21 octobre 2009
Ikuno Maki & Marina Del Ray - Hana no Kusari
Si je suis un peu à la ramasse côté J-Pop (parce que pas du tout dedans), y'a tout de même un titre qui a attiré mon attention...
IKUNO MAKI & MARINA DEL RAY - Hana no Kusari
Et comme bien souvent dans ces cas-là, il s'agit d'un titre utilisé comme générique d'un dessin animé. Et celui-ci sert de fin aux OAV de Saint Seiya The Lost Canvas (dont on reparlera sans doute un jour). Et là, en faisant quelques recherches, j'ai été surpris de voir qu'il n'y avait pas de PV/Clip pour cette chanson ? Mais que diable fabrique-t-on au Japon ? Sniffouille ! Donc il faudra se contenter du son, mais quel son... C'est plutôt doux, un peu mélancolique, donc plutôt ce que j'aime...
4min06
Ikuno Maki & Marina Del Ray - Hana no Kusari
(Téléchargement : Mediafire ; Poids : 4,74Mo)
A lire aussi :
Saint Seiya The Lost Canvas - Manga ; Saint Seiya (reviews)
Saint Seiya Hadès - Sanctuaire ; Inferno (reviews)
07 août 2009
Akemi Takada - Creamy Mami (Art Selection)
Akemi Takada n'est pas la créatrice de l'animé Creamy Merveilleuse Creamy ni même d'ailleurs l'auteur du manga qui en fut tiré mais est le "chara designer" de l'animé. Pour ceux qui ne sont pas habitués aux termes techniques, elle est la créatrice des personnages, de leur aspect, ce qui servira de base aux dessinateurs. Elle a occupé le même poste pour un autre animé célèbre, Max et Compagnie (Kimagure Orange Road). Ici, voici donc les illustrations (superbes) qu'elle a proposé dans un art book (recueil d'illustrations) sur la série Creamy qui nous intéresse plus particulièrement. Creamy fait sans doute partie des plus célèbres magical girls de l'époque. On y reviendra sûrement (je ne désespère pas de m'acheter les coffrets dvd !). En attendant, voici les très jolis dessins d'Akemi Takada, dans le style aquarelle, bien éloignés de l'animé, mais on ne peut plus sublimes.





PS : Et n'oubliez jamais qu'en cliquant, ben ce sera plus grand !!
A lire aussi :
Creamy les génériques et les chansons (vidéos/audio)
18 juillet 2009
Be x Boy Magazine - Volume 1
Après Pika et Tonkam (notamment) il y a quelques années, c'est autour de l'éditeur Asuka de lancer son magazine de prépublication avec un objectif bien particulier...
BE x BOY Magazine - Volume 1
En effet, alors que les magazines de Pika et Tonkam étaient respectivement réservés aux shônen et aux shôjo des deux maisons d'éditions, cette fois, il s'agit pour Asuka de viser un genre plus particulier, celui du yaoi ou Boy's Love. Des shôjo mangas mettant en scène des relations homosexuelles masculines (les relations homosexuelles féminines, c'est le yuri). Il s'agit donc d'histoires dessinées le plus souvent par des mangakas féminins pour un public féminin (donc pas particulièrement gay). Une sous-section du shôjo, qui va du chaste (shônen-ai) au beaucoup moins chaste (yaoi), avec nombre de possibilités. Le yaoi est un genre encore timide en France, bien qu'il ait ses adeptes. Tonkam a déjà publié quelques titres par le passé, notamment le fameux Zetuaï ou un peu plus récemment Fake, Gakuen Heaven. Panini Manga s'y est aussi essayé avec New York New York et Ludwig II. Et depuis quelque temps, Asuka a sorti bon nombre de one-shots, dont Le Jeu du Chat et de la Souris, Color, Révélations... Le tout ayant plus ou moins d'intérêt. Apparemment, ils tiennent pas mal à développer ce genre puisque pour le promouvoir, ils ont donc sorti un magazine de prépublication dédié au genre.
