Y’en a qui ne font jamais rien comme les autres. C’est le cas du Capitaine Jack Harness, jamais là où l’attend ! :D

UK US TORCHWOOD – Saison 4 « Le Jour du Miracle »

Torchwood-Miracle-Day-BBC-WorldwideCréée par : Russell T. Davies

Avec : John Barrowman (Jack Harkness) ; Eve Myles (Gwen Cooper) ; Mekhi Phifer (Rex Matheson) ; Alexa Havins (Esther Drummond) ; Kai Owens (Rhys William) ; Bill Pullman (Oswald Danes)

Nombre d’épisodes : 10 (2011)

Cote d’amour : Note_03

torchwood-20110525104854669-291c214Résumé : Gwen Cooper et Rhys Williams vivent dans la clandestinité dans un petit coin paumé de la Grande Bretagne. Ils y élèvent leur fille. Et tout pourrait se passer pour le mieux si, un jour, un miracle ne venait pas tout bouleverser. En effet, Rex Matheson, agent à la CIA vient d’avoir un accident. Et contre toute attente, il ne meurt pas. Pas plus que le pédophile condamné à mort Oswald Danes qui réchappe de sa sanction. Il n’y a plus aucun mort à travers le monde entier. Le Capitaine Jack Harkness est lui de retour sur Terre et vient retrouver sa fidèle compagne pour l’entraîner à travers la recherche de la vérité sur ce qu’il se passe. Mais tandis que tout le monde est devenu immortel, le voilà lui, au contraire, bien mortel. D’où peut bien venir se miracle ?

torchwood_miracle-day_promos-13Avis : Torchwood est à l’image de son personnage principal, le Capitaine Jack Harkness. En effet, la série aura connue (et connaîtra peut-être encore ? A priori, rien ne dit que c’est encore terminé !) mille et une vies. Ce spin-off de Doctor Who sera en effet passé par plusieurs phases. Avec ses deux premières saisons de 13 épisodes, elle est une série comme les autres. La saison 3 marquera un tournant avec un nombre réduit d’heures d’antenne mais surtout une histoire qui couvrira les 5 épisodes dont elle est composée. Après cette bouleversante (et toujours très prenante) histoire, il ne restait plus grand-chose du Torchwood qu’on avait connu. Et surtout, il ne restait que deux survivants à l’aventure. On pensait alors que tout était fini. Mais non, c’était sans compter sur le fait que Russell T. Davies a toujours considéré Torchwood comme l’équipe et non le lieu-même et surtout, sans compter sur des Américains intéressés pour co-produire la quatrième saison. S’il y avait déjà une appréhension au changement de format l’année précédente, autant dire que cette fois, il s’agissait de quelque chose de bien plus fort. Parce que les séries anglaises ont leur touche personnelle, parce que le casting ne s’annonçait pas forcément formidable du côté américain, parce qu’encore une fois on pouvait craindre de perdre une partie de l’identité de la série qui n’hésite pas à mélanger une certaine violence et surtout une certaine liberté sexuelle. Cela étant dit, c’est la chaîne Starz qui s’est montrée intéressée par la création de Russell T. Davies, donc pas un grand network. Jack Harness allait pouvoir rester fidèle à lui-même. Ce que la série nous démontre assez vite (même si j’avoue que dans la version que j’ai vue, c’était visiblement des scènes censurées au moins en VF ou non d’origine dans la version internationale ou je ne sais quoi, vu que j’avais des bouts de VO ! m’enfin bref). Oui, le Capitaine Jack Harness n’aura donc pas perdu son goût immodéré pour toutes formes de créatures quelles qu’elles soient, et c’est une bonne nouvelle.

