12 octobre 2009
Doctor Who - The Infinite Quest
L’univers du Docteur est vaste, même si en France on n’a pas forcément connaissance de toute cette étendue… La preuve avec cette histoire de la saison 3…
DOCTOR
WHO – The Infinite Quest (2007)
Réalisation : Gary Russell
Avec les voix originales de : David Tennant (Le Docteur) ; Freema Agyeman (Martha) ; Anthony Stewart Head (Balthazar) ; Toby Longsworth (Squawk) ; Liza Tarbuck (Kaliko)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Le Docteur et Martha arrêtent un bandit nommé Balthazar qui voulait détruire la
Terre. Ce dernier est conduit à la prison de Volagnok. Plus tard, nos deux
compères rencontrent le volatile complice de Balthazar qui les informe que ce dernier
ce serait échappé de sa prison et qu’il serait à la recherche d’une chose
appelée l’Infini venant des temps anciens, aux pouvoirs immenses. Une chose à
ne pas mettre entre toutes les mains. Pour protéger l’Infini, Martha et le
Docteur se mettent donc à sa quête en recherchant les quatre amulettes qui les
y amèneront. Mais ce qu’ils ne savent pas encore c’est qu’il s’agit d’un plan
savamment élaboré. Alors, le Docteur et Martha réussiront-ils à protéger
l’Infini de Balthazar ?
Avis :
Dans la catégorie des « à côtés », en plus des spéciaux Children in Need qui font la jonction
entre les fins de saisons et le Christmas
Special, il y a donc eu cet épisode animé diffusé dans l'émission Totally Doctor Who (destinée aux enfants) en plusieurs parties qui
forment un tout de 45 minutes. On se retrouve plongé durant la saison 3 puisque
c’est Martha Jones qui accompagne le Docteur dans cette quête de l’Infini. A
priori, pas une bonne nouvelle pour beaucoup qui ne l’ont pas aimé. Même si
ici, au final, ça ne devrait pas changer grand chose. En effet The Infinite Quest est un épisode
largement dispensable. En plus d’être totalement indépendant (ce qui n’est pas
une mauvaise chose), on est pas dans le meilleur de la série. On serait même
dans les épisodes du type un peu soporifiques comme peuvent l’être le 2x07 L'hystérique de L’Etrange Lucarne. Pourtant,
c’est pas faute au scénariste d’essayer d’intégrer le maximum de l’univers du
Docteur, sans avoir de problème de budget point de vue effets spéciaux, mais
ces petites histoires développées rapidement ne tiennent pas vraiment en haleine.
C’est basique et l’émotion n’est pas présente (la faute
aussi au format sans doute). Pour parachever le tout, si au premier abord on
peut se dire que cet animé est beau, et c’est vrai pour les graphismes, en plus
de reconnaître sans problème les personnages, du côté de l’animation ça pêche
grandement. On a un espèce de truc 3D cell-shadé
(effet qui sert à rendre à donner un effet 2D à de la 3D, comme dans les jeux
vidéos de Dragon Ball Z Budokai) pas
très bien animé et finalement assez statique. En plus, on ne peut pas dire que
le doublage soit vraiment exceptionnel (perso, j’ai trouvé que ça manquait de
conviction et que c’était plus récité qu’autre chose ou c'est un doublage à l'anglaise et permettez-moi de bénir nos version françaises dans ce cas-là...). Du coup, il ne reste
plus grand chose pour sauver l’épisode. Les fans apprécieront le tournevis
supersonic qui sert pas mal ! :P Et une ou deux touches d’humour dans
les dialogues.
Conclusion : Si c’est toujours regrettable de passer à côté de certains petits extras uniquement disponibles au pays de sa Majesté, celui-ci ne manquera pas à grand monde. C’est juste bon pour les fans hard-core qui veulent tout voir mais ni l’histoire ni la « prouesse technique » ne devraient intéresser les néophytes. En tout cas, si vous voulez tenter Doctor Who, je ne conseillerais pas de commencer par cet épisode malgré son caractère indépendant et son histoire complète (ce ne serait pas rendre justice au talent de David Tennant en plus !).
A lire aussi :
Doctor Who – saison 1 ; saison 2 ; saison 3 ; saison 4 (review)
Doctor Who – 2x04 La Cheminée du Temps ; Téléfilm - Le Seigneur du Temps (review)
Doctor Who - Outtakes saison 2 (bloopers)
Doctor Who & Torchwood (les génériques)
Doctor Who - 3x13 Scène inédite ; Doomsday live ; Music of the Spheres, épisode bonus ; 3x14 Time Crash (vidéo)
Une Musique d'Enfer (Les plus belles BO de séries)
10 septembre 2009
A la Maison Blanche - 3x01 Isaac & Ismaël
C’était il y a huit ans. A la Maison Blanche entamait sa troisième saison aux USA mais mettait entre parenthèse la continuité de manière exceptionnelle…
A LA MAISON
BLANCHE (The West Wing) – 3x01 Isaac & Ismaël (Isaac and Ishmael)
Réalisation : Chris Misiano
Avec : Martin Sheen (Bartlet) ; Dulé Hill (Charlie) ; Allison Janney (CJ) ; Rob Lowe (Sam) ; Richard Schiff (Toby) ; John Spencer (Léo) ; Bradley Withford (Josh) ; Janel Moloney (Donna)...
Cote d’amour :
Résumé : Un groupe de lycéens (premières et
terminales) est en train de visiter la Maison Blanche. Donna rattrape in
extremis Josh qui s’apprêtait à partir alors qu’il devait leur dire un mot. Il
obtempère finalement mais un imprévu se passe. En effet, l’état de verrouillage
est déclaré, plus personne ne peut sortir ou rentrer du bâtiment. Le voilà
alors coincé avec Donna et ces élèves. Un jeu de questions-réponses, de débat
se met alors en place, tandis que Sam, CJ ou Toby arrivent au fur et à mesure.
Pendant ce temps-là, un homme qui travaille à la Maison Blanche dont le nom
correspond à un pseudonyme d’un supposé complice d’un terroriste est arrêté et
interrogé par Léo McGarry. Combien de temps resteront-ils enfermés ?
Avis : L’industrie de la télévision américaine a
réagi assez promptement aux attentats du 11 septembre et de manière diverses.
