23 novembre 2009
Angel - 5x15 Un Trou dans le Monde
Il y a de ces épisodes qui vous bouleversent. Joss Whedon a prouvé à maintes reprises qu’il était fort à ce jeu-là… La preuve avec ce qui suit.
ANGEL – 5x15 Un Trou dans le Monde (A Hole in the World)
Réalisation : Joss Whedon
Avec : David Boreanaz (Angel) ; James Marsters (Spike) ; J August Richards (Gunn) ; Amy Acker (Fred) ; Andy Hallett (Lorne) ; Alexis Denisof (Wesley)…
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Fred
et Wesley filent le parfait amour et toute la petite bande est joyeuse. Même
Gunn se permet quelques plaisanteries. Le labo de Fred reçoit néanmoins un
mystérieux sarcophage durant la nuit. Alors qu’elle l’observe, elle aspire de
l’air qui en est expulsé. Si tout semble allait bien dans un premier temps,
elle finit par cracher du sang. C’est le branle bas de combat chez Wolfram
& Hart pour trouver ce que leur amie a. Ils ont un temps limité pour
trouver puisque ses organes vont finir par se liquéfier. Chacun va alors mettre
la main à la patte. Spike et Angel vont chez Lindsay pour l’interroger, Gunn va
voir l’Intermédiaire et Wesley consulte les ouvrages. Si Lindsay ne se trouve
pas chez lui, Angel et Spike feront néanmoins une rencontre qui leur en apprend
plus sur la nature du sarcophage qui serait celui d’un Ancien. Un démon qui faisait
partie de ceux qui étaient là avant que l’humanité ne s’installe sur Terre.
Arriveront-ils à sauver Fred à temps ?
Avis :
Jusqu’à maintenant, je me suis surtout penché sur des épisodes de Buffy. Sans doute parce que j’ai un peu
moins revu Angel que sa consoeur. Et
pourtant, il y a énormément d’épisodes que j’ai envie d’évoquer dans la série,
qui n’a pas à rougir, bien au contraire. Mon choix s’est porté assez
naturellement sur cet épisode, mémorable à plus d’un titre. On y reviendra
sûrement un jour plus en détail, mais cette cinquième et dernière saison d’Angel n’est pas la meilleure. Elle a un
côté plus indépendant aussi que les précédentes. Mais c’est cet épisode qui
marque le début de la fin si on peut dire. On installe ici l’arc qui, l’air de
rien, clôturera la saison. On essaye aussi de lier les épisodes précédents avec
celui-ci. Certaines choses qui paraissent anodines prennent leur sens,
notamment par rapport à Gunn et des conséquences de ses choix (qui auront des
répercussions jusqu’à la fin, dans sa destinée). Un Trou dans le Monde, c’est aussi continuer de développer la
mythologie du Buffyverse en
découvrant de nouvelles choses qui s’inscrivent parfaitement dans ce qu’on
apprenait dans le premier épisode de Buffy
(1x01 & 1x02 Bienvenue à Sunnydale).
On savait qu’avant l’humanité, c’étaient les démons qui régnaient sur Terre. On
en apprend un peu plus sur ce qu’ils sont devenus et qu’il y a encore des
adorateurs prêt à tout pour qu’ils reviennent. Encore une fois, Joss Whedon
saura surprendre.
Parce que même si on peut dire que c’est typiquement du
Whedon, cet épisode reste magnifique. Quand on débarque, on ne s’attend pas
forcément au flot d’émotion dans lequel on sera submergé à la fin de l’épisode.
Pourtant, il y a ce flash-back qui est sans doute assez annonciateur. Revenir
sur le passé du personnage, ses moments heureux, avec ses rêves et ses
aspirations, alors que dans l’épisode précédent, rien ne justifie qu’on
enchaîne avec ça ici, c’est bizarre. Mais la bonne humeur qui règne fait oublier
les soupçons (notamment cette conversation assez absurde entre Spike et Angel qui se cherchent des crosses sur qui des astronautes ou des hommes des cavernes auraient le dessus). Jusqu’au moment où tout bascule à la fin du premier acte. C’est
une lente agonie pour le personnage de Fred que l’on va voir se dérouler sous
nos yeux, avec une prestation bouleversante d’Amy Acker qui ne peut que
toucher, même les cœurs de pierre. Pourtant, c’est une situation un peu typique
des épisodes où un des acteurs principaux est mis en danger. C’est souvent
artificiel, parce qu’on sait qu’il ne leur arrivera rien, qu’au dernier moment
souvent, il sera tiré d’affaire. Et des fois, ce n’est pas bien grave, puisque
c’est bien écrit, que l’émotion reste présente même si on connaît la fin. Ici,
il faut rappeler qu’on est dans une série de Whedon qui n’a pas hésité à tuer
des personnages aimés, que Fred et Wesley viennent juste de trouver le bonheur
(jamais très bon signe !!) après plusieurs années de déroutes et que
l’ambiance est pesante. L’épisode ne s’autorise en effet qu’un moment de
bataille qui exprime tout à fait bien cette colère ressentie par les
personnages face à ce qu’il se passe, un moment de lâchage nécessaire face à
l’impuissance. Pour le reste, il ne s’agit que de longues conversations, de
moments intimistes, de moments de révélations et d’une fin qui paraît de plus
en plus inéluctable. Jusqu’au retournement de situation final. Inattendu. Pas
de sauvetage miracle mais une nouvelle direction…
Conclusion : Un Trou dans le Monde fait toujours le même effet à chaque fois que je le revois. Je finis en larmes. Les scènes entre Wesley et Fred sont vraiment intenses. Et l’une des forces de l’épisode, c’est de ne pas trop appuyer sur le pathos à grand renfort de violons (attention, je peux aussi apprécier une chanson ou une musique bien larmoyante, mais parfois c’est trop, parfois, la sobriété c’est bien aussi) et surtout de -malgré tout ce qui se passe, malgré l’émotion, malgré l’au-revoir à Fred- faire avancer l’intrigue principale, l’air de rien, avec de nouveaux éléments glanés ici ou là, qui servent à relier les épisodes, à poser les bases du grand final. Un tour de force réussi qui remonte aussi fort bien la qualité de la saison, un peu en dent de scie. Adieu Fred… Et à bientôt !
A lire aussi :
Le Best Of (sélection des meilleurs épisodes)
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5 looks d'enfer ; 5 personnages féminins marquants (humeurs)
Wallpaper Spécial Halloween 2009 Amy Acker (créations graphiques)
13 novembre 2009
Alias - 2x13 Phase 1
Il y a des épisodes qui vous changent la vie d’une série… Je crois qu’on peut sans hésiter dire qu’ici, on a un joli spécimen de ce type…
ALIAS –
2x13 Phase 1 (Phase 1)
Réalisation : Jack Bender
Avec : Jennifer Garner (Sydney) ; Michael Vartan (Vaughn) ; Bradley Cooper (Will) ; Merrin Dungey (Fran) ; Victor Garber (Jack) ; Ron Rifkin (Sloane) ; David Anders (Sark)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Sydney Bristow a des nouvelles qui peuvent
changer la donne dans la lutte contre le SD-6. En effet, alors que Sloane a
mystérieusement disparu, qu’un nouveau chef a été nommé pour le remplacer, Sark
lui dévoile que celui-ci a réussi trouvé décrypter des infos du serveur 47.
Hors, il apparaît qu’il devrait seulement exister 46 serveurs. Mais peut-être
que si son existence a été soigneusement cachée est-ce parce qu’il s’agit d’un
point faible de l’Alliance. Aussitôt cette perspective fait entrevoir à Sydney
de nombreuses espérances et avec l’aide de la CIA met au point un plan pour
récupérer les infos du fameux serveur qui se trouve toujours dans un avion et
peut-être mettre un terme aux agissements de l’Alliance. Mais y arrivera-t-elle
seulement ?
