16 octobre 2009
Paris d'Amis - 1x01 @mour et Trahisons
Nous faisons parti du marketing mes amis, nous faisons parti du marketing… Il faudra s’y faire… En attendant, est-ce que ça a permis de découvrir une bonne web-série ?
PARIS D’AMIS – 1x01 @MOUR ET TRAHISONS
Scénario :
Emeric Berco & C Chicot
Réalisation : Roman Eisenberg
Avec : Mathias Melloul (Jérôme) ; Ben Vidic (Sam) ; Simon Frenay (Thomas) ; Margaux Devy (Linda) ; Maimouna Doucoure (Jenny) ; Capucine Deslorieux (Ingrid)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Jérôme vit en colocation avec Sam qui ramène une fille différente chaque jour
dans son lit, ce qui a tendance à agacer Jérôme. Linda s’interroge sur sa
relation avec Thomas, puisque si tout semble bien se passer, ils n’ont toujours
pas fait l’amour. De son côté, Jérôme entame une relation sur internet et
rencontre enfin l’heureuse élue, non sans l’inquiétude et les moqueries de ses
amis. Alors, la Bombass75 sera-t-elle une charmante jeune fille ou bien Jérôme
se serait-il fait avoir ?
Avis :
Comme je le disais en préambule, nous faisons du marketing… Quand je dis « nous »,
je parle des blogs et autres. Si la boîte mail ne déborde pas encore de
propositions,
il n’est plus si rare que ça d’avoir des messages pour découvrir telle ou telle
chose et faire passer le message. Ici, c’est donc ce qu’il s’est passé. De
bonne grâce, je me suis prêté au jeu du visionnage du premier épisode. Après
tout, c’eut été bête d’ignorer une web-série, même si son sujet n’est pas ce qu’il
y a de plus parlant pour ma part. Enfin, pas qui m’intéresse le plus en tout
cas. Par contre, il faut saluer l’initiative qui est de diffuser une saison de
13 épisodes de 22 minutes, avec un épisode en ligne gratuitement toutes les
deux semaines. On tient finalement une vraie série, avec un vrai rendez-vous et
une longueur plus que correcte. On l’aura compris au jeu de mots du titre, l’histoire
se passe à Paris et met en scène des amis (mais pas ceux du 16ème ! :D).
Bref, le pitch est ultra-convenu. A première vue point d’originalité
(colocation, amitiés, histoires de cœur). A seconde non plus d’ailleurs. C’est
donc le traitement qui fera toute la différence.
Traitement qui d’un point de vue visuel pourra plaire… ou
rebuter. Je suis plutôt dans le second cas. Je n’ai jamais été très fan du
style documentaire pour une série (il m’a fallu un peu de temps à m’adapter à
Mon Comeback) et c’est ce qu’on a ici, avec une caméra à l’épaule qui finirait
bien par faire décrocher le webspectateur
de son écran pour aller voir la bassine (que les plus organisés auront donc
prévu) pas très loin du fauteuil/siège/lit. Friday Night Lights a trouvé un concurrent de taille ! Du
coup, côté dialogues et jeu d’acteur, on est dans le même aspect, on est dans
le « réaliste » (et apparemment, comme la série Foudre, c’est à moitié improvisé). On évite fort heureusement le
côté trop caricatural qu’il y a à vouloir trop faire « parlé d’jeunes »
(au point de devenir au plus haut point ridicule) même si j’ai eu un peu de mal
avec les dialogues (oui, pas fan de ce côté « réaliste », je préfère
avoir des dialogues bien troussés et donc quelque chose qui se rapproche plus
du genre des Bleus au final. Un truc
que nos amis américains ont sûrement mieux compris que nous).
Reste donc une histoire plutôt classique où l’événement
le plus exceptionnel est la rencontre de la petite amie virtuelle de Jérôme.
Oui, le but affiché est d’être proche de la cible. Pour le coup, il est certain
que les problèmes qui se posent ici devront parler. La web-série est dans l’air
du temps (ce qui aurait été un comble sinon, non ?) et se permet peut-être
même quelques petites choses que je ne suis pas sûr qu’on puisse retrouver à la
télé dans ce genre de série (je pense notamment à la scène de la conversation
téléphonique sur fond de soupirs sans équivoque et peut-être même au personnage
de Sam, sans qu'on soit pour autant dans le ton aussi libéré que dans Skins sur ce premier épisode). A noter un peu de fan-service avec Jérôme torse-nu, une bande son pas
désagréable (qui n’est pas tombée dans le travers du tout anglais, ici on a le
droit au deux) et une visite de Paris (pas aussi esthétique qu’un Clara Sheller, mais bon).
Conclusion : Y’a assurément de la bonne volonté dans ce projet. Je serais presque embêté d’en dire du mal, mais j’avoue que je n’ai pas franchement accroché à cette première approche (assez française me semble-t-il, on a déjà eu d’autres productions dans une veine assez similaire, je pense notamment à Age Sensible). Il faut dire qu’avec la forme, c’est déjà mal parti. Quant au fond, le teen-drama pur n’est pas non plus mon absolu tasse de thé. Cela dit, je comprends tout à fait que ça puisse plaire à un public qui pourra sans doute facilement s’identifier aux héros et à ce qui leur arrive (mais être à ce point proche de son public, est-ce la bonne chose ? Pas si sûr que ça), aux thèmes abordés (alors, Thomas est-il gay ? Puceau ? Impuissant ? Saura-t-on nous surprendre avec cet incroyable cliffhanger de fin ? C’est con à dire, mais mon côté curieux a quand même envie de savoir ! ^_^ ; )
Si vous voulez vous créer votre propre opinion, voici donc ce premier épisode. Et si vous aimez, vous pouvez suivre la diffusion sur le site Paris d’Amis.
22min31
02 octobre 2009
Eastwick - 1x01 Pilot
Elles sont trois, elles ont des pouvoirs, mais elles ne s’appellent pas les sœurs Halliwell… Bienvenue à Eastwick…
EASTWICK
– 1x01 Pilot
Scénario : Maggie Friedman & John Updike
Réalisation : David Nutter
Avec : Lindsay Price (Joanna) ; Jaimy Ray Newman (Kat) ; Rebecca Romjin (Roxie) ; Johann Urb (Will) ; John Bernthal (Raymond) ; Paul Gross (Darryl)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : C’est
la fête au village d’Eastwick. Pendant que les enfants s’amusent et qu’on leur
raconte une histoire sur les sorcières aux pouvoirs endormis, Joanna, Roxie et
Kat qui se connaissent mais ne s’apprécient pas trouvent toutes les trois une
pièce. Chacune va faire un vœu à la fontaine quand des forces semblent
s’éveiller. Et les voilà toutes les trois à rire autour de la table, discutant
de tout et de rien. Alors qu’elles expriment leur souhait, un inconnu, Darryl,
arrive en ville, rachetant le manoir Lenor qui est sensé appartenir à la commune
et met aussi la main sur le journal où travaille Joanna dans lequel elle
n’obtient pas ce qu’elle veut, tandis qu’elle balbutie toujours devant Will de
qui elle est amoureuse. Alors qu’elle s’énerve contre son mari, Kat le fait
décoller de son hamac en faisant trembler la terre. Joanna peut convaincre les
hommes de faire ce qu’elle veut et Roxie fait des rêves qui s’avèrent
prémonitoire. Mais si le séduisant Darryl n’était pas ce qu’il prétendait
être ?
