BMl5BanBnXkFtZTcwNjUxNjgyMg__Scénario : Katie Ford (d’après Leroy Aarons)

Réalisation : Russell Mulcahy

Avec : Sigourney Weaver (Mary) ; Ryan Kelley (Bobby) ; Henry Czerny (Robert) ; Scott Bailey (David) ; Dan Butler (Révérend Whitsell) ; Austin Nichols (Ed) ; Carly Schroeder (Joy)…

Cote d’amour : Note_03

vlcsnap_2010_09_01_18h40m35s73Résumé : Fin des années 70. Bobby fête l’anniversaire de sa grand-mère avec le reste de sa famille et les propos de haine qu’il entend à l’encontre des homosexuels lui font étrangement mal. Depuis quelque temps, il se pose des questions et finit par se confier à son grand frère Ed qui l’a surpris avec une boîte de médicaments. La famille décide alors de soutenir Bobby et de tout faire pour qu’il puisse rentrer dans le droit chemin. Mary, sa mère, lui note plusieurs passages de la Bible et prie très souvent pour que son fils redevienne comme avant. C’est à la faveur de deux mois de vacances que Bobby rencontre un garçon à Portland. Une rencontre décisive pour lui et sa famille. Mary pourra-t-elle seulement accepter un jour son fils gay ?

vlcsnap_2010_09_01_18h41m06s114Avis : Attention, je vous préviens qu’il faut sortir la boîte de kleenex avant d’entamer ce téléfilm plutôt larmoyant dans l’ensemble. J’étais prévenu que ça n’allait pas être d’une gaieté folle (oui, bon, ça va, expression malheureuse vu le contexte, j’y peux rien) et on voit venir le truc tire-larmes à des kilomètres, mais ça n’empêche pas que c’était dur d’y être insensible. Donc voilà, je me suis fait avoir, j’ai versé mes petites larmes et tout… Maintenant, était-ce un téléfilm immanquable et tout ? C’est une autre histoire… D’ailleurs, souvent, point de vue téléfilm, il est rare que le pitch attire, ce sera bien plus souvent pour la présence d’un acteur (et là, mis à part Sigourney Weaver, les autres noms ne me disaient rien) ou bien à cause de son thème. On l’aura compris ici, c’était donc pour la deuxième option. J’ai mis très longtemps avant de le regarder. En effet, le côté un peu pathos me faisait peur et me rebutait un chouia à vrai dire. Et puis bon, il était quand même venu le temps où fallait bien que je m’y mette… Surtout que M6 le rediffusait déjà et qu’il va bientôt sortir en dvd ! Il faut savoir que c’est tiré d’une histoire vraie et que Mary Griffith est une figure reconnue de la défense des homosexuels aux USA, ce qui ajoute sans doute encore un peu plus à l’émotion qu’on peut ressentir, même si c’est loin d’être un cas isolé parmi tous les téléfilms diffusés aux USA.

vlcsnap_2010_09_01_18h42m27s164Et c’est un téléfilm que l’on doit à la chaîne Lifetime. Certains diront sans doute qu’on reconnaît leur patte (et je vais pas forcément les contredire). Honnêtement, ça se laisse suivre mais il n’y a rien non plus de super mirobolant quoi. On est touché ou non. C’est juste un peu regrettable que du point de vue temporel, on soit un peu perdu, vu que les repères sont assez flous et qu’on a quand même plusieurs années qui sont condensées en moins d’une heure et demie de téléfilm. Et je trouve que du coup, le geste de Bobby (dont on sait qu’il se jette du haut d’un pont dès le début) ne passe pas aussi bien qu’il aurait dû. Parce que même si on nous amène petit à petit à ce moment en le faisant passer par divers états d’esprit, ça manque un peu d’explication sur celui « du » moment. En gros, on saisit, hein… Mais y’a un p’tit truc qui fait défaut. Cela étant dit, avec une mère bigote qui ne cesse d’en appeler à Dieu et aux prières pour tenter de guérir son fils, qui le renie, il y a là une grand part de l’explication, surtout avec les mots couchés sur le papier par Bobby dans son journal intime. Son questionnement, les réflexions qui blessent… On reste dans un processus assez classique pour ce genre d’histoire (heureusement, Bobby trouve aussi quelques soutiens, tout n’est pas noir, ouf) et c’est peut-être dommage. Ca aurait pu être un peu plus. Mais bon, on comprend le message une fois arrivé à la fin quand même, c’est p’têt le principal.

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Conclusion : Bobby : Seul Contre Tous ne révolutionnera pas les téléfilms mais possède des interprètes sympathiques et une histoire qui touchera quelque part, même si le côté un peu pathos est parfois un peu trop mis en avant. A voir si on aime un peu les trucs tire-larmes. Et si on supporte un peu le discours religieux dans lequel il baigne, même si c’est pour le dénoncer ou le relativiser. Point de vue acteurs, je n’aurais pas reconnu Austin Nichols qui a pourtant joué dans plusieurs trucs que j’ai vu (Le Jour d’Après ou Surface notamment, mais aussi dans John From Cinccinati et Les Frères Scott).