13 décembre 2009
Retour à la Maison de l'Horreur
Les asiles, c’est toujours une bonne source d’histoires angoissantes… Après avoir vu ce que ça pouvait donner dans Supernatural, penchons-nous sur la suite d’un film…
RETOUR A LA MAISON DE L’HORREUR (Return on the House of
Haunting Hill) - 2007
Réalisation : Victor Garcia
Avec : Amanda Righetti (Ariel) ; Jeffrey Combs (Dr Vannacutt) ; Erik Palladino (Desmond) ; Tom Riley (Paul) ; Andrew Lee Potts (Kyle) ; Cerina Vincent (Michelle)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : La sœur d’Ariel, rédactrice en chef d’un
célèbre magazine, vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais la belle a à
peine le temps de s’en remettre qu’elle se voit accoster par des hommes qui
recherchent eux aussi la statue de Baphomet, comme le professeur Vannacutt qui
était venue la voir juste avant. La sculpture se trouverait dans l’asile duquel
la sœur d’Ariel avait été la seule rescapée. Voilà donc nos deux groupes à
l’intérieur du bâtiment qui ne semble pas être plus en paix qu’avant. Malgré
les précautions prises pour éviter l’enfermement, le système mécanique
fonctionne tandis que les morts commencent à s’accumuler. Réussiront-ils
seulement à en sortir vivant ?
Avis :
J’ai un plutôt bon souvenir du premier opus (La Maison de l’Horreur), malgré des scènes un peu beurk pour moi.
Je ne savais cependant pas qu’une suite existait et je suis tombé dessus par
hasard en regardant la filmographie de ce cher Andrew-Lee Potts (Nick Cutter et les Portes du Temps). Je
me suis donc bravement attelé à la tâche pour m’offrir quelques petites
frayeurs. Si l’atmosphère est au rendez-vous et les scènes un peu gores aussi,
pour le reste, j’ai été un peu plus sceptique. Il faut dire qu’on nous embarque
dans cette suite avec une histoire de statuette aux pouvoirs magiques qui
semble tout de même un peu à côté de la plaque de l’essence du premier épisode.
Un choix regrettable pour justifier de retourner dans cet asile qui a pourtant
autrement une sacrée gueule. Les toiles d’araignées, des lieux assez grands et
surtout hantés par les pauvres patients, avec des flash-back de ce qu’il s’est
passé. On retrouve cette recette, juste en moins maîtrisé. Les fans de scènes
sanguinolentes en auront encore pour leur argent, parce qu’on a le droit à des
morts bien dégueues une nouvelle fois (eh oui, j’ai encore fermé les yeux à
certains moments). Au final, il n’y a malheureusement pas grand chose de plus à
en dire, parce que ça reste plutôt vide côté scénario. Je soulignerais juste
que j’aime bien l’intro avec un joli effet de style sur la police d’écriture…
Et qu’on a le droit à une scène de fan service un peu tordue avec des bisous
lesbiens et des filles aux seins nus pour celles et ceux qui aiment…
Conclusion : A priori, une suite dispensable du premier opus, sauf pour les bons clients de films gores et les fans d’Andrew-Lee Potts ainsi que d’Erik Palladino (Urgences, Le Monde de Joan), puisqu’il fait lui aussi parti de l’aventure… Reste juste à savoir combien de temps votre chouchou survivra dans ce monde quelque peu inhospitalier (un comble pour un asile, non ?). Vite vu et vite oublié si on en fait pas des cauchemars la nuit… :P
14 novembre 2009
Les Lumières de l'Aurore
Eddie allait-il encore être torse-nu alors que l’histoire se déroule dans le grand froid ? Peut-être était-ce l’ultime question qu’on pouvait se poser pour ce téléfilm… :D
LES LUMIERES DE L’AURORE (Northern Lights)
Scénario : Janet Brownel d'après le roman de Nora Roberts
Réalisation : Mike Rob
Avec : Eddie Cibrian (Danny) ; LeAnn Rimes (Meg) ; Greg Lawson (Ed) ; Rosanna Arquette (Charlene) ; Jayne Eastwood (Maire Hopp) ; William McDonald (Grubber) ; Christiane Hirt (Carrie)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Danny Burns est un nouveau venu dans la petite ville montagneuse de Lunacy.
S’il est chaleureusement accueilli par sa maire, on ne peut pas forcément en
dire autant des quelques autres habitants, puisque certains voulaient ce poste
et d’autres ne voient pas d’un bon œil l’arrivé d’un étranger dans leur
village. Le regard du nouveau shérif croise assez vite celui de Meg ainsi que
de Charlene qui en ferait bien son quatre-heure. Mais pas vraiment le temps de
s’ennuyer puisque la petite bourgade tranquille va être dérangée par la
découverte inopinée d’un cadavre. Celui du père de Meg que tout le monde
croyait parti de son plein gré depuis une quinzaine d’années. La recherche de
la vérité ne fait que commencer. Et le meurtrier semble bien décider à éliminer
ceux qui s’en approche de trop près… Danny réussira-t-il à élucider le
mystère ?
Avis : Les Lumières de l’Aurore est le premier
d’une série de quatre téléfilms commandés par la chaîne Lifetime, adaptés des
romans de Nora Roberts et diffusés à une semaine d’intervalle aux USA. On
pourra d’ailleurs noter que ce téléfilm a donné à la chaîne sa meilleure
audience en début d’année, peut-être aidé par le buzz médiatique (sur lequel on
ne reviendra pas, parce que c’est pas vraiment ce qui nous intéresse) entourant
les deux stars, Eddie Cibrian et LeAnn Rimes. C’est donc TF1 qui s’est chargé
assez vite de la diffusion de celui-ci (huit mois après sa diffusion
américaine), dans sa case téléfilm de l’après-midi. En regardant Les Lumières de l’Aurore, on voit très
bien pour quel public le téléfilm a été ciblé et les affiches (plutôt jolies au
demeurant) qui fleuraient bon les romans à l’eau de rose ne mentaient pas non
plus sur le contenu. Du coup, pas de déception de ce côté-là, on a un joli
produit qui répond aux attentes : mystère et romance. Il est certain qu’en
fait, comme pour la plupart des téléfilms, les acteurs font pour beaucoup dans
l’intérêt qu’on va porter à tel ou tel pitch plutôt convenu. En l’occurrence,
pas besoin de faire un dessin pour savoir chez qui réside l’intérêt de voir Les Lumières de l’Aurore (et non, ce
n’est ni LeAnn ni Rosanna Arquette !).