Analyse :
Habituellement, dans la rubrique épisodes cultes, j’aime bien mettre en avant
des épisodes de type exercice de styles (du genre Un Jour dans la Vie ou Un
Silence de Mort, Une Longue Journée)
parce qu’il s’agit de ceux qui ressortent le plus souvent du lot. J’aime aussi
mettre en avant des épisodes qui ne sont pas forcément exceptionnel mais pour
lesquels j’ai un attachement particulier (La
Soirée de Sadie Hawkins, Adieu Force Jaune). Ici, Phase
1 ne rentre dans aucun de ces cas. Mais je pense qu’on peut dire qu’il est
indéniable qu’il a sa place dans cette rubrique. Pas forcément à cause de sa
forme, peut-être en partie pour son fond mais surtout pour ce qu’il signifie
dans la série et le changement (relatif) qu’il apporte. Il faut d’ailleurs le
remettre dans son contexte. ABC, la chaîne qui diffuse la série aux USA, va
l’exposer après le Superbowl. Un truc pas très connu chez nous, mais une grand
messe en Amérique où les audiences explosent généralement (et c’était encore
plus vrai il y a quelques années je pense). Sauf que la création de JJ Abrams
n’est pas si évidente que ça a appréhender pour le téléspectateur lambda qui
n’aurait rien suivi de la série, relativement feuilletonnante. La première
mission du scénariste est donc de rendre cet épisode compréhensible pour tout
un chacun. Le truc un peu casse-gueule qui n’est pas si évident que ça de
mettre en place de manière naturelle. La série l’avait déjà fait la saison
précédente de manière assez bonne avec le 1x17 Questions-Réponses.
Ici, c’est sans doute un peu moins inspiré, un chouia moins naturel mais ça
passe. La deuxième mission de cet épisode, c’était de faire quelque chose
d’exceptionnel et de faire du Alias.
On peut dire que cette deuxième mission est parfaitement
remplie. On a tous les bons ingrédients que les fans aiment dans la
série : aventure, romance, action. S’il est fait peu de place à la plupart
des personnages principaux qui n’ont le droit à qu’à de menues apparitions (on
pense évidemment à Dixon, Marshall et même Sloane), que la construction de
l’intrigue n’est pas dans le schéma habituel (mission/contre-mission et autres
embrouilles), ça n’empêche pas de retrouver des scènes de tortures (après tout,
l’une des choses qu’on retient du pilote de la série, c’est bien cette scène où
Sydney se fait arracher les dents), des rendez-vous cachés et secrets, un peu
de vie hors boulot (une chose qui se perdra en cours de route malheureusement),
de la baston et même des tenues très sexy. Parce que l’épisode s’ouvre en plein
sur une mission (où Sydney est en lingerie) qu’on ne comprend pas vraiment et
qui laisse sur un faux suspense avant de revenir 24 heures plus tôt. Un procédé
relativement classique qui sera réutilisé avec plus ou moins de brio selon les
cas. Mais ici, on casse un peu les codes du genre. Au lieu de nous faire tenir
une bonne moitié ou un les trois bons quart de l’épisode avant de revenir là où
l’on en était au début, c’est fait dans les dix minutes qui suivent. L’épisode
va à 100 à l’heure. Et c’est aussi peut-être son plus grand défaut. Tout va vite,
trop vite. L’Alliance, cette organisation tentaculaire qui semblait impossible
a vaincre en peu de temps comme l’imaginait Sydney quand elle découvre la
vérité, semble vaciller en trois coups de cuillères à pot. Le genre de
retournement beaucoup trop facile et qui gâche un peu le plaisir.
Sauf que voilà, tout n’est jamais aussi simple dans la
série. Et c’est sans doute les dernières minutes de l’épisode qui rendent son
contenu un peu exceptionnel et qui relance véritablement la série vers des
perspectives prometteuses (perspectives qui seront d’ailleurs très bien tenues
jusqu’à la fin de la saison qui se clôt de manière assez magistrale). Sans en
dire trop (des fois que vous n’auriez toujours pas vu la série), ça laisse
simplement sur les fesses, surtout par rapport à un personnage qui va prendre
une ampleur insoupçonnée jusqu’ici. Le défaut fait finalement parti de la
logique narrative de l’épisode et du coup, ça l’atténue assez. Avec tout ça, on
l’aura sans doute compris, la troisième mission de l’épisode était de permettre
à la série de tout effacer et de recommencer. En tout cas, de la simplifier
pour que les nouveaux téléspectateurs s’y perdent un peu moins en débarquant.
C’est en partie chose faite, puisque la notion d’agent double n’existe plus vraiment,
mais ça ne tiendra pas sur la longueur (ce qui n’est pas trop important au
final, parce que sans son côté feuilletonnant et mythologique –pas du tout
exploité ici, ce qui s’explique très bien pour le côté appréhension par tout le
monde- la série y aurait beaucoup
perdu). En tout cas, assurément un épisode post-Superbowl très réussi, tenant
ses promesses, ouvrant la voie vers de nouveaux horizons et une nouvelle
dynamique. Qui ne changera pas tant que ça non plus ici (c’est après tout un
éternel recommencement tout au long de la série, seul le lieu et les initiales
changent) mais peu importe.
Conclusion : Ou comment JJ Abrams avait sans doute ma confiance à l’époque… Mais plus maintenant. Cela dit, il est assez intéressant de noter que c’est donc lui le scénariste de cet épisode et que devinez donc ce qu’on retrouve dedans ? Un avion avec des problèmes à l’intérieur. Certes, le problème en question est en lingerie très sexy (rouge ou noir), mais le résultat est quand même un avion qui va se crasher. Il faut décidément faire une analyse de cette obsession chez le créateur et savoir ce que ça révèle ! :D Mis à part ça, un épisode un peu plus long qu’habituellement (44 min contre 41min en moyenne) -et ça se voit pas du tout, c’est donc que c’est bien rempli- et sans générique (ce ne sera pas la dernière fois, et je ne suis pas sûr que ce soit la première non plus). Si la série a joué les montagnes russes question qualité, on voit qu’elle a donc eu de très jolis hauts (ou bas si l’on veut continuer d’évoquer la tenue de Sydney Bristow en début d’épisode)…
A lire aussi :
Alias (review série)
Alias - Season Finale (review épisode final)
Alias - Bloopers saison 2 (vidéo)
Mysterious Girl (vidéo-montage)
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26 octobre 2009
The X-Files - 5x10 La Poupée
Quand le maître de l’horreur rencontre d’une des séries les plus flippantes des années 90, on peut s’attendre à quelque chose d’étincelant… Et de parfait pour la semaine spéciale Halloween 2009 du blog… Verdict ?
THE X-FILES – 5x10 La Poupée (Chinga)
Scénario : Stephen King & Chris Carter
Réalisation : Kim Manners
Avec : David Duchovny (Mulder) ; Gillian Anderson (Scully) ; Susannah Hoffman (Melanie Turner) ; Jenny-Lynn Hutcheson (Polly Turner) ; Caroline Tweedle (Jane Froelich)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Scully
est en vacances dans une petite ville. Mais c’est très vite interrompu quand
elle tombe par hasard sur un petit commerce qui vient de subir un étrange
phénomène d’automutilation, avec un boucher qui s’est poignardé un œil et donné
la mort, alors que tous les autres clients avaient les yeux en sang. Sauf une.
Melissa Turner et sa fille. Les incidents et les morts sont d’ailleurs légion
autour de cette femme depuis la mort de son mari. Et ça s’amplifie
dernièrement. On dirait même d’elle qu’elle est une sorcière. Mais celle-ci a
peur elle-même de sa fille et de son inquiétante poupée… Alors, réussira-t-elle
à s’en débarrasser ?