Il s'agit de Be x Boy Magazine, la version française d'un magazine japonais. L'ambition d'Asuka, c'est de proposer un échantillon pour donner envie et faire découvrir au public l'univers du yaoi. Les titres en prépublications devraient à ce titre être vite remplacés (un peu à l'instar du mag de Pika il me semble), puisque les titres devraient sortir en volumes reliés pour la plupart (et pas forcément exclusivement par Asuka). Sans doute la meilleure approche pour ce genre de magazine qui n'a jamais vraiment fonctionné en France où l'on est pas habitué à un tel système de prépublication, contrairement aux Japonais. Il faut dire que l'intérêt est assez relatif, surtout vu la durée qu'il y a entre deux volumes (là où c'est soit tous les mois soit toutes les semaines pour la plupart des mags au Japon) pour découvrir un chapitre, ce qui fait avancer l'histoire à un rythme rachitique difficilement tenable et tenant en haleine. Donc en fait un catalogue pour donner une idée de ce qui pourra plaire et être acheté, c'est peut-être juste ce qu'il faut. Même si pour autant, je ne vois pas le magazine (qui n'est vendu qu'en librairie, pas en presse) durer une éternité. Ca semble vraiment être fait pour lancer la collection. Le premier volume est en plus vendu à un prix attractif de 4€95 pour 9 histoires et 340 pages (mais vu qu'il s'agit d'un prix spécial lancement, il sera sans doute plus cher par la suite).
Au programme des titres de toutes sortes, mais du yaoi. Donc avec des scènes plus ou moins explicites tout de même. Un beau panel assez intéressant (peut-être plus que ce qui a déjà pu sortir chez les éditeurs). Je retiendrais particulièrement Lovely Teachers et ses professeurs jeunes, beaux, avec de l'humour (avec l'un gay et l'autre pas, mais on sait toujours comment ça finit ! :D). Le graphisme est vraiment réussi et les pages couleurs plutôt jolies. Du côté des originaux, on a My Demon and Me (pour celles et ceux qui aiment les histoires de démons homos !) ou Whispers (pour ceux qui aiment les fantômes qui murmurent à l'oreille des hommes et les réincarnations !). Silent Love est certes sympathique et original (avec un pauvre gars un peu inexpressif) mais graphisme un peu particulier. Pour qui aime le genre "cute" ou "kawai" (le héros étant un peu "tarte" ou fleur bleue, c'est selon, toujours à rougir intérieurement). Do You Know My Detective fait assez penser à Fake, dans un contexte un peu différent, mais avec un couple de détective assumé. Pas trop mal. Il en va de même pour Hey Sensei et Yebisu Celebrities (dans le monde de la pub et de l'entreprise avec que des bogosses de talents... Graphismes plutôt beaux mais un peu old school peut-être). Enfin, il reste le cas Viewfinder. Ce premier chapitre pourra choquer quelques âmes sensibles puisqu'il a été réalisé dans le contexte d'une publication dans un spécial SM. En plus d'être assez cru au niveau des images, c'est donc plutôt violent comme scènes et comme situations. Mis à part ça, le graphisme est plutôt joli.
C'est assez marrant de voir qu'on commence de manière assez chaste pour aller avec des chapitres de plus en plus sexués. Le volume 2 devrait contenir les mêmes séries pour le moment. On retrouvera entre les chapitres des différentes séries des petits zooms sur les mangas sortis. Ca fait plus pub qu'autre chose, mais le mag est là pour ça. En bonus, en plus de trois pages couleurs pour la première histoire (Lovely Teachers donc), un mini double poster. L'ensemble donne un gros pavé assez souple, et dont le visuel rappelle les magazines de prépublications japonais (logique), sous couverture plastifiée assez jolie. Sauf que j'ai tout de même un problème à ce niveau-là. C'est pas le graphisme ni le côté un peu surchargé, mais c'est qu'il n'y a rien de droit ! Regardez la flèche sur la couverture. Eh bien les textes à l'intérieur (pour les articles/zooms) sont aussi penchés. Et ça, franchement, j'ai du mal. Pour le reste, un bon investissement pour qui veut découvrir ces titres et se faire une opinion. Mais pas à mettre entre toutes les paires de mirettes (pas pour rien que le mag est sous cellophane !).
08 juin 2009
Tsukasa Hojo - Mélodie de Jenny
En 1995, pour les 50 ans de la Deuxième Guerre Mondiale, Tsukasa Hôjô publia un recueil d’histoires courtes…
TSUKASA HOJO – Mélodie de Jenny (Shonentachino ita natsu)
Nombre de volume : 1 (one-shot)
Editeur : Tonkam
Prix : Epuisé
Cote d’Amour : ![]()
Avis : Mélodie de Jenny est en fait le
troisième recueil d’histoires courtes de l’auteur qui fut précédé par Le
Cadeau de l’Ange et Le Temps des Cerisiers, publiés il y a quelques
années chez Tonkam. Ces trois recueils sont aujourd’hui épuisés et ne sont plus
réédités, puisque c’est Panini Manga qui a récupéré tous les droits des mangas
de l’auteur et qu’ils s’occupent actuellement de la réédition de City Hunter
et Cat’s Eye, en plus de la publication d’Angel Heart.