Vous l’avez bien deviné, il s’agit d’Eddie Cibrian… Le
Jimmy Doherty de New York 911, le
Jesse des Experts Miami. Et
décidément, le bel étalon continue donc de nous faire fantasmer dans tous les
uniformes possibles (même si on a pas vraiment eu le loisir de le voir en
quarter back) en portant cette fois-ci celui (enfin, ceux devrais-je dire,
puisqu’il y a plusieurs variations, avec ou sans pull par exemple) de la
police. Qui lui va fort bien, on n’en doutait pas une seconde. Malgré les
tonnes de couches qu’il peut avoir (oui, parce qu’à Lunacy, il fait plutôt
frisquet), il est toujours aussi appétissant. Et en plus, il est clairement le
héros, c’est lui qui a le droit au plus long temps d’antenne. Donc on en
profite bien. Enfin coup de chance, l’histoire, si elle s’avère convenue, se
laisse bien suivre. Pas trop de temps mort dans l’évolution, pas trop
d’étirement artificiel et une mise en place pas trop longue. Avec un petit
soupçon d’humour dans les dialogues (ou dans certaines situations) et des
personnages assez sympas à suivre dans l’ensemble. Alors après, c’est sûr qu’on
verse dans les clichés (le flic qui vient dans un coin paumé pour oublier un
truc qu’il ne veut pas dévoiler, la romance entre lui et la belle étrangère
dont le père est « parti », les meurtres qui se produisent et un coin
isolé) mais jamais au point de vraiment donner envie de vomir, ce qui est déjà
pas mal. Et puis bon, moi, vous me mettez quelques jolies scènes romantiques et
je dois dire que mon cœur de midinette arrive à être satisfait. Et à ce jeu-là,
le téléfilm s’en tire fort bien.
Conclusion : Les Lumières de l’Aurore tient ses promesses. Un Eddie qui est fort présent, une histoire qui se laisse suivre sans désintérêt, de la romance pas trop trop cucul et du suspense (oui, bon, on arrive à deviner sans trop de mal qui est le meurtrier, même si les raisons restent un peu flou à mon goût). Et cerise sur le gâteau, pour répondre à la question ultime de savoir si Eddie allait apparaître torse-nu dans ce froid… C’est oui ! Eh oui, on est un super-mâle ou on ne l’est pas ! Et si je le dis, c’est parce qu’il n’est pas torse-nu que devant un feu de cheminée ! Pour finir, j’ai envie de dire que le cadre de la montagne est plutôt joli et va bien avec l’ambiance romantique… Pas de quoi bouder son plaisir en somme (même si finalement, on est pas plus fan que ça des acteurs).
A propos d’Eddie : Bon, ben là, y’a pas à rechigner, si on est fan de l’acteur, y’a vraiment aucune raison de passer à côté du téléfilm, parmi le haut du panier dans ce qu’il a pu tourner dans ce format (films inclus). Et puis, il y a plusieurs scènes intéressantes ou marrantes. Celle où il apparaît torse-nu, on s’en doute, mais aussi celle avec le chien… Y’en a une vraiment drôle… :P
A noter qu'en VF, le personnage s'appelle donc Danny alors qu'en VO il semblerait que ce soit Nate... C'est Laurent Morteau qui double Eddie Cibrian, qui le doublait à l'époque de Sunset Beach (on s'y habitue, mais ça donne un côté plus "comique"... Je préfère toujours Alexis Victor... :( )
04 novembre 2009
The Hitman - Tueur à Gages
Attention à la colère du tueur, elle frappe fort ! ... Ou pas ! :D
THE HITMAN,
TUEUR A GAGE (La Colère du Tueur/Hitman : Bound by Honor) - 1998
Scénario : Chuck Norris ; Aaron Norris & Walter
Klennard
Réalisation : Michael Preece
Avec : Chuck
Norris (Jake) ; Eddie Cibrian (Logan) ; Jeff Kober (Mercado) ; James Gammon (Ben) ; Devon Michael (Ridgeway) ; RD Call (Talgorno) ; Joe Spano (Downing)
Cote
d’amour : ![]()
Résumé :
En 1983, Logan Fallon profitait d’une vie tranquille, entouré d’un père aimant,
d’une mère présente, d’une sœur gentille. Mais tout lui fut retirer au court
d’une nuit où ils furent tous abattus suite aux ordres d’Alberto Talgorno, un
mafieux qui a voulu faire taire le procureur. Logan, alors seulement âgé de 10
ans, seul rescapé du massacre, prend la décision irrévocable de se venger. Il
est recueilli par son oncle Jake qui fut ranger et qui l’initie aux arts martiaux.
Quinze ans plus tard, Logan quitte à son tour les ranger chez qui il a obtenu
une médaille pour enfin satisfaire son désir le plus cher : voir Talgorno
mort. Pour cela, il se présente en tant que tueur à gages et rentre dans le
cercle intime de son pire ennemi. Arrivera-t-il à ses fins ?
Avis : Ah
là, là… Depuis que je m’intéresse à Eddie Cibrian, je dois dire que je guettais
une rediffusion de ce téléfilm intitulé La
Colère du Tueur lors des diffusions télés (TF1 et TF6 notamment). Chose qui
n’est jamais arrivée (ou pas sur TF1 en tout cas ni sur une chaîne de la TNT).
Bon, c’est pas que Chuck Norris était pour me rassurer dans toute cette
histoire, mais en tant que fan, on est prêt à tout voir ou on ne l’est
pas (fan) ! Et dernièrement, un petit miracle s’est produit… Un grand
merci à David pour m’avoir donné
l’occasion de le voir. Maintenant, restait à savoir si je n’allais pas lui en
vouloir de m’infliger du Chuck Norris ! :D Eh bien il peut être
rassuré, je n’ai pas eu envie de me pendre. Il faut dire que notre ami
texas-ranger est moins présent qu’on aurait pu le craindre au premier abord,
même si son ombre plane indéniablement tout au long du téléfilm. En effet, il
est surtout présent au début et à la fin. Entre les deux, la vedette est bel et bien Eddie
Cibrian en Norris junior, mais pas autant as du kung-fu (oui, oui, on voit un
peu la doublure lors des scènes, mais chut). D’ailleurs, ça fait assez drôle de
le voir tout jeunot comme ça (ben ouais, une grosse dizaine d’années en moins,
ça vous change un mec… L’était déjà mimi, mais il a très bien pris le poids de
l’âge jusqu’à maintenant !).
Donc oui, qu’on se le dise, c’est du téléfilm où ça
castagne un peu toutes les dix minutes, où les armes à feu prennent souvent
part à l’action. Avec une morale qu’on pourrait presque trouver douteuse si on
était un brin tatillon (l’oncle qui entraîne un gamin qui sait qu’il veut se
venger en tuant, j’veux dire… Hein !). La réalisation s’avère un peu datée
et on se croirait presque dans un épisode de Walker, Texas Ranger. Mis à part les noms, l’univers ne m’a pas
semblé trop éloigné. D’ailleurs, l’oncle Jake possède un ranch et tout. Côté
histoire, on peut pas dire qu’on nage en pleine originalité. Tout se voit venir
et on arrive même à deviner les dialogues avant qu’ils soient prononcés. Logan
sauve la veuve et l’orphelin (enfin, non, ils ne le sont pas, et c’est bien là
le problème si vous voyez ce que je veux dire), comme son illustre modèle et
donne des coups de pieds retournés tout pareil aussi. A vrai dire, remplacez
Eddie par un acteur que je n’aime pas et il est certain que ce téléfilm
n’aurait pas fait long feu. Bon, d’ailleurs, je n’y aurai même pas jeté un coup
d’œil, même si on peut pas dire que ça manque forcément de rythme. Mais au bout
d’un moment, les « pif/pam/pouf »
(oui, oui, ce sont mes onomatopées pour les combats pourquoi ?), ben ça
lasse.