Avis : La Poupée n’est certainement pas
l’épisode le plus culte que contient la série X-Files. J’ai d’ailleurs pas mal hésité pour le catégoriser (simple
épiso-test ou culte ?). Mais d’une part, je l’aime bien, et d’autre part,
la présence au générique de Stephen King en tant que coscénariste en fait quand
même un épisode à part. Eh oui, le King (l’autre, pas le chanteur) n’est pas
n’importe qui. Bon, ok, c’est pas pour moi qu’il a un impressionnant statut,
puisque mis à part quelques-unes de ses adaptations télés (dont Ca je crois,
Dead Zone et le travail effectué sur Kingdom
Hospital), je ne connais pas grand chose de lui. Ce qui ne m’empêche pas de
croire volontiers à ce qu’on dit de lui. Et la rencontre des deux univers avait
donc de quoi séduire a priori. Et pourtant, nul doute qu’on pourra sortir déçu
de cet épisode qui n’atteint pas le sommet de son art, notamment d’un point de
vue horreur, où c’est au final plus gentillet que bien des épisodes de la
saison 4 (La Meute pour ne citer que
lui). Cela dit, sans aller dans l’extrême donc, il s’avère quand même plutôt
sympathique. Parce que malgré tout, voir ces gens se mutiler d’eux-mêmes, à
s’en faire saigner les yeux, à s’enfoncer un couteau dans les yeux (et moi,
rien qu’à voir un truc s’approcher de trop près de mon œil, j’avoue que j’aime
pas du tout… mais pas du tout), ça fait quand même son petit effet. Et puis, il
faut aussi reconnaître que la gamine est un peu flippante. Flippante, et
donnant carrément des envies de lui mettre des baffes. Ou une métaphore réussie
de l’enfant-roi ! :D Pas de s’il te plaît, juste des « je
veux ! ». Elle est belle la jeunesse !
La poupée qu’elle trimballe n’est pas en reste. Puisque
c’est pas la charmante petite demoiselle la plus dangereuse, mais bien cette
poupée aux paroles limitées, assez anodines somme-toute, néanmoins dites sur un
ton glacial. « Je veux jouer » ou « on va bien s’amuser »,
ne sont pas aussi emballantes qu’on aurait donc pu le croire. Le contraste avec
la chanson qui tourne en boucle (vieillotte et enjouée, un style classique déjà
éprouvé pour bien imprégner la peur dans la série dans l’épisode de la saison 4
précédemment évoqué) venant renforcer un peu la chose. Jusque-là, on aurait pu
tenir un épisode assez angoissant, avec une histoire classique mais à la bonne
ambiance. Sauf que contre toute attente, on joue aussi sur un côté décalé.
Assez savoureux il est vrai, mais faisant d’autant plus diminuer l’aspect
« horreur » de l’épisode. Et c’est du côté de Scully et Mulder que ça
se joue. Ils sont séparés et n’enquêtent pas vraiment dans cet épisode. Ils
semblent presque n’être que des spectateurs. Enfin, surtout pour Scully qui est
sur les lieux afin de profiter de ses vacances. Pas vraiment impliquée,
préférant prendre son bain plutôt que de répondre au téléphone. Très détachée.
Ses conversations téléphoniques avec son acolyte sont assez drôles. Mulder
s’ennuie clairement (contrairement à ce qu’il voudrait faire croire). Il mate
un porno (pardon, un documentaire sur les abeilles !), il tourne en
rond en boxer chez lui (miam) et il s’amuse avec ses crayons. C’est vraiment
décalé. D’autant plus qu’il va même jusqu’à évoquer des théories rationnelles
et qu’il ne croit pas franchement aux théories surnaturelles qu’il balance à
Scully (qui serait bien plus apte à y croire ici). Bref, le monde tourne un peu
à l’envers !
Conclusion : Un bon épisode de X-Files. Sûrement pas le meilleur mais qui a un certain charme, parfait pour Halloween si vous avez envie d’aller vers l’horreur, qui joue assez bien sur les contrastes (l’univers ensoleillé par rapport aux atrocités, le côté flippant de la fillette face au détachement de Scully et Mulder…). On aurait sans doute pu s’attendre à mieux avec Stephen King aux manettes du scénario mais tant pis. Un épisode fait pour dissuader votre petite sœur (ou frère, ou cousin-e- ou autre !) d’acheter une poupée (ou de la récupérer à la mer)… Sauf si elle est psychopathe, dans ce cas-là, c’est peut-être à éviter vu les possibilités de vengeance qu’elle offre ! Et mieux vaut pas en être victime, parce que ça a l’air un poil douloureux tout de même.
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6x06 Les Amants Maudits ; 5x12 Le Shérif a les Dents Longues (review)
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09 août 2009
Supernatural - 2x18 Le Chef d'Oeuvre de l'Horreur
Petit tour sur un tournage de film d’horreur à Hollywood version frères Winchester…
SUPERNATURAL – 2x18 Le Chef d’Oeuvre de l’Horreur (Hollywood Babylon)
Réalisation : Phil Sgriccia
Avec : Jensen Ackles (Dean) ; Jared Padelecki
(Sam) ; Gary Cole (Brad) ; Don Stark (Jay) ; Regan Burns (McG) ; Elizabeth Withmere (Tara) ; Benjamin Ratner (Wilson)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Suite à la rumeur d’un plateau de
tournage hanté, Dean et Sam débarquent dans le merveilleux monde d’Hollywood.
Lors d’une visite guidée dans les studios, ils profitent pour s’éclipser et
atterrir sur celui d’Hell Raizer II où Dean apprend qu’une actrice qu’il aime
bien tourne, ce qui éveille son intérêt assez peu présent jusqu’ici. Sur un
malentendu, les voilà devenus assistants avant de comprendre que le fantôme
soit disant vu par Tara était une supercherie du studio pour faire de la publicité
gratuite au film. Mais les véritables cadavres commencent à poindre leur bout
de leur nez comme les véritables fantômes… Mais que peuvent-ils donc bien
vouloir ?
Avis : Ce n’est certainement pas la première
fois que l’on a le droit à un film dans une série (ou un film dans le film,
comme pour Scream 3 par exemple), lieu propice pour la dérision et
l’horreur. De toute manière, Supernatural nous a appris dès le départ
que la série ne ferait pas forcément dans l’originalité des thèmes, reprenant
des classiques pour les mettre à sa sauce. Et c’est ce qui est de nouveau fait
ici avec cet épisode mêlant avec brio de l’humour et de l’horreur. Il faut dire
que ça commence fort point de vue humour, puisque nos deux héros se retrouvent
sur un plateau où l’on évoque le tournage de la série Gilmore Girls
(dont Jared Padalecki était l’un des personnages principaux) et qu’on vanne sur
le temps qu’il fait digne du Canada (rappelons aussi que la série est tournée à
Vancouver). La série fait donc preuve d’auto-dérision et continuera à le faire
par la suite au travers du film tourné, où l’une des actrices trouve peu
crédible cette histoire de sel tandis que le producteur du studio se demande
comment les esprits peuvent entendre les conjurations (« ils ont une super
ouïe ? »). Et voilà comment on continue de transformer un navet en
navet encore plus grand avec un scénariste qui réécrit les scènes en fonction
des remarques idiotes et surtout comment l’on joue avec les codes que l’on
connaît de la série et que le téléspectateur a accepté sans broncher ! La
chute finale de l’épisode va aussi dans cette direction et s’avère savoureuse.
Le tout mêlé aux classiques de la série (dont Dean et la nourriture ou Dean et
les femmes !).
