Vous avez déjà eu cette impression de « déjà-vu » (à dire avec l’accent américain aussi ! :D) ? Ben moi, c’était pas plus tard qu’hier dites donc !!

THE AMAZING SPIDER-MAN (4 juillet 2012)

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Scénario : James Vanderbilt ; Alvin Sargent ; Steve Klobes

Réalisateur : Marc Webb

Avec : Andrew Garfield (Peter/Spider-Man) ; Emma Stone (Gwen) ; Rhys Ifans (Dr Connors) ; Denis Leary (Capitaine Stacy) ; Martin Sheen (Oncle Ben) ; Sally Field (Tante May) ; Chris Zylka (Flash)…

Cote d’amour :  Note_03

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Résumé : Alors que le jeune Peter Parker joue tranquillement à cache-cache avec son père, celui-ci décide de l’emmener vivre chez son oncle et sa tante quand il découvre que son bureau a été fouillé. Bien plus tard, Peter s’avère être un lycéen plutôt banal, un peu martyrisé par ses camarades mais ayant un bon fond. Il tombe sous le charme de Gwen Stacy, aussi lycéenne, qui travaille pour le Dr Connors chez Oscorp. Une découverte qu’il fera lors d’une recherche sur son père et les mystères qui l’entourent. C’est lors d’une balade dans les fameux laboratoires que Peter est piqué par une araignée qui accroit ses capacités… Mais être un bon fils n’est pas évident et après une dispute avec son oncle, celui-ci meurt devant ses yeux. Peter Parker n’aura alors de cesse de retrouver celui qui a fait ça… Et si nous assistions à la naissance d’un héros ?

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Avis : Côté super-héros, ma préférence reste l’homme chauve-souris, un des rares pour lequel j’ai suivi pas mal de ce qui a pu être fait comme déclinaisons télévisuelles et cinématographiques… Pour Spider-Man, si j’ai lu quelques comics à une époque, si j’ai sans doute aussi vu quelques épisodes de certaines séries animées, j’avoue que c’est surtout la trilogie de Sam Raimi qui m’aura marqué et qui m’aura fait aimer ce personnage… Alors autant dire tout de suite que finalement, quand je me suis rendu dans la salle obscure, je n’étais plus si sûr de pouvoir aimer à nouveau ces aventures de l’homme araignée… En effet, allais-je être capable de pouvoir faire le deuil si tôt de l’équipe précédente, de balayer de mon esprit l’incarnation de Tobey Maguire, de retrouver tout de suite la même histoire avec des variations ? Autant pour Batman Begins, il s’était écoulé suffisamment de temps pour faire son « deuil » en quelque sorte et accepter plus facilement cette renaissance (bien que le début de cette trilogie de Nolan était franchement moyenne et qu’elle ne remplacera pas les films de Burton), autant ici, cela s’avère plutôt rapide pour ce reboot… D’autant plus que je me suis refait l’intégrale de la trilogie de Raimi en début d’année… Ces questions plein la tête, je me suis donc calé dans mon fauteuil de cinéma, mis mes lunettes sur les yeux… Et me suis laissé charmer par cette nouvelle variation des débuts de l’homme araignée. Etant loin d’être un spécialiste, je ne saurais dire quelle version est plus proche des comics, quelle version est la plus répandue (si tant est qu’il y en ait plusieurs comme en ce qui concerne notre amie la chauve-souris), mais c’était en tout cas amusant de voir certains points communs utilisés de manières différentes, certains repères étant forcément immuables !

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Bon, le changement le plus flagrant dans cette version (outre l’apparition de la 3D qui donne un effet de profondeur intéressant, surtout lors des dernières scènes d’action), c’est quand même la potentielle petite amie de Peter qui se prénomme Gwen (et non Mary-Jane). Après, on a un avancement différent dans l’histoire, des parties qui n’existent pas dans la trilogie précédente, notamment tout ce qui concerne les parents de notre héros. Et le méchant n’est plus le même non plus. Bref, tout ça donne à cette sensation de déjà-vu, un goût d’inédit tout de même ! Et c’est peut-être ce qu’il y a de magique avec les comics (notamment), c’est qu’on peut nous raconter 100 fois la même histoire sans trop nous lasser, avec une autre approche narrative… Si l’humour est présent mais pas au niveau de Raimi (bien que je pense qu’une jeune femme dans la salle avec moi aurait pu dire le contraire d’après ce que mon ouïe a entendu !), pour le reste, on retrouve des ingrédients similaires et donc un certain bonheur. Andrew Garfield dégage aussi ce charme juvénile et maladroit qu’il n’était pas si évident de retrouver (et puis, Donald Reignoux est un plaisir à entendre sur le personnage et lui apporte une bonne touche d’humour), les scènes de virevoltes dans les airs sont assez dantesques… Et il y a ce même esprit de ferveur populaire qui se retrouve chez la population qui assiste aux exploits de l’homme araignée (un aspect qui est très présent dans le 2ème opus signé Raimi). Le tout étant en plus souligné par la très belle musique d’un James Horner dont on reconnaît facilement la touche (oui, j’ai pensé à Titanic assez vite dès les quelques premières notes du film). J’ai juste été perturbé par le fait que Peter devait utiliser de la technologie pour ses toiles plutôt qu’un changement dans son corps, mais bon… C’est du domaine du détail ! :D

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Conclusion : Une renaissance réussie pour l’homme araignée. Alors forcément, quand on a comme moi plutôt (re)découvert Spider-Man à travers la trilogie de film de Sam Raimi, les comparaisons avec sont inévitables… Et je pense que du coup, ma préférence ira peut-être toujours à cette première approche de l’univers, notamment pour son humour, mais ce premier opus de The Amazing Spider-Man n’a pas du tout à rougir (bon, si l’on excepte aussi le fait qu’on a pas le droit au baiser super romantique suspendu, la tête à l’envers ! :P). C’est vivant, entraînant, parfois un peu émouvant et il y a de superbes prises de vues… Un film de super-héros comme j’apprécie quoi ! Et puis Gwen n’est pas trop faire-valoir non plus (disons qu'elle sait un peu se défendre en tout cas)… Même si on sent bien que la romance sera compliquée (mais pas totalement désespérée). A noter les présences de Martin Sheen et Sally Field (mais aucun des deux n’aura gardé leurs voix de leurs deux grandes séries télés, A la Maison Blanche pour l’un et Brothers & Sisters pour l’autre… Même si on est pas trop choqué par celles choisies), ainsi que celle de Denis Leary (Rescue-Me).