Ici, il ne sera jamais fait mention de la date. Ni même des événements qui s’y
sont passés. Le seul moment où l’on situe temporellement Isaac & Ismaël,
c’est lors de la présentation de l’épisode par l’équipe des comédiens qui éclaircissent le contexte, qui adresse un
message aux citoyens en appelant aux dons (le générique est d’ailleurs remplacé
par l’adresse de deux associations). On est ni dans l’émotion ni dans un grand
discours revanchard, on est dans le débat d’idées comme l’a souvent fait la
série sur de nombreux sujets. On parle de manière générale du terrorisme, ses
fondations, sa perception, comment réagir. Comme toujours, on a une jolie
partie de ping-pong entre les membres du cabinet de Bartlet qui viennent
s’ajouter au fur et à mesure dans cette cafétéria rempli d’élèves une peu
apeurés par ce qu’il se passe. Même le Président viendra faire un tour dans
cette discussion. Ce qui se passe à côté ? On en sait rien. Ou pas
beaucoup. Juste ce qu’il faut pour éviter cette envie de céder à l’amalgame (et
c’est un peu le maître-mot de l’épisode, puisqu’on revient sur ce sujet à
plusieurs reprises) par rapport à l’apparence. Le message est positif, subtil,
l’hommage discret mais pourtant bel et bien là (Josh qui évoque les forces de
sécurités). Un épisode à chaud qui garde toutes les qualités de la série, même
ses quelques notes d’humour dans un contexte ne s’y prêtant pas forcément…
Conclusion : Les comédiens l’annoncent clairement en début d’épisode, il s’agit d’un épisode hors-contexte, hors-chronologie (dans lequel on rappelle quand même certains événements qui se sont déroulés dans la série, notamment la fin de la saison 1 pour affirmer son message), plus calme que d’habitude (pas de longues discussions en déambulant dans les couloirs, mais beaucoup de scènes où les personnages sont assis, avec un débit de paroles apaisé) comme pour se remettre du traumatisme, faire la transition en douceur. Ca aurait pu être une approche beaucoup plus marquante mais ce côté intimiste et sobre avec son contexte général est en fait une bonne idée pour rendre cet épisode intemporel. Peut-être pas celui qu’on retiendra le plus de la série (ni des épisodes sur le 11 septembre) mais assurément une bonne entrée en matière pour ceux qui voudraient tenter. A noter qu’on y croise le tout jeune Josh Zuckerman (la tête de turc de Josh), vu dans les dernières saisons de Kyle XY…
A lire aussi :
A la Maison Blanche - 7x22 L'Avenir (review)
Marie-Laure Béneston ; En Direct Live ; 5 Personnages Féminins Marquants (humeurs)
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20 juillet 2009
La Famille Green - 1x02 Obsession
C’est la faute de lady ! Elle a voulu nous éduquer, alors voilà… J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette série. Petit plongeon dans l’inconnu.
LA FAMILLE GREEN – 1x02 Obsession (Sexual Healing)
Réalisation : Larry Show
Avec : Anne Hathaway (Meghan) ; Debrah Farentino (Mary) ; Christina Pickles (Elizabeth) ; Eric Christian Olsen (Cameron) ; Jessy Eisenberg (Kenny) ; John Tenney (Mitch)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Les parents Green suivent une
psychothérapie pour remettre leur couple d’aplomb, ce qui passe par l’intimité.
Une intimité que n’aura de cesse de développer sous diverses formes Mitch, les
enfants surprenant même leurs parents au sortir du lit. Meghan ne veut pas
aller à l’université, ce qui va à l’encontre du souhait de sa mère. Lors d’une
fête, elle fait la rencontre de Brian, 23 ans, un bon moyen d’énerver ses
parents. Quant à Kenny, le plus jeune, il est pris entre deux feux :
l’amour de sa vie qu’il vient juste de rencontrer et son meilleur ami qui a des
problèmes. Cameron aussi en a avec l’autorité, puisqu’il se fait renvoyer pour
avoir mangé des fruits en classe, sans parler de la grand-mère qui n’aime guère
aller chez le médecin. La famille Green arrivera-t-elle à trouver les réponses
à leurs problèmes ?
Avis : Et quand je dis que cette série ne me
disait rien, c’est rien du tout. Ni le nom, ni l’histoire, ni rien quoi. Elle
date de 1999 et a été diffusée sur France 2 en 2001. Si on remet les choses dans le
contexte, ça fait donc dix ans, soit au début de ma sériephilie aiguë (oui,
elle s’est déclarée plus tard que pour d’autres) bien que ce soit aussi à ce
moment-là que j’élargissais un peu l’horizon des séries que je pouvais
regarder. Mais à vrai dire, France 2 n’a jamais été une chaîne privilégiée pour
les programmes en ce qui me concerne. Suffit que ce soit passé le dimanche
après-midi ou juste dans l’après-midi en semaine (ce qui va de 13h à 18h) et
ceci explique cela. Et je n’ai pas le souvenir d’avoir lu quelque chose dans
les magazines de séries. En tout cas, rien qui n’ait donc retenu mon attention.
Et en voyant ce second épisode (qui ne perd personne, parce qu’on s’y retrouve
très vite dans qui est qui et ce qui se passe, on peut effectivement le prendre
sans problème pour un pilote), à la rigueur je comprends. La réponse tient en
trois mots : un drama familial. Ce qui n’est pas mon genre de prédilection
à l’heure actuelle, ce qui l’était encore moins à l’époque (les La Vie à
Cinq, Sept à la Maison ou que sais-je encore, j’avoue que je n’ai
jamais vraiment réussi à rester devant). Alors forcément, avant d’entamer cet
épisode, je restais un peu sceptique quant à mon intérêt. Mais c’est aussi
comme ça qu’on fait parfois de bonnes découvertes. En attendant rien d’une
série, en ne sachant pas grand chose d’elle et la magie peut opérer.
Dire que la magie a opéré serait ici un bien grand mot.
