Naka No Montages

Reviews de séries, petits plus, vidéos-montages, créations graphiques... Avec des morceaux de mangas et de musique aussi.

04 décembre 2009

Creamy Merveilleuse Creamy - Intégrale

Dans les années 80, le rêve des petites filles était déjà de devenir chanteuse. La preuve avec l’une des plus connues des idoles qui n’existent pas vraiment…

Japon CREAMY MERVEILLEUSE CREAMY (Mahô no Tenshi Creamy Mami) – Intégrale

MerveilleuseCreamy_DVDCréée par : Yûko Kitagawa & Kazunori Itô

Avec les voix française de : Régine Teyssot (Yû/Creamy) ; William Coryn (Jingle) ; Emmanuelle Bondeville (Chantal) ; Hélène David (Sisi) ; Marie-Laure Béneston (Sinon)…

Nombre d’épisodes : 52 (1983/1984)

Cote d’amour : Note_03

creamyRésumé : Yû Morizawa est une jeune fille de dix ans. Ses parents tiennent une crêperie s’appelant Creamy Crêpe. Son meilleur ami s’appelle Charlie et est plus âgé. Elle est amoureuse de lui en secret. Sa vie va totalement changer lorsqu’elle va voir un vaisseau dans le ciel. Celui-ci vient de l’Etoile Merveilleuse et a eu quelques problèmes. Pour la remercier de son aide, Pino-Pino, le maître du vaisseau, laisse à Yû un médaillon qui lui octroie des pouvoirs pendant un an, ainsi que Sisi et Sinon qui veilleront sur elle. Elle devra cependant faire attention à ce que personne ne les découvre, sinon, elle perdrait ses pouvoirs. C’est lorsqu’elle essaie sa toute nouvelle baguette magique qui la transforme en belle jeune femme que Yû croise Jingle dans la rue. Ce dernier est le producteur des éditions Parthénon et leur vedette est en retard. Pour la remplacer au pied levé, il prend donc Yû qui se retrouve malgré elle dans une situation bien délicate. Elle se choisit le pseudo de Creamy en pensant à la crêperie de ses parents et laisse la magie agir pour lui fournir une chanson. Et voici comment naît une future star dont va tomber amoureux Charlie qui la croisera plus tard, Yû faisant une bien vilaine farce à son ami. Mais elle ne sait pas qu’elle va devenir sa propre concurrente. Yû réussira-t-elle à conserver son secret et à séduire Charlie ?

b000nqrvi0Avis : Creamy Merveilleuse Creamy est la première Magical Girl (genre d’animé où les petites filles se transforment à l’aide de pouvoirs magiques, comme Gigi) du Studio Pierrot qui produira par la suite des animés comme Susy aux Fleurs Magiques, Vanessa et la Magie des Rêves ou encore Emi Magique. Au Japon, l’animé a été le support pour lancer la carrière d’une jeune idole inconnue qui interprète non seulement les chansons entendues au cours de la série et qui servent aussi de génériques mais aussi le personnage principal qu’est Yû. Après une pause prise en 1994, Takako Ohta semble même revenue à ses premières amours. En France, toutes les chansons ont été traduites et adaptées dans notre longue. Ce qui est plutôt rare. Même un 33 tours (bon, alors pour les moins de 15 ans qui lisent ce blog, les 33 tours c’est l’ancêtre des cassettes, des cd et du mp3 ! :D) était sorti contenant les chansons en version longues (où l’on s’aperçoit par ailleurs qu’il n’existe au final qu’un seul couplet qui est repris). Elles sont interprétées par Claude Lombard qui chantait à l’époque de nombreux générique de la Cinq (toujours pour nos jeunes lecteurs, la chaîne qu’il y avait avant Arte et France 5 !) comme Le Petit Lord  ou Max et Compagnie et que les fans de Buffy ont pu entendre dans le rôle de Tara dans les parties musicales de l’épisode Que le Spectacle Commence. Mais ce n’est pas elle qui interprète la chanson d’ouverture française, c’est son amie Valérie Barouille, l’autre chanteuse attitrée de génériques de la chaîne. On notera que les adaptations respectent pour la plupart du temps juste les mélodies et pas vraiment le contenu. Ce qui n’est pas franchement un drame en soit… D’ailleurs, j’avoue que j’adore encore écouter les chansons françaises pour la plupart (peut-être plus que les versions japonaises, aux paroles pas franchement plus philosophiques, comme on peut s’en apercevoir dans la version sous-titrée de la série présente dans le coffret collector sorti récemment). Il y a certaines qu’on écoute d’ailleurs assez peu au cours de l’animé. Les chansons qui servent de génériques sont les plus présentes, une sert de chanson de fond et les quelques autres font des passages éclairs lors du dernier épisode. Ce sont celles que j’aime le moins, ça tombe bien.