Conclusion : A voir si on est fan d’Eddie Cibrian. Ou du genre. Ou de Chuck Norris, éventuellement, parce que vu la place qu’il prend, ceux-ci pourraient être un peu déçu du peu de temps d’antenne qui lui est accordé (mais pas d’inquiétude pour autant, il balance bien quelques pains au passage… Hé, on est quand même dans une de ses histoires à lui !). Pour le reste, c’est forcément hautement dispensable, malgré une musique sympathique. Et si vous voulez le savoir, oui, Eddie retirait déjà la chemise à l’époque pour combattre ! :D A noter que les fans de Buffy pourront aussi reconnaître Jeff Kober, apparu dans deux rôles différents (saison 3 dans celui de Kralik et saison 6, celui du dealer de Willow).
24 octobre 2009
La Maison de Cire
Aujourd'hui, lancement de la semaine spéciale Halloween sur le blog ! Au programme au moins six trouilles (et bien plus) en pagaille ! Et on ne peut décemment pas faire une semaine spéciale Halloween sur le blog sans évoquer un film d’horreur où s’illustrent des acteurs de « teen-drama » de préférence… Faisons une petite visite d’un lieu bien particulier…
LA MAISON DE CIRE (House of Wax) - 25 Mai 2005
Scénario :
Chad Hayes & Carey W. Hayes
Réalisation : Jaume Collet-Serra
Avec : Elisha
Cuthbert (Carly) ; Chad Michael Murray (Nick) ; Jared Padalecki (Wade) ; Brian Van Holt (Bo) ; Paris
Hilton (Paige) ; Robert Ri’chard (Blake)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Six
étudiants sont en route pour assister à une rencontre sportive. Mais alors
qu’ils prennent un raccourci, ils sont détournés. Finalement, ils se décident à
s’arrêter avant de reprendre leur route le lendemain. Sauf qu’un incident se
produit la nuit avec une voiture qui repart sans rien dire. En se réveillant,
et alors qu’ils sont en retard pour reprendre la route, Wade s’aperçoit que sa
courroie est fichue. Le voilà coincé avec sa petite amie pour aller en chercher
une nouvelle à Ambrose, conduit par un étrange personnage rencontré près d’une
fosse d’animaux. La ville semble bien calme et en attendant le garagiste qui
assiste à un enterrement, Wade décide de visiter la maison de cire, lieu d'attraction de la petite ville, dont la
porte est ouverte. L’atmosphère qui règne n’est pas pour rassurer Carly qui
voudrait bien quitter cet endroit… Et si elle avait raison ?
Avis : Non,
non, je vous vois venir, ce n’est pas pour Chad Michael Murray (Les Frères Scott) que j’ai vu ce
film. Ni même pour Jared Padalecki, d’autant plus qu’à l’époque je ne le
connaissais pas encore (oui, que voulez-vous, je n’ai jamais accroché à Gilmore Girls malgré des tentatives
répétées et Supernatural, c’était un
chouia plus tard il me semble -au moins sur M6-). Et encore moins pour la reine Paris
Hilton, vous vous doutez bien. Mais diable, alors pourquoi ai-je visionné ce
film vous demandez-vous avec une frénétique impatience ? Eh bien… Comme on
dit, c’est l’occasion qui a fait le larron ! En effet, il fut une époque
(une belle époque) où le Club Warner était intéressant (pour ceux qui ne
connaissent pas le principe, ce sont des points acquis à chaque achat de dvd et
qui permettent de recevoir des cadeaux, donc des dvd, et à l’heure actuelle,
plutôt des téléchargements). Comme j’avais des points à utiliser, il a bien
fallu que je trouve quelque chose. Et parmi le lot, il y avait donc La Maison de Cire, dont je n’avais pas
vraiment entendu parler, mais le petit résumé m’était assez agréable et ça
tombait dans la catégorie du genre de film que j’aime. Je ne m’attendais pas à
grand chose et ce fut une belle surprise finalement. Il faut dire que je sentais venir quelque chose dans la veine de la flopée de slasher à laquelle on a eu le droit à la fin des années 90, début
des années 2000, mettant en scène les stars des séries qui cartonnaient auprès
des ados (Dawson, La Vie à Cinq, Buffy et compagnie). Et j’avoue, j’en ai regardé un grand nombre,
j’en ai aimé aussi pas mal. Mais c’était plutôt de l’horreur soft (ce qui me
convient aussi/voire mieux ! J’suis une p’tite nature !) à quelques
exceptions près (la scène d’ouverture du premier Scream me traumatise encore à chaque fois).
Ici, on est loin de cet univers « gentillet » (on se comprend, hein). On serait plutôt
dans le sadique et le gore. Là, je peux dire qu’il n’y a pas que la scène
d’ouverture qui me met mal à l’aise. Et quand je dis ça, c’est parce que toutes
les scènes qui donnent cette sensation sont situées bien plus loin dans le
film ! :P Eh oui, ça met du temps à démarrer. On s’éloigne donc des slashers habituels. Il n’y aura pas de
cadavres à la pelle. En tout cas, pas dans l’immédiat. Au contraire, on prend
son temps pour instaurer ce climat qui vire de plus en plus au glauque. Ca
commençait de manière plutôt normale et clichesque.
Le groupe d’ami qui erre sur une route déserte en prenant un raccourci et qui
tombe sur des trucs pas cool, on a vu ça des millions de fois (dont dans
l’extrêmement traumatisant La Colline a
des Yeux, avec une version « famille qui se paume »). Mais on
s’en fiche, puisque l’ambiance est là en fin de compte. Le reste est du même
acabit, jusqu’à ce qu’on découvre la ville d’Ambrose. Superbe petit patelin qui
ne se trouve pas sur les cartes, qui ressemblerait presque à une ville fantôme,
et où les habitants ne sont pas légion. C’est là que les ennuis commencent, et
c’est là que les fans de trucs un peu dégueu risque de s’en donner à cœur joie.
Non, vraiment, j’ai du mal à regarder certaines scènes et j’ai vraiment mal
pour les pauvres personnages. C’est sadique à souhait. La psychologie des
personnages tient sur un mouchoir de poche ? Aucun problème, on est pas
vraiment là pour ça. Idem du côté de la profondeur scénaristique, c’est
condensé mais ça tient la route et il n’en faut pas plus, c’est pas vraiment le
plus important dans ce genre de film (même si ce n’est pas si négligé). Et puis
c’est beau quoi. J’adore l’ambiance de cette ville ou de cette maison de cire,
et de la fin…
Conclusion : Un film d’horreur qui s’avère être dans le haut du panier de cette catégorie. Pas forcément pour son casting pourtant très série (Elisha Cuthbert –qui continue donc à avoir la poisse dans les rôles qu’elle joue !- de 24, Jared Padalecki de Supernatural, Chad Michael Murray des Frères Scott), surtout que Paris Hilton figure dans le lot (une Paris Hilton qui fait du Paris Hilton comme dans toutes ses apparitions ciné ou télé… D’ailleurs, elle devrait rejoindre Jared sur le plateau de sa série) mais pour son histoire, le côté un peu originale du lieu et l’ambiance. Ames sensibles, il faut tout de même s’abstenir, c’est pas un film à mettre devant toutes les paires d’yeux, malgré la présence de fan-service (et ce sont Paris Hilton et Chad Michael Murray qui s’y collent pour les balades en sous-vêtements ou torse-nu -dans une scène d’une formidable générosité où le personnage de Chad donne son t-shirt à sa sœur… On aura le droit de sourire, mais chut-).