Disons que l’épisode est relativement bien passé. Mais impossible en un épisode
pour moi de tomber en amour avec la famille Green et d’avoir une frénétique
envie de découvrir la suite (ce qui est peut-être un peu rassurant, parce que
je crois pas que ce soit possible !), il en faudrait peut-être plus pour
créer de l’attachement (oui, une relation avec une série, c’est parfois le coup
de foudre, mais bien plus souvent, ça se travaille sur la longueur). En fait,
il n’y a pas grand chose à redire sur cet épisode. Les parents sont
sympathiques (et très sexes… Ah si, si, ils n’arrêtent pas de faire l’amour
durant tout l’épisode, ce qui ne semble pas traumatiser les enfants qui les
surprennent à la maison -je le souligne surtout parce que dans ce genre de cas,
dans les séries, les enfants font souvent la moue, ce que je peux comprendre-)
et les enfants ont leurs problèmes d’ados. Rien d’exceptionnel ou d’original à
ce niveau-là, mais bien décrits, bien pensés. En fait, ce qui va venir donner
de l’intérêt à ces intrigues déjà un peu vues, c’est la réalisation et la façon
d’écrire (et bien évidemment des les aborder). Ici, on a de la voix off… Mais pour tous les personnages. Ce qui
donne parfois l’impression de schizophrénie et surtout, c’est peut-être un peu
saoulant à la longue (on passe de l’un à l’autre), d’autant plus que le
découpage des scènes est aussi très haché rebondissant d’un personnage à
l’autre, continuant sur des thèmes similaires, continuant plus ou moins les
dialogues (ce qui s’est déjà vu ailleurs aussi, mais avec une utilisation
beaucoup moins intensive et surtout plus exceptionnelle). Sans doute une marque
de fabrique, assez intéressante, donnant un certain rythme (mais encore une
fois, un peu fatigante à certains moments !). Et comme déjà dit, on
s’intéresse ici à tous les personnages à travers leur voix off et à leurs
petits messages face à la caméra. Des petits apartés pour les téléspectateurs.
L’ensemble donne un ton assez réaliste puisque les pensées des personnages sont
assez proches de celles qu’on peut avoir dans la vraie vie.
Conclusion : Pas forcément mon genre de série, du coup, si j’ai suivi sans déplaisir, c’était pas pour autant la grande folie, mais en tout cas, c’est plutôt honnête et assez original question forme, avec quelques têtes qu’on s’amusera à reconnaître au passage (dont celle d’Eric Christian Olsen vu dans la saison 2 de Tru Calling). Y’a un magnifique passage au violoncelle qui démontre une certaine maestria dans la réalisation. Et en plus, il y a de bons dialogues. Peut-être qu’avec quelques épisodes supplémentaires, je pourrais me laisser séduire. En attendant, on aura aussi pu profiter du corps du père ! :P Bon, par contre, pas de générique et écriture du titre très bof (la police de caractère utilisée pour les crédits est sympathique, mais pas forcément hyper lisible… Oui, oui, je m’intéresse aussi à ce genre de menu détail !).
30 mai 2009
Miss Marple - Le Train de 16h50
On continue d’explorer la filmosériegraphie de Michael Landes (ben oui, il est pas pour rien sur la bannière actuelle) avec cet épisode de la deuxième série britannique inspirée de l’œuvre d’Agatha Christie…
MISS MARPLE (Agatha Christie Marple) – Le Train de 16h50 (4.50 From Paddington) 2004
Scénario : Stephen Churchett (d'après Agatha Christie)
Réalisation : Andy Wilson
Avec : Geraldine McEwan (Miss Marple) ; Griff Rhys Jones (Dr Quimper) ; David Warner (Luther) ; Michael Landes (Bryan) ; Amanda Holden (Lucy) ; John Hannah (Tom)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Lorsque l’amie de Miss Marple prend le
train de 16h50 de Paddington pour lui rendre visite, elle ne s’attendait
sûrement pas à assister à un meurtre qui se déroule pourtant lorsque deux
trains se croisent. Mais bien qu’ayant prévenu les autorités, aucun corps ne semble
avoir été retrouvé ni dans le train ni sur le chemin de fer. En voilà assez
pour intriguer Miss Marple qui décide de mener l’enquête elle-même. Elle envoie
alors Lucy être ses yeux et ses oreilles dans la demeure de Rutherfordhall où
c’est dans les environs qu’il est le plus probable que le corps soit retrouvé.
La voici donc s’engageant pour les vacances de Noël pour cette famille ayant
vécu un drame personnel il y a dix ans. Et rapportant à son amie Jane les
nouveaux indices qu’elle glane. Alors, qui est donc le mystérieux meurtrier du
train de 16h50 ?
Avis : Vous l’aurez donc compris dans
l’introduction, il s’agit ici d’un épisode issu de la deuxième série, plus
récente, inspirée par le personnage de Miss Marple, interprétée par Geraldine
McEwan (dans l’autre, il s’agissait de Joan Hickson). Et n’allez pas croire que
je m’y sois intéressé uniquement à cause de la présence de Michael Landes (The Wedding Bells ; Special Unit 2) au
casting. Non, Miss Marple est mon personnage d’Agatha Christie, même si je me
rends compte en ayant vu l’épisode que je n’ai pas dû lire ce roman là (alors
que de l’auteur, j’ai lu une majorité avec le personnage de Miss Marple, aimant
un chouia moins Poirot). Mais je ne nierai pas non plus que la présence du
charmant monsieur n’est pas un autre atout qui m’aura émoustillé. Et après
avoir enfin pensé à enregistrer la série, surveillé mon programme télé semaine
après semaine pour ne pas rater la rediffusion (oui, merci TMC et ses
programmes qui passent en boucle !!), j’ai enfin pu accéder au Graal.
Chose que je n’ai pas regretté puisque Michael Landes interprète donc un
charmant gentleman portant aussi bien le costume, que la tenue civile (élégante
aussi à l’époque) que l’uniforme militaire. Le côté gominé et rasé de près lui
allant aussi bien. Ok, je m’égare, le post de départ n’est tout de même pas une
ode à l’acteur, mais bon, fallait que ce soit dit en passant.