Creamy589Bon, sinon, pour en revenir tout de même un peu plus au fond de notre animé, il a tout de même pris un petit coup de vieux. Faut dire que le pauvre a déjà plus de 25 ans, ce qui n’est pas rien. Si du côté de l’animation, ça passe encore (seul gros défaut, les passages chantés où les mouvements de bouches ne sont pas du tout synchronisés avec les paroles -que ce soit en VO ou en VF, même si y’a du mieux à la fin de la série-), il faut bien reconnaître que du côté des dessins c’est beaucoup moins ça. C’est assez old school, pas toujours très beau (et on se rend compte de la différence avec des illustrations plus récentes, notamment si on regarde celles de la chara-designer Akemi Takada qui a sorti un artbook). Je crois qu’il faut avoir une petite fibre nostalgique, même si on peut passer ce défaut grâce à une série assez entraînante et moins redondante que prévue. En effet, avec le pitch de départ, on pourrait croire qu’on va se farcir uniquement du Yû qui doit cacher son secret, faire son petit tour de magie et chanter sa chanson. Et bien ce n’est pas vraiment le cas. Passer le cap des premiers épisodes où Chantal s’avère un peu méfiante sur cette concurrente débarquée de nulle part qui a tendance à l’énerver (et c’est plutôt de bonnes intrigues), on oublie un peu cet aspect qui ne revient que de manière ponctuelle. Tant mieux. Creamy n’apparaît pas obligatoirement dans chaque épisode et ne chante pas toujours non plus. En fait, on alterne pas mal les histoires. Parfois ça tourne autour de la carrière de Creamy, parfois ce sont des histoires de la vie quotidienne et la série s’aventure même du côté un peu fantastique. Car en plus des pouvoirs magiques de Creamy et de l’Etoile Merveilleuse, on rencontre quelques créatures légendaires et mythiques, des histoires de fantôme. L’alternance des genres permet vraiment de ne pas s’ennuyer et d’avoir quelques beaux morceaux. Mais il faut bien être honnête, certains épisodes ennuieront plus que d’autres. Personnellement, j’ai un faible pour les histoires de fantômes, qui sont plutôt réussies, avec de bonnes ambiances. Et bien évidemment, les histoires où la pauvre Yû connaît quelques problèmes pour gérer sa vie de jeune fille de 10 ans et sa carrière d’idole.

Creamy02Pas évident d’être les deux à la fois comme va le découvrir notre héroïne. Déjà, au départ elle ne voulait pas trop chanter, elle est embarquée de force dans cette histoire, mais elle y prend goût peu à peu et on la voit donc évoluer un peu tout comme on voit (certes, de manière superficielle) la naissance d’une star et les coulisses d’une carrière (avec une représentation qui semble tout à fait crédible de celle-ci, puisque Creamy fait aussi de la pub, des films et tutti quanti, comme de nombreux chanteurs actuels de l’archipel). En effet, pas d’ascension fulgurante pour Creamy, même si ses prestations un peu magiques ont aidé à la faire connaître. Elle y va en sortant un premier single, puis un deuxième, un album… En faisant beaucoup de représentation télés, de mini-concert, etc., avant d’atteindre le stade supérieur. Pour cela, il faut qu’elle gère. Et Yû s’y prend plutôt pas mal, même si elle doit mentir à ses parents et que ça ne lui plaît pas toujours. L’autre aspect est bien évidemment le côté romantique avec un triangle amoureux, qu’on retrouvera plus tard dans Cat’s Eye avec la jalousie vis-à-vis de l’alter-ego. Même si on n'avance pas vraiment de ce côté-là. Comme pour toutes les histoires d’amour de la série (on pensera à Jingle et Chantal). On en est au statu quo mais ça permet quelques running-gag (Yû qui pique sa crise contre Charlie qui ne pense qu’à Creamy, Chantal -pré-Valériane de Salut les Musclés ! :P- qui gifle Jingle, Bouftout qui n’arrive pas à se déclarer…). Ici aussi on alterne comédie et romance. On pourra noter quelques petits changements au fur et à mesure de la série. Comme le design de Yû (la chaussette qui tombe dans les premiers épisodes disparaît, Creamy a le droit de changer de tenues après être passée par la jaune et la rose pendant quelque temps) ou la transformation de Yû.