Contrairement aux deux autres recueils, Mélodie de Jenny possède une
thématique puisqu’il nous entraîne dans des destins brisés par la réalité de la
guerre. La première se passe au Japon vers la fin de la guerre avec
l’entraînement de Junpei qui voit enfin son rêve de voler devenir réalité… Mais
dans quelles conditions ? La deuxième histoire met en scène un Américain
qui s’échappe d’un camp de prisonnier pour retrouver sa femme et sa fille qui
sont Japonaises. Il croise en route une bande de gamins qui se sont échappés de
leur école pour aller rejoindre leurs parents. Enfin, la dernière histoire se
passe aux USA et met en scène un extraordinaire joueur de base-ball Japonais
qui attire l’œil d’un sélectionneur qui veut le faire entrer dans la Major
League. Mais en ces temps troublés, rien n’est si facile.
Tsukasa Hôjô dresse ici des portraits de personnages à la
destinée tragique, pourtant animés d’espoir et de rêves. Il réussit avec
beaucoup de sensibilité à nous faire pénétrer en peu de pages dans chacune des
histoires qui ne pourront que prendre à la gorge à la lecture. Chacune s’appuie
sur la vie de personnages ordinaires entraînés dans le flot des événements,
dans ses absurdités, sa cruauté et sa violence. Et ce n’est pas parce qu’il
s’agit d’un manga que sont éludés certaines choses peu reluisantes que le Japon
a pu commettre durant cette période. Au contraire (que ce soit le traitement
infligés aux prisonniers de guerre ou bien encore ceux infligés aux enfants
transportés loin de chez eux pour qu’ils ne tombent pas sous le coup des
bombardements mais forcés au travail). Et pourtant, dans tout ça, il arrive à
distiller un peu d’humour, qui met un peu de baume au cœur et qui renforce sans
doute l’aspect dramatique. Le tout nous entraîne à différentes époques,
différents lieux, avec différents personnages et permet de toujours maintenir
l’intérêt. Si les trois histoires sont poignantes, les deux premières sont sans
doute celles qui ont le plus de force. Et comme Aux Frontières du Ciel
(première histoire) et Le Rêve Américain (troisième histoire)
sont des adaptations, le style se fait parfois très « livre
illustré » où les images servent à illustrer un texte très narratif et
explicatif (ce qui fournit de nombreux détails sur la période et les événements
alors en cours dans le pays ou ailleurs, ce qui permet de bien saisir le
contexte des histoires). La Mélodie de Jenny (deuxième histoire)
s’en éloigne un peu plus parce qu’il s’agit d’une très jolie création
originale.
Conclusion : Un indispensable de toute bonne mangathèque qui se respecte. Il ne reste plus qu’à espérer que Panini Manga réédite ce manga pour ceux qui sont passés à côté lors de sa publication par Tonkam en 1998. Si le trait de Tsukasa Hôjô n’a cessé d’évoluer et de tendre vers un trait de plus en plus réaliste, c’est déjà le cas ici et le dessin s’avère vraiment réussi. Il n’y a rien à redire du point de vue construction des planches ou autre, c’est très maîtrisé.
A lire aussi :
Angel Heart , Cat's Eye (reviews mangas)
Cat's Eye ; City Hunter (Art Selection)
Signé Cat's Eyes ; Signé Cat's Eyes 24 "Joyeux Noël" (reviews animés)
29 mai 2009
Sailormoon - Art Selection (1ère partie)
Oui, encore le retour des Sailors Guerrières sur ce blog... C'est que malgré les années qui passent, je ne m'en lasse pas et que je trouve toujours les dessins couleurs de Naoko Takeuchi aussi magnifiques... Donc ce serait bête de ne pas vous en faire un peu profiter.
PS : En cliquant... Waouh, c'est plus grand !