Donc, pour en revenir de manière un peu plus sérieuse à cet
épisode, on retrouve tout à fait l’ambiance typique des intrigues d’Agatha
Christie. On retrouve assez vite un lieu confiné, Rutherfordhall, pour réduire
la liste des suspects et découvrir qui est le mystérieux meurtrier. Tout en
oubliant pas au passage d’en découvrir un peu plus sur les personnages ancrés
dans la société et qui ont tous quelques petits secrets à cacher, qui le
resteront plus ou moins longtemps. Ici, il s’agit à nouveau d’une réunion
familiale avec quelques drames passés qui ont leur importance, du classique
quoi. A l’image de la série qui est
elle-même très classique mais sans doute est-ce la meilleure façon d’adapter la
reine du roman policier sans la dénaturer (même si on a vu avec de récentes
adaptations françaises, comme Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, que
c’était tout de même possible). On ressent donc cette « britsh’s touch »
qui donne une partie du charme à l’ensemble qui ne souffre pas trop de
longueurs (contrairement à la première série qui faisait soit 3x52min ou
2x52min selon les histoires) et qui conserve tout l’intérêt. Le personnage de
Lucy est assez intéressant, puisque si c’est Miss Marple qui fait le gros des
déduction, elle participe activement en étant les yeux et les oreilles, en
prenant donc une place prépondérante dans l’intrigue (finalement, Miss Marple
n’est pas si présente que ça !). En plus d’être là aussi pour la tension
amoureuse et le « combat de coq » entre deux des mâles du casting
(dont le neveu Tom de Jane). Les rebondissements sont intéressants jusqu’au
bout, tout comme le suspense autour de l’identité du coupable qui ne sera
révélé que dans les dernières minutes avec une petite mise en scène signée de
notre détective amateur préférée.
Conclusion : En étant fan et objectif, ce n’est peut-être pas mon histoire préférée d’Agatha Christie mais il y a cette patte indéniable qu’on reconnaît entre mille et qui a donc un intérêt. Si l’ensemble est très classique, autant dans l’atmosphère que dans la réalisation, il n’en demeure pas moins que l’épisode se laisse très bien suivre. Le casting pouvant être un atout. Et d’ailleurs, pour les fans de Titanic, impossible de passer à côté de l’acteur ayant interprété l’exécrable Lovejoy (David Warner) qui servait de pittbul à Caledon (Billy Zane)… :P
A lire aussi :
Michael Landes (sélection photos)
14 mai 2009
Ghost Whisperer - 4x04 Signaux de Détresse
Pas de Michael Landes dans cet épisode, mais je suis tombé dessus par hasard et je suis resté…
GHOST WHISPERER – 4x04 Signaux de Détresse (Save Ours Souls)
Réalisation : Gloria Muzio
Avec : Jennifer Love Hewitt (Melinda) ; David Conrad (Jim) ; Hillary Tuck (Julia) ; William R. Moses (Cliff) ; Katherine LaNasa (Betty) ; Peyton List (Lorelei)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : A l’occasion de leur anniversaire de
mariage, Melinda et Jim s’offrent une croisière de trois jours sur le Claridon.
Mais même là les fantômes ne laissent pas la médium tranquille. Au contraire,
il y en a en pagaille. L’un d’eux attire particulièrement son attention et met
Jim sur le coup. Que s’est-il vraiment passé avec cette fille qui hante chaque
nuit les rêves du pauvre occupant de la cabine M108 ?
Avis : Je crois que si la série passait en
prime-time, je pourrais fort bien me laisser séduire. Bon, en l’occurrence, ce
n’est pas le cas, donc ça m’arrange, ça fait ça de moins à suivre, mais c’est
pas désagréable. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, c’est assez mielleux
dans l’ensemble, avec des histoires d’amour à n’en plus terminer mais bon… Même
sans Michael Landes, ça se laisse suivre, c’est dire ! :P Faut
reconnaître que le mari de Melinda n’est pas moche et qu’il est assez présent
durant cet épisode. Le voir participer à l’enquête est assez intéressant, tout
comme le voir gentiment s’éclipser dans les moments où il faut (décidément, les
médiums ont bien de la chance d’avoir des maris si compréhensifs). Et puis, une
p’tite scène torse-nu, n’est jamais de refus… Hum…
Remarquez, c’est juste peut-être parce que ça se passait sur
un paquebot que j’ai bien aimé l’épisode et son ambiance… Des souvenirs de Titanic
revenant régulièrement à la surface. Notamment lors d’une des scènes de la fin,
mais là, c’était fait exprès (sinon, c’est clair que je criais au
plagiat ! :P). La vérité sur la mort de notre fantôme est forcément
tristounette (mais je crois que c’est la marque de fabrique de la série), donc
on sort les mouchoirs (enfin non, mais c’est quand même fait pour) et voilà,
tout est bien qui finit bien, les fantômes peuvent entrer dans la lumière (et
rien à voir avec Patricia Kaas). On peut dire une dernière chose, c’est que
notre couple réagit plus vite à certains symptômes que d’autres n’auraient fait
(c’est presque surprenant d’ailleurs).
Conclusion : Une sympathique croisière en compagnie de Melinda, Jim et quelques fantômes… Ce n’est pas particulièrement de la grande série mais c’est plutôt correct. Si je continue comme ça, je vais finir par devoir enregistrer la série, ça va pas !
A lire aussi :
Ghost Whisperer 2x01 & 2x02 Un Amour Eternel (review)
10 avril 2009
Femme$ de Footballeurs - 3x08 Un Gay Dans l'Equipe
Un petit test d’une série anglaise qui ne m’avait pas plu la première fois que j’avais tenté… Juste à cause de son titre évocateur, mais chut, il faut pas le dire ! :D
FEMME$ DE FOOTBALLEURS (Footballers Wive$) – 3x08 Un Gay
Dans l’Equipe
Réalisation : Julie Edwards
Avec : Zoe Lucker (Tanya) ; Alison Newman (Hazel) ; Peter Ash (Darius) ; Jamie Davis (Harley) ; Marcel McCalla (Noah) ; Ben Price (Conrad)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : La femme de Conrad est prête à tout
pour ne pas le laisser partir et pour ne pas être trompée. Pour se venger, elle
a donc massacré le visage de Tanya qui fait la une des magazines à scandale
avec son nouveau visage. Mais elle n’est pas femme à se laisser faire et nargue
Amber avec sa prochaine soirée qu’elle va organiser. L’occasion aussi pour elle
de piéger Noah qui tourne visiblement trop autour de Conrad et qui s’avère être
gay. Elle met un point d’honneur à le démasquer. Quant à Harley, il reçoit des
journalistes dans sa demeure, une énième lubie de la part de Shannon qui vient de
se faire refaire les lèvres. Kyle est quant à lui tombé dans une spirale
infernale où il essaye de gagner de l’argent en faisant un combat clandestin,
mais il revient chez lui amoché. Jusqu’où tout cela va-t-il les mener ?