Avis : Eastwick, c’est un peu « mes sorcières mal-aimées »
des sériephiles cette saison. C’est la série qui a été prise en grippe depuis
le début (que ce soit pour son pitch ou sa bande-annonce) par certains et qui
s’en prendra sûrement plein la tronche si tant est que certains s’acharnent
vraiment à la suivre. Eastwick c’est
un peu le Charmed de l’année 2009
quoi. Dans tous les sens du terme. Ceux qui n’appréciaient pas la série
produite par Aaron Spelling n’aimeront sûrement pas plus ici. Et pourtant, à y
regarder de plus près, cet épisode pilote mérite-t-il les critiques gratinées
que certains lui ont réservé ? Eh bien non. Ou c’est faire preuve d’une
certaine mauvaise fois (ou d’un mauvais goût, au choix ! :D) ou c’est
parce que les attentes vis-à-vis d’une série (et de cette série) ne sont pas
celles qu’on vise ici. Parce qu’il ne fallait pas être devin pour savoir ce
qu’aller nous proposer cette adaptation d’un roman (qui a connu sa version
ciné), à savoir du divertissement. La série n’est pas prétentieuse pour un sou
de ce côté-là. Et vous voulez que je vous dise ? Ca fait un bien
fou ! Non parce que les séries austères au possible, avec leur rythme
lent, leurs grandes phrases et « fines
analyses psychologiques ou d’une période de la société » et tout,
c’est peut-être bien mais zut ! Les séries qui veulent vous faire croire
qu’elles sont vachement intelligentes, avec leur mythologie tordue, leur gimmick (qu’il faut trop rechercher sur
internet), leur réalisation léchée et le côté « bling-bling » du visuel (avec tout plein d’effets
spéciaux que c’est trooop beau), zut aussi ! Alors oui, pour le coup, Eastwick c’est un peu du déjà-vu
(normal aussi quand on sait que le roman a une bonne vingtaine d’années) mais
elle s’assume !
D’ailleurs, pour le coup, elle m’a même surpris. Si, si. Je
m’attendais bien à un croisement entre Charmed
et Desperate Housewives comme le
laissait présumé le trailer… Et c’est ce qu’on a. Mais je ne m’attendais pas
forcément à son ton un peu badin comme ça côté sexualité (rien de bien méchant,
on est sur ABC, mais y’a quand même du « traînée » et du
« vibromasseur » qui se glisse au « sein »
des dialogues qui parlent aussi de grosses… choses dont je vous laisse la
primeur de découvrir !). Oui, de ce côté là, on pourra peut-être penser à Sex & the City (enfin, pour ce que
j’en ai vu en tout cas) et c’est peut-être pas faux. Ce dernier point ne me
faisant pas une impression de trop plein, puisque les séries tournant
uniquement autour d’amies qui discutent de sexe, j’ai jamais été fan. Ici, ça
passe bien puisque c’est couplé à un petit zeste de fantastique. Rien de bien
probant pour le moment, c’est léger (et on met un peu de temps à voir quels
sont les « pouvoirs » de chacune) mais c’est suffisant. Reste juste à
voir ce qu’ils vont en faire. Puisque pas de démon de la semaine à combattre et
a priori, notre trio d’héroïnes n’ont pas de destinées. Il y a juste l’énigme
autour de Darry qui laisse entrevoir ce que pourrait être l’arc de la saison
(genre mystère à Wisteria Lane !).
Pour en revenir aux dialogues, en plus de leur côté un peu « osés »,
ils assument aussi leur légèreté (comme pour les sœurs Halliwell). Sont-ils
exceptionnels ? Peut-être pas, mais ils remplissent en tout cas tout fait
leur office et font mouches (au passage, j’ai bien aimé la prise à contre pied
de la voix off du début de l’épisode). Le jeu des acteurs suit. Ils n’auront
sans doute pas d’Emmy mais on s’en fiche un peu à vrai dire. D’ailleurs, Paul
Gross est tout à fait exquis dans son rôle de mâle séduisant (mais pas à la
« beauté » forcément si évidente que ça… Et pourtant, quel bel
homme !), dangereux et… fun (scène de « la claque » juste très
drôle !). L’univers est sucré (il paraît que les fans de Gilmore Girls y trouveront un visage
familier pour la ville d’Eastwick), alors oui, pas de sombre-attitude pour le moment
à en attendre. Tant pis pour ceux qui voulaient quelque chose de plus noir.
Peut-être quand on aura eu le temps de poser les bases, de développer un peu
plus les personnages (qui ne brillent pas pour leur complexité, chacune ayant
un rôle bien défini et une personnalité bien distincte, un vieux truc dans les
séries avec un trio féminin ! :D) et les implications des pouvoirs
magiques qui vont sûrement s’accroître. En attendant, pas de quoi bouder son
plaisir.
Conclusion : Eastwick est la série que j’attendais (et peut-être plus). Pas dans le sens où c’est celle qui change une vie de sériephile, juste qu’elle répond tout à fait à l’attente que je m’en étais faite. Quelques dialogues sympathiques, un ton léger, un divertissement pas prise de tête et un univers qui pourrait s’avérer intéressant dans son développement. En plus de ça, deux eye candy qui nous régalent les yeux dans cet épisode. Que voulez-vous, du Paul Gross et du Matt Dallas, difficile d’y résister ! Alors oui, voilà, ce premier épisode d’Eastwick c’est tout ça. C’est que ça. Tant pis pour l’intelligentsia sériephile qui n’appréciera pas. En attendant, j’en veux encore… ^_^
A lire aussi :
Eastwick - Trailer (vidéo)
Paul Gross ; Matt Dallas (Sexy Boys)
16 septembre 2009
The Vampire Diaries - 1x01 Pilot
Surfant sur la vague Twilightienne qui s’est battue dernièrement, la petite CW propose elle aussi ses jeunes et beaux vampires… Premières impressions…
THE VAMPIRE
DIARIES – 1x01 Pilot
Scénario : Kevin Williamson & Julie Plec
Réalisation : Marcos Siega
Avec : Nina Dobrev (Elena) ; Paul Wesley (Stefan) ; Ian Somerhalder (Damon) ; Katerina Graham (Bonnie) ; Steven R McQueen (Jeremy) ; Michael Trevino (Zach) ; Kayla Ewell (Vicki)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : C’est le jour de la rentrée pour Elena.
Elle se prépare à affronter cette épreuve d’une manière surprenante. Mais c’est
parce que cette rentrée est particulière. Cela fait quatre mois qu’elle et son
petit frère ont perdu leurs parents. Et si elle ne va pas mieux, elle essaie
pourtant de donner le change en souriant. Sa meilleure amie, Bonnie, lui dit
qu’elle aurait des dons de médiums sur le ton de la plaisanterie. Mais il faut
bien reconnaître que des choses étranges se passent. Le lycée accueille en plus
un nouvel élève, Stefan. Qui ne manque pas d’intéresser les deux amies, ainsi
que Vicki qui l’invite à venir à une fête se déroulant le soir. Mais tout ne
se passe pas comme prévu et tout semble changer… Quel lourd passé cachent
Stefan et Elena ?