17 octobre 2009
Le Jour d'Après
« Quand la nature se venge », on a déjà vu ce que ça donnait du point de vue de M Night Shyamalan avec Phénomène… Ici, retour sur un film sorti quatre ans auparavant et diffusé demain soir sur France 2…
LE JOUR D’APRES (The Day After Tomorrow) - 26 mai 2004
Scénario : Roland Emmerich & Jeffrey Nachamanoff
Réalisation : Roland Emmerich
Avec : Dennis Quaid (Jack) ; Jake Gyllenhaal
(Sam) ; Ian Holm (Rapson) ; Emily Rossum (Laura) ; Sela Ward (Lucy) ;Arjay Smith (Brian) ; Tamlyn Tomita (Janet)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Sam doit participer à une compétition
inter-école et c’est son père qui doit l’emmener. Celui-ci revient d’une
conférence de New Dehli sur l’environnement qui n’a eu aucun impact mais au
cours de laquelle il a fait connaissance avec un chercheur Anglais qui a relevé
des données qu’il aimerait faire étudier au professeur Hall. Comme d’habitude,
ce dernier est en retard pour amener son fils à l’aéroport. Sam est plutôt
inquiet en avion et les turbulences qu’il traverse ne l’aident pas vraiment.
Mais ce n’est rien en comparaison avec ce qui est en train de se passer à
divers moments à travers le monde. Le temps semble se détraquer, des grêlons
énormes tombent du ciel, que ce soit au Japon ou en Californie. Los Angeles
subit même des attaques de tornades. Impossible ! Les prévisions de
Jack ne sont guères encourageantes. Une
nouvelle ère glacière semble se préparer. Arriveront-ils à survivre ?
Avis : Le Jour d’Après, c’est typiquement
le genre de film catastrophe que j’aime. Bon, c’est aussi typiquement le genre
de film qui se regarde au cinéma. Parce que faut bien avouer que le passage au
petit écran (désolé de pas avoir encore de salle de ciné chez moi, de superbe
écran plat et tutti quanti), on perd un peu dans le côté impressionnant des
images. Certes, les effets spéciaux ne font pas tout, mais ça reste une part
importante de l’ensemble. Certains plans perdent un peu en force. C’est sans
doute pour ça qu’à l’époque j’avais été le voir deux fois (et aussi parce que
c’était pour accompagner quelqu’un qui n’y serait pas allé sans avoir
quelqu’un, mais bon, moi, ça me faisait plus que plaisir d’y retourner). Ce qui
est clair, c’est que ce film regorge de passages cultes et superbes
(catastrophiquement parlant). C’est pas tous les jours qu’on voit New York
envahie par la mer, avec un bateau russe qui se balade tranquillement dans les
rues ou qu’on voit la Statue de la Liberté a demi-enneigée. Y’a quelque chose
de très poétique dans tout ça finalement (peut-être à cause de l’aspect
immaculé de la neige notamment). Bon, aussi de terrifiant à vrai dire, parce
qu’on est tout de même dans un film catastrophe et qu’il y a des morts.
Beaucoup. Même si on élude pas mal ces passages à l’écran, il reste toujours un
perso qui se prend une grosse plaque par exemple ou encore ces cadavres qui
traînent au détour d’un plan.
Et comme dans tout bon film catastrophe, on évite pas quelques clichés. Bah
oui, sinon, ce serait quand même loin d’être marrant. Donc d’un côté, on a
super-papa Jack qui joue les apprentis héros dès le début et qui n’aura de
cesse de nous impressionner toujours plus dans ses capacités. On a aussi le personnage
un peu boulet qui va venir compliquer les choses, comme si ça l’était déjà pas
assez. Mais ces figures imposées passent bien. Elles ne dérangent pas plus que
ça (même si le coup du père et du fils qui ne s’entendent pas bien et que la
catastrophe rapprochera… Bon, hein… On fermera les yeux ! :D). Les
choses se mettent en place méticuleusement depuis le début du film. Chaque
scène servira. Rare sont les plans qui sont là pour faire beau dans le paysage.
On a donc une construction assez intéressante. Et ça va crescendo au fur et à
mesure. Même si on a un peu un creux après la séquence aquatique. Disons que
c’est moins impressionnant (mais sûrement plus dangereux). Et en dehors de ses
airs de film catastrophe, il est aussi là pour faire passer un message
écologique, en se basant sur des analyses scientifiques, bien que le tout soit
accéléré. C’est aussi en cela qu’il fait peur. Impossible non plus de ne pas
souligner le côté un peu militant du film en osant toucher à quelques symboles
américains comme le panneau Hollywood ou… le Président ! On pourra
peut-être parler de discours un peu démagogue période anti-Bush mais ça
n’enlève rien à la chose.
Conclusion : Je n’ai pas vraiment de top 10 côté ciné (comme je n’en ai pas vraiment ailleurs), mais disons que ce film ferait sans doute parti de celui-ci. Je ne me lasse pas de le revoir (comme Titanic). Il faut dire que le côté impressionnant de la mise en image y est pour beaucoup. Ensuite, c’est soutenu par la superbe musique d’Harald Kloser (et Thomas Wanker, celui qui composa pour Buffy en saison 6) et qu’en plus, y’a le charmant (et bon acteur) Jake Gyllenhaal pour ne pas gâcher le tableau (le prochain Prince of Persia). Et comme un bon film ne serait pas bon sans la présence d’acteurs de séries, bah, il faut tout de même citer quelques visages connus qui diront quelque chose aux sériephiles, comme Sela Ward vue dans Dr House saison 2, Jenny McCarthy vue dans La Petite Mosquée Dans la Prairie ou encore une courte apparition de Rick Hoffman vu dans The $treet.
A noter aussi que pour promouvoir ce film, le marketing a eu l’idée de mettre des chansons originales différentes pour chaque pays au générique de fin du film (mais bizarrement pas aux USA a priori). C’est d’ailleurs en visionnant pour la première fois le clip de Chimène Badi (Le Jour d’Après) que j’en ai entendu parler et que ça m’a donné envie d’aller le voir. Comme quoi, ça marche ! Au Japon, c’est le groupe Day After Tomorrow qui s’en est chargé ! :D Allez, à quand une nouvelle sortie au ciné que j’en profite pour m’en remettre plein la vue ?
07 octobre 2009
From Hell
Johnny Depp viendrait-il de l’Enfer ? Non. Mais voici une version de l’histoire du célèbre Jack l’Eventreur où il officie… Diffusé sur Virgin 17… A voir ou pas ?
FROM HELL (30 janvier 2002)
Scénario : Terry Hayes & Rafael Yglesias
Réalisation : Les Frères Hughes
Avec : Johnny Depp (Aberline) ; Heather Graham (Mary Kelly) ; Ian Holm (William Gul) ; Lesley Sharpe (Kate) ; Estelle Skornik (Ada) ; Annabelle Apsion (Polly) ; Robbie Coltrane (Godley)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Whitechapel,
1888. Le quartier de Londres est en émoi après qu’une prostituée se soit fait assassinée
et retirer les organes génitaux. Pour enquêter sur ce crime et la vague qui
suivra, on confie l’affaire à l’inspecteur Fred Abberline, accro à l’absinthe,
de Scotland Yard. Mais la première
victime sera bientôt suivie par d’autres et celui qu’on surnomme Jack
l’Eventreur semble en vouloir à un petit groupe de prostituées. Pour quelle
raison ? Et qui peut bien se cacher derrière ce tueur sanguinaire qui
semble avoir de sérieuse connaissance en médecine et dont les cadavres qu’il
laisse traîner soulèvent le cœur à plus d’une personne ?