Et puis, bien évidemment, Supernatural ne serait pas Supernatural
sans une petite dose d’horreur, même mêlée à de l’humour. Et du côté ambiance,
nous sommes servis. Le côté décor est bien retranscrit et s’avère un cadre
idéal pour ce genre d’histoire. Remarque, vu le thème du film tourné, normal,
hein. On est dans les poncifs mais les poncifs, c’est bon aussi et c'est tout à fait voulu ici. D’autant plus
que la série n’hésite pas à verser quelques litres de sang (ah la scène du ventilo ! :D), de fantômes dont un avec
une tête presque nauséabonde et quelques effets spéciaux réussis (les
apparitions notamment). Le titre français s’avère assez révélateur de ce
côté-là (même si « chef d’œuvre » est sans doute un peu présomptueux
tout de même). Ce qui est certain, c’est que cette petite plongée dans le monde
d’Hollywood à travers cette histoire est assez réussie, on garde toujours les
deux aspects du scénario en parallèle (horreur et coulisses) et s’il n’y a pas
d’énormes surprises concernant l’origine des fantômes par exemple, le tout se
laisse suivre sans déplaisir aucun parce qu’on est constamment entre premier et
second degré. Pas si facile que ça la vie de scénariste et de créer un film
d’horreur ! :D
Conclusion : Voilà un très bon épisode de Supernatural mixant très bien humour et horreur, avec une bonne ambiance et quelques scènes qui tâchent… Et surtout, on appréciera le côté second degré donné au tout. Assurément parmi les réussites de la saison 2 (et de la série en général). Et puis allez, rien que pour voir Dean en assistant qui trouve du plaisir, c’est un épisode à voir ! :P C’est un stand-alone qui ne joue par contre pas sur l’implication quasi-habituelle des deux frères qui sont plus là en spectateurs qu’autre chose (oui, ils font aussi leur boulot, quand même, hein), il n’y a pas de parallèle à faire ou ça n’amène rien pour eux, dans leur relation (contrairement à une majorité d’épisodes où ils se révèlent le cœur de l’intérêt). C’est donc un peu atypique, mais c’est aussi un moment de détente, une récréation avant d’aborder le virage plus sérieux et dramatique de cette fin de saison, autant pour les frères que pour le téléspectateur !
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30 juillet 2009
Dollhouse - 1x13 Epitaph One
Quand y’en a plus, y’en a encore ! Joss Whedon est généreux côté bonus dvd avec un épisode inédit supplémentaire. Et si le meilleur de la série n’avait pas été diffusé ?
DOLLHOUSE – 1x13 Epitaph One
Scénario : Joss Whedon ; Jess Whedon & Maurissa Tancharoen
Réalisation : Joss Whedon
Avec : Eliza Dushku (Echo) ; Amy Acker (Whiskey) ; Felicia Day (Mag) ; Zack Ward (Zone) ; Adair Tishler (Iris) ; Fran Kranz (Topher) ; Enver Gjokaj (Victor)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : 2019. C’est le chaos et un groupe de
survivant s’engouffre au plus profond de la terre. Au lieu de trouver refuge
dans les égouts, comme ils le pensaient, ils sont dans un lieu étrange,
renfermant un spa et une drôle de chaise. Ici, pas de signal. La technologie
qu’ils craignent ne pourra pas les atteindre mais les réponses qu’ils cherchent
sont peut-être là. Sauf que ce lieu d’apparence si paisible ne l’est pas tant
que ça quand Lynn se fait tuer par un intrus. Et la paranoïa monte d’un cran
pendant que le groupe étudie la base de données des souvenirs qui leur
permettent d’en apprendre un peu plus. Arriveront-ils à s’en sortir
vivants ?
Avis : Joss Whedon et son équipe seraient-ils
libérés de toutes contraintes sur cet épisode ? Je crois que oui, puisqu’il
me semble que ce n’est pas un épisode commandé par la Fox (y’a eu tellement
d’annonces à ce sujet que je m’y perds un peu à vrai dire). Et comme le pilote
jamais diffusé, ça se sent vraisemblablement. C’est un chapitre un peu
hors-série qui pourrait pourtant bien faire office de conclusion (bien plus que
l’épisode 1x12 Omega). Pourtant, Joss a déclaré pouvoir l’utilisé pour
débuter la seconde saison. Dans ce cas-là, il faut voir comment ils pourront
rebondir dessus, mais ça peut être très propice à relancer la série dans une
nouvelle direction prometteuse où l’on revient aux questions qui n’ont été
qu’effleurées à la surface lors de la saison 1 et sur lesquelles il paraissait
inévitable de s’arrêter, puisque c’est tout de même là l’intérêt profond de la
série : la technologie, à quoi elle sert, quelles sont les aspirations de
ceux qui l’ont créée, vers quoi ça peut mener et pourquoi Caroline est si
spéciale. Tout d’un coup, la mythologie qui pouvait paraître un peu bancale
l’est beaucoup moins. Si toutes les réponses ne sont pas données, les pistes
sont explorées, creusées et donnent finalement encore plus envie qu’on s’y
attarde un peu plus la saison à venir. Il y a beaucoup de matière et cet
épisode donne beaucoup d’espoir quant à ça. Et comme l’épisode pilote pas
diffusé, les reproches qu’on pouvait faire à la série sont largement effacés
ici. Si le rythme n’est pas toujours hyper soutenu, avec pas mal de moments
d’exposition (mais rien d’inutile en fait), il n’en reste pas moins maîtrisé et
les 50 minutes de l’épisode ne sont pas trop délayées (alors que certaines
intrigues paraissaient bouche-trou dans la série).
En fait, cet épisode 1x13 Epitaph One fait
directement écho au 1x00 Pilot. On y retrouve d’ailleurs un flash-back qui le
concerne directement. Mais ce qui surprendra sans doute le plus, c’est que les
héros récurrents ne font que de la figuration ici (oui, même Eliza Dushku dont
beaucoup pensaient qu’elle prenait trop de place dans la série) pour laisser la
place aux nouveaux personnages dont on fait connaissance. Et c’est fichtrement
bien pensé en fait. On découvre par bribes les divers éléments de la
mythologie, ce qui a conduit à la situation de chaos dans laquelle on débarque,
les réponses… Honnêtement, on aura rarement fait meilleure construction dans la
saison 1. C’est maîtrisé. Et cerise sur le gâteau, il y a une excellente
ambiance. Si on peut regretter de ne pas être plongé plus longtemps dans le
chaos initial, le reste de l’épisode, un huis-clos, n’a finalement rien à
envier au début. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’on peut remarquer
que Whedon et son équipe ne sont pas mauvais dans ce genre d’épisode (on penser
au 4x08 Le Piège d’Angel ou encore au 1x08 La Panne de Firefly). La
tension monte petit à petit et reste vraiment palpable tout du long. En plus,
on retrouve tout à fait le style dans les dialogues (références, petites
phrases humoristiques) ou les personnages (Topher délicieux) de la Whedon’s
Touch.
Conclusion : Oui, assurément, le meilleur de la série n’aura pas été diffusé sur la chaîne Fox et n’est réservé qu’aux fans qui auront acheté le coffret. A moins que comme il avait été envisagé, cet épisode ne serve d’ouverture à la saison 2. Qui pourrait donc faire office de compte à rebours, en imaginant une saison qui s’évertue à voir comment on en est arrivé à cette situation. Le danger étant finalement de devoir trop délayer, mais ce n’est pas inintéressant non plus, on se dirige en fait vers un point qu’on avait déjà pu ressentir lors de la saison 1 (à savoir non pas qui est vraiment Echo mais pourquoi elle est si particulière et surtout, comment elle pourrait mettre en danger la Dollhouse, avec une réponse moins évidente qu’il n’y paraît selon les éléments vus ici). Excellente histoire, excellente ambiance. La famille Whedon est à nouveau au rendez-vous ici, puisqu’on retrouve Amy Acker (toujours avec un rôle un peu plus important que celui qu’elle a eu dans la saison 1) et Felicia Day (une des potentielles de la saison 7 de Buffy et l’héroïne de Dr Horrible). Pour ces raisons, et même après un seul visionnage, oui, j’ai envie de classer cet épisode parmi mes « cultes » à moi… Qui donne fichtrement envie de retrouver la série… ^_^
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2008/2009, l'année Whedon ?
Carina Round - For Everything a Reason (Live)
Wallpapers Dollhouse (créations graphiques)
30 juin 2009
Tru Calling - 1x20 A Armes Egales
Ou comment une série prend une toute nouvelle dimension alors qu’elle touche malheureusement à sa fin… (Contient des spoilers)
TRU CALLING – 1x20 A Armes Egales (Two Weddings and A Funeral)
Réalisation : Michael Katleman
Avec : Eliza Dushku (Tru) ; Shawn Reaves (Harrison) ; Zach Galifianakis (Davis) ; Matthew Bomer (Luc) ; Jason Priestley (Jack) ; Andrea Joy Cook (Lindsay) ; Cotter Smith (Richard)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Tru et Davis connaissent désormais le
secret de Jack Harper : lui aussi revit les journées, mais pour faire que
les morts qui demandent de l’aide le reste. Bien évidemment, ce dernier est
parti de son appartement. Mais c’est un grand jour pour Tru. Non seulement sa
meilleure amie Lindsay se marie mais en plus, elle est bien décidée à dire
enfin la vérité à Luc pour qu’ils puissent vivre sereinement leur relation.