creamy4Ici, point de séquence qui revient. Il n’y a pas de transformation à proprement parler. Dans un premier temps, on a le droit à un flash lumineux pour passer de Yû à Creamy, puis vers la fin de la série, on a le droit au morphing en voyant Yû grandir sous nos yeux. Ce qui fait un peu bizarre la première fois, mais on finit par s’y habituer. Notre héroïne change aussi de baguette en cours de route. Bizarrement, la première version n’est pas celle qu’on retrouve dans le générique de début qui est en fait la deuxième version (en étoile). J’avoue que j’en suis d’ailleurs beaucoup moins fan. En plus, ça lui permet un peu moins de choses, mais bon… Il faut aussi dire que la série n’est pas très claire sur les pouvoirs magiques de Creamy. La baguette est sensée donner plusieurs pouvoirs à Yû, mais Sisi et Sinon n’arrivent qu’à déchiffrer une formule dessus, celle qui permet de transformer Yû. Mais plus tard, elle aura tout de même d’autres pouvoirs. On sent la série un peu fébrile de ce point de vue là, mais tant pis, ce n’est pas le plus important. On a par contre une récurrence de certains personnages (comme Joe le Serpent) assez sympathique, et les derniers épisodes arriveront même à flirter avec l’émotion, puisque nous savons, comme Yû, que l’aventure devra automatiquement prendre fin d’une manière ou d’une autre au bout d’un an. Et je dois dire là qu’il s’agit d’une bonne conclusion. J’ai eu ma petite boule à la gorge…

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Conclusion : Si Creamy Merveilleuse Creamy est une série qui a pris un coup de vieux, elle reste encore agréable à regarder pour ses histoires et situations variées, son côté léger et entraînant, ses personnages attachants (franchement, qui ne craque pas devant les deux chatons Sisi et Sinon -le ronchon ! :D, brillamment interprété par Marie-Laure Beneston-) et ses chansons. Parce que si on aime la série, c’est bien aussi parce que Creamy est une chanteuse… Et pour ce que j’ai testé des épisodes VO/VF, l’adaptation est plutôt pas trop mauvaise (rien de profondément changé) et les acteurs donnent le change (il faut les entendre crier ! :D). Ca restera dans la catégorie Magical Girl ma préférée, sans aucun doute (si l’on met à part nos guerrières en jupettes de Sailormoon, à moitié dans cette catégorie). On pourra noter qu’il existe en extra quelques OAV inédites en France (mais bizarrement pas en Italie), dont certaines mettent en scènes toutes les Magical Girls du Studio Pierrot, des clips et des pubs… Enfin, pour connaître le futur des personnages, il faudra en passer par la version originale, puisque c’est le générique de fin qui nous dévoile la chose à travers une succession d’images… A ne pas manquer donc.

A lire aussi :
Creamy - Art Selection (photos)
Creamy les génériques et les chansons (vidéos/audio)

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24 novembre 2009

Death Note - Intégrale Série

Et si un jour vous trouviez un cahier qui vous permet de tuer votre prochain, qu’en ferez-vous ? C’est la question que se pose Light Yagami…

Japon DEATH NOTE – Intégrale

DeathNote_Anime1_affD’après le manga : Takeshi Obata & Tsugumi Oba

Avec les voix françaises de : Alexis Tomassian (Kira/Light) ; Guillaume Lebon (L) ; Charles Pestel (Matsuda) ; Charlyne Pestel (Misa) ; Emmanuel Karsen (Ryûkk) ; Maïk Darah (Rem)...