Avis :
Peu de temps après Sleepy Hollow de
Tim Burton, Johnny Depp retrouvait donc un rôle d’enquêteur un brin particulier
dans un univers aussi sanglant mais dans une adaptation d’une bande dessinée
(au titre éponyme) par les frères Hughes. Il existe mille et une versions de
l’histoire de Jack l’Eventreur, celle-ci en est une énième de plus tentant de
se baser sur des faits. Avec ce pitch et l’acteur, c’était une raison
suffisante de s’intéresser à ce film. Le tout était de voir s’il tenait ses
promesses. Pas tant dans la véracité de ses propos mais plutôt dans
l’atmosphère qu’il avait à offrir et son déroulement de l’intrigue. En fait, on
retiendra surtout de From Hell son
ambiance, les paysages de Londres au ciel tantôt rougeoyant comme le sang qui
s’écoule des victimes qui jonchent les rues et les maisons de Whitechapel,
tantôt sombre, cachant les méfaits de celui dont la nuit est le meilleur ami,
achevant ainsi son costume composé d’une cape et d’un haut-de-forme tel un
gentleman. C’est vraiment cette plongée et cette reconstitution qui fascine.
Peut-être plus que l’histoire elle-même qui traîne parfois un peu en longueur
dans une construction classique et linéaire. Ca se laisse suivre de manière
agréable, mais on ne peut pas dire qu’on multiplie vraiment les fausses pistes.
On progresse avant tout dans les indices qui vont mener
au coupable, grâce à la fois à la logique d’Abberline mais aussi grâce à ses
visions qu’il obtient en étant pas très net (en « chassant le
dragon » comme le disent les personnages du film). C’est la petite
particularité du film qui verse donc dans un fantastique très léger, ce qui
permet de suivre le meurtrier sans jamais vraiment voir son visage. La thèse
exposée est en tout cas assez séduisante pour qu’on suive le tout avec un
certain intérêt. On n’échappe pas à l’histoire d’amour (qui reste néanmoins en
retrait), cela dit, il faut aussi reconnaître que ça permet de booster un tout
petit peu les enjeux. Le spectacle ne se résume donc plus uniquement à qui est
le meurtrier et pourquoi ni à cette succession de cadavres peu ragoutants. Cela
dit, même s’il reste quelques scènes un peu chocs (surtout à la fin où Jack
semble être tombé dans une folie totale), entre les ellipses et les plans
éloignés, on réussit à ne pas trop avoir de haut-le-cœur. Même si ce n’est pas
un film à mettre devant toutes les mirettes (encore une fois).
Conclusion : Johnny Depp est un atout indéniable, puisqu’il offre un sympathique Abberline et permet de tenir tout du long. En plus des belles images de Londres (pourtant pas si propre que ça, puisqu’on ne peut pas dire que Whitechapel soit un quartier très propret, bien au contraire !), il faut souligner une musique qui sied bien à l’ambiance générale et la science qui rappelle ici à quel point elle pouvait être barbare. Donc peut-être pas le film le plus transcendant mais à voir au moins une fois. Et puis, outre Depp, les fans de séries pourront reconnaître (ou pas me concernant, puisqu’il a fallu que je vois son nom au générique pour faire tilt) Lesley Sharpe, l’héroïne de la série britannique Afterlife.
27 septembre 2009
Silent Hill - Le Film
Mardi prochain, France 2 diffusera l’adaptation cinéma de la célèbre série de jeux vidéos de Konami faite par le français Christopher Gans… Ca vaut le coup d’y jeter un œil ?
SILENT HILL - Le Film (26 Avril 2006)
Réalisation : Christopher Gans
Avec : Radha Mitchell (Rose) ; Laurie Holden (Cybil) ; Jodelle Ferland (Sharon) ; Sean Bean (Christopher) ; Deborah Kara Unger (Dahlia) ; Alice Krige (Christabella)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Sharon, la fille de Rose DaSilva, est somnambule. Un soir, elle se retrouve au
bord d’une falaise et crie le nom de Silent Hill. Une ville fantôme. Sa mère
décide de l’emmener là-bas pour éclaircir ce mystère. Mais avant d’arriver à
bon port, elles ont un accident. Rose se réveille, sa fille Sharon n’est plus à
ses côtés. Elle part à sa recherche mais tombe sur des créatures immondes. Elle
est rejointe par l’agent de police Cybil Bennet qui veut la ramener au
commissariat avant de retourner chercher Sharon, mais le chemin a
mystérieusement disparu. Il n’y a plus qu’un immense gouffre béant. Et de
nouvelles créatures se présentent devant elle. Rose réussit à s’enfuir,
menottes aux poignets, et rejoint l’école de la ville, le lieu indiqué sur un
dessin retrouvé dans la voiture. Mais les ennuis ne font que commencer et à
nouveau les sirènes hurlantes se font entendre. Le monde de cauchemars ne fait
que commencer. Rose réussira-t-elle à retrouver Sharon ?
Avis : Silent Hill c’est ce jeu vidéo japonais
sorti à peu près au même moment que l’autre grande saga du survival horror,
Capcom. Les deux softs ne jouent pas dans la même catégorie. Quand le premier
joue sur la peur créée par la surprise, en alternant phases de repos et
poussées d’adrénaline, celui de Konami joue sur une angoisse permanente, avec
une atmosphère poisseuse et étouffante. Impossible de ne pas avoir été marqué à
vie par cette expérience pour ceux qui y ont joué à l’époque. Et il sera sans
doute dur de retrouver cette sensation éprouvée lorsqu’on a pris pour la
première fois le jeu en main même si les numéros suivants ont repris la même
recette (avec des graphismes nettement améliorés). Silent Hill, c’était une sensation unique. Alors forcément, l’idée
d’un film… On sait bien que les adaptations de jeux vidéos en film ont rarement
fait des chefs d’œuvres (doit-on vraiment parler de Street Fighter ou de Mortal
Kombat ?!) même si ces dernières années n’ont pas toujours été
catastrophiques (Tomb Raider et Resident Evil sont des films
sympathiques, même si les deux ont tendance à s’éloigner un peu trop du vrai
charme et de l’esprit de leurs modèles de pixels). C’est le français
Christopher Gans qui a eu la lourde tâche de retranscrire au mieux l’univers
morbide et tordu de Silent Hill. Et
on peut sans conteste dire qu’il s’agit de l’une des meilleures adaptations de
jeux vidéos vues à ce jour. Eh oui, rien que ça !