torchwood-miracle-day-promo-pics0Même si, soyons très honnête, on l’a connu avec un peu meilleur goût et surtout que l’empreinte de Ianto Jones reste, quoiqu’il arrive. Ce qui est sympathique, c’est qu’il ne l’oublie pas (et surtout que la partie intrigue amoureuse de la vie du Capitaine ne vient pas ternir cette relation parce que se servant d’un artifice pour contrecarrer ce qui aurait pu être un problème pour certains fans… :D). La série continue d’oser des scènes un peu plus démonstratives que la moyenne, hétéros et gays. Et s’il n’y a pas forcément besoin d’avoir suivi les saisons précédentes pour visionner cette quatrième salve, il reste un certain nombre de références. Et cette année aussi, la saison forme un tout avec une histoire s’étirant tout au long de la dizaine d’épisodes. En reprenant à sa sauce la formule des Enfants de la Terre. Un événement qui bouleverse tout. Cette fois-ci, cela pourrait sembler être une bonne chose au premier abord mais très vite, le fait que personne ne peut mourir pose de nombreuses questions. Et c’est là qu’on retrouve cette ambiance adulte, sombre et légèrement cruelle. Parce que si les gens sont immortels, ils ne peuvent pas pour autant guérir. Les malades sont contagieux et ne peuvent être soignés, les gens qui sont en mort cérébrale sont justes des légumes qui continuent de respirer et va forcément venir le problème de la surpopulation si le problème persiste. Honnêtement, les thématiques de la saison sont plutôt bonnes et intéressantes et pas trop mal traitées. La violence physique et psychologique continuant aussi à être de la partie (on pourra par exemple penser à deux scènes, l’une concernant un Jack attaché et subissant une rude épreuve dans son passé, l’autre concernant Rex et la découverte de ce que sont certaines dispositions du gouvernement).

torchwood-20110525104847543-291c18bMais… Parce qu’il y a un mais, si l’essence de la série semble donc être respectée, il y a tout de même ce changement à peine perceptible qui fait qu’au final la série se montre peut-être plus mécanique et arrive moins à toucher. Autant je me souviens de l’horreur de la saison 3, de la gorge nouée et des larmes qu’elle a provoquées, autant cette saison laisse beaucoup plus de marbre même si on capte bien les enjeux et la cruauté. Avec le double d’épisode, la série perd aussi sans doute en rythme et s’avère moins satisfaisante dans sa construction narrative plus simpliste et moins surprenante. Et puis, pour achever le tout, les nouveaux personnages sont loin d’avoir le charisme pour prétendre prendre la relève dans le cœur des fans. Il faut déjà dire que ça partait mal avec la présence de Mekhi Phifer que le rôle de Pratt dans Urgences m’avait rendu antipathique (et je peux dire que ça ne s’arrange pas avec Torchwood), et puis il manque ce je ne sais quoi. Même le personnage de Lauren Ambrose -Six Feet Under-(une actrice qui elle a ma sympathie même si je ne sais pas trop pourquoi au final) n’arrive pas à être pleinement satisfaisant. Enfin, si je devais terminer par un dernier bémol à la saison, c’est sans doute la place de la musique. Si on retrouve pourtant Murray Gold aux compositions, à qui l’on doit les brillantissimes musiques de Doctor Who en autres, il s’est visiblement adapté aux standards américains avec des partitions très discrètes (ce qui est loin d’être le cas dans les saisons précédentes où elles se révélaient parfois très envahissantes mais tellement sublimes et mettant bien en exergues les sentiments). La série y perd une autre partie de son identité. Il faut attendre les derniers épisodes pour y retrouver un ou deux thèmes prenant un peu le dessus et devenant marquants.

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Conclusion : De cette quatrième saison de Torchwood, je n’ai rien lu. Juste su que les retours semblaient plutôt négatifs à son encontre. Pour moi, il n’y a rien de catastrophique en soit. Au contraire, c’est même meilleur que ce que je pouvais en attendre. C’est juste qu’en co-produisant la série avec les Américains, il semble qu’on ait perdu une partie du sel de la série. Pas parce qu’elle a pu être aseptisée, la thématique allant assez loin dans l’horreur finalement et le côté un peu sexe de la série reste présent malgré tout, mais juste parce qu’il n’y a sans doute plus autant cette touche, indéfinissable, britannique. Peut-être qu’elle en fait parfois trop (comme Gwen Cooper), peut-être parce qu’elle oublie le sentiment au profit du reste… Il faut de toute manière préciser que passer après la troisième saison, qui reste un pur chef d’œuvre que tout le monde se doit de voir (soyons comme ça), c’est de toute manière un exercice très difficile. La série s’en tire pas trop mal… Mais j’aurai aimé voir ce qu’aurait donné un pur produit anglais… Au rayon des têtes connues, on notera la présence de Frances Fisher (Eurêka) et qu’au niveau des auteurs on pourra noter la présence de Jane Espenson (qui a travaillé, entre autres, sur Buffy) et John Shiban (X-Files).

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