Mais en plein mariage, Davis interrompt la cérémonie. Harrison a été gravement
touché et se retrouve à l’hôpital. Le père de Tru et Harrison s’y trouve, tout
comme Jack qui n’est pas le bienvenu. Et c’est malheureusement trop tard pour
Harrison. Il meurt, laissant en larmes sa sœur. Juste avant de lui demander son
aide. La journée recommence et c’est une course contre la montre qui commence,
et un combat contre Jack qui estime qu’il ne faut pas jouer avec le Destin. La
Mort réclame un corps aujourd’hui. Et si ce n’est pas Harrison… Tru
arrivera-t-elle à gagner son combat ?
Analyse : Tru Calling était une bonne
série à l’origine. Le concept était suffisamment exploité pour ne jamais
s’ennuyer, notamment dans les différentes variantes pour faire revivre les
journées ou les situations. Le personnage de Jack Harper avait apporté un
nouveau piquant à cause de son étrange comportement et de son côté qui semblait
un peu suicidaire. Dans le précédent épisode, on apprenait enfin la vérité sur
celui-ci. Il revivait les journées. Forcément, dans un premier temps on pense
qu’il est comme Tru. Mais pas vraiment. C’est même son anti-thèse ! Et c’est
ça que va développer cet épisode. Autant dire que la mythologie de la série
avance à grand pas ici. On savait déjà que la mère de Tru lui avait transmis
ses pouvoirs et tout, mais ça restait un peu flou, en arrière fond. Là on a une
grande mise en avant, avec les recherches de Davis qui explique que toute force
à son pouvoir opposé et surtout, on s’interroge sur la Destinée. Finalement,
Jack n’est pas si méchant que ça. Il l’est, parce que l’héroïne de la série,
c’est Tru. On est forcément de son côté. On pense aussi forcément que quand il
ne s’agit pas d’une mort « naturelle » (donc si c’est un meurtre, un
accident provoqué par autrui…), c’est normal de tenter de leur sauver la vie.
Jack apporte un autre point de vue qui peut se défendre sur l’équilibre et le
fait de changer le cours des choses, ce qui ne bouleverse pas que la vie du
mort, mais qui provoque une réaction en chaîne. Sauf que jusque-là, c’est une
théorie qui n’a pas été exploité, qu’on a pas vu. Juste le côté positif de ce
que fait Tru (d’où aussi notre position). Jack s’illustre néanmoins comme la
némésis de Tru et s’il n’était pas vraiment intervenu dans les différentes
missions jusque-là (sauf pour la protégée d’Harrison quelques épisodes
auparavant), il frappe fort pour engager cette bataille puisque c’est deux
proches de l’héroïne qui sont concernés. Harrison dans un premier temps, Luc
dans un second.
Autant dire que la tension est à son comble et que le combat
est de haute volée jusqu’au dénouement tragique qui amorcera le début de la
nouvelle dynamique du show, avec un intérêt supplémentaire par rapport aux
premiers épisodes. Si on savait que Tru pouvait perdre un mort, cette fois,
elle devra lutter de manière acharnée contre un ennemi visible. Et puis on
notera aussi que A Armes Egales ne vaut pas seulement que pour son côté
mythologique, bien que les deux soient liés, mais aussi pour le côté intrigue
personnelle qui se boucle ici. On évoque le départ de Lindsay pour ailleurs
(j’avoue que j’étais persuadé qu’elle se faisait Kelleyriser en début de saison
2 !) et surtout, on fait avancer le schmilblick du couple maudit Tru/Luc.
Certes, ce n’est pas un traitement inédit (ça rappellera par exemple Prue et
Andy dans la première saison de Charmed) mais ça fonctionne assez pou
nous tirer quelques larmes. D’autant plus qu’on s’aperçoit à quel point le
secret de Tru et ce pouvoir lui ronge sa vie. Si revivre des journées semble
assez bénéfique dans l’ensemble, pour régler les petits problèmes des autres la
plupart du temps, ça fout totalement en l’air sa relation avec Luc. En
comparant les premiers et seconds jours, à chaque fois, on voit que ça se passe
mieux le premier jour que celui où elle le revit. La faute à ses obligations.
Une héroïne est faite de sacrifices. Elle a néanmoins le temps d’avouer la
vérité à Luc, enfin, mais c’est un peu ce qui précipite sa mort. Il n’a pas eu
le temps de digérer et Jack en profite cruellement pour marquer un grand coup.
La scène finale au cimetière est de toute beauté, notamment avec le plan de Tru
qui s’en va plus déterminée que jamais ou bien la découverte d’un nouvel
élément sur le père de Tru et de sa mère qui étaient dans la même situation
jadis. Le tout sur fond de In The Air Tonight, interprétée par
Sixpence None the Richer.
Conclusion : Un épisode qui bouleverse autant la vie de l’héroïne que celle de la série, en lui faisant prendre un nouveau départ amorcé 5 épisodes auparavant avec l’introduction de Jack Harper qui se révèle au fur et à mesure. La mythologie de la série s’en retrouve grandement enrichie et fait passer Tru Calling au stade supérieure, avec beaucoup de promesses qui ne pourront malheureusement être tenues fautes d’épisodes, mais qui les tient pourtant sur ce qui a été tourné de la seconde saison. Et puis, A Armes Egales fait aussi entrer dans la catégorie des couples maudits, Tru et Luc qui n’auront jamais vraiment pu concrétiser leur histoire d’amour de manière véritablement heureuse. Bref, un épisode qui marque le coup pour clore la saison avec brio.
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04 juin 2009
Buffy - 4x10 Un Silence de Mort
Buffy fait partie de ces séries qui sont passées maître dans l’art des épisodes spéciaux… La preuve avec cet immanquable, nommé aux Emmy pour son scénario…
BUFFY CONTRE LES VAMPIRES (Buffy The Vampire Slayer) – 4x10
Un Silence de Mort (Hush)
Réalisation : Joss Whedon
Avec : Sarah Michelle Gellar (Buffy) ; Alyson Hannigan (Willow) ; Nicholas Brendon (Alex) ; Emma Caulfield (Anya) ; Anthony Stewart Head (Giles)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Pendant le cours de psycho du
professeur Walsh, Buffy fait un drôle de rêve qui la met en scène avec Riley et
surtout une petite fille qui chante une comptine, parlant entre autre de
Gentlmen. Elle en parle à Giles qui aimerait bien retrouver un peu d’intimité
puisqu’il va recevoir une visite. C’est donc Alex qui hérite de Spike en
attendant. Willow, quant à elle, assiste une nouvelle fois à son assemblée de
sorcière mais en ressort très déçue. Elles n’abordent pas les thèmes qu’elle
voudrait. Et du côté d’Anya, elle demande une clarification à Alex sur leur
relation. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce matin où
personne ne peut parler. Il semblerait que toutes les voix de Sunnydale aient
disparu… Mais ce n’est sans doute pas ce qui pouvait arriver de pire, puisque
la nuit suivante, deux personnes sont retrouvées mortes, leur cœur arraché.
Buffy arrivera-t-elle à arrêter ses effrayants Gentlemen ?