Ce qui ne veut pas pour autant dire que tout est parfait,
loin de là. Mais les joueurs retrouveront l’atmosphère de Silent Hill et son monde. La première partie est à ce titre criante
de vérité puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins d’une variation du premier opus
sorti. Les personnages principaux changent, la trame reste là, tout comme
quelques personnages secondaires, même si on diverge par la suite. En tout cas,
on retrouve avec plaisir les lieux connus dont on a visité les recoins
(l’école, l’hôpital, l’église), les petits trucs que les fans reconnaîtront
(comme certains plans, le brouillard, les indices qui conduisent d’un lieu à
l’autre, certaines scène-clés et épreuves -souvenez-vous des toilettes !-,
la radio qui prévient de la présence des monstres… le tout sans que l’on trouve
ça débile dans un film) et bien évidemment, le bestiaire aux allures humaines
difformes, se tordant de douleurs (les fameuses infirmières sont de la partie
par exemple et tout un tas d’autres trucs indescriptibles qui font flipper). Le
film n’hésite pas à recourir à quelques scènes gores. Elles ne sont pas si
nombreuses que ça et il n’y a pas autant de décilitres de sang qu’on aurait pu
le penser, mais c’est suffisamment marquant (et éprouvant) pour dire que le
film est digne du jeu vidéo. Impossible non plus de ne pas évoquer la ville
elle-même, qui est superbement représentée, notamment lors des transitions d’un
monde à l’autre (de la ville brouillard à la ville délabrée et rouillée). C’est
bluffant et magnifique. On y croit à cette ville, à ses changements d’aspects,
à ses ténèbres. On est baigné dans cette atmosphère singulière.
Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Sauf
qu’adaptation oblige, il a bien fallu remanier un peu le jeu vidéo pour que ça
tienne en histoire de cinéma. Et là, on ne pourra que s’interroger sur certains
choix. C’est pas que ça en fasse un mauvais film, loin de là, mais c’est surtout
qu’on ne peut s’empêcher de se dire qu’à trop vouloir tout expliquer,
Christopher Gans en a perdu une partie du charme. Par exemple, était-ce
vraiment utile de nous dire pourquoi Silent Hill est constamment plongée dans
le brouillard ? (Autre que la raison de cacher les pixels qui apparaissent
au loin dans le jeu vidéo ! :P). Et toute la deuxième partie est du
même acabit malheureusement. Trop d’explications et un trip religieux plus que
mystique qui ne convainc pas totalement. Ceux qui ne connaissent pas ne feront
cependant pas tilt et passeront ces détails. Le scénario se tient et la plongée
dans les trois « Silent Hill » différentes est plutôt pas mal (oui,
en plus des deux Silent Hill de Rose, il y a la version du mari qui visite
aussi la ville, même si on se dit que ces coupures nous sortent un peu trop de
l’univers et qu’on aurait pu peut-être trouver un moyen d’intégrer les éléments
découverts à ce moment-là au récit de Rose). Enfin, le tout est toujours
souligné par « l’atmosphèrisante »
musique d’Akira Yamaoka qui est en bonne partie responsable de l’angoisse ressentie
dans Silent Hill. Même si celui-ci
n’est bizarrement pas crédité comme compositeur, alors que c’est vraiment un
best of des trois premières bandes originales des jeux vidéos, peut-être à
peine -mais à mon avis pas du tout- retouchées.
Conclusion : Mention spéciale à la première partie du film qui nous plonge avec une très grande réussite dans une parfaite retranscription du jeu vidéo. Dommage que la fin parte en roue libre, parce que même si on reste dans le même genre que les jeux, ça ne colle pas aussi bien. Les fans de gore arriveront à se mettre quelques scènes spectaculaires sous les mirettes (oui, signalons tout de même que ce film n’est pas pour tout le monde, il s’avère assez dérangeant, à l’instar des jeux). Et puis rien que pour le visuel ça vaut franchement le coup quoi. C’est juste sublime. A noter au passage qu’on retrouve aussi quelques chansons entendues au cours des jeux vidéos (dont You're not Here qui sert de générique de fin, même si on peut regretter que le thème Silent Hill ne fasse qu’une courte apparition, alors qu’on lui a préféré le Theme of Laura) et que les fans de X-Files retrouveront Laurie Holden (la dernière des informatrices de Mulder) dans une convaincante Cybil Bennet et que les fans de Kingdom Hospital retrouveront la dérangeante Jodelle Ferland dans le rôle de Sharon !
A lire aussi :
You're not Here (vidéo)
06 septembre 2009
Cat's Eye - The Movie
« Trois ombres dans un œil de chat… Tant de malice, que la police, jamais ne les découvrira… » Si ces quelques mots vous disent quelque chose, c’est que vous avez peut-être reconnu le générique français du dessin animé Cat’s Eye que nos amis Japonais ont adapté en grand écran, en chair et en os… Mais pour le meilleur ou pour le pire ?
CAT’S EYE – The Movie (1997)
Scénario : D'après le manga de Tsukasa Hôjo
Réalisation : Hayashi Kaizô
Avec : Izumi Inaomri (Hitomi) ; Yuki Uchida (Ai) ; Norika Fujiwara (Rui) ; Kenta Harada (Toshio) ; Naoko Yamazaki ; Kane Kosugi ; Wenli Jiang...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Hitomi, Rui et Ai sont trois sœurs et
forment le groupe de voleuses connues sous le nom de Cat’s Eye, que le pauvre
inspecteur Toshio Utsumi poursuit sans relâche sans savoir que sa petite amie
en fait partie. Il promet à Hitomi de l’épouser une fois qu’il aura attrapé
Cat’s Eye tandis que dans le même temps, un agent d’interpole, Mistuko Asatani,
débarque au Japon et prend contact avec les voleuses dont elle connaît
l’identité. En effet, un danger plane sur elle à cause du Ryo-Ku-Dan, une
organisation mafieuse chinoise qui veut leur peau. Voilà que les enjeux sont en
train de changer même si retrouver leur père reste la préoccupation principale
des filles. Y arriveront-elles ?
Avis : Eh oui, il s’agit bien d’une adaptation
du célèbre manga de Tsukasa Hojo. Et quand on dit adaptation, il y a les bonnes
et les moins bonnes. Et je ne parle même pas en terme de fidélité forcément,
mais juste de variation qui a plus ou moins d’intérêt. Malheureusement, ce Cat’s
Eye fera parti des ratés. C’était pourtant pas trop mal parti avec une
séquence en dessin animé pour l’introduction du film reprenant le fameux premier
générique japonais Mysterious Girl, dans une version manquant
cependant de punch (à l’instar du film dans son ensemble en fait). Certes,
c’était modernisé, mais on pouvait retrouver un peu ce qui faisait le charme de
l’animé et du manga. Même par la suite, on retrouve des séquences que l’on
connaît plus ou moins avec la poursuite de Toshio, les plans pour duper la
police, les gadgets d’Ai, la demande en mariage qui risque de poser problème ou
encore les scènes de bar où il n’y a jamais un chat (autre que nos amies
voleuses)… Mais que demande le peuple finalement ? Ben disons que ça
aurait pu être bien si le film s’en était tenu à cette rigueur. Tant pis pour
les tenues en cuir et le côté super grand spectacle faisant furieusement penser
à Batman Le Défi de Tim Burton (pour les tenues des Cat très Catwomaniennes
et des gadgets qui semblent tout droit sortis de la même usine). Seulement,
comme le résumé le montre déjà, le film vire petit à petit au grand n’importe
quoi, s’éloignant de l’esprit d’origine, s’éloignant du modèle.
Du coup, on se retrouve dans un trip de mafia chinoise avec
quelques pouvoirs fantastiques qui ne colle pas du tout au manga et qui s’avère
de toute manière indigeste, même en dehors de toute considération d’adaptation.