Avis : Femme$ de Footballeurs, c’est la série
anglaise qui aurait dû connaître un remake américain avec Eddie Cibrian et Lucy
Lawless (ainsi que James Van Der Beek), mais qui ne s’est finalement pas fait.
Autant dire qu’il n’y avait que le cast pour m’inciter un tant soit peu à jeter
un œil à la série si elle avait été diffusée. J’avais déjà tenté la version
originale, sans succès. Et pour cet épisode mettant un peu avant un personnage
gay de l’équipe, c’est pas plus réussi. Pourtant, on peut pas dire que ce soit
à cause du manque de frilosité de nos amis Anglais, puisqu’on a le droit à une
« très jolie » scène compromettante qu’on aurait eu du mal à voir en
prime sur ABC par exemple. C’est pas non plus à cause du casting (pas trop
moche) mais bien à cause de ses histoires. Parce que oui, qu’on se le dise, la
série, c’est du gros soap (de luxe, si on veut) et les histoires tournent plus
autour des coups bas des charmantes femmes de footballeurs qu’autre chose. Et
que je te pique ton ami, et que je complote pour le récupérer, que je te menace
de me suicider, que j’envoie déguerpir tout ce qui se trouve sur mon passage…
Faut aimer le genre. Hors, je n’en suis pas friand du tout. A partir de là,
c’est difficile d’accrocher. Même si, on ne va pas le nier, on tombe très
facilement dans le syndrome « zut, mais qu’est-ce qui va leur arriver par
la suite »…
C’est le principe de tous les soap. Les histoires ont beau
être tordues, extrêmes, pas crédibles, pour peu qu’on arrive à titiller ne
serait-ce qu’un peu de votre curiosité, c’est facile de tomber dans cette
spirale infernale et de regarder la suite. Et là, c’est le drame, vous êtes
devenus un téléspectateur assidu ! Mais je résisterai ! Oui, ok,
j’avoue que le destin de Noah m’intrigue un peu. Même si c’est du soap et donc
même si c’est extrême (mais sans doute avec un gros fond de vérité), les
réactions que suscite cet outing sont pour le moins violentes et homophobes. Il
y a encore des milieux dans lesquels c’est pas toujours très bien perçu. Là
dedans, le personnage d’Hazel sort du lot. Il est assez sympathique dès le
départ. Peut-être à cause de ses cheveux rouges ! :P Pour le reste,
c’est trop pour moi. Les petites comploteries de Tanya pour obtenir ce qu’elle
veut me gonflent déjà, quant à la spirale infernale dans laquelle s’est
engouffré Kyle, je m’en fiche royalement (qui plus, on se dit que c’est un peu
dur de plaindre ce mec qui gagne assez bien sa vie et qui a réussi à se fourrer
dans un tel merdier, si vous me passez l’expression.)
Conclusion : Episode soapesque au possible, comme le souvenir que j’en avais, si on se rince un peu l’œil de temps à autre, pas de quoi fouetter un chat. Pour le reste, faut être fan du genre ou regarder au second degré pour apprécier, personnellement je passe mon tour. Malgré le personnage gay. Et malgré le fait qu’on retrouve le Léon (Jamie Davis) d’Hex, la Malédiction ! :D
25 février 2009
Dollhouse - 1x02 The Target
Bon, promis, je ne vous ferais pas des reviews épisode par épisode, c’est pas la politique de la maison… Par contre, après avoir vu l’épisode 2, ça me semblait dommage de rester sur cette impression un peu mitigée de l’épisode pilote… Histoire d’encourager un peu la série (qui a connu une petite chute d’audience malheureusement…). Attention, ça contient quelques éléments révélateurs sur l’intrigue de l’épisode.
DOLLHOUSE - 1x02 The Target
Réalisation : Steven S. DeKnight
Avec : Eliza Dushku (Echo) ; Harry J Lennix (Boyd) ; Fran Kranz (Topher) ; Tahmoh Penikett (Paul) ; Enver Gjokaj (Victor) ; Dichen Lachman (Sierra) ; Olivia Williams (Adelle)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Richard fait appel aux services de Dollhouse pour une promenade sportive. A priori. Mais tout va changer quand il décidera de prendre pour cible la charmante Echo qui devra se débrouiller avec le seul savoir qu'on lui a implanté pour cette mission. Quant à Paul, il continue son enquête, en se rendant notamment sur les lieux de la fusillade où Echo a sauvé une petite fille la dernière fois. Quant à Boyd, il veille sur sa protégée. De quoi se remémorer des souvenirs lors de son arrivée à la Dollhouse où visiblement il s'était passé un grand chambardement ayant laissé quelques traces... Echo arrivera-t-elle à échapper à son traqueur ?
Avis : Ah bah oui, beaucoup mieux ce second épisode…
Même si je suis assez étonné, parce que je pensais que c’était un épisode écrit
par Whedon (le fameux pilote initial), hors ça n’a pas l’air d’être le cas.
Enfin, c’est pas grave… On retrouve quelqu’un habitué à l’univers Whedon,
puisque c’est Steven S. DeKnight déjà sur les dernières saisons de Buffy
et Angel (je crois… On oubliera Smallville ! :honte: ).
On aurait pu avoir un peu peur au départ, puisqu’on se retrouve avec une entrée
en matière un peu pareille que le précédent épisode, avec Echo qui sert encore
de petite amie parfaite pour un mâle en chaleur mais l’histoire prend tout de
suite une tournure inattendue quand il révèle sa vraie nature… Et là, ce petit
côté pervers, sadique, malsain… C’est du tout bon. C’est une histoire
classique, qu’on a déjà vu (ou lu) ailleurs, mais c’est bien mené et ça permet
d’amener plusieurs éléments à l’intrigue générale, au niveau des souvenirs
d’Echo qui n’oubliera pas la leçon en fin d’épisode. L’épisode permet aussi
d’établir le lien entre le Protecteur/Doll (bon, d’ailleurs j’ai un peu souris
à ce moment-là, puisque dans la saison 3 de Buffy, il n’est pas rare que
« Watcher » soit traduit Protecteur… :P), et c’est
pas mal intéressant aussi.