Avis : Je suis passé au travers de la vague Twilightienne…
Si, si, je vous le jure. Bon, pas arrivé à passer à côté de tout ce qui a été
dit dessus, mais à aucun moment je n’ai eu envie de voir ce que ça pouvait
donner (à tort ou à raison). Donc ce n’est pas pour ça que j’ai eu envie de
jeter un œil à ce Vampire Diaries. Pas forcément plus parce qu’il y
avait Kevin Williamson aux commandes (Dawson notamment) ou Julie Plec (Kyle XY). Et toujours pas
non plus pour Paul Wesley (Fallen) ou Ian Somerhalder (Lost),
même si je n’ai rien contre eux. Alors, à cause de cette histoire de
vampires ? Non plus… Je n’ai pas besoin d’aller voir tout ce qui touche au
vampirisme, même si c’est pas un sujet qui me rebute. Finalement, c’est
peut-être un mélange des derniers éléments plutôt que du premier. Même si j’avoue
que je partais un peu sceptique sur l’intérêt que je pourrais avoir vis-à-vis
de la série. Oui, le pitch pouvait être plaisant. Mais je ne sais pas… Y’avait
un truc qui me faisait avoir quelques craintes. Et… Bah, quid de ce premier
épisode donc, me direz-vous… Les quelques critiques lues ici ou là n’étaient
pas très enthousiasmantes. Peut-être est-ce pour ça que je n’ai pas trouvé ça
si nul que ça… Peut-être aussi parce que je n’attendais rien de bien
particulier de la série.
Pourtant, ça commence pas trop mal en fait. On a certes une
voix off, devenue classique, qui sert à entrer dans l’intime des deux
personnages principaux via leurs pensées étalées sur leur journal (écrit à la
main… Ce qui est compréhensible pour Stefan, vu que c’est un vampire, mais pour
Elena, on peut presque ce demander… Ca donne un petit côté désuet… Bon, faut
dire que ça peut aussi venir du roman dont est tiré la série et qui a été écrit
il y a quelques temps déjà !), mais on a surtout cette ambiance
brouillardeuse, de nuit, dans un cimetière, avec un corbeau… Je suis faible, je
l’avoue, et j’aime ça. Mais ce n’est pas une ambiance qui dure. On se retrouve
vite au lycée, avec des héros tous plus beaux les uns que les autres (enfin, on
aura ses préférences, désolé, mais le blondinet, c’est toujours pas mon style),
des personnages déjà-vus et plutôt dans la tendance actuelle (en gros, on se
croirait plus ou moins dans les teenageries du moment, avec un côté un
peu moins clinquant). On navigue pour le moment en terrain connu. Cependant ça
se laisse suivre. Y’a même un ou deux dialogues sympathiques, même si ce n’est
pas particulièrement là que brille The Vampire Diaries. Bref, tout
allait bien dans le meilleur des mondes. Sauf qu’il faut bien avouer que ça
manque un peu d’action, genre castagne à la Buffy, remplacée par une
bonne dose d’amour sirupeuse qui frôlerait presque l’indigestion. Et c’est
vraiment là que ça se gâte.
La série a un certain potentiel si elle arrive à s’extirper
de ces histoires qui ne doivent absolument pas devenir le principal enjeu (mais
bon, vu le pitch de la série, « deux frères vampires qui se battent pour
une fille », j’ai un peu peur). Les quelques scènes tâchées d’un peu de
rouge n’y changeront pas grand chose. Elles n’arrivent pas à installer le petit
climat d’angoisse qu’on tente pourtant d’apporter. Pour finir d’achever le
tout, il faut absolument parler de la bande-son. C’est une constante de ces
dernières années, elles sont archies remplies, au point de donner des envies de
suicide à certains moments. Ici, je ne sais même pas si on a un compositeur
pour de la musique vu que l’épisode est rempli d’une trentaine de chansons au
bas mot (non, non, je vous jure que j’exagère à peine). Chaque scène est
ponctuée par une musique trop galacticale (comme dirait mon amie Clover
des Totally Spies). De quoi sortir une compilation dès ce pilot. C’est
simplement insupportable. Je sais bien que le marché du disque est en crise et
qu’il faut bien que les artistes puissent gagner un peu d’argent d’une manière
ou d’une autre, m’enfin là ils ont du y passer tout le budget de l’épisode
(bon, en fait, j’ai trouvé ça plutôt joli dans l’ensemble, j’ai juste eu
quelques problèmes avec certaines cascades pas très naturelles -les passages à
travers les fenêtres-). Bon, allez, pour terminer sur une note quand même un
chouia plus positive, j’ai relevé qu’il y avait un ou deux trucs d’intéressant,
comme le possible don de médium de la meilleure amie d’Elena voire même la
situation avec le petit frère (plutôt pas trop mal mais qui a un problème de
drogue -et pourtant, j’suis pas fan de ce genre d’intrigue, mais ça m’a semblé
bien mené par rapport à la situation de la mort des parents-).
Conclusion : Je n’ai été ni enthousiasmé ni rebuté par ce premier épisode. Il se laisse suivre même s’il ne s’y passe pas grand chose. Son plus gros défaut reste sa bande-son composée uniquement de chansons et pas une once de musique (c’est un style, hein, mais c’est pas du tout ma tasse de sang) et surtout ses décilitres d’histoires amoureuses qui pourraient bien plomber une série qui a sinon un certain potentiel. Peut-être pas au point d’en faire un Supernatural-bis (côté qualité et rapport à la chaîne de diffusion) ni même un nouveau Buffy (quoiqu’en terme de succès, si) mais ça pourrait être au moins une bonne petite série. Faut voir quel chemin prendra cette première saison, si elle arrive aussi à dépasser les clichés accumulés ici. Tout devrait reposer sur le dosage des ingrédients. Mettez-moi plus de nuit, plus de brouillard et de cimetière (ainsi qu’un peu plus d’action), un peu moins de sentiments sirupeux, et ça devrait pouvoir le faire ! :D A noter qu’on ne reconnaît point Ian Somerhalder (si, si, j’sais pas si ça vient du teint blafard, de la coupe, des cheveux très noirs ou qu’ils ont essayé de le rajeunir mais… L’effet est bizarre !). Du coup, sûrement rendez-vous à un moment donné ou un autre pour un bilan de la première saison quand même… :P
21 août 2009
High Secret City - 1x01 Tragédies Musicales
Bienvenue dans la ville du grand secret où il y a un drôle de shérif… Et aussi quelques barrières blanches.
HIGH SECRET CITY (Picket Fences) – 1x01 & 1x02 Tragédies
Musicales
Réalisation : Ron Lagomarsino
Avec : Kathy Baker (Jill) ; Tom Skeritt (Shérif Brock) ; Costas Mandylor (Kenny) ; Lauren Holly (Maxine) ; Holly Marie Combs (Kimberly) ; Adam Wylie (Zach) ; Kelly Connell (Carter)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Lors de la représentation de la comédie
musicale du Magicien d’Oz où joue le shérif Brock, un incident se produit. Un acteur est retrouvé mort. On soupçonne d’abord une crise cardiaque, mais le
gardien de la morgue qui aime bien regarder les corps de plus près remarque une
anomalie et conclue à un meurtre avec l’aide d’une seringue de nicotine. Voilà
alors le shérif en quête du meurtrier. Pendant ce temps-là, son fils Zachary se
prépare pour son récital mais a quelques problèmes à l’école, notamment parce qu’il
a fait pipi dans son pantalon. Son grand frère met aussi de l’ambiance dans sa
classe et se retrouve une nouvelle fois devant le principal. Quant à Kimberly,
la plus âgée des enfants, elle est ravie puisque les Sœurs de la Contrition
viennent se produire dans un bar de la ville et qu’il s’agit de ses idoles. L’une
des chanteuses n’est pas insensible au charme du ténébreux policier Kenny
qui l’accompagne lors de leur descente du bus. Mais qui a donc pu bien tuer l'acteur ?