Analyse : Ce qu’il y a de bien avec les épisodes spéciaux de Buffy, c’est
qu’ils sont rarement gratuits. Il ne s’agit pas de faire quelque chose
d’exceptionnel juste pour marquer le coup mais bien pour faire avancer
l’histoire (comme l’a prouvé deux ans plus tard l’épisode musical, 6x06 Que
le Spectacle Commence, par exemple). Ici, c’est donc encore brillamment le
cas. Un épisode très dense dans son contenu vis-à-vis des personnage. Tout
d’abord, il introduit Tara de manière assez intelligente, puisqu’elle se pose
en victime idéale du jour. Elle apparaît à peine et son destin semble scellé
lorsqu’elle sort la nuit sur le campus. Une utilisation assez intéressante de
ce genre de situation qui permet quelques surprises. C’est aussi une rencontre
déterminante avec Willow et les deux personnages entrent directement en
connexion. Bien évidemment, et on ne le dira jamais assez, malgré son absence
de dialogues pendant une bonne partie de l’épisode (une demi-heure environ),
c’est avant tout axé sur la communication. Ou plutôt, la difficulté de
communiquer. Dès lors, on se rend compte de ce qu’on perd lorsqu’on a plus
l’usage de la parole mais c’est dans cette tourmente que les personnages
pourront enfin pleinement s’exprimer, sans cette entrave finalement. Buffy et
Riley vont ainsi pouvoir se dévoiler leur secret sur leurs identités
respectives, quant à Alex il donnera la réponse qu’attendait Anya quant à leur
relation. Le tout sans dialogue. Ce qu’on pourrait trouver extrêmement barbant,
mais qui ne l’est pas du tout. Comme on a souvent vanté les mérites de Whedon
pour les siens justement, il s’agit aussi d’un joli pied de nez prouvant qu’il
s’en sort très bien sans.
Et dans cette histoire, l’humour n’est absolument pas perdu.
Au contraire, on possède là quelques moments cultes hilarants. On peut bien
évidemment parler de la scène de l’amphithéâtre, jouissive à souhait, avec les
explications de Giles, le mime de Buffy (un peu pervers !) mais il y a
aussi cette façon qu’à de s’exprimer Anya, toujours elle-même même muette (la
scène de réconciliation avec Alex) ou bien encore le final avec Riley tout fier
de lui qui ne casse pas la bonne chose. En plus de tout ça, cet épisode permet
aussi d’entrevoir enfin le thème de la saison. C’est présenté de manière très
rapide mais lors d’une très bonne scène. Le côté archaïque de l’arme de Buffy
versus l’arme ultra-moderne de Riley. Occulte contre science. Enfin, il y a
bien sûr l’intrigue du jour qui tourne autour des Gentlemen. Et pour
l’occasion, la série se Burtonifie très bien. Il faut dire que ses monstres
(autant les Gentlmen que leurs sous-fifres en camisoles et sans visages) sont
de vrais cauchemars ambulants que n’aurait certainement pas renié celui à qui
l’on doit Edward aux Mains d’Argent, Sleepy Hollow ou Batman
le Défi. Il en va de même pour la musique, bien plus présente qu’à
l’accoutumée, avec de superbes thèmes, qui tirent vers ceux de Danny Elfman.
Mais la série garde sa patte à elle et nous offre un « horror-show »
comme elle ne l’avait plus fait depuis la saison 2. Du pur délice, d’autant
plus que le tout est vraiment bien agencé, avec cette terreur qui va vraiment
crescendo. En effet, on a d’abord cette parole qui s’évanouit dans la nature.
C’est déjà horrible en soit (et l’épisode le montre bien, avec ces gens qui
sont paumés et tout, des boutiques qui sont fermées…), mais ça le devient
encore plus quand ces histoires de meurtres ont lieu. On se taire forcément. On
a peur du moindre petit cognement de porte. Le pire, c’est qu’on a beau crier
aucun son ne sort. Le paroxysme du syndrome de la voix qui bloque dans des
conditions d’horreurs.
Conclusion : Un incontournable de la série… Un incontournable des séries. C’est un épisode très riche dans ses thématiques, autant pour les personnages que pour l’histoire qui va enfin pouvoir avancer maintenant que les choses ont été dites à leurs manières… C’est déterminant et ce n’est pas juste une petite démonstration de force. Pour faciliter la transition entre la partie où les personnages parlent et ceux où il n’y a plus de dialogue, on en a encore quelques-uns grâce à la technologie. Ainsi, il y a le journal télé qui nous apprend la situation et l’ordinateur de Maggie Walsh qui transmet ses ordres. Après ça, la série se retrouve véritablement sans dialogue. Seuls les regards, les gestes, les attitudes et la musique viendront exprimer et raconter l’histoire, avec quelques passages écrits bien entendus. Une petite prouesse diablement efficace avec une chute savoureuse entre Buffy et Riley : « il faut qu’on parle »… Gros silence…
En bonus, voici quelques indications de Joss Whedon dans le script de cet épisode… Ca prouve bien que même là, il a un certain sens de l’humour :
EXT. TOUR DE L’HORLOGE – NUIT
De son sommet, on voit toute la ville (ou peut-être pas, mais ça ne coûte rien d’espérer) pendant que le souffle des habitants serpente entre les maisons pour monter jusque-là.
Description d’un Gentleman :
Vieux, blanc comme de la craie, chauve : un genre de
Nosferatu croisé avec Hellraiser et mâtiné de Joker. En fait, il ressemble à Mr
Burns, sauf qu’il arbore un rictus permanent qui découvre ses dents de métal
scintillant.
(Extraits du Guide Officiel Volume 2 parut chez Fleuve
Noir).
A lire aussi :
Buffy (review série)
Le Best of (sélection des meilleurs épisodes par saison)
2x19 La Soirée de Sadie Hawkins ; 6x07 Que le Spectacle Commence (review)
Unaired Pilot ; The Animated Series BA ; Karaoke Once More... ; Sur le tournage saison 2 ; Interview Claire Guyot (vidéos)
OST volume 1 ; OST volume 2 (la bande originale)
Passion ; Les tueuses ; Derniers Baisers ; Rédemption ; Noirs Désirs (vidéos-montages)
The Long Way Home (review 1er chapitre du comic)
Wallpaper Amber Benson/Tara ; Sarah Michelle Gellar (créations graphiques)
10 mai 2009
Veronica Mars - 1x22 La Vérité sur Lilly
La première saison de Veronica Mars finissait sur les chapeaux de roues et toutes les clés du mystère…
VERONICA MARS – 1x22 La Vérité sur Lilly (Leave it to Beaver)
Scénario : Rob Thomas & Diane Ruggiero
Réalisation : Michael Fields
Avec : Kristen Bell (Veronica Mars) ; Enrico Calantoni (Keith) ; Percy Daggs III (Wallace) ; Francis Capra (Weevil) ; Teddy Dunn (Duncan) ; Jason Dohring (Logan)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Veronica et Keith sont allés voir un
journaliste pour dénoncer le complot ourdit par les Kane en faisant d’Abel
Koontz le bouc émissaire du meurtre de leur fille. La nouvelle fait rapidement
le tour de la ville et du lycée où Veronica évite Logan depuis la fête où elle
a découvert la salle où il y avait une caméra fixée au plafond de la salle où
ça aurait pu être leur première fois. Elle apprend par ailleurs par Beaver, le
jeune frère de Dick Casablancas, que l’alibi de Logan ne tient plus la route,
puisqu’il est retourné voir Lilly quand il a appris qu’elle voyait quelqu’un
d’autre. Weevil surprend la conversation où elle l’accuse de peut-être le
meurtrier de Lilly alors qu’elle donne un coup de fil à son père. Pendant ce
temps, Duncan apprend de son père la vérité sur la soirée du meurtre de sa sœur
et son implication dedans. Quant à Keith, il rompt avec Alicia Fennel pour tenter de
sauver sa famille depuis que Lianne est revenue de sa cure de désintoxication.
Mais qui est vraiment le meurtrier de Lilly Kane ?