A lire aussi :
Sailormoon - Critique manga et animé
Sailormoon - Coeur Corrompu (montage vidéo sur le premier film)
Naoko Takeuchi
Sailor V - critique manga
Sailormoon R - La Fleur Maléfique ; Sailormoon S - L'Amoureux de la Princesse Kaguya (reviews)
Wallpaper Sailormoon (créations graphiques)
Sailor Stars - 1ère partie ; 2ème partie (review)
19 mai 2009
Révélations
Les éditions Asuka poursuivent d’étendre leur collection Boy’s Love et nous sortent un nouveau one-shot…
REVELATIONS (Mikkoku)
Nombre de volumes : 1 (one-shot)
Editeur : Asuka
Prix : 8€50
Cote d’Amour : ![]()
Résumé (source AniméLand) : "Je crois que tous les hommes que j'aime meurent après s'être unis à
moi. Je ne peux pas tomber amoureux de lui, et certainement pas le
laisser me toucher, car sinon..."
"Ce jeune homme qui vit dans une maison isolée avec un étrange
centenaire, je crois qu'il m'aime. Mais je crois aussi... qu'en nous
sont réincarnés deux jeunes héros nordiques !"
"Je crois que ton petit copain ne dort jamais. Je sais que ça paraît
impossible, mais... L'as-tu jamais regardé sommeiller en paix, à tes
côtés?"
"Comment pourrai-je jamais avoué à qui que ce soit que je suis gay,
après ce que j'ai dit de mon frère quand lui nous l'a appris..."
Des récits tendres et vivants, à la limite du fantastique, où les
sentiments ne se révèlent qu'au croisement du jour et de la nuit, de la
réalité et des rêves..
Avis : En fait, le résumé de la jaquette ne
prend en compte que la dernière des quatre nouvelles qui composent ce one-shot,
mettant en scène différents personnages et différentes histoires d’amour,
parfois à la frontière du réel, comme avec cette pierre bleue qui pourrait
porter malheurs aux différents amants du pauvre Kizuki dans la première
histoire. Ce qui frappe d’emblée en commençant la lecture, c’est le graphisme
assez atypique de l’auteur. Si la mise en page est plutôt du genre classique,
les dessins sont éloignés du stéréotype du genre. Et autant le dire tout de
suite, je ne suis pas un grand fan. Ca pourra en rebuter certains, mais on
finit par s’y habituer. Et surtout, le contenu des histoires finissent par
prendre le dessus sur cet aspect. Et si elles sont parfois un peu confuses,
elles n’en demeurent pas moins tout à fait agréables et le côté un peu onirique
qui plane sur elles leur donne un petit truc particulier. Les personnages sont
obsédés par des petites choses qui nuisent à leurs amours, à eux de trouver le
moyen de le surmonter et de pouvoir s’épanouir. A noter que comme pour beaucoup
de titres de la collection, quelques scènes explicitent jalonnent l’ouvrage…
Conclusion : Un sympathique one-shot, au ton un peu particulier qui fait son charme et aux graphismes un peu inhabituels. L’édition est dans la lignée des autres titres d’Asuka, donc pas grand chose à redire, c’est classique…
08 février 2009
Boy's Next Door
Un serial killer, un vampire et des arnaqueurs… Bienvenue dans le monde magnifique de Kaori Yuki…
BOY’S NEXT DOOR
Nombre de volumes : 1 (one-shot)
Editeur : Tonkam
Prix : 6€25
Cote d’Amour : ![]()
Résumé : Adrian Clay se fait arrêter par la police, le corps de son amant Lawrence gisant encore dans ses mains. Il faut remonter le temps pour comprendre ce qu’il s’est passé et la rencontre entre ce jeune prostitué (Lawrence) et ce jeune professeur de 27 ans (Adrian). Tout commence cette nuit où le secret d’Adrian est découvert par Lawrence, c’est lui le serial killer dont tout le monde parle en ce moment. Ce qui effraie à peine notre prostitué qui sort avec lui… Mais est-ce que ça ne cacherait pas quelque chose ?