Et comme il faut de quoi remplir les 49 minutes (je me
demande quand même si ce format n’est pas une fausse bonne idée, même si ici,
on a pas cette sensation de remplissage), on a le droit à deux autres intrigues parallèles qui
apportent aussi leur lot de bonnes surprises. D’abord, en ce qui concerne les
flash-back sur Dollhouse et sur Alpha. Alors autant c’était amener de manière
très maladroite lors du 1x01, autant ici, ça lance totalement l’intrigue de
manière convaincante et qui promet, beaucoup de mystères et on voit déjà ce que
ces implantations de « mémoires » peut faire comme mal… Alors certes,
ça ne révolutionnera pas les histoires du genre, mais ça a le mérite d’être
efficace. Je suis plus sceptique sur le rôle de Paul et sa recherche de la vérité
sur Dollhouse. On sent bien qu’il risque d’être un problème, pas tellement pris
au sérieux pour le moment, mais c’est sans doute ce qu’il y a de moins
développé. Même si au moins, il y a des trucs par rapport au pilote qui sont
légitimés ou sur lesquels on rebondit. Enfin, j’ai envie de parler de Dominic
(ah mais c’est le frère du héros de Journeyman !! J’savais bien que
je l’avais déjà vu quelque part ! :honte: ). Lui, il paraît louche
pour le coup. Sa façon de s’adresser à Echo à la fin fait assez peur et
démontre toute sa limite psychologique ! :D Et surtout, ça démontre
bien que certains ont du mal à voir les « Doll » comme des êtres
humains… Une question qui mérite d’être creusée.
Conclusion : Bref, après un premier épisode en demi-teinte, celui-ci réhausse nettement l’intérêt envers la série, y’a pas à dire… C’est bien rythmé, on a une bonne histoire, de bons fils sont lancés et ça semble beaucoup moins maladroitement amené que ce qu’on a eu en premier lieu. Encore mieux, du côté des dialogues, c’est nettement meilleur aussi. Beaucoup de petites phrases qui font mouches, des références, on retrouve l’esprit Whedonien qu’il y avait dans les autres séries… :D (Oui, même si c’est pas lui…). Et puis, la tête connue vue dans Médium (Mark A. Sheppard) faisait plaisir à voir… :P Là, je peux dire qu’il y a une vraie hâte de retrouver la suite et de voir comment ça évoluera. Même si la série a encore devant elle une bonne marge pour être vraiment très bonne ou excellente...
A lire aussi :
Dollhouse - 1x01 Ghost (reviews)
Trailers Dollhouse, Harper's Island, Fringe ; Interview Whedon/Dushku ; Trailer Dollhouse/Terminator (vidéos)
2008/2009, l'année Whedon ?
23 février 2009
Chapeau Melon et Bottes de Cuir - 5x02 Les Marchands de Peur
Après avoir plongé dans La 4ème Dimension pour Noël, voici un autre voyage dans le temps, mais pas à bord du Tardis… Vous pouvez chausser votre chapeau melon et vos bottes de cuir ! :D
CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (The Avengers) – 5x02 Les
Marchands de Peur (The Fear Merchants)
Réalisation : Gordon Flemyng
Avec : Patrick MacNee (John Steed) ; Diana
Rigg (Emma Peel) ; Brian Wild (Raven) ; Annette Carell (Dr Voss) ; Andrew Keir (Crawley) ; Garfield Morgan (Gilbert)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Un homme en pyjama se réveil dans un
immense stade vide. Et bientôt, c’est la panique, voire la peur qui s’empare de
lui. Il est conduit à l’hôpital. Mais il n’est pas le seul dans cet état.
D’autres cas sont déjà là, assez pour intriguer John Steed et Emma Peel.
D’autant plus qu’ils font tous partis du même secteur, ce sont des grands chefs
d’entreprise de l’industrie de la céramique. Après une première visite chez
l’un des derniers dirigeants restant de Fox, Crawley & White, celui-ci est
victime d’une attaque. Sa peur des araignées le met aussi hors-service. Les
soupçons d’Emma et John se dirigent alors vers un concurrent qui voulait réunir
toutes les entreprises dans une fusion qu’elles ont décliné… John et Emma
arriveront-ils à faire face à leurs peurs ?
Avis : Ah Chapeau Melon… Arf, non, je ne
vais pas pouvoir jouer la carte de la fibre nostalgique pour introduire cette
série, puisque je ne l’ai jamais vue. Enfin si, deux fois. Sur M6 je pense.
Mais à chaque fois je suis tombé sur le même épisode (faudrait que je réussisse
à mettre la main dessus tiens, j’avais assez bien aimé). Donc mis à part cette
petite approche, on peut dire que je suis vierge sur la série qui possède une
aura culte chez de nombreux sériephiles. Donc, comme j’avais bien aimé cet
épisode, je me suis dit… Allons-y (Alonso ! :D), voyons voir ce que
peut donner cette série. Et me voici devant un épisode de la série, choisi
quasiment au hasard (en fait, j’avais un choix restreint d’épisode, vu que j’ai
fait en fonction des dvd que j’avais sous les mains, et qui regroupaient le
début de trois saisons différentes, avec chaque une des « bottes de
cuir » de la série). Et ce « marchands de la peur » a forcément
attiré mon œil… Une vieille réminiscence des horror-shows que je peux aimer
sans doute ! Et puis, il fallait bien un jour voir ce que donnait le
modèle original de Mlle Parker (non ? C’est juste à cause de la
coiffure ?), c’est-à-dire cette Mme Peel qui aura donné bien des sueurs
froides (ou chaudes, au choix) à quelques sériephiles.
Donc pour en venir plus précisément à la série et cet
épisode (après cette introduction un peu longue et poussive), on sent qu’elle a
pris un p’tit coup de vieux. Plus dans la réalisation qu’autre chose. Parce que
bon, quand on voit un peu le manque de dynamisme flagrant lors d’une bataille
entre Steed et un méchant, je veux bien croire au flegme anglais, mais quand
même ! :D Cela dit, ça a son charme aussi (on va dire ça comme ça…).