Il faut dire que le scénario est prévisible des kilomètres à l’avance. On tente
de créer la surprise avec des rebondissements qui sont sensés être inattendus,
sauf qu’on a compris dès les premières minutes la vérité. Du coup, le reste est
totalement plombé. Aussi parce que de toute manière, on s’attarde assez peu sur
les personnages et beaucoup plus sur l’action, qu’au final toute tentative de
tension dramatique est vaine. Cat’s Eye, c’est un film d’action avec de
la baston, plein de morts, des gros effets spéciaux (pas toujours très réussis,
waouh les jolis incrustations… ^_^ ; ) et adieu l’esprit d’origine. Les
amateurs du genre y trouveront peut-être leur compte en étant indulgent sur le
scénario assez pauvre (mais bon sang, c’est quoi cette Asatani qui connaît la
vérité on ne sait comment et qui est d’Interpol ??), les autres se
consoleront avec les formes assez généreuses des actrices misent en valeur dans
leurs tenues moulantes. On passera sur les miaulements et positions de chat
qu’adoptent nos sœurs (le tout étant un peu ridicule quand même) et on se
consolera en se disant que cette variation de l’histoire connaît une fin
concernant la recherche du père par les trois sœurs (c’est super pas bon, mais
tant pis).
Conclusion : Passé deux ou trois scènes dans l’esprit de l’histoire d’origine, le fan (et même le non-fan) déchantera vite face à cette variation de Cat’s Eye qui n’a pas grand chose pour elle. Tout juste le générique qu’on réentend avec plaisir mais qui n’arrive pas à procurer la joie de l’original. Et on ne pourra pas franchement se consoler avec les musiques, elles sont pauvres et peu présentes (ce qui donne une grosse sensation de vide durant les combats). Bref, mieux vaut retourner lire le manga ou revoir l’excellente adaptation animée.A noter qu'on a vu l'interprète d'Ai (Yuki Uchida) dans l'excellente série Dare Yori mo Mama wo Aisu...
A lire aussi :
Cat's Eye le manga ; Signé Cat's Eyes l'animé (reviews)
Cat's Eye - Art Selection
Cat's Eye - 1x24 Joyeux Noël (review)
Marie Laure Dougnac (Ceux qui donnent la voix)
27 août 2009
Phénomènes
Monsieur Surnaturel et autres trucs étranges était de retour en 2008 avec Mark Whalberg comme vedette… Shyamalan allait-il encore séduire ?
PHENOMENES (The Happening) – (11 juin 2008)
Réalisation : M Night Shyamalan
Avec : Mark Whalberg (Elliot) ; Zooey Deschanel (Aima) ; John Leguizamo (Julian) ; Ashlyn Sanchez (Jess) ; Betty Bucley (Mme Jones) ; Robert Bailey Jr (Jared)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Elliot est un prof en train de donner un
cours quand celui-ci est interrompu par la directrice qui apporte une nouvelle
inquiétante sur des toxines qui auraient été répandues par des terroristes dans
Central Park et qui ont pour effet de couper certaines défenses naturelles chez
l’humain. Du coup, les personnes contaminées s’infligent des blessures
mortelles. Alors chacun rentre chez lui. Elliot part avec sa femme et quelques
amis. Dans le train, des nouvelles de plus en plus inquiétantes tombent. Le
phénomène semble s’amplifier. Et lorsque le moyen de transport dans lequel ils
étaient s’arrête en pleine cambrousse, les voyageurs se retrouvent livrés à
eux-mêmes. Mais que peut-il donc bien se passer ?
Avis : Phénomène est donc un film de M Night
Shyamalan, célèbre pour son Sixième Sens notamment. J’avoue que jusqu’à
ce que je visionne ce film par prêt de dvd, j’en avais jamais entendu parler ou
en tout cas, je n’en ai aucun souvenir. Le pitch de départ n’était peut-être
pas tout à fait assez révélateur de l’ambiance. Parce qu’il est bien clair que
Phénomène, c’est pas un film d’action. Pas un film pour faire peur non plus. Ca
aurait pu. Il y aurait pu y avoir des décilitres d’hémoglobine versés, mais ce
n’est pas le cas. S’il y a de nombreuses morts, elles ne sont jamais sanglantes
ou se déroulent hors de l’écran (à quelques exceptions près, fallait tout de
même un peu de violence vu ce qui se passe). C’est donc une approche assez
psychologique et intimiste à laquelle on a le droit. Il faut rentrer dans cette
ambiance et ne pas s’attendre à de longues minutes d’action voire même
d’explications. Les gens tentent d’échapper à un phénomène inexpliqué qui tue.
Et on en restera à peu près là. Pourtant, ce n’est pas
inintéressant. On est un peu dans un slasher/horror movie type Nuits de
Terreur avec le côté paranormal en moins et écologique en plus, couplé à un
film catastrophe et « il faut survivre » du type Le Jour d’Après
(non, ok, mon choix peut paraître étrange, mais je fais avec les exemples que
je peux, hein, vous permettez, ma culture cinématographique est ce qu’elle
est !). Ce qu’il faut retenir, c’est que ça fonctionne assez bien. Ca
reste plutôt classique dans l’ensemble, sans plan vraiment éblouissant et on
devine au fur et à mesure comment l’histoire va évoluer mais peu importe. Il y
a cette ambiance légèrement angoissante. Celle qui est pesante tout le temps
car elle ne vous laisse aucun répit, parce qu’on ne sait jamais quand quelque
chose va se produire et que quand ça se produit c’est rarement extraordinaire,
mais juste banal, ou presque. C’est l’atout majeur du film.
Conclusion : Tout le monde n’appréciera sûrement pas ce film où il ne se passe pas grand chose, où finalement on reste un peu sur sa faim question explications (mais ça fait aussi parti du jeu de l’angoisse lié au sentiment qu’on éprouve en visionnant le film, même si on tente d'y répondre un peu). Cependant il y a cette atmosphère accrocheuse et une musique parfaitement en osmose de James Newton Howard. Côté casting, quelques visages connus des sériephiles, notamment Zooey Deschanel vue dans Deux Princesses pour un Royaume et John Leguizamo vu dans la saison 14 d’Urgences. Sans doute pas le meilleur Shyamalan mais qui se laisse suivre…
20 août 2009
Totally Spies - Le Film
En 5 saisons, il y a un secret que les Spies ne nous ont jamais dévoilé : comment sont-elles devenues espionnes ? Eh bien, la réponse se trouve dans le film… Mais que vaut-il ?
TOTALLY SPIES – Le Film
Scénario : Michelle & Robert Lamoreaux
Réalisation : Pascal Jardin
Avec les voix françaises de : Claire Guyot (Sam) ; Fily Keita (Clover) ; Céline Mauge (Alex/Mandy) ; Jean-Claude Donda (Jerry) ; Karl Lagerfeld (Fabu) ; Emmanuel Garijo...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Sam, Alex et Clover ne se connaissent
pas mais quand leur route va croiser celles d’un sushi géant, leur destinée
vont changer. L’attaque en règle passée et un p’tit cochon sauvé plus tard, les
filles se retrouvent au lycée de Beverly Hills où elles sont toutes les trois
nouvelles. Bien plus de choses qu’elles ne le pensent les lient. C’est alors
qu’elles sont propulsées dans les bâtiments secrets du Woohp où Jerry les
informe qu’il veut d’elles pour devenir des espionnes. Sam, Clover et Alex ne
sont pas franchement ravies à cette idée. Bien au contraire, elles ont déjà
assez de soucis à se faire au lycée où Mandy leur met déjà des bâtons dans les
roues. Mais Jerry est têtu. Les filles deviendront-elles des Spies et qui arrêtera
cette fabuleuse mode qui se met en marche ?