Avis : Boy’s Next Door est un recueil de
trois histoires courtes de Kaori Yuki. Des œuvres de jeunesses, notamment pour
les deux dernières qui datent de ses débuts (et encore, la dernière est
antérieure à sa carrière de mangaka, utilisée pour un concours nous
apprend-elle dans la post-face assez intéressante). Autant dire que son style à
un peu évolué entre temps, même si on y retrouve déjà les thèmes de
prédilections da la mangaka. Côté graphisme, ça pêche un peu (elle-même le
trouve) et au final, ça n’a rien de bien indispensable. Les histoires sont un
peu brouillonnes et loin d’être passionnantes, même si elles révèlent quelques
surprises quant à la fin… Le gros morceau du manga reste sans aucun doute la
première nouvelle, Boy’s Next Door qui est donc un shônen-ai
assez malsain, dans un univers sombre et tortueux, avec des personnages pas
forcément recommandables… Bref, du Kaori Yuki dans toute sa splendeur (avec
quelques litres « d’hémoglobines » de temps à autre). Elle rend le
tout assez sympathique, avec une destinée qu’on sait tragique dès le départ et
donc une certaine émotion. Ici, le graphisme s’avère nettement supérieur et
rend justice aux autres œuvres de la mangaka, même si elle a encore et toujours
ce problème de planches « pas droites » (vraiment un cas qui me
paraît assez unique).
Conclusion : Si elle n’hésite pas à charger la mule côté meurtres ou côté background, les fans de yaoi peuvent aller se rhabiller, parce que ça reste soft de ce côté-là, quelques scènes dénudées mais rien de graveleux, donc plus « tout public »… Sûrement pas un indispensable de la mangaka, mais les fans y trouveront sûrement leur compte (enfin, surtout pour la première nouvelle). A noter que l’édition de Tonkam s’avère encore être une très jolie édition, dans la lignée de ce qu’ils ont fait pour Ludwig Revolution, avec du relief sur les titres et les noms ainsi que sur la croix de l’image de couverture… Bref, c’est du joli packaging pour le même prix que les autres ! :P
A lire aussi :
Comte Cain ; Ludwig Revolution ; Fairy Cube (review)
Kaori Yuki (Art Selection)
20 janvier 2009
Détective Conan - Art Selection
Si le style graphique de Goshô Aoyama n'a rien d'extraordinaire, il reste néanmoins sympathique et j'aime beaucoup les illustrations couleurs et leurs teintes... En plus de quelques dessins couleurs, une présentation d'une ou deux couvertures originales, puisque pour des questions de droit sur les photos, elles ne sont pas présentes sur la version française. En tout cas, au bout de 58 volumes parus en France, l'auteur sait toujours aménager un certain suspense en relançant de temps à autre l'intrigue des Hommes en Noir qui se complexifie mais qui reste reliée aux histoires du début...





PS : En cliquant, c'est pluuuus grand !
A lire aussi:
Détective Conan Live - Spécial 1 ; Spécial 2 (review)
Détective Conan le manga (review)
11 janvier 2009
Sentaï School
Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas d’un « manga » à proprement dit dont je vais parler, mais d’un « manga français »… Bref, d’une bande-dessinée influencée par le manga… Entre autre…
SENTAI SCHOOL
Auteurs : Florence Torta & Philippe Cardona
Nombre de volumes : 5
Editeur : Kami
Prix : 8€95
Cote d’Amour : ![]()
Résumé : Ken Eraclor n’est pas un humain…
« C’est un robot. Le professeur Konga, un grand savant lui a donné le jour
pour défendre la paix, la joie et l’amour… Malheureusement, il décida, suite
à un ticket de loto gagnant, de partir
étudier les étoies de mer à Tahiti… Le laissant, paraît-il, inachevé. Il doit
donc, tout en cachant le fait d’être un robot, parfaire son apprentissage de la
vie et sa formation de justicier… » Ainsi nous présente-t-il son histoire
alors qu’il se dirige tout droit dans le lieu où il pourra réaliser son
rêve : devenir un super héros. Et ça, ce sera fait à la prestigieuse école
nommée Sentaï School ! Où il croisera ses nouveaux camarades de jeux, dont
Toa le gourmand, Keiji le sentimental, Duke le bohème, et Hongo, le poseur
bogosse… Ensemble ils suivront la formation et déjoueront les pièges de l’école
adverse, la Villains School, dirigée par le vil Stratéquerre ! Et une
formation de super héros, c’est loin d’être tout repos, comme ils pourront en juger
par leurs multiples aventures et professeurs… Ainsi que cet par la présence de
cet étrange personnage qui rôde : Matt Ban, un justicier étranger venu
prendre des notes… Ken arrivera-t-il à atteindre son but ?