Avis : High Secret City – La Ville du Grand
Secret (aussi connue sous le nom d’Un Drôle de Shérif), alias Picket
Fences, n’est sûrement pas la plus connue des séries de David E. Kelley (Boston Justice).
Pourtant, rétrospectivement, dès le départ, la série contient tous ses thèmes
de prédilections, englobés dans un pilote en deux parties. L’épisode semble
être un épisode comme un autre. C’est vrai, on fait la connaissance des
personnages mais il n’y a pas cette volonté absolue de faire les grandes
présentations. Cela vient de manière naturelle et découle d’une histoire. La
seule petite chose qui fait penser qu’on est bien dans un premier épisode,
c’est cette simple petite remarque dans la deuxième partie où l’on apprend que
le meurtre commis est le premier de la petite ville de Rome, Wisconsin,
depuis une dizaine d’années. Autant dire qu’il s’agissait donc d’une petite
ville bien tranquille jusqu’à présent. C’est là où l’on peut se dire qu’elle ne
le sera sans doute pas autant que ça et on le remarque assez avec ce qui se
passe dedans. Non seulement il y a un meurtre, mais aussi de la
prostitution ! Ca fait beaucoup en une fois. Bon, en fait, au départ, on
aurait sans doute dû parler de la venue des Sœurs de la Contrition, mais c’est
vrai que c’est un groupe déchu qui chercher à retrouver une gloire perdue il y
a 20 ans et que ça ne peut donc faire le poids face à un meurtre. Et voilà
comment en quelques dialogues seulement, David E. Kelley installe une ambiance
et un contexte.
Malgré la double durée des présentations, le temps ne paraît
pas aussi que certains épisodes pilotes qu’on fait maintenant. Peut-être parce
qu’on multiplie ici les intrigues en les liant plus ou moins par le biais de la
famille Brock. Si c’est un rythme très 90’s (la série datant de 1992), ça
passe quand même très bien même encore maintenant. Ce premier jet permet aussi
de dire qu’il sera bien difficile de classer la série qui ne rentre dans aucune
vraie case ou qui rentre dans beaucoup, au choix. En effet, il y a un aspect
policier avec l’enquête sur le meurtre, c’est sans doute ce qui prédomine, mais
il y a aussi le côté judiciaire (inévitable pour du David E. Kelley) et
familial, parce que la série s’attarde sur la vie de famille de Brock et sur
les personnages qui la compose. Chacun à ses story-lines avec le grand frère
qui protège son petit frère martyrisé, celui-ci qui prépare son concours et la
volonté affichée de Kimberly à quitter ce trou à rat. Là encore, le contexte
se place uniquement dans les dialogues de manière subtile. On ne connaît pas
Rome (mais on apprendra sans doute à la connaître plus), mais on arrive déjà à
apercevoir dans quel genre de ville on est tombé (tranquille, paumée, où il ne
se passe pas grand chose, où tout le sait tout sur ses voisins). C’est bien
mené. Et le mélange des genres subtile donne son cachet unique à la série.
Conclusion : Un premier épisode qui ne chôme pas du tout et qui remplit son contrat de donner envie de voir la suite. On y aborde la religion (le coup de gueule de Matt alors qu’une bonne sœur vient faire un discours sur la mort à l’école), on y retrouve les personnages un peu loufoques chers à Kelley tout comme son goût prononcé pour la musique (Zach, Kimberly et le shérif touchent de très près à la musique, on a un groupe, et l’ouverture se faire par un extrait d’une comédie musicale) et on a une intrigue policière. Un cocktail qui devrait bien représenter la suite de la série. Les personnages arrivent d’emblée à nous intéresser alors qu’on les connaît à peine. Même quand Maxine semble un peu touchée par ce qu’elle vient de dire et faire, on éprouve de la compassion pour le personnage. Du bon David E. Kelley, assurément. Avec un ton un peu particulier mais qui fait le charme de la série. A noter que les fans de Charmed pourront donc voir Holly Marie Combs dans un de ses premiers rôles et qu’on y croise aussi Peter Frechette (Profiler) et quelques visages récurrents de l’univers Kelley.
26 juillet 2009
Dollhouse - 1x00 Unaired Pilot
Avec les coffrets dvd, il y a parfois des bonus intéressants. C’est le cas pour celui de Dollhouse en zone 1 avec la présence du premier pilote écrit par Joss Whedon…
DOLLHOUSE – 1x00 Unaired Pilot
Réalisé par : Joss Whedon
Avec : Eliza Dushku (Echo) ; Harry J Lennix (Boyd) ; Fran Kranz (Topher) ; Tahmoh Penikett (Paul) ; Enver Gjokaj (Victor) ; Dichen Lachman (Sierra) ; Olivia Williams (Adelle)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Une conversation entre une femme
anglaise et un homme. Une autre femme, Echo, qui semble passer d’homme en homme
ou en femme, alternant les personnalités. C’est ce qu’offre la Dollhouse, cette
entité secrète que recherche l’agent Paul Ballard. Une chimère pour certains,
du concret pour lui. Il est vraiment persuadé de son existence, même si son
contact ne le mène à rien contrairement à une photo d’une certaine Caroline
qu’il a sur son bureau. Photo qui alerte la Dollhouse et sa dirigeante qui
décide d’employer ses Actifs pour découvrir ce que sait l’agent Ballard et
décider de son sort avec les éléments découverts. C’est Echo qui va à la
rencontre de Paul sous une fausse identité. Réussira-t-il à découvrir la
vérité ?
Avis : La Fox en veut-elle à Joss Whedon pour
une quelconque raison ? On pourrait se le demander à la vue de ce pilote
et à ce qui a déjà pu se produire par le passé avec sa série Firefly,
diffusée n’importe comment (avec un pilote placé à la fin). Les déboires de la
production de Dollhouse ne sont un secret pour personnes, ce premier jet
n’a pas plu à la chaîne, Joss Whedon a été obligé d’en retourner un nouveau
pour arriver au résultat que l’on sait. Peu convaincant pour beaucoup. Ici, le
pilote à une toute autre gueule, y’a pas à dire. Si on ne retrouve pas
forcément le Joss Whedon des meilleurs heures au niveau des dialogues, c’est
bien au-dessus de l’épisode 1x01 Ghost, et surtout, la plupart des
défauts qu’on pouvait trouver à celui-ci sont gommés (ou étaient inexistants,
on ne sait plus très bien dans quel sens tourner les phrases !). On a par
exemple beaucoup reproché au début de la série d’être trop centrée sur Echo. Et
le premier épisode laissait tout à fait transparaître ce sentiment, il n’y en
avait pratiquement que pour elle. Ici, c’est nettement moins le cas. On
pourrait presque se dire qu’on aurait affaire à un vrai ensemble show vu
que tous les personnages sont présentés. Certes, de manière plus ou moins
importante selon les cas, mais ils sont tous là. D’ailleurs, pas de faux
mystère concernant Victor dont on sait immédiatement (ou presque) qu’il est une
Doll. Le personnage joué par Amy Acker, le Dr Saunders, est aussi bien plus
intéressant que la simple figuration qu’elle fait dans le pilote diffusé (et d’ailleurs,
on peut presque regretté que son petit surnom de Fantôme affectueusement donné
par Topher n’ait pas été gardé).
Oui, vraiment, on se demande ce qu’il a pris à la Fox de
vouloir retourner cet épisode qui est digne d’un vrai pilote contrairement à l’autre.