Analyse : Le bon point de la première saison de Veronica
Mars c’est donc d’offrire une conclusion à son intrigue générale au lieu de
la faire traîner pendant 107 épisodes. On avait déjà eu le droit à quelques
réponses dans l’épisode précédent (1x21 Le Coup du Dentiste) par rapport
au viol de Veronica et à de nouveaux éléments qui pouvaient avoir leur
importance. Et c’est donc avec ce Season Finale que tout ce précise. Que les
multiples pistes évoquées au gré des épisodes aboutissent à la vérité. Mais
pour ça, on a le droit à plusieurs rebondissements et a une reconstitution qui
se fait petit à petit. En fait, l’épisode s’avère très riche dans son contenu
puisque rien n’est définitif jusqu’à ce que tous les éléments incriminant le
meurtrier soient en possession de Veronica qui n’hésite pas à se mouiller une
nouvelle fois et qui essuie quelques déceptions. Notamment familiale ou amoureuse. La fille de Keith n’a vraiment
pas de chance dans ses paris ou dans la triste vérité qui se présente à elle,
avec des soupçons qui portent sur des êtres qui lui sont chers. Cette quête de
la vérité est rythmée et garde son suspense jusqu’à la moitié de l’épisode où
le doute n’est plus permis sur l’identité du tueur (ou de la tueuse, hein, mais
on parle de façon générale). On en dira pas plus histoire de préserver le sel
de cette intrigue. Quand tout s’est enfin éclairé, la fin de la saison
s’oriente alors vers une direction assez nouvelle.
Effectivement, jusque-là, la série jouait plutôt entre un
mixe de série teenage et de roman noir (avec cette superbe photographie et les
tons jaunes qui donnent son atmosphère si particulière à Neptune et aux
aventures de la détective en herbe). Tout d’un coup, la série se transforme en
film d’horreur. L’atmosphère est noire, on se retrouve dans un coin isolé et
l’on assiste à une très jolie course poursuite digne des meilleurs slashers
(genre Scream) entre l’héroïne et l’assassin. On pourrait trouver ça mal
venu ou hors-sujet, mais c’est au contraire tout à fait dans la logique puisque
Veronica flirte depuis longtemps avec le danger, même si elle a toujours su
l’éviter grâce à son ingéniosité, et qu’il s’agit là de la confrontation avec
ce qui la hante depuis si longtemps. C’est sombre et violent, en parfaite
adéquation avec ce que la série nous a montré auparavant du personnage. Une
fois que tout est fini, Veronica est libérée de l’image de Lilly dans une
séquence rêvée qui possède un ton très ensoleillé contrairement aux flash-back
qu’elle avait. La série nous laisse alors sur un mini-suspense (juste histoire
de dire qu’on pourra attendre la saison 2 pour avoir cette réponse à cette
petite question) quand elle ouvre la porte et qu’elle nous dit « c’est toi
que j’attendais ». Veronica peut alors prendre des vacances bien méritées
après cet éreintant épisode, aussi émotionnel que physique.
Conclusion : Cette première saison se conclut de manière brillante en résolvant l’intrigue Lilly Kane sans fausse note, en accord avec les indices laissés précédemment, en explorant un nouvel univers maîtrisé. Il permet aussi de résoudre les relations entre les personnages qui ont tous été beaucoup affecté par le meurtre de Lilly, que ce soit de près ou de loin. Il permet aussi de mettre en avant le personnage de Beaver, apparu quelques épisodes auparavant de manière très discrète au côté de son grand frère. Un personnage qui prendra de l’ampleur dans la saison 2 dont les bases sont parfaitement posées ici.
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Les Génériques ; Bloopers Saison 3 (vidéos)
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13 février 2009
Dawson - 1x11 Petit Scream Entre Amis
Un article qui aurait pu avoir sa place durant la période d’Halloween, mais c’est un spécial Vendredi 13, donc tout à fait indiqué pour aujourd’hui aussi ! :D
DAWSON (Dawson's Creek) – 1x11 Petit Scream Entre Amis (The Scare)
Réalisation : Rodman Flender
Avec : James Van Der Beek (Dawson) ; Michelle Williams (Jen) ; Joshua Jackson (Pacey) ; Katie Holmes (Joey) ; Scott Foley (Cliff) ; Jennifer McComb (Ursula)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : C’est la veille du vendredi 13, Dawson
et Joey regardent un film d’horreur. Mais le cœur de la pauvre Joey a un peu de
mal à supporter. En arrêtant la vidéo, ils tombent sur les infos où l’on
apprend qu’un tueur en série sévit à Boston. De quoi mettre en condition pour
le lendemain, puisque tout le monde sait que Dawson aime bien faire peur à ses
amis le vendredi 13… Et ça ne manque pas. Mais Jen est un peu peinée de ne pas
avoir le droit à sa petite farce. Elle se sent exclue. Plus pour longtemps, puisqu’elle
a le droit à une lettre lui indiquant qu’elle va mourir ce soir. Elle reçoit
aussi un étrange coup de fil dont Dawson jure ne pas être à l’origine. Et
tandis qu’ils vont faire les courses pour la petite fête prévue ce soir, ils
ramènent une fille qui vient d’avoir une dispute avec son petit ami dans le
magasin. Mais ont-ils bien ? Celle-ci ne semble en effet pas très stable…
Et tout d’un coup, les lumières s’éteignent ! La petite bande de Capeside
serait-elle victime du tueur en série ?
Avis : Ca fait un bail que je n’ai pas revu la
série dans son intégralité. Encore plus cette première saison que je n’aime pas
particulièrement. D’ailleurs, c’est le seul épisode marquant que j’y trouve et
c’est aussi le seul que j’ai gardé en vidéo à l’époque d’une rediffusion
intégrale de la série sur TF1. Mais faut dire que connaissant mon goût prononcé
pour les films du type slasher-movie, ce n’est pas étonnant. D’autant plus que
cet épisode est rempli de clins d’œil (que je n’ai certainement pas tous
reconnus), notamment à Kevin Williamson, le créateur et producteur de la série.
La scène d’intro est à ce titre un double clin d’œil, puisque c’est un extrait
du film Souviens-toi l’Eté Dernier, écrit par Williamson et dans lequel
joue Sarah Michelle Gellar, autre star d’une série culte de la WB à l’époque (Buffy,
pour ne pas la nommer), et c’est précisément un passage où elle se fait courser
qui est utilisé. C’est donc totalement délicieux. Tout comme la discussion qui
suit sur le bien fondé de ces films d’horreur, leur utilité ou non surtout vu
qu’on a qu’à regarder les infos pour en être abreuvés finalement. On est
totalement dans l’esprit Dawsonien qui a pu se perdre par la suite où
les jeunes réfléchissent encore plus que des adultes, se psychanalysent
presque ! Et bien évidemment, tout l’épisode tourne autour de l’horreur et
des petites farces de Dawson… L’épisode allant crescendo dans le trip
« terreur ». Avec une certaine réussite. Ca reste toujours très
léger, mais l’humour mêlé à l’angoisse fonctionne très bien… La partie dans la
maison étant le must avec nombre de retournements… Le personnage d’Ursula est
assez savoureux… Même si je me demande encore pourquoi et comment ils peuvent
l’inviter à leur petite fête… Je sais bien que Pacey craque pour les dames plus
âgées, mais bon ! Elle avait déjà pas l’air net au départ, elle l’est
encore moins une fois là-bas ! Et dire que deux minutes avant Dawson
faisait une remarque à Joey comme quoi il ne fallait pas parler aux inconnus.
