Les contes ne sont jamais très loin de nous où que nous regardions… Et pourtant, je ne vais pas vous parler des dernières nouveautés en date (Grimm ou Once Upon a Time)… Non, non, non…

US UGLY BETTY – Saison 4 (dernière saison)

Poster Ugly Betty -1Créée par : Silvio Horta & Fernando Gaitan

Avec : America Ferrara (Betty) ; Eric Mabius (Daniel) ; Tony Plana (Ignacio) ; Vanessa Williams (Wilhelmina) ; Michael Urie (Marc) ; Becki Newton (Amanda) ; Mark Indelicato (Justin) ; Judith Light (Claire)…

Nombre d’épisodes : 20 (2009/2010)

Cote d’amour : Note_04

0088e98b3528b83b40a16f775d0c75f1Résumé : C’est le grand jour pour Betty ! En effet, celle-ci doit se faire enlever son appareil dentaire. Mais une bien mauvaise surprise l’attend quand elle se rend chez son orthodontiste et son rêve s’éloigne pendant que Wilhelmina voit au contraire quelqu’un se rapprocher d’elle pour qu'elle la sorte d’une bien mauvaise situation. Betty devra aussi se faire une nouvelle place au sein de Mode et se faire respecter en tant que rédactrice. Une chose peu aisée quand une de ses ex-relations se trouve au-dessus d’elle en tant que décideur et que Marc nourrit quelques rancoeurs pour ce poste qu’il convoitait aussi. Mais toute chose évolue. D’ailleurs, Justin se rapproche de plus en plus de Marc tandis qu’Hilda voit réapparaître dans sa vie un ancien amour de jeunesse qui pourrait bien lui donner une nouvelle direction. Alors, les rêves de Betty vont-ils enfin se réaliser ?

885a3f000a2b9607439e744b1f481bf7Avis : Si l’on m’avait dit voilà presque quatre ans que je ferais mes adieux à Betty avec un certain pincement au cœur, je crois que ne l’aurais sûrement pas cru. En effet, Ugly Betty fait partie de ces séries qui ne m’inspirait pas à l’origine, que j’ai regardé un peu comme ça (mon côté sériephile un peu testeur qui était en route) non sans avoir quelques préjugés. Surtout que la toute première approche s’était soldée par un cinglant constat. Mais voilà, force est de constater qu’au fil du temps, des épisodes, j’avais fini par apprécier Betty, son entourage, son côté soap, son petit grain de folie. Alors oui, la série n’aura jamais cette place qu’a une Buffy par exemple mais elle ne fera pas partie non plus de ces séries qui n’auront le droit de ma part qu’à un visionnage et basta, sans avoir cette envie d’y revenir plus tard (quoiqu’il ne faille jamais dire jamais, mais bon, si je dis qu’il est fort peu probable que je revisionne Dead Zone dans le futur je ne pense pas trop me mouiller ni me faire mentir…). Au fil des saisons il y aura eu du bon et du moins bon. De la folie passionnément à la folie un peu moins mais néanmoins toujours avec cette sensation de plaisir. Et après tout, si on regarde une série, c’est bien pour tout un tas de raisons, et le plaisir (d’où qu’il soit tiré) en fait partie. C’est peut-être même la toute première raison.  J’aurai un peu visionné la série en morceaux. Un certain laps de temps s’étant notamment écoulé entre les saisons 2 et 3 dans ma programmation. Un peu moins entre les 3 et 4. Mais l’effet avait, semble-t-il, été salvateur. Pris dans une liste croulant sous les séries, j’ai entamé cette dernière saison d’Ugly Betty dans une période où j’ai décidé de terminer un maximum les séries étant justement arrivées à leur terme histoire de faire un peu de place. Même si c’était un peu avec la peur de l’ennui…

2dff9c9c141b72e6e2288a0d230a9171Ce qui n’est finalement pas arrivé. Oui, les retrouvailles, je l’ai déjà écrit, c’est toujours délicat après une période. Il y a la peur de ne pas retrouver ce qu’on avait en tête la dernière, la peur d’être déçu ou simplement une envie qui s’était estompée. Pour Ugly Betty, c’était peut-être ce dernier phénomène qui s’était passé. Mais à vrai dire, c’était une plongée sympathique dans l’univers de Mode dès le départ. Alors oui, en relisant la critique de la saison 3 j’avais reproché son côté guimauve à la série… Et croyez-moi, ça ne s’est pas vraiment arrangé cette saison. On pourrait même trouver tout un tas de qualificatifs qu’on pourrait nettement trouver péjoratifs comme le côté mielleux, plein de bons sentiments, optimiste. On éteint sa télé en ayant vu le dernier épisode avec cette impression que le monde est rose (tout rose, rose, comme le chanterait si bien certaines jumelles). Eh ben contre toute attente, ça fait aussi un bien fou de voir les personnages s’acheminer doucement tout au bout de leurs rêves (pour paraphraser un autre chanteur). Oui, Wilhelmina s’est adoucie et n’est plus le tyran que l’on a pu connaître mais peu importe. Tout est fait pour aller vers la conclusion avec peu d’intrigues peu intéressantes (tout juste pourrait-on reprocher à la story-line de début de saison qui concerne Willy de se voir venir à des kilomètres). Je dirais même que la série s’assume enfin. Enfin, elle assume en tout cas un côté qui avait été plutôt suggéré jusque-là. Car Justin a grandi et son cas est abordé d’une façon fort agréable. Toujours avec ce regard bien veillant et sûrement naïf mais toujours dans ce souci… J’allais dire d’acceptation ou de tolérance. Mais non, même pas… Plutôt d’indifférence en fait. Une nuance sûrement de taille. Pour illustrer ça, je crois qu’on ne peut que parler d’une scène où le personnage « dit » ce que tout le monde savait déjà mais le tout sans un mot. J’y reviendrai parce que voilà sûrement juste comment ça devrait toujours se passer. Outre ce morceau (qui n’a peut-être pas autant d’importance que je lui en donne en terme de temps dans la série), chaque personnage se remet en question et décide de son avenir au fur et à mesure des événements. Le tout avec du « drame » qui donne le sourire. Le but de la série est atteint.

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Conclusion : Ugly Betty finalement, c’est un peu le Vilain Petit Canard revisité. On pourrait trouver ça horriblement convenu voire terriblement niais mais peu importe. Il faut aussi parfois ce genre de série qui met de bonne humeur à sa façon. On referme les pages de Mode avec un sentiment d’accomplissement et un agréable souvenir. Toutes les séries ne peuvent pas en dire autant. Cette dernière saison aura su se gérer sans forcément retrouver son « mordant » d’autrefois mais néanmoins avec quelques clins d’œil sympa et le retour de quelques anciennes figures (dont l’une aurait pu faire craindre le pire, mais le drame fut évité !). Betty Suarez est l’héroïne d’un conte moderne en étant un exemple positif. On la laisse partir sans regret, mais juste parce qu’on est allé au bout des choses et surtout parce que ça n’aura pas été décevant… Surtout qu’avec Adam Rodriguez (Roswell) en guest, on va pas trop se plaindre non plus !

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