Certes, nous plongent pratiquement directement dans les multiples vies d’Echo,
mais justement, c’est tout à fait pertinent quant au contenu de la série, quant
à la définition du personnage et ça nous montre déjà un large éventail des
missions qui pourraient être abordées par les Doll : accompagnement,
sauver des âmes, missions dans le crime… Tout ce qui fait la série est contenu
dans cet épisode. Ce qui a été par la suite développé de manière peut-être un
brin poussive se retrouve ici, avec une histoire rythmée, mettant en place les
éléments de la mythologie (la recherche de Caroline, Boyd et sa perception des
Dolls, Alpha, les réminiscences d’Echo…) et exposant très bien le concept de la
série (sans avoir le côté trop didactique du 1x01). D’ailleurs, il faut croire
qu’on se serait diriger tout de suite plus vers ce à quoi ressemble la deuxième
partie de la première saison (soit à partir de l’épisode 6, ce que Joss Whedon
déclare avoir toujours voulu faire en somme) que la première partie (avec des trucs
pas mal, mais bon). Est-ce que ça aurait pour autant amélioré certains défauts
de la série ? Nul ne le saura, mais c’est un début certainement plus
encourageant que l’intrigue de l’enlèvement qui aura pu en refroidir plus d’un.
On retrouve quelques éléments se situant dans l’épisode diffusé (la scène entre
Victor et Ballard) mais le tout est nettement moins bien agencé. On voit que
les contraintes de la Fox n’ont clairement pas aidé Whedon qui a par ailleurs
dû élagué un peu plus les éléments présentés ici. On y perd sans aucun doute,
puisqu’au lieu de se faire en un épisode, on prend le temps de 6 environs. Et
dire que Ballard aurait pu être moins boulet ! :D
Conclusion : Si la Fox n’a pas tué Dollhouse (rappelons qu’il y a une saison 2 miraculeuse), elle lui a clairement mis des bâtons dans les roues dès le départ en refusant cet épisode pilote qui s’avère pourtant bien plus engageant, maîtrisé et mieux rythmé que l’épisode retenu au final. Et qui sait ce qu’aurait donné la suite si ça avait été gardé ? Ah là, là, là, merci la Fox pour cette nouvelle trouvaille pour pourrir le travail de Joss ! La discussion entre Boyd et Topher est excellente, de même que celle entre lui et le Dr Saunders. Les voies des programmateurs sont décidément impénétrables ! En attendant, on ne peut qu’espérer un meilleur destin en France à la série que son aînée Firefly, notamment en souhaitant une sortie en coffret dvd avec cet épisode bonus très intéressant (surtout qu’il devrait y avoir des commentaires de Joss Whedon, toujours hautement informatifs et intéressant -surtout quand il est seul aux commandes-). La série sera diffusée en première main sur Téva (aïe, ça sent pas extrêmement bon).
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Carina Round - For Everything a Reason (Live)
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10 juillet 2009
Hung - 1x01 Pilot
Mais que peut donc bien faire un prof bien monté pour bien gagner sa vie ? Réponse : rien de bien original si vous voulez mon avis…
HUNG – 1x01 Pilot [-14]
Scénario : Dmitry Lipkin & Colette Burson
Réalisation : Alexander Payne
Avec : Thomas Jane (Ray) ; Jane Adams (Tanya) ; Eddie Jemison (Ronnie) ; Charlie Saxton (Damon) ; Sianoa Smit McPhee (Darby) ; Anne Heche (Jessica)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Ray est un prof de sport, ancienne
vedette ayant gagné nombre de trophées. Oui mais voilà, ça vie n’est plus ce
qu’elle était. Sa femme s’est barrée avec un dermatologue, sa maison a brûlé,
et son voisin lui fait sentir son côté minable. Il s’inscrit alors à un cours
pour connaître ce qui pourrait le faire devenir multimillionnaire. A force de
s’entendre répéter par les femmes qu’il croise qu’il est bien monté, et suite à
une injure d’un de ses coups d’un soir, le voilà qu’il se met en tête
d’utiliser ce don de la nature pour gagner de l’argent. Et voilà comment Ray
devient Big Donnie qui « donne chaque centimètre de son amour ».
Est-ce qu’il pourra enfin vivre une vie pleine de satisfactions ?
Avis : Depuis que ce projet a été divulgué, il
faut bien avouer que j’étais curieux. Ah non, ne pensez pas à ça tout de suite
bande de petits pervers ! :P Ok, le côté bien monté, ça peut
éventuellement faire travailler l’imagination. Mais non, le côté curieux venait
plus du premier pitch lancé pour parler de la série « un prof bien
monté qui utilise son don »… Un truc dans le genre qui pouvait
éventuellement laisser présager plein de choses. Je ne voyais pas en quoi être
bien monté pouvait aider dans son métier de prof, mais j’imaginais déjà des
trucs de dingues en me disant que les scénaristes allaient justement me
surprendre (comme le prouve ce post : HBO Préfère les Grosses). Hélas ! Un peu plus tard, la déception fut déjà immense en
voyant que notre prof allait juste utiliser son don de la nature de manière on
ne peut plus conventionnelle dans ce genre de contexte, puisqu’il allait tout
simplement se prostituer pour parler crûment (et comme le laisse présager ce
premier épisode, quoiqu’il faudra voir la forme définitive que ça prendra). Bah
c’est tout de suite beaucoup moins original si vous voulez mon avis. Il aurait
également pu devenir acteur porno, ça aurait pu être peut-être plus marrant (il
aurait alors été le Roy Lapoutre Américain ! :D), parce que
là, franchement, on s’ennuie à mourir. Il faut dire que la série s’échine
pendant 40 minutes à nous montrer comment Ray en vient à devenir
« escort » ou truc dans le genre (oui, c’est toujours pas clairement
défini). Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère dans le côté pathétique
du personnage qui paume tout, qui n’est plus rien, qui ne peut compter que sur
son gros outil pour s’en sortir. Mais le ton n’est pas clairement défini.
Second degré ou véritable tentative de drame à faire pleurer dans les
chaumières avec cette remise en cause de cet homme ? Peut-être un peu des
deux, mais en tout cas, l’effet escompté est nul dans les deux cas. Si c’est du
second degré, bah ça laisse de marbre (y’a bien un moment ou deux où l’on
pourrait éventuellement esquisser un sourire mais non… Ca vient pas -si je puis
dire-) et si c’est du drame assumé, ils forcent tellement sur la dose que c’est
totalement indigeste (et quand bien même il représente le rêve américain qui s'effondre, à l'instar de la ville dans laquelle il est...).
Et puis bon, pour l’instant, le côté bien monté ressort pas
alors que la série s’appelle Hung. C’est pas pour les deux ou trois
petites allusions (ah qu’est-ce qu’on se marre quand le mec par d’outil et que,
nous, sachant de quoi cause la série, on pense justement à ce gros outil-là *ironie
inside*) que ça va changer grand chose. Comme si, d’ailleurs, ce mec était
obligé d’avoir une vie pathétique pour en arriver à proposer ses services
d’escort et d’autre part comme s’il était obligé d’être bien monté pour pouvoir
faire ce métier (même si l'un dans l'autre -roh, ça suffit, si on peut plus faire une phrase sans que vous ne la déformiez !- ça se comprend aussi). Bon, évidemment, là je pense à un pendant masculin de Journal
Intime d’une Call-Girl en fait, où les choses sont abordées plus rapidement
et de manière plus satisfaisante. Il s’agit certes d’un choix et de concours de
circonstances, m’enfin finalement, le côté bien monté n’a que peu d’importance,
si ce n’est celui de rendre le perso au moins un peu confiant en lui-même par
rapport à sa vie pourrie qu’il ne réussit pas. Mais ça donne un côté assez
macho à l’ensemble, à l’image du générique d’ailleurs (ode un peu pathétique
aux grands trucs, qui fait néanmoins un peu sourire) qui semble refléter la
série. Reste à voir si le gros outil apportera quelque chose en plus dans la
narration à venir ou si c’est un joli coup d’épée dans l’eau (ce que c’est
durant ce premier épisode). Et puis après tout, on nous dit qu’il est bien
membré, mais point d’espoir de pouvoir juger sur pièce pour le moment (le
générique ? Bah il a un grand caleçon –toujours moche, merci de vous en
inquiéter- dont on ne sait pas si c’est pour dire que c’est tellement grand
qu’il faut au moins ça ou si c’est juste pour cacher le fait qu’ils n’ont pas
mis de chaussette dedans !)