Alors oui, on insiste bien avec la musique qui souligne très clairement les
moments qui font peur (comme quand un des personnages fonce sur la route) et
pourtant parfois, on trouve que c’est extrêmement vide (et en tout cas pas
remplis de chansons à la mode). Et j’avoue avoir un peu peiné à suivre cette
intrigue de marchands de la peur. Ca manque sans doute un peu de rythme (ou
c’est un rythme différent) et on ne peut s’empêcher de trouver les réactions
qu’ils ont très démesurées par rapport à ce qu’on leur fait subir (une petite
souris qui se glisse dans les vêtements, une araignée -ma foi assez grosse et
pas rassurante mais pas très vivante… :P-). Alors, peut-être parce que
c’est qu’on est maintenant trop habitué à voir toutes sortes d’horreurs bien
plus flippantes que ça, mais c’est dommage, ça annihile peut-être un peu
l’effet recherché. Certes, les phobies sont des choses qu’on ne contrôle pas
mais elles auraient eu plus d’impact en étant menées dans des lieux plus clôt,
sans échappatoire. Cela dit, le duo Emma/John fonctionne plutôt bien, on a le
droit à quelques réparties sympathiques et la fin de l’épisode, un peu plus
portée sur l’action, réhausse le tout.
Conclusion : Un épisode au thème assez intéressant, celui du contrôle de la personne en se jouant de ses peurs, en analysant les profondeurs de son esprit mais qui loupe un peu le coche avec notre œil de sériephile d’aujourd’hui (et pas nostalgique qui plus est). Reste un duo plutôt accrocheur qui donne envie de voir ce que donnent d’autres aventures, pour voir si vraiment, c’est pas possible ou si c’est juste cet épisode qui était peut-être un peu moins accrocheur. Ah, et encore une dernière chose, je me demande encore ce que peut bien faire Emma (une sculpture ?) avec son bloc de pierre et sa perceuse (à noter une tenue très sexy en fin d’épisode, toujours pour sculpter, qu’est-ce qu’elle est chic tout de même !). :P
21 janvier 2009
New York 911 Crossover NIH
Pour sa dernière, après Urgences, la série s’offrait un cross-over avec la nouvelle venue NIH… C’était mieux ?
NEW YORK 911 (Third Watch) /NIH Alertes Médicales (Medical Investigations) – Cross-over (6x16
Epidémie -In the Family Way- & 1x18 En Sursis -Half Life-)
Scénario : Edward Allen Bernero ; David Ehrman
Réalisation : Vincent Misiano ; Roxann Dawson
Avec : Molly Price (Yokas) ; Anthony Ruivivar (Carlos) ; Yvonne Jung (Levine) ; Tia Texada (Cruz) ; Neal McDonough (Connor) ; Kelli Williams (Durant) ; Christopher Gorham (McCabe)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Brendan & Sully répondent à un appel
concernant le braquage d’une bijouterie. En arrivant sur les lieux, ils
arrivent à coincer l’un des suspects en voiture tandis que l’autre prend la
fuite. L’inspecteur Yokas arrive pour constater les dégâts, le bijoutier ayant
été tué tandis que Carlos et Grace se rendent auprès du suspect pour le
soigner. Celui-ci semble d’ailleurs mal en point et crache du sang sur Carlos
qui ne peut éviter. Mais il y a plus préoccupant. Alors que Carlos retrouve
Holly et fête ses retrouvailles, il se trouve lui aussi mal en point.
L’hôpital, inquiet par un autre cas, fait appelle au NIH. Connor et Durant se
déplacent pendant que les autres terminent une enquête ailleurs. Pendant ce
temps-là, Yokas tente de faire parler le suspect pour retrouver son complice,
lui aussi, sans doute porteur de la maladie. Du côté de Cruz, celle-ci fait
arrêter Madocks. Carlos succombera-t-il ?
Avis : Si cette saison de New York 911 est
plutôt faiblarde en comparaison des autres, trop axée sur le policier, on ne peut
pas reprocher au grand chose à ce cross-over qui figure en tête des réussis
dans ce genre d’expérience souvent un peu bancale et relevant plus du gadget et
coup de pub qu’autre chose (voir ICI). En fait, les deux univers des
deux séries sont parfaitement intégrés l’un à l’autre ici, mais jamais sans
perdre l’identité de chacune et l’histoire formant un tout cohérent, avec
l’implication des personnages des deux séries dans chaque partie. Déjà, ils
sont deux du NIH à avoir fait le déplacement à New York en première partie,
ensuite, ils sont trois de New York 911 a être resté. Ce qui pourrait
avoir l’air de rien mais c’est le petit détail qui change beaucoup de chose par
rapport au cross-over un peu raté avec Urgences ou par rapport à celui
des Experts et de FBI Portés Disparus. La quête du coupable ne
s’arrête pas pour Yokas à la fin de l’épisode de sa série, les recherches de
Connor débutent dans celle où il est invité, les deux aspects sont donc
toujours présents, de manière plus ou moins fortes selon dans quelle partie on
se situe. Et franchement, une telle interaction fait plaisir à voir. Surtout
que les personnages n’hésitent pas à se vanner entre eux (notamment dans la
partie NIH), comme entre Yokas (qui ne décrypte pas le jargon
scientifique) et Connor, qui se trouvent en plus des points communs.
L’intrigue générale de New York 911 n’est pas mise de
côté. Si pour NIH, moins feuilletonnant, ça ne pose pas de soucis, on
peut donc saluer le parti-pris des auteurs de continuer à proposer leurs
histoires pour les autres personnages (notamment Cruz), même si c’est facilité
par le fait qu’il s’agisse d’un point de départ. Mais au moins, on a pas cette
impression d’être dans une petite bulle en dehors de son contexte. Du côté de NIH,
Carlos et Holly apparaissent comme des rôles secondaires similaires à ceux qui
traversent chaque épisode de la série, ils sont les patients que l’on doit
sauver avant une issue qui pourrait fortement être fatale. En cela, il est vrai
qu’au final, ils n’ont pas vraiment le rôle qu’ils ont dans leur série
habituelle, mais ça permet quand même de faire avancer leur histoire
personnelle, un mal pour un bien en fin de compte, et c’est le principal (de
toute manière, vu l’implication des ambulanciers durant la saison 6 de New
York 911, franchement). C’est jouer habilement avec les personnages et les
séries. Et pour une histoire en 90 minutes, autant dire tout de suite que ça
tient relativement bien la route. On ne s’ennuie pas trop, on a une bonne
histoire dont le développement apparaît comme logique et le tout est assez
surprenant !
