Si vous me posez la question de savoir si je m’enfuie avec Matthew Bomer alors qu’il est poursuivi, la réponse serait sans doute oui… Maintenant, est-ce que j’ai aimé la série, c’est une autre question… :D

US TRAVELER : ENNEMIS D’ETAT – Saison 1 (Dernière Saison)

010Créée par : David DiGilio

Avec : Matthew Bomer (Jay) ; Logan Marshall-Green (Tyler) ; Steven Culp (Chambers) ; Anthony Ruivivar (Borjes) ; Viola Davis (Marlow) ; Aaron Stanford (Will)…

Nombre d’épisodes : 8 (2007)

Cote d’amour : Note_02

005Résumé : Jay, Tyler et Will sont sur le point de partir faire un long périple entre potes. Avant de quitter définitivement la ville, Will leur propose de faire un petit concours bête et méchant. La farce se termine par l’explosion du Drexler, dont Jay et Tyler réchappent in extremis. Mais ils sont directement indiqués comme étant les responsables. Ce malheureux concours de circonstance va les obliger à devoir fuir alors que toute la police et surtout le FBI les recherchent activement. Au fur et à mesure, ils vont prendre conscience que tout cela s’étend bien au-delà de ce qu’ils avaient pu imaginer et que leur ami Will Traveler, étant laissé pour mort après l’explosion, n’était pas ce qu’il semblait être… Mais où est donc la vérité ?

007Avis : Après Men In Trees, France 4 continuait de dépoussiérer les séries dormant dans le placard de France Télévision en programmant (en deux soirée) cette série de 8 épisodes diffusée en 2007 aux Etats-Unis sur la chaîne ABC. Si ça fait un moment que je voulais la découvrir, c’était juste pour la présence de Matthew Bomer au générique. Il est vrai que le pitch ne m’inspirait pas des masses pour le coup… Et que cette non-inspiration s’est révélée véridique quand j’ai commencé à visionner les premiers épisodes. Il faut dire que les histoires d’hommes en fuite, couplé au complot gouvernemental, ce n’est pas vraiment mon trip… Et manque de bol, comme les ingrédients de départ sont très classiques, je n’ai pu m’empêcher de penser à la saison 2 de Prison Break… Autant dire que ce n’était pas vraiment la référence à avoir, ni même que celle-ci m’a laissé d’agréables souvenirs. Et quand on y repense, c’était juste après la diffusion de cette deuxième saison que ABC a eu l’idée un peu idiote de lancer Traveler la saison suivante (vous suivez ?). Je dis un peu idiote, parce que du coup le plat semblait vachement réchauffé quand même. Certes, ça n’a jamais empêché certaines séries de se faire apprécier du public, mais bon… Cela étant dit, au moins, c’était nettement moins capillotracté dans Traveler que dans Prison Break. Ce qui fait que sur la petite longueur, ça s’est révélé plus agréable à suivre qu’escompté. Pas au point que je devienne fan voire même fou une fois qu’on a bien eu le bec dans l’eau au dernier épisode, puisqu’il n’y a aucune fin (on est un peu coupé en plein élan), mais ça reste un peu frustrant et il y avait le potentiel pour aller au bout de 13 épisodes qui auraient sans doute suffit à faire quelque chose de consistant et avec suffisamment de retournement (même si on en voyait certains venir gros comme une maison).

001Sur les 8 épisodes que compte la série, on prend un peu de temps pour tisser la toile du complot qui se dresse et pour voir un peu qui pourrait se cacher derrière l’attentat du Drexler et en vouloir à nos deux compères qui se retrouvent vraiment embrigader dans toute cette histoire sans rien n’avoir demandé à personne, mais pas non plus en étant vraiment le fruit du hasard. Les pièces du puzzle se mettent en place au fur et à mesure, à coup de flash-back et de découvertes de nouveaux indices. Il y a un rythme qui s’installe petit à petit et l’histoire devient plus passionnante qu’au début. Bien évidemment, on joue au jeu « tu croyais que c’était ça et pis non », avec implication de certains membres et tout, mais bon… Dans l’ensemble, ça reste vraiment correct à défaut d’être vraiment original. On pourra citer le rôle de l’agent Marlow, dont on sent bien dès le départ qu’elle recherche vraiment la vérité en ne se satisfaisant pas simplement des apparences trompeuses jouant contre nos deux héros. Est-ce qu’elle est une alliée dans leur fuite ? Sûrement pas, mais ça reste celle qui est le plus susceptible de les aider s’ils ont des preuves de ce qu’ils avancent… Quand bien même, il y aura toujours quelque chose venant freiner toutes leurs tentatives à ce niveau-là. La série n’hésite pas non plus à faire le sacrifice de certains personnages pour faire avancer l’intrigue, ce qui n’est pas désagréable et donne un peu de consistance à la quête de chacun. Enfin, j’ai juste envie de terminer sur un cast très sériephile plutôt agréable dans l’ensemble : Steven Culp (Desperate Housewives), William Sadler (Roswell), Anthony Ruivivar (New York 911)…

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Conclusion : Bon, je n’aurai jamais vu cette série, ça n’aurait pas été une grande perte. Voilà, maintenant c’est fait, je vais pouvoir retrouver Matthew Bomer dans de nouvelles aventures. La série semble suivre à la lettre les canevas préétablis pour ce type d’histoires, il ne faut donc rien en attendre de révolutionnaire, mais sans doute que les fans et le bon public pourra apprécier… S’ils sont disposés à passer outre le fait qu’on est coupé en plein élan au niveau de l’intrigue, au moment où forcément ça devenait pas inintéressant du tout … Et puis, j’ai dit qu’il y avait Matthew Bomer qui faisait des pompes torse-nu dans le premier épisode ??