Conclusion : Premier épisode très peu convaincant. Ici, ce sera sans doute utile de voir ce que ça donnera maintenant qu’on nous a passé 40 longues minutes de préliminaires qui auraient pu être expédiées en 10 minutes où l’on nous présentait la vie ratée de Ray l’ayant conduit à recentrer son activité avec son membre. Ca traîne trop en longueur pour trois couches de pathos qui virent à l’indigeste. Si c’est pour se taper la grosse déprime, c’est pas la peine. C’est plutôt le genre de série (avec un tel pitch de départ) qu’on voit plutôt joyeuse. Alors y’a un espoir puisqu’à la fin de l’épisode il dit qu’il se sent bien pour la première fois depuis longtemps (un rayon de soleil !), donc avec un peu de chance, ce sera un peu drôle (en plus, les épisodes suivant seront moins longs, puisqu'il reprendront un format de 26 minutes. Ce qui ne peut qu'être une bonne chose). En attendant, si on se base uniquement sur ce premier épisode, on peut passer son chemin. Circulez, y’a rien à voir… Mais vraiment rien. Tout juste entendra-t-on quelques dialogues un peu plus corsés parlant de gros pénis, mais rien de bien croustillant. Et puis, j'ai même pas reconnu Anne Heche alors que je savais qu'elle y était (oui, ok, c'est vrai que la dernière fois que j'ai dû la voir, c'est dans Ally McBeal, ce qui remonte aussi). D'où la présence de Thomas Jane (même pas trop mon type) sur la plupart des captures sans doute. De toute manière, la série est une ode à son gros machin, non ?
A lire aussi :
HBO Préfère les Grosses (humeurs)
20 juin 2009
Glee - 1x01 Pilot
Profitons de ce week-end spécial fête de la musique pour s’attarder sur la nouveauté « musicale » de l’année en matière de série…
GLEE – 1x01 Pilot
Scénario : Ryan Murphy ; Brad Falchuck & Ian Brennan
Réalisation : Ryan Murphy
Avec : Matthew Morrison (Will) ; Kevin McHale (Artie) ; Chris Colfer (Kurt) ; Corey Monteith (Finn) ; Lea Michele (Rachel) ; Jane Lynch (Sue)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Après que le professeur qui s’occupait
de la chorale soit viré, Will est bien décidé à la reprendre en main. Un
Titanic selon le proviseur, mais tant pis. Il constitue des auditions pour
trouver les perles rares et se retrouve avec une équipe de quelques chanteurs.
Il tente par tous les moyens de rameuter du monde, dont en faisant chanter un
élève qu’il a entendu par hasard alors qu’il exerçait ses cordes vocales sous
les douches. Et voilà comment la petite troupe part d’un bon pied, même si les
gagnants de la compétition qui s’annonce s’avèrent rudement bons et que ce sera
difficile. Mais un autre obstacle se met bientôt sur la route de cette nouvelle
chorale, puisque Terri, la femme de Will, est enceinte. Et le voici qui va
devoir gagner un peu plus d’argent et abandonner cette chorale à laquelle il
tenait tant. Alors que va-t-il se passer pour celle-ci ?
Avis : Vous avez de la chance, je ne ferais pas
de comparaisons hasardeuses avec High School Musical (parce que j’ai pas
tenu plus de deux minutes devant les extraits sur lesquels je suis tombé) ni
même avec Camp Rock et autres trucs musicaux super à la vogue ces
derniers temps chez le jeunes. Ni avec Hannah Montana (et son énorme
cliffhanger), parce que c’est pas non plus le même style d’histoire. Non, si je
devais faire une comparaison (parce qu’on le sait, tout le monde aime les
comparaisons… :D), ce serait avec quelque chose de plus ancien… Du genre…
Ah bah oui tiens, du genre Sister Act ! Un film au succès
incontesté et vu et revu et rerevu (notamment à l’école en cours de
musique ! Bah ouais). Ce premier épisode de Glee nous offre la même
chose. A moitié, parce que l’histoire s’arrête juste au milieu de ce que serait
un film si Glee en était un ! Mais c’est une série (bah ouais
-bis-), donc faut bien maintenir le suspense et garder des choses sous le coude
pour la suite. Dont on imagine assez aisément de quoi ce sera fait
(compétition, rivalité, montage de spectacle et tutti quanti). En cela, Glee
ne révèle aucune originalité. Ni dans ses personnages ni dans la façon d’amener
les choses dans l’histoire (avec une chorale dont personne ne veut, des loosers
pour en faire parti…). Et puis, ça manque de Whoopi Goldberg, quand même !
(bah ouais -ters-) D’ailleurs, c’est plutôt confus en fait comme scénario. Avec
deux points de vus et deux voix off qui se téléscopent (mais finalement, on est
sensé suivre qui ?) et puis des choses qu’on ne comprend pas bien (tiens,
un prof d’espagnol et pourquoi il veut subitement prendre en main la
chorale ?).
Avec tout ça, la série ne part pas sans handicap, il faut
bien l’avouer. Surtout que pour pas en rajouter une couche, la réalisation Friday
Night Lightienne (un sentiment qui s’estompe assez vite, mais je crois
qu’il y a un moment au début de l’épisode où j’ai juste eu envie de rendre mon
déjeuner) n’aide pas toujours, pas plus que l’omniprésence de la musique à
certains moments où ça gonfle (comment ça on est dans une série musicale ?
Flûte, ok… Nan, mais ça pourrait être moins lourd quand même quoi !). Sans
parler des choix musicaux justement. C’est bien, on a le droit aux derniers
tubes à la mode (à la rigueur, j’aurai presque voulu voir un peu plus de la
prestation de I Kissed a Girl, parce que ça aurait pu être
marrant… Encore un peu plus) et ça… Ben ouais (pour changer du
« bah »), ça tue un peu le truc. L’alignement de chansons connues, ça
reste plus ou moins intéressant et pas forcément ma tasse de thé. Surtout
qu’elles sont pour la plupart déconnectée des persos ou de l’intrigue, donc que
l’exercice perd un peu au passage (sauf pour la dernière chanson). Enfin,
certains y trouveront sûrement leur compte. Après tout, il reste un atout pas
trop négligeable à ce pilot, c’est son côté un peu second degré, qui tire
profit de ses alignements de clichés (surtout du côté des personnages) pour
plus ou moins les dépasser. En tout cas, en jouer. Même si ça ne surprendra pas
particulièrement outre mesure.
