"Je me suis endormie ?" "Pas très longtemps…" Deux phrases anodines pour des habitants d’une maison de poupée et pour d’autres, cela relèverait plutôt du cauchemar… :D

DARK SHADOWS – 9 mai 2012

20078610Scénario : Seth Grahame Smith & John August

Réalisation : Tim Burton

Avec : Johnny Depp (Barnabas) ; Michelle Pfeiffer (Elizabeth) ; Helena Bonham Carter (Dr Hoffman) ; Eva Green (Angelique) ; Jackie Earle Haley (Willie) ; Jonny Lee Miller (Roger) ; Bella Heathcoe (Victoria)…

Cote d’amour : Note_04

20068823Résumé : La famille du jeune Barnabas Collins débarqua d’Angleterre dans les années 1752 et fondirent, dans le Nouveau Monde, un port à leur nom et s’y établirent une fois que les affaires étaient vraiment lancées. Et tout allait pour le mieux jusqu’à ce que Barnabas éconduise la jeune Angelique qui était à leur service. Celle-ci était en effet une sorcière et ne supporta pas que Barnabas ne l’aime pas. Alors elle le transforma en vampire et se fit une joie de lui réserver un sort peu enviable : être enfermé pour l’éternité. Mais en 1972, on le libéra de son cercueil par inadvertance et il découvrit alors le destin réservé à sa descendance. Elizabeth, la maîtresse actuelle de la maison en bien piteux état, l’accueillit malgré la malédiction qui pesait sur lui, sous condition de cacher ce qu’il était réellement… Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit qu’Angelique était toujours là… Barnabas verra-t-il son souhait s’exaucer ?

20068822Avis : La dernière fois (il y a pratiquement deux ans finalement), on avait laissé Tim Burton en compagnie de Johnny Depp (toujours fidèle) et Helena Bonham Carter (même remarque ! :D) au Pays des Merveilles. Bon, autant dire que le film ne m’aura laissé aucun souvenir impérissable (je ne l’ai toujours pas en dvd d’ailleurs), c’était pas forcément le meilleur cru du réalisateur. Mais c’est toujours avec confiance qu’on va voir un nouveau film du réalisateur, non ? Encore plus quand la bande-annonce fut un bon présage. Qu’en sus, se trouve Michelle Pfeiffer au casting… Et que les histoires de vampires, bah je ne crache pas dessus. Ce coup-ci, le réalisateur a donc laissé tomber la 3D pour un film en visionnage traditionnel… Mais il n’y a aucun problème à cela tant on se retrouve devant des décors qui savent vous chatouiller les yeux malgré la noirceur de l’ensemble. En fait, dès le départ, on sait que l’on plonge dans un univers qui sied plus que jamais à Tim Burton et cela ne se démentira jamais dans tout le film même si, oui, pour le coup, c’est vrai que l’on pense à plusieurs de ses autres films (ici ce qui me vient le plus vite à l’esprit reste Sleepy Hollow, d’autant plus qu’on retrouve un arbre un peu tordu dans le même sens !)… Mais c’est juste la patte Burton quoi. Et moi, c’est personnellement ce que j’aime retrouver dans ses films. Donc j’ai été plus comblé. Surtout que le reste est à l’avenant. Le casting est réussi, on retrouve des personnages pour le moins fantasques (mais avec une certaine sobriété malgré tout, hormis Barnabas) et le scénario joue habilement sur l’horreur, l’humour et l’amour…

20068824Un cocktail qui n’est pas inédit mais qui marche toujours très bien quand il est maîtrisé. Ce qui est parfaitement le cas ici… Ce qui est encore plus fort, c’est que Tim Burton aura réussi l’exploit de me donner envie de voir un soap ! Oui, parce que vous le découvrirez peut-être comme moi, mais Dark Shadows est à l’origine une série-télé des années 70… Et donc plus précisément un soap qui fut diffusé sur ABC durant 5 saisons de 1966 à 1971. Une série qui n’est pas passée chez nous… Peut-être que le côté surnaturel nous a refroidit, puisqu’on y retrouvait bien évidemment nos amies les sorcières, vampires, loups garous et autres réjouissances du genre. Je ne doute pas que le résultat n’est pas du tout le même, ne serait-ce qu’au niveau visuel… Et encore plus au niveau de la tonalité de l’ensemble… Parce que si le film est assez léger, on y retrouve quelques notes plus sombres, avec le rouge qui fait son apparition à de nombreuses reprises et une torride scène d’amour qui devrait marquer les esprits ! Et le spectacle ne serait sûrement pas complet si on oubliait de signaler qu’en choisissant de dérouler son histoire à la même époque que celle de la série, Burton se devait de faire de nombreux clins d’œil aux années 70… Plus ou moins visibles sans doute (bon, comme je suis une quiche sur la période, au niveau musical, je vais dire qu’il a fait une bonne pioche, mais niveau télé, j’ai envie de dire qu’on y était tout à fait et que j’ai forcément adoré la référence qu’on y voit).

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Conclusion : Le temps le dira, mais si je devais retenir uniquement quelques films de Tim Burton, celui-ci fera sans doute partie de la liste dans les années à venir. Parce que son ambiance est formidable du début à la fin (quelle joie de voir Barnabas découvrir le monde « d’aujourd’hui » par exemple !), parce que la musique de Danny Elfman sait chatouiller les oreilles, parce que visuellement on est dans du pur style Burtonien, parce que Johnny Depp est toujours formidable… Parce qu’il n’y a tout simplement rien à jeter finalement !