Bienvenue dans le monde étrange et pénétrant du groupe de mangaka Clamp…

CLOVER – OAV (21 août 1999)

Avis : Clover est à l’origine un manga en quatre volumes du fameux Studio Clamp qu’on ne présente plus (nan, parce que bon, elles sont célèbres nos amies de Clamp, même en France, et puis, c’est que j’en parle un peu régulièrement aussi, alors). On leur doit des œuvres diverses et variées, des plus commerciales à d’autres qui le sont nettement moins. Clover  fait sûrement partie de la deuxième catégorie. Chez nous, c’est Pika Edition qui s’était chargé de l’édition sous le titre Trèfle, dans une très jolie édition proche de l’originale, avec papier calque pour la couverture. Ce manga a d’ailleurs récemment connu une réédition dans un nouveau format. Clover, c’est une œuvre avant tout poétique, se passant un monde inconnu, où il y a une certaine technologie mêlée à de la magie. Le background, bien que n’étant pas du tout le principal de l’histoire, est assez intéressant… Il faudra que je vous en parle plus en détail un jour de ce manga. En attendant, il a été adapté dans une courte OAV (Original Animation Video) qui a été diffusée, au Japon, juste avant le premier film tiré d’une autre œuvre de Clamp, Card Captor Sakura. C’est une réalisation que l’on doit au même studio qui s’est chargé de la transposition à l’écran de la célèbre chasseuse de cartes, le studio Madhouse.

En 7 minutes, on a clairement pas le temps de vraiment approfondir l’univers. On ne fait qu’effleurer la poésie contenu dans le manga original des Clamp, en mettant en scène une infime partie du voyage de Suh et en mettant en note la chanson lancinante qui parcours les deux premiers volumes (parce que l’une des particularité de Trèfle, outre son découpage, c’est donc de narrer une partie de l’histoire à l’aide d’une chanson dont les vers parcourent en large et en travers les planches). De ce point de vue, il ne s’agit finalement que d’une mise en bouche, frustrante, et qui échappera sûrement à ceux qui n’ont pas lu le manga original… Mais ça pourra éventuellement donner des idées (et on ne pourra qu’encourager ces âmes à se lancer dedans). Et si du côté du graphisme, il n’y a rien à redire (c’est quand même plutôt beau et fidèle au style inhabituel de Clamp sur ce manga), la mise en scène devait aussi suivre. Pas évident avec le matériau d’origine de faire quelque chose qui puisse nimber l’OAV de la même couche mystérieuse… Mais ce n’est pas trop mal. En fait, on retrouve certains plans avec le découpage d’origine tout en utilisant un rythme particulier sur l’apparition des images.

6min47

Conclusion : Une OAV bonus plutôt jolie mais qui n’est vraiment qu’une toute petite mise en bouche de l’univers complexe et fascinant dans lequel baigne l’œuvre d’origine des Clamp qui se doit d’être lue pour son approche originale (alors que peut-être le sujet l’est un peu moins). Parce que là, de l’histoire, il ne reste que le pur essentiel, donc on n’y comprend rien… :D Bon, et puis je suis pas super fan de la chanson telle quelle est dans cette OAV, mais c’est pas grave… Je crois que c’est difficile de mettre musique une chose que tout le monde s’est approprié auparavant par la lecture.