Conclusion : Un premier épisode qui aurait pu être bien meilleur si l’ensemble avait été un chouia plus clair quant au déroulement, le reste n’est pas mauvais mais ne plaira pas forcément à tout le monde. Faut un peu aimer le genre quoi. Et aimer l’enchaînement de chansons, des derniers tubes à la mode, de classiques (et d’autres que je n’ai pas reconnus, mais chut). Ca peut éventuellement être intéressant de voir comment la série se débrouillera sur la longueur, parce que ça fait plus intrigue de film qu’autre chose (Sister Act, si tu m’entends…) mais bon… Voilà, je n’ai pas été plus enthousiasmé que ça (même malgré la scène dans les vestiaires ou la presque pervers scène de la douche –qui aurait mérité d’être un peu plus drôle que ça finalement, parce que bon, là… C’est quand même un prof qui admire le « talent » de son élève… C’est louche, je dis !). A noter que les fans de Kyle XY retrouveront une figure connue (et bizarrement avec le même côté antipathique dans un premier temps) en la personne de Corey Monteith qui jouait Charlie dans la saison 1…
14 juin 2009
Farscape - 1x01 La Voix Mystérieuse
En retombant sur des dvd vendus avec des magazines, je me suis aperçu que j’avais ce pilote en stock… Que j’avais déjà vu par ailleurs il y a quelques années…
FARSCAPE – 1x01 "La Voix Mystérieuse" (Premiere)
Réalisation : Andrew Prowse
Avec : Ben Browder (Michael Crichton) ; Claudia Black (Aeryn Sun) ; Anthony Simcoe (Ka D'argo) ; Virginia Hey (Pa'u Zotoh Zhaan) ; Lani John Tupu (Crais)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : John Crichton est sur le point de
réaliser une nouvelle expérience se servant de l’attraction de la Terre pour
propulser un vaisseau. Mais il rencontre un problème atmosphérique et se
retrouve propulser dans un lieu qui lui est inconnu. Sa navette, le Farscape,
subit d’abord une collision avant d’être entraîné à bord à d’un vaisseau qui
semble subir une attaque. En fait, il est contrôlé par des prisonniers qui
tentent de s’échapper. Ce qu’ils réussissent à faire in extremis, emportant
avec eux un membre des Pacificateurs, Aeryn, qui sont ceux qui maintiennent
l’ordre. Elle convainc Crichton de s’échapper lors d’une escale sur une
planète. Mais la rencontre avec ses chefs ne se passe pas aussi bien que prévu…
Vont-ils réussir à s’évader ?
Avis : Farscape, ça fait partie de ces
séries de science-fiction qui ont une certaine aura dans le milieu sériephile,
sur lesquelles j’ai lu pas mal de choses mais qui ne m’ont jamais profondément
attirer, à l’instar de Battlestar Galactica, Babylon V (et
peut-être dans une moindre mesure, Invasion Planète Terre). J’y peux
rien, c’est pas vraiment mon style de prédilection et à chaque fois que je me
colle au genre, j’en ressors guère enthousiaste. Et malheureusement, c’est
encore le cas ici. Quoique ça me semble être peut-être un chouia plus prometteur
du strict point de vue du fait de savoir si je pourrais aimer ou non sur la
longueur. Parce que comme tout pilote, c’est une mise en place des événements à
laquelle on assiste ici. La réunion de l’équipe qu’on va sans doute suivre à
travers leur voyage dans différentes galaxies ou truc du genre je suppose. Et
du point de vue fonctionnel, y’a aucun problème, ce premier épisode joue très
bien son rôle. On a le petit nouveau qui permet aux autres personnages
d’expliciter la situation en deux ou trois coups de dialogues (les
Pacificateurs, Moya le vaisseau vivant, la technologie qui permet à tout le
monde de se comprendre…) et deux éléments qui devraient servir de fil rouge à
la série.
Crichton qui voudrait rentrer chez lui et la vengeance de Crais qui poursuivra sûrement par monts et par vaux Crichton qu’il tient pour
responsable de la mort de son frère. Deux motifs qui ne surprendront pas
franchement mais qui fonctionnent à peu près bien. A peu près, parce que dès le
départ, Crais paraît bêtement obtus dans sa détermination à poursuivre le
pauvre Crichton qui n’y est pour rien s’il a débarqué en plein milieu de la
bataille et que le frérot a subi une petite collision qui l’a envoyé dans le
décor. Ca fait méchant un peu simpliste en l’état. Du côté des autres
personnages, on reste dans le domaine du connu, mais nul doute que ça s’étoffe
avec le temps. Ca permet au moins de situer facilement chacun et notamment
Aeryn Sun, la repentie malgré elle qui pourrait donc être un personnage
intéressant à suivre en fonction du chemin suivit. Quant au reste, le visuel
est plutôt de bonne facture et il n’y a pas grand chose à redire… Juste que je
ne suis pas hyper fan de tout cet univers extraterrestre bigarré et varié. Du
coup, forcément, l’attirance s’en retrouve atténuée.
Conclusion : Un premier épisode qui ne m’a pas convaincu d’aller plus loin mais qui n’est pas mauvais. Il met en place la situation de manière assez classique mais révèle déjà quelques petits éléments qui peuvent avoir du potentiel sur la suite, même si l’on passera sur les deux fils rouges convenus. En tout cas, si d’aventure une chaîne de la TNT diffusait la série, je pourrais tenter un autre épisode pour voir ce que ça donne et quelle direction est prise, puisque comme un certain nombre de pilotes, c’est une intrigue bouclé qui ne donne pas franchement d’indication sur la suite. Au passage, on notera un Ben Browder pas moche du tout (mais c’est quoi ces barreaux qui cachent tout ?) et des musiques plutôt sympathiques (même si le thème du générique ne passe pas super bien alors que ce genre de chœurs ne me dérangent pas dans l’absolu…)
20 mai 2009
Trust Me - 1x01 Before and After
Tom Cavanagh et Eric McCormack faisaient leur grand retour dans une toute nouvelle série de la chaîne TNT… Premières impressions…
TRUST-ME – 1x01 Before and After
Scénario : Hunt Baldwin & John Coveny
Réalisation : Michael M. Robin
Avec : Eric McCormack (Mason) ; Thomas Cavanagh (Conner) ; Monica Potter (Sarah) ; Mike Damus (Tom) ; Geoffrey Arend (Hechtor) ; Griffy Dunne (Tony)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Alors que Mason et Conner sont en train
de se prélasser au soleil, ils sont rappelés d’urgence pour donner un coup de
pouce à la campagne d’Arc Mobile qui piétine. Ce qui a le don de mettre leur
boss hors de lui. Alors que la petite nouvelle débarque, Sarah, une ancienne
connaissance de Mason, celle-ci découvre le cadavre de Tony dans son bureau.
Mason est alors promu, ce qui entraîne des dissensions avec son partenaire et
meilleur ami de toujours, tandis que la présentation pour la campagne de pub
arrive bientôt et qu’une autre équipe est sur le coup, avec visiblement une
meilleure idée. Mason et Conner se réconcilieront-ils et gagneront-ils la
campagne ?