Avis : Sentaï School est une bande
dessinée française prépubliée dans le magazine Coyote, qui parle donc de
mangas et d’animation japonaise. C’est donc normal que ce soit très influencé
par ce style bien que ne cherchant pas à copier à tout prix le style manga,
mais s’en imprégner pour finalement avoir un style bien particulier. C’est donc
en noir et blanc mais sans trames. De même, si les protagonistes principaux
sont des créations originales (mais totalement clichesques), les milliers de
personnages secondaires vont diront forcément quelque chose à un moment ou un
autre, puisqu’ils sont inspirés de la culture manga et de célèbres personnages.
Vous pourrez notamment voir une Lady Oscar en professeur de cours de costume,
un Spectreman dirigeant la Sentaï School, des Wingman, des Yugi-Oh, des
Sailors, des Chevaliers du Zodiaque et autres… Bref, c’est une galerie
totalement réjouissante et la bande dessinée regorge vraiment de mille et un
détails à chaque planche, qu’il est toujours amusant de décortiquer avec
minutie pour voir les nombreux clins d’œil qu’ont glissés les deux auteurs et
dessinateurs. Mais il n’y a pas seulement le manga qui est à l’honneur, les
comics ont aussi le droit à leurs références, tout comme certaines séries. Un
bon melting-pot de la culture « jeune » actuelle en gros. On croise
donc un Matt Ban qui nous parle un brin bizarrement (rappelons qu’il est
étranger à ce monde « japonisant » :D, ce qui nous vaut beaucoup
de phrases qui ne veulent rien dire du genre « je de noter » ;
« je de et l’histoire très intéressant l’était »), un Spiderman en
herbe et autre. La série se permet même un tour au pays de l’oncle Sam (dans le
volume trois). Par contre, autant prévenir que c’est du délire total pur et
dur.
Mais ce n’est pas pour autant sans queue ni tête. Disons
juste que c’est parfois pour le moins capillo-tracté. Comme en témoigne par
exemple le cinquième volume qui est un spécial Noël (pour autant, pas très
centré sur les histoires de Noël), avec différentes histoires dessinées par
divers auteurs. C’est une histoire complète qui prend son sens au fur et à
mesure, alors qu’on pensait n’avoir affaire qu’à de simples histoires courtes
sans lien entre elles. Du bon boulot en somme. Même si c’est peut-être le
volume le moins intéressant (soyons honnête, si les guests qui viennent
dessiner font un travail sympathique, le graphisme de Philippe Cardona manque
assurément, on a en plus parfois du mal à bien reconnaître les personnages).
Mis à part ça, Sentaï School nous emmène partout et nulle part au fil
des aventures dont le background s’étoffe, avec l’arrivée des filles qui va
bouleverser cette école, ou bien encore l’arrivée de nouveaux personnages,
comme Vipère, la fille de Stratéquerre qui intègre la Sentaï School (juste pour
faire enrager son pauvre père ! :P). Si on évolue à aucun moment sur
la situation de départ de Ken Eraclor qui introduit l’histoire (le personnage
passant même au second plan assez souvent), c’est finalement pas grave, parce
que ce n’est absolument pas le but de ce « franga » (qu’il est vilain
ce mot pour désigner le manga français), qui ne se prend pas une minute au
sérieux… Et nous, on adore forcément. Et puis, qui pourrait résister à
l’adorable Chibi Goldo, hein ? Personne !

Conclusion : La Sentaï School, allez-y, mangez-y, c’est bon ! Si vous êtes un tant soit peu fan d’animation japonaise, de mangas, de comics, vous devriez y trouver votre compte rien qu’avec les références présentes dans pratiquement chaque planche, nom de personnages, dans les décors ou la foule… La série n’hésite pas non plus à parodier les différents styles qui existent (comme le shôjo avec des personnages plus bogosses que ça tu meurs, le western, et autre)… Et même si on perd un peu en ne reconnaissant pas forcément les clins d’œil, ça se laisse lire quand même. Si c’est pas formidable, hein ! :D Les deux auteurs sont en plus charmants (si, si, je les ai rencontrés lors d’une dédicace ! ^_^ ) et offrent de bons dessins parodiques sur les séries de temps à autre dans le magazine Séries TV (c’est souvent assez savoureux, avec une bonne vision des séries étudiées). Rien de plus à ajouter ! :D
26 novembre 2008
Parmi Eux - Intégrale
Ca y est… Après 23 volumes, on connaît le dénouement de Parmi Eux… Alors, découverte ou pas ?