C’est quoi l’expression, déjà ? Il faut balayer devant sa
porte ? :P
Alors, si j’ai parlé du premier clin d’œil de l’épisode à
Williamson, j’ai oublié le second. Qui est un bon moment aussi, qui donne le
ton. En effet, Jen nous fait un remake de Scream (toujours signé
Williamson) et plus précisément de la scène d’intro du film avec Drew Barrymore
(totalement flippante d’ailleurs, ce sera vraiment celle qui m’aura le plus
traumatisé je crois, et qui me traumatise encore à chaque fois que je la
revois)… Le gore en moins ! Parce qu’on s’arrête tout de même avant le
massacre du personnage. C’est vraiment du clin d’œil maîtrisé et pas qui semble
juste être là pour faire joli. Ensuite, l’épisode arrive très bien à rebondir sur cette forme pour amener du fond. Outre la discussion à propos des films d’horreur,
c’est surtout par rapport aux personnages qu’il y a quelque chose qui se
déclenche. Jen se sent exclue du groupe parce que Dawson ne s’amuse pas à lui
faire peur. C’est très révélateur. Elle a beau l’avoir plaqué, elle veut
continuer à faire partie de sa vie. Tandis que ça fait prendre conscience à
Dawson de la manière dont il tient à Joey (dans une scène aussi tout à fait
délicieuse). La situation d’angoisse joue donc un révélateur de sentiments. Ca
marque en tout cas un début de prise de conscience. Bien évidemment, on
pourrait trouver le tout un peu cliché, parce que ça joue énormément sur des
trucs qui sont assez banals (comme le fait de balancer un serial killer dans le
coin). Mais c’est tout le bon côté de l’épisode. On navigue en terrain connu,
on repère ce qu’on aime et on se fait un p’tit peu peur, en même temps que les
personnages. Rien de meilleur finalement.
Conclusion : Et voilà comment passer un bon vendredi 13 en compagnie de héros de séries ! Un épisode vraiment réussi qui amènera bien d’autres épisodes sur le même thème (l’horreur, mais plus pour Halloween) et qui garderont cette petite touche bien sympathique. Les petits clins d’œil sont savoureux et la fin possède cette petite touche qui fait sourire. L’ambiance du slasher ou du film d’horreur est vraiment bien retranscrite et s’intègre très bien à l’univers de la série (sans doute est-ce dû en partie à la passion de Dawson qui adore le cinéma). Et en plus, ça fait plaisir de voir Scott Foley (non, je ne crache jamais sur la présence d’un mec bien mignon !).
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23 décembre 2008
Roswell - 2x10 Regrets Eternels
S’il y a une série dont les épisodes de Noël sont assurément réussis, c’est bien Roswell… Ils viennent à point nommer sauver les saisons dans lesquelles elles se trouvent…
ROSWELL – 2x10 Regrets Eternels (A Roswell Christmas Carol)
Réalisation : Patrick Norris
Avec : Jason Behr (Max) ; Brendan Fehr (Michael) ; Katherine Heigl (Isabel) ; Majandra Delfino (Maria) ; Shiri Appleby (Liz) ; Nick Wechsler (Kyle)…
Cote d’amour : *****
Résumé : Michael et Max sont en train de choisir
un sapin selon les critères très serrés d’Isabel. Mais un accident de voiture
surgit, et ils assistent au sacrifice d’un père qui sauve sa fille. De peur
d’être découverts, et malgré l’hésitation de Max, ils s’en vont. Un choix que
regrettera Max quand il s’apercevra qu’il est hanté par l’homme qui vient de
mourir. Il va alors voir Liz pour se confier et chercher de l’aide. Pendant ce
temps-là, Isabel prépare activement ses diverses activités de Noël :
s’occuper du spectacle des enfants, les décorations, les cadeaux. Une attitude
qui lui vaut le surnom de Terreur des Guirlandes par Max et Michael. Quant à
Maria, elle chante dans une chorale qui visite les enfants en peine. C’est là
qu’elle se rend compte que Brody a une fille, atteinte d’un cancer. Une
nouvelle qui la bouleverse. Enfin, Tess tente désespérément d’insuffler un tant
soit peu l’esprit de Noël à Kyle et Jim. Mais c’est peine perdue. Jusqu’à ce
qu’ils croisent Amy DeLuca dans le magasin… L’esprit de Noël s’emparera-t-il de
la petite ville de Roswell ?
Analyse : Après un début de saison assez
poussif, dont le premier arc vient de s’achever lors de l’épisode précédent,
cet épisode de Noël permet de souffler et de repartir sur de nouvelles bases.
Il vient donc à point. Il permet surtout de réintégrer une partie humaine un
peu oubliée lors des épisodes précédents, trop centrés sur un trip
science-fiction pas forcément passionnant. Alors oui, du coup, on peut se dire
que Jason Katims en fait peut-être beaucoup, c’est un épisode assez mielleux au
final, mais ça fait parti de la série. Après tout, ce qui a fait le succès de
la saison 1, c’est bien ce côté romantique assez exacerbé, notamment entre Liz
et Max. On retrouve donc la même couche de bons sentiments où les pouvoirs
extraterrestres ne sont pas mis en avant, mais servent au mieux une bonne
histoire de Noël. Il s’agit d’une réflexion assez intéressante sur la manière
d’agir et le scénariste/créateur pointe du doigt ce que peut entraîner le fait
d’aider quelqu’un. Il y a bien évidemment l’aspect du secret qu’il faut à tout
prix préserver, mais pourquoi nos amis extraterrestres ne sauvent-ils pas le
monde entier avec leur pouvoir ? C’est Liz qui nous livrera une partie de
la réponse (et de la justification). On entre un peu dans un domaine qui peut
rebuter concernant la religion, Dieu et autre, mais on n’est pas dans le
prosélytisme et c’est un aspect qui passe bien. Et puis, c’est un peu de là que
découle toute la magie de l’épisode.
Parce que oui, c’est quand même un épisode de Noël et si
c’est pas creux, qu’il y a une réflexion sur les personnages, leur situation,
des sentiments qui sont mis à jour (comme Max qui revient vers Liz), il faut
bien qu’il y ait cet aspect conte ! Et tous les personnages ont le droit à
leurs petits miracles. Même les parents de Max ! (Si, si, je vous assure,
il faut attendre la toute fin de l’épisode, mais c’est leur petit miracle à
eux… :P). On se sert habilement des personnages qu’on connaît pour
intensifier l’émotion, on a quand même le droit à un Brody qui a déjà subi pas
mal d’épreuves et qui se voit affubler d’une petite fille cancéreuse. Et là, ça
y est. On pourrait croire qu’on va tomber dans le pathos sans nom, qu’on va
faire chialer dans les chaumières. Alors oui, c’est tristounet mais sans jamais
sombrer dans une mièvrerie sommaire. Jason Katims livre ici une histoire sur la
corde raide, qui force quasiment l’empathie, mais ça fonctionne. Et surtout il
utilise les histoires de chaque personnage pour livrer un épisode équilibré où
les pièces s’emboîtent. A la rigueur, il n’y a guère que l’histoire de Tess qui
se trouve un peu en dehors des préoccupations des autres. Mais ce n’est pas
surprenant, c’est toujours le personnage qui a été à part. Et c’est une sorte
d’intégration qui est mise en avant, autant chez le téléspectateur que chez
Kyle et Jim. Et cet épisode réussit sans doute le paris de justement faire
apprécier ce personnage (jusqu’au moment où… vous me comprenez si vous avez
suivi le reste de la série ! :D) avec cette volonté qu’elle a de
faire souffler un vent de vrai Noël chez les Valentine qui ont un peu oublié ce
que c’était (sauf si on considère que passer le réveillon avachis sur un canapé
et devant un match de foot est l’esprit de Noël ! :P). C’est
chaleureux, c’est sans doute un peu trop parfait, mais ça fait du bien quand
même.
Conclusion : C’est un peu typiquement le genre d’épisode qu’on aime ou qu’on déteste. Les allergiques à l’esprit de Noël dans les séries en seront sûrement pour leurs frais, parce que même si d’un strict point de vue narratif ou par rapport à la série, c’est un épisode qui remplit parfaitement son contrat, il repose aussi beaucoup sur Noël et son atmosphère particulière, et même si y’a bien des personnages qui ne sont pas particulièrement friands de la fête, ils se laissent tous convaincre (comme bien souvent dans les séries). Pour ceux qui aiment, c’est parfait. On a un décorum très présent. Il faut voir les tenues qu’arborent Isabel pour son convaincre (deux superbes bonnets notamment), les illuminations à peine crédibles des maisons qui scintillent de mille feux… Et même la neige s’invite à un moment donné pour un ultime miracle lors d’une messe de minuit en plein air. Avec quelques classiques chantonnés ici ou là et le tableau est parfait. C’est un immanquable dans les épisodes de Noël, toutes séries confondues.
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