Avis : On l’aura compris, ce n’est pas forcément
pour son pitch se passant dans le milieu de la pub que j’attendais cette série,
mais plutôt pour le plaisir de revoir Tom Cavanagh (Ed) et Eric
McCormack (Will & Grace, Dead Like Me). Et de ce côté-là,
point de déception, ils sont présents et il n’y a pas grand chose à redire. Le
duo fonctionne bien à l’écran et la grande histoire d’amitié qu’il y a entre
les deux personnages est sûrement ce qui donnera le plus de sel à la série, que
ce soit leurs disputes, leurs grandes déclarations et tout ce qu’on peut
imaginer d’autre qui ira avec. Mais il
manque assurément quelque chose à l’ensemble pour que ça fasse tilt. Notamment
du côté de l’agence de pub. On est dans une dramédie, donc on essaye d’injecter
de l’humour, mais ça ne fonctionne pas. Heureusement, le personnage le plus
hystérique et antipathique dégage vite fait (mais il aura eu le don de donner
envie de zapper après une minute d’antenne) mais on est pas à la fête pour
autant. Y’a bien un ou deux moments où l’on va esquisser un sourire, comme
quand Conner se faufile sur le bureau, tel un gosse (comme le décrivent par
ailleurs quelques personnages) ou encore sa course-poursuite dans les bureaux
d’Arc Mobile, mais ça reste bien peu. Au final, on ne s’ennuie pas trop, mais
ça manque de quelque chose (bon, sans parler de la fin qui est attendue).
Conclusion : Un épisode dont on ne retient pas énormément de choses, si ce n’est qu’Eric McCormack est plus hot que jamais (le côté mal rasé), que l’histoire d’amitié pourrait donner quelque chose d’intéressant mais que les campagnes de pub ne sont pas ce qu’on retiendra pas plus que l’humour aux abonnés quasi-absents. Bon, ça tombe bien de ne pas trop vite s’attacher à cette série puisqu’elle ne connaîtra sans doute pas de seconde saison… Au casting des têtes connues, on pourra ajouter Monica Potter, vue dans la première saison de Boston Justice notamment.
A lire aussi :
Trust-Me - Trailer (vidéo)
20 avril 2009
Harper's Island - 1x01 Whap
Quand la télévision fait du slasher movie, ça donne Harper’s Island qui vient de débuter sur la chaîne CBS, ce qui nous change un peu des éternels cop-show qu’on y retrouve habituellement… Premières impressions.
HARPER’S ISLAND – 1x01 Whap
Réalisation : Jon Turtelaub
Avec : Christopher Gorham (Henry) ; Elaine Cassidy (Abby) ; Claudette Mink (Katherine) ; Jim Beaver (shérif) ; Harry Hamlin (Oncle Martin) ; Cameron Richardson (Chloe)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Henry Dunn et Katherine Wellington sont sur le point
de se marier. Pour cela, ils ont choisi l’île d’Harper où Henry travaillait
chaque été, où il a fait la connaissance de sa meilleure amie Abby. Mais c’est
un choc pour elle de revenir sur cette île où six ans auparavant sa mort fut
assassinée par John Wakefield qui massacra plusieurs personnes. Alors qu’ils
attendent encore le cousin Ben pour partir vers l’île, ils décident finalement
de donner le signal de départ. Ce qu’ils ne savent pas, c’est où est vraiment
Ben et ce que signifie pour lui ce signal. Hunter, l’ex de la mariée, semble la
harceler, ce qui la met mal à l’aise vis-à-vis d’Henry. Durant la première
soirée, Abby va à la recherche de JD, le frère du marié, qui se retrouve dans
un bar où ça va dégénérer. Quant à l’oncle Marty, il découvre un secret qu’il
n’aurait pas dû voir… La chasse serait-elle ouverte ?
Avis : Depuis l’annonce de la série il y a un an
environ, Harper’s Island faisait parti des séries que j’attendais. Non
pas qu’on était en droit de s’attendre à quelque chose de révolutionnaire dans
quoique ce soit, mais juste parce que la déclinaison en série télé du slasher
movie de type Scream, Souviens-toi l’Eté Dernier et autres,
donnait envie de voir ce que ça pouvait engendrer sur la longueur et comment
ils allaient s’en sortir. L’un des bons points, c’est qu’on sait que la
première saison sera limitée à 13 épisodes et qu’elle offrira une histoire
bouclée. Un aspect non négligeable pour ce type d’histoire, puisque ça permet
de se dire que les choses ne devraient pas traîner inutilement et finir dans
l’absurde (genre Prison Break) et ensuite, d’avoir une fin, même si la
série n’est pas renouvelée (et vue les audiences des premiers épisodes, on ne
doit pas s’attendre à voir une saison 2). Entre le pilote original et ce
premier épisode, le casting fut complètement modifié (adieu le jeune Ryan
Merriman qui interprétait le jeune Jarod dans Le Caméléon par exemple)
et on a le droit à une tonne de visages connus. Tellement, qu’on peut avoir du
mal à resituer où on les a vus ! :D Mais c’est un des points
agréables (bref, on se croirait dans un vrai slasher movie des années 90 en
gros !).
Quant à l’épisode en lui-même, finalement, il ne fait que
confirmer ce qu’on pouvait attendre d’un tel projet. C’est un slasher movie…
Alors oui, pour le coup, il n’y a rien d’original. On a le droit à tous les
poncifs du genre, de l’intro avec le premier mort (qui ne surprendra personne),
aux pistes qu’on lance sur l’identité du coupable, sur les secrets cachés qui
pourront ressurgir, sur les comportements un peu bizarres… On navigue toujours
en terrain connu, sans briller du point de vue des dialogues (totalement
banals), avec des personnages très archétypaux… Et pourtant, les fans du genre
devraient apprécier. Parce que ça fonctionne bien. Il est vrai que le nombre de
personnage pourrait impressionner et on n’en saisit probablement que
quelques-uns au passage (notamment pour retenir les noms) mais on sait que ça
aura le temps de se développer et surtout que le casting se réduira au fur et à
mesure. Dans ce premier épisode, les choses sont bien mises en place. Il n’y a
pas besoin de connaître le passé de chacun ou autre à un tel point. Juste
d’avoir une vague notion de qui ils sont, ce qu’ils font ici et de les
présenter succinctement. C’est fait. Les personnages plus importants ont le
droit à un peu plus de scènes explicites qui permettent d’entrevoir certaines
pistes (qui, a priori, ne devraient pas surprendre, mais bon, l’intérêt de ce
genre de film série, c’est le jeu de massacre et pas tellement autre
chose). C’est un épisode de mise en place, donc on commence doucement, chacun
voguant encore à sa petite vie, ne se préoccupant pas du reste. Mais on a des
petites scènes sympathiques quand même (oui, j’ai bien aimé les dernières
minutes).
Conclusion : Amateur d’originalité, passez votre chemin ! Non-amateur de slasher-movie, vous pouvez aussi passer votre chemin, la série ne révolutionnant pas le genre, ne proposant pas autre chose à ce stade, je crois que si on n’est pas fan de ces histoires, il n’y a rien à attendre d’Harper’s Island. Les autres apprécieront sans doute le petit jeu de massacre qui se met en place, les têtes connues (où l’on peut jouer à « mais où je l’ai déjà vu celui-là ? ») et l’ambiance… Même si j’avoue que je pensais que l’île serait un peu plus déserte que ça. Oui, je m’attendais tout de même à quelque chose de plus « Dix Petits Nègres », parce que là, va tout de même y’avoir des ressources pour essayer de contrer le tueur, de s’en aller. Donc à voir comment ils vont gérer tout ça, tenir le rythme… Ce ne sera sans doute pas la série du siècle mais au moins un bon divertissement (et puis mettez-moi une île, des meurtres, une petite fille un brin spéciale -peut-être psychopathe ! :D- et je suis heureux !). Enfin, la surprise, c’est quand même la présence de Victor Webster, donc forcément, c’est une série à voir ! :D
A lire aussi :
Dollhouse, Harper's Island, Fringe - Trailers ; Harper's Island - Teaser ; Promos (vidéos)

