PARMI EUX (Hana-Kimi)
Nombre de volumes : 23 (terminée)
Editeur : Tonkam
Prix : 5€95
Cote d’Amour : ****
Résumé : Mizuki est une jeune fille qui veut et
va réaliser son rêve… Se rendre au Japon, d’où elle est native, et être dans la
même école que son sportif favori, Izumi Sano. Mais pour cela, la jeune fille
doit se couper les cheveux et bander sa poitrine… En effet, le lycée qu’elle va
fréquenter est un lycée pour garçons. Par le plus grand des hasards, elle se
retrouve dans la même chambre que son idole qui ne fait plus de saut en hauteur
suite à une blessure. Et pas de chance, l’infirmier de l’école, Hokuta Uméda,
va s’apercevoir très vite de la supercherie. Mais il va l’aider à garder son
secret et épauler la jeune fille dans les moments difficiles. Mizuki fera bien
évidemment connaissance avec les autres garçons de l’internat (séparés en trois
dortoirs souvent engagés dans quelques compétitions) et découvrira la
« vie » au travers de diverses situations qui se présenteront à elle…
Mizuki et Sano finiront-ils ensemble ?
Avis : Je vous avais déjà présenté ce
sympathique shôjo manga d’Hisaya Nakajo. Cette fois-ci, c’est un verdict sur
l’intégralité de la série. Et 23 volumes, c’est long pour se faire une idée.
Mais presque pas assez. C’est fou comme le temps passe sans s’en rendre avec
nos amis et qu’on est assez triste de devoir déjà les quitter. Certes, ok, on
peut se dire que la série commençait à tourner en rond faisant tout pour
repousser les révélations, les sentiments et autre, mais au final, ça aurait pu
être bien pire que ça. On aurait bien voulu voir certains personnages se
développer un peu plus (comme Uméda), mais dans l’ensemble, il n’y a pas grand
chose à reprocher à la série, qui mêle très bien comédie et sentiments, avec
des personnages riches et intéressants, auxquels on s’attache facilement… Le
graphisme, clair et dépouillé de l’auteur, fait des merveilles tout au long des
volumes. Que dire d’autre que je n’ai pas déjà dit ? Que le dernier
volume est sorti en édition collector avec magnet et bloc-note à l’effigie de
la série…
Et alors, par rapport au drama ? Souviens-toi
l’été dernier… Non, y’a pas eu de mort… Quoique, l’adaptation du manga en drama
(série live japonaise) avait de quoi tuer sur place n’importe quel fan du
manga… En effet, si l’on retrouve dans cette adaptation les scènes principales,
les personnages, le parti-pris n’était pas d’y coller de plus près (et allez
donc résumer 23 volumes en une dizaine d’épisodes vous !) mais d’essayer
d’en saisir l’essence et de proposer quelque chose… Sauf que le drama vire à la
grosse farce un peu indigeste, avec des personnages qui perdent beaucoup de
saveur, notamment le chef de dortoir Himéjima, souvent possédé. Les deux
personnages principaux que sont Sano et Mizuki ne sont pas des plus accrocheurs
(faut dire que le Sano, si c’est pas un marrant dans le manga, ils l’ont rendu
austère au possible dans le drama, 2 sourires dans la série, ça fait peu) et du
coup, on a du mal à être shipper du couple. Cela dit, ils s’en sont donnés à
cœur joie sur les délires à gogo, les affrontements entre dortoirs (mauvais
point, si c’est présent dans le manga, ça n’accapare pas autant de temps et ça
devient vite gonflant dans la série) et sur le plaisir des yeux avec de
nombreux garçons qui donnent de leur corps… Et puis, reste le cas Nakatsu qui
réhausse l’intérêt à lui seul. Mais on ne peut que regretter cette adaptation
approximative et qui n’a pas bien saisi le manga pour n’en faire qu’une œuvre
comique sans réelle profondeur. Le dénouement est quasiment le même, sauf que
le manga arrive à toucher de manière plus convaincante, avec une idée
intéressante pour conclure l’histoire…
Conclusion : Je ne peux que conseiller ce manga pour qui aime les comédies sentimentales, les histoires dont on sait déjà comment ça va se terminer mais dont on attend finalement les épreuves qui devront être traversées pour y arriver. Ca se lit très vite (ah je peux vous dire que certains volumes n’ont pas duré très longtemps… Surtout quand j’en avais trois ou quatre de retards !!)… Le drama, je déconseille. Surtout si vous voulez uniquement vous faire une opinion, ça ne reflète pas grand chose du manga et la série, en tant que tel, n’a pas grand chose pour sauver non plus…
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