Les Rescapés - 1x01 Pilote
Après une petite semaine où l’on s’est fait peur, retour à la normale sur le blog… Euh vraiment… Normal, vous avez dit normal ? Pas si sûr que ça en fait…
LES RESCAPES – 1x01 Pilote
Réalisation : Claude Desrosiers
Avec : Roy Dupuis (Gérald) ; Guylaine Tremblay (Monique) ; Maxim Gaudette (Charles) ; Eve Lemieux (Jeanne) ; Antoine L Ecuyer (Marco) ; Benoît Girard (Horace) ; Yan England (Viateur)
Cote
d’amour : ![]()
Résumé : Montréal,
1964. Gérald Boivin piétine sur une affaire sur laquelle il est assigné et
c’est ce moment-là que choisit son supérieur pour lui donner trois semaines de
congés payés de manière forcée. Il décide alors de partir en vacances avec
toute sa petite famille qui se craquelle de part et d’autre, comme Monique
totalement shootée aux médicaments, la jeune Jeanne qui pense plus à son petit
ami qu’aux études ou encore Charles qui veut quitter le toit familial. Alors
qu’ils sont sur la route des vacances, caravane harnachée à la voiture,
l’informateur qui avait donné rendez-vous à Gérald pour son enquête arrive. Et
là, un grand éclair s’abat sur les véhicules. Et quelques secondes après, tout
à changé… Ils ne reconnaissent plus ce lieu qu’ils n’ont pourtant pas quitté…
Ils ont changé d’époque… Et le choc est rude… Mais que s’est-il donc
passé ?
Avis :
Bon, dans le résumé, j’ai parlé de voiture, mais en fait, j’aurai dû dire
« char »… Bah oui, parce que je continue ici mes petites explorations
de séries venues du Canada et plus précisément de la partie francophone du
pays. Mais il faut bien avouer quand même que j’avais été moins attiré par le
pitch de départ que pour un Musée Eden
par exemple. Sauf que là, on en revient à une fiction contemporaine. Ou
presque. Le point de départ s’avère quand même en noir et blanc. Un choix pour
bien faire comprendre au téléspectateur les différentes époques mais ça peut
perturber un peu, parce que bon, nos amis n’ont pas vécus en noir et blanc.
Mais peut-être fallait-il au moins ça pour nous plonger dans ce même choc que doit vivre cette famille qui est
transportée du début des années 60 à… Bah, à vrai dire, on ne le sait pas
encore à la fin de ce pilote. Mais on suppose que c’est de nos jours, genre
2010 quoi. Ce sera donc le concept de choc des cultures qui sera intéressant de
voir et les premières réactions ici sont croustillantes. Surtout que la famille
tombe directement sur du chaud. Et le côté le plus puritain ne vient pas des
personnes que l’on pourrait croire. Les filles semblent beaucoup moins
offusquées par ce qu’elles voient que les hommes… Alors même qu’eux ne tombent
que sur une station essence qui vent des préservatifs tandis que les filles de
la famille (et le jeune garçon) tombent sur des gens en train de prendre du bon
temps dans les bois.
J’ai aimé ces scènes pour ça… Moins que pour le côté
nostalgique n’ayant pas connu cette époque, encore moins à Montréal et n’ayant
pas les clés pour faire une quelconque comparaison avec des séries datant de
cette période par exemple… Ou même au niveau des chansons -je suppose qu’ils
sont allés déterrés des trucs connus quand même-. Après, il y a à partir de
cette situation tout un tas de question qui se met en place et qui pourraient
intriguer. Comme le pourquoi du comment ils ont été transporté à cette époque,
est-ce que l’informateur de Gérald a quelque chose à voir là-dedans, y’a-t-il
un lien avec l’affaire ? Je ne sais pas si ce sont des pistes qui seront
explorées mais ça ne me semble pas totalement hors-propos. Outre ces deux
aspects, le troisième que semble emprunter la série, c’est aussi l’histoire de
cette famille qui va sûrement profiter du voyage pour se ressouder un peu. On
le voit assez bien que ça va plus et on se doute que cette petite aventure
familiale ne pourra faire qu’office de thérapie. Comment pourrait-il en être
autrement alors que tous leurs repères vont changer et qu’ils vont vivre dans
un monde où les mœurs auront évoluées ? Il va sans doute falloir qu’ils
s’interrogent sur eux-mêmes et qu’ils apprennent à compter les uns sur les
autres. Du drame familial légèrement teinté de fantastique en somme (et une
pincée d’humour pour faire passer le tout).
Conclusion : J’avoue que tous ces axes ne sont pas forcément ma tasse de thé et qu’au final, si la série est loin d’être désagréable à regarder (même si mes oreilles ont un peu perdu l’entraînement d’entendre l’accent québécois), cette première approche n’aura pas réussi à me subjuguer. Ca tombe bien, parce que pour le moment, j’suis pas sûr de pouvoir aller au bout, même si je l’avais voulu… Comme ce n’est pas vraiment le cas… Pourtant, ça titille un peu l’intérêt quant à savoir les pistes qui seront explorées et la façon dont ils vont évoluer dans cette nouvelle époque. A priori, la série est au moins partie pour deux saisons.


