Avis : Totally Spies est une série
française de la société Marathon, pas forcément bien de chez nous, puisqu’elle
vise avant tout le marché international dès le départ, d’où une action qui se
passe d’abord aux USA, à Beverly Hills plus précisément, et ensuite dans le
reste du monde. La série a 5 saisons au compteur et quelques 130
épisodes ! Il s’agit d’un succès pour la première chaîne française qui a
donné lieu à un spin-off (SpieZ) où l’on retrouve Jerry et un look plus
comics que chez nos amies les Spies qui ont un look plutôt manga. Un hit avec
de nombreux produits dérivés et donc maintenant un film qui narre les toutes
premières aventures des filles puisque quand la série commence, elles sont déjà
espionnes, meilleurs amies et qu’on ne nous explique jamais comment elles ont
fait pour se retrouver dans cette situation. Pas question de flash-back ici, il
s’agit vraiment de la toute première aventure des filles de bout en bout, un
préambule qui arrive juste une dizaine d’années après leur débarquement à la
télé. Totally dingue ! :D Sauf que du coup, faut bien être
honnête, ce n’est pas totalement raccord avec la série puisque celle-ci a
évolué au fil des ans, que ce soit au niveau du design (qui était très 70’s,
psychédélique, flower-power sur les premiers épisodes) ou des gadgets
(notamment le com-poudrier). Là, on passe directement à la version plus
moderne, ce qui ne paraît pas trop logique, mais bon. Revenir en arrière, ça
aurait forcément été moins fun. On peut aussi noter qu’Alex avoue par exemple
avoir eu son permis de conduire la semaine dernière, hors elle le passe durant
un épisode de la saison 1 (1x15 L’Invasion des Extraterrestres si j’ai
bon souvenir, où la conduite d’une soucoupe volante fera beaucoup pour son
apprentissage personnel !). Il y a sûrement quelques gadgets présents
qu’elles découvrent plus tard… Bref, des petits détails qui n’ont d’importance
pour personne mais que les fans noteront quand même !
Parce que ce pinaillage ne gâche rien aux aventures
puissance 10 de nos Spies qui gagnent en fluidité et en animation ici. Y’a pas
à dire, c’est beau. On a de la belle incrustation 3-D, notamment pour le jet du
Woohp et les mouvements de la bouche sont beaucoup moins sommaires que dans la
série (en fait, c’est même plutôt bien détaillé à ce niveau-là). Le film
n’hésite pas à en mettre plein la vue et surtout à nous offrir un condensé de Totally
Spies. On retrouve les terribles phrases que la série sait nous sortir
(oui, on a encore de jolies métaphores, avec quelques clins d’œil sympathique,
dont un à Sailormoon), des situations totalement loufoques, les
woohpages d’enfer… Le côté inexpérimenté des filles en plus et leur caractère
pas encore tout à fait prêt à affronter le tout. Le film se découpe en deux
parties où l’on voit comment les filles deviennent espionnes avant de voir leur
première mission officielle. Alors oui, elles sont super fortes nos filles,
même Sydney Bristow peut aller se coucher tellement elle se fait battre ici,
mais ça a toujours été très vite dans la série. Pas de temps à perdre, on ne
nous laisse que peu de répit. Surtout que les Spies doivent apprendre à
concilier leur nouvelle vie au lycée, avec la terrible Mandy qui les met tout
de suite dans le bain, et leur nouvelle vie d’espionne. Les aventures
s’enchaînent du coup à un rythme effréné sans avoir de longueurs. On rit pas
mal. Et si Sailormoon pouvait être obsédée par les fleurs (voir
Sailormoon R La Fleur Maléfique), chez Totally Spies, c’est les diamants
(et les méduses).
Grand écran oblige, les aventures sont boostées et sont vues
en grand. Ce qui donne quelques scènes impressionnantes (et si j’ai parlé du
film des guerrières en jupettes ce n’était pas tout à fait anodin) et de la
musique plein les esgourdes. On retrouve le style de la série (un peu électro)
en plus puissant et saupoudré de quelques chansons en plus. Ce qui nous vaut
une scène certes marrante mais très Scooby-Dooesque pour le coup (cela
dit, c’est p’têt un bel hommage, simplement ! :D). Pour rattraper le
coup, les passages en SD (Super Deformed) sont toujours bels et bien présents,
tout comme le cœur d’artichaut de Clover qui craque pour un super bel agent du
Woohp. On en attendait pas moins de notre blondinette préférée. Histoire
relativement attendue mais qui fonctionne quand même. Bien évidemment, la mode
est au cœur de la série, il est normal qu’elle soit au cœur du film aussi. Donc
on retrouve une motivation assez connue des fans et des personnages haut en
couleur (comme les quelques nouveaux, dont une directrice de lycée très… peu
accommandante dirons-nous ! Mais au look d’enfer). Et là, on va peut-être
toucher un des points faibles du film, c’est que notre grand méchant est doublé
par Karl Lagarfeld. Un choix pas mauvais au départ, à cause de son accent, mais
qui se révèle tout de même être un peu triste au final. En effet, le sieur
s’avère très sobre dans son doublage, avec un accent presque pas perceptible.
Ca manque tout simplement d’excès et de caricature. Hors le monde de Totally
Spies est fait de ces deux choses. Ce qui colle mal aux expressions de son
double animé. Il est certain qu’avec un comédien de doublage habituel de la
série (ou un véritable comédien tout court), ce méchant aurait gagné en folie
et aurait pu être bien meilleur qu’il ne l’est au final. C’est un peu du gâchis
(heureusement, le seul du film).
Conclusion : Totally Spies le Film, c’est un concentré de tout ce qu’on aime dans la série (on y parle aussi de musique, un autre grand thème avec la mode), avec plus de moyens, donc un rendu nettement plus léché, un film qui ne laisse pas de répit et qui revient aux sources des aventures d’espionnes de celles qui ont bien évolué. Un bon moyen pour permettre au public lambda de se plonger dans ces aventures farfeluesques d’espionnes totally fashions mais tellement craquantes. Les fans auront du mal à ne pas aimer. Les novices, s’ils arrivent à rentrer dans ce monde peu spécial, devraient pouvoir ne pas s’ennuyer non plus. Une bonne heure et demie de détente assurée. Je terminerais sans doute par une phrase très philosophique de ce cher Jerry qui résume très bien le sentiment vis-à-vis de la série (et donc du film qui joue dans la même cours) : « C’est toujours la même chose, mais je ne m’en lasse jamais ». Les Spies, c’est pareil…
A lire aussi :
Totally Spies - Saisons 1à 4 ; Saison 5 (review)
Les génériques : Saisons 1 à 4 ; Saison 5 ; Bande-annonce du film & interview bonus (vidéos & audio)
Des Filles D'Enfer (vidéo-montage)
