Conclusion : Un cross-over qui ne devrait pas déranger les téléspectateurs lambda de NIH, puisque de ce côté-là, c’est un épisode qui peut se suivre sans avoir vu la première partie et dont la présence des acteurs de New York 911 fera plaisir aux fans qui pourront se contenter uniquement de cet épisode, mais qui a son importance, puisque Carlos est tout de même en danger dans celui de New York 911 et que la réponse sur son état (en dehors du résumé) n’est apportée que dans cet épisode de NIH. Mais on se rend compte que cet épisode figure sûrement parmi le haut du panier de New York 911 saison 6 (pour NIH, vous m’excuserez, ça m’apparaît comme plus flou, j’ai bien suivi la série à son époque sur M6, mais qu’une fois… Donc de là à dire si c’était mieux ou pas que dans l’ensemble !). On a un bon investissement de chacune des séries dans chaque épisode, ce qui fait qu’on a pas cette sensation d’être lésé quelque part… A voir pour ceux qui sont passés à côté…
A lire aussi :
New York 911 - Intégrale (review)
New York 911 2x07 Une Longue Nuit (review)
Les Uniformes ; Dernier Adieu ; Eddie Cibrian - Sexy Boy ; Adieux (vidéo-montages)
Bloopers saison 1 (vidéo)
24 décembre 2008
La 4ème Dimension - 2x11 La Nuit de Noël
En 1959 il y avait déjà des épisodes de Noël dans les séries… Et des séries… Si, si, je vous jure. Petit voyage à travers le temps d’une nuit de Noël…
LA QUATRIEME DIMENSION (The Twilight Zone) – 2x11 La Nuit de Noël (The Night of Meek)
Réalisation : Jack Smight
Avec : Art Carney (Henry Corwin) ; John Fielder (Mr Dundee) ; Robert P. Lieb (Flaherty) ; Val Avery (Barman) ; Meg Wyllie (Sœur Florence)
Cote d’amour : ****
Résumé : Henry Corwin est un ivrogne engagé
comme Père-Noël au grand magasin du coin. Mais alors que les enfants attendent
son retour, celui-ci est plutôt accoudé au bar, passablement ivre, discutant
presque philosophie avec le patron. Il revient finalement à son poste, mais a
du mal à tenir sur les jambes. Et lorsqu’un des parents présent remarque le
côté éméché du Père-Noël, le patron vire Henry. Qui se justifie et qui
souhaiterait juste pouvoir aider les enfants pauvres de son quartier, car pour
lui, Noël c’est ça. L’esprit de solidarité, un côté que semble avoir perdu tout
le monde. Alors qu’il ère dans les rues, le son d’une clochette se fait
entendre. Il découvre alors un gros sac. D’abord remplit de déchets puis de
cadeaux. Son vœu aurait-il était exaucé ?
Avis : Qu’est-ce que les épisodes de Noël ne
peuvent pas me faire faire ! Non, parce que bon, sans ça, je n’aurais sans
doute pas pris le temps de jeter un œil à la série. Enfin, pas immédiatement.
Et ici, pas de regret. En fait, ça n’a pas trop mal vieilli. Alors oui, c’est
en noir et blanc. Oui, on voit bien que la neige c’est du polystyrène (enfin,
que c’est tout sauf de la neige quoi) et que le jeu d’acteur n’est pas le même
(enfin, pas tout à fait), mais on oublie tout ça très vite, parce que
l’histoire tient la route et fait tout. D’ailleurs, pas de problème d’effets
spéciaux, puisque la série ne s’y essaye pas. Une série fantastique qui repose
finalement sur le non-vu et la réaction des personnages. Des trucs assez
simples qui font le charme et qui fonctionnent parfaitement. Il n’y a pas
d’explication à l’histoire. On nous propose juste ce qui se passe, on nous dit
dès le départ que cet homme va rentrer dans la Quatrième Dimension et voilà. Et
ma foi, c’est sans doute ce qui donne ce charme à cet épisode.
Un épisode qui se concentre sur une magie de Noël qui traverse
donc les âges. De Roswell à la Quatrième Dimension, on a cette idée que Noël
est la période du don. Quelque chose qui semble parfois oublier par les
personnes qui peuplent la série. Ici, on le ressent bien. La société est avant
tout consumériste, a oublié ce qu’était l’esprit de Noël qui n’est plus qu’une
course aux jouets (dixit le personnage de Corwin lui-même). Ce moins que rien
est le seul à vouloir d’un Noël où les pauvres pourraient enfin être gâtés,
rien qu’un peu. Au final, pas grand chose, un avion, une veste, une pipe… Des
petits plus qui font le bonheur de Corwin qui ne souhaitait que ça. Et même les
incrédules sont bien obligés de se plier à la magie du moment. Notamment, le
responsable du magasin qui accuse notre bon samaritain d’avoir commis quelques
larcins. Mais la hotte si fournie de Corwin ne renferme que des déchets
lorsqu’ils la fouillent. Seul Henry peut sortir des choses. Et il voudrait que
ça dure. Et le traîneau qui l’attend pourrait bien être la réponse…
Conclusion : Voici une bien étrange nuit de Noël où les miracles ont lieu. Des miracles pour les plus démunis, un miracle pour le personnage principal qui n’avait pas de but dans la vie autre que celui de faire plaisir mais sans moyen d’y parvenir. Et ça se réalise. Il y a bien quelque chose de magique qui se produit. Et un certain message qui arrive fort bien à passer. C’est marrant d’y retrouver les classiques qui n’ont pas pris une ride aujourd’hui (qui sont toujours présents dans les séries, réactualisés quand même la plupart du temps, mais chut !). Et si ça manque un peu de couleur, ça ne manque pas de chaleur. Un épisode qui convainc de jeter un œil à la série en tout cas… A noter que cet épisode a été diffusé le 23 décembre 1960 aux USA.





