Nombre d’épisodes : 37 (2006/2007)

Cote d’amour : Note_01

light_L_misaRésumé : Ryûkk est un Dieu de la Mort. S’ennuyant, il laisse à nouveau tomber son Death Note dans le monde des humains. C’est le jeune lycéen Light Yagami qui l’aperçoit et le récupère. Un peu dubitatif en premier lieu sur les prétendus pouvoirs du cahier qui permettrait de tuer quiconque, avec certaines règles à suivre, dont le nom serait inscrit dedans, il se rendra vite à l’évidence et choisira de rendre le monde meilleur en tuant les criminels. La police met un petit temps à se rendre compte de ce qui se passe, mais très vite, la traque de Kira (prononciation japonaise pour killer) va commencer et le jeune Light aura même le droit à un adversaire particulièrement à sa hauteur : le mystérieux L. Débute alors une sorte de compétition entre les deux hommes. Mais au final, qui sortira vainqueur de toute cette histoire ?

L_starts_the_analysisAvis : Death Note fait sûrement parti des derniers gros succès de ces dernières années, avec un FullMetal Alchemist par exemple. J’avais déjà vu les premiers épisodes en VOST il y a fort longtemps (au moment de la diffusion japonaise) et ce n’était pas désagréable. J’ai donc enfin pris le temps de voir la suite. Sauf que… Bah faut bien le dire, s’il y a des séries qui fascinent de bout en bout et qui hypnotisent, Death Note n’en fera clairement pas parti pour ma part. En fait, les premiers épisodes sont assez prometteurs, même si on se dit que tout va un peu trop vite pour pouvoir tenir sur la longueur. Et c’est bien ce qui se passe. On va dire qu’on tient peut-être une petite moitié de série (voir un tiers) avant que ça ne parte en vrille avec des phases longuettes et des retournements qui n’apportent pas le second souffle espéré. Pourtant, y’avait de l’idée dans l’air mais la série ne fait que rester à la surface de la plupart des choses, les changements semblent plutôt vains et le jeu du chat et de la souris entre L et Light perd clairement en intensité, alors que c’est en premier lieu tout ce côté stratégique qui faisait vraiment la force de la série. Parce qu’à l’instar d’un Liar Game, chaque joueur doit évaluer ses actions et les réactions de son adversaire pour gagner (et ne pas se faire arrêter ou tuer). Ce qui fait que les premiers épisodes sont assez bavards et n’hésitent pas à donner de longues explications. Ca a tendance à s’amenuiser par la suite, en même temps que l’intérêt quoi.

light_winsOn aurait alors pu croire que la réflexion sur le fait de tuer des criminels pour remettre de l’ordre sur Terre sauverait la série, mais même pas. Passé le tout à fait normal pour et contre, on n’offre pas grand chose (même quand il s’agit de prendre à partie la population qui se divise, un truc qui n’a pas beaucoup d’incidence). Les personnages sont aussi un peu à la peine, notamment parce que la plupart sont sans doute trop idiots pour voir ce qui se passe sous leurs yeux et ça finit vraiment par gonfler au bout d’un moment. Heureusement qu’on peut compter sur les Dieux de la Mort pour apporter quelques moments intéressants. On pensera notamment à Rem. On aurait pu parler de Misa, mais vu qu’on est dans un shônen, la pauvre est réduite à un rôle bien ingrat de blonde un peu pot de fleur (et jouet de Light). Comme l’autre personnage féminin vaguement principal qui apparaîtra plus tard. Reste un graphisme plutôt agréable, mais un chara  pas franchement à mon goût (mention spéciale tout de même pour Ryûkk très volontairement moche -mais tout pourri en milieu de série-, ainsi que Misa et son look de goth-lolita). Ce qui n’est pas le cas de la musique, très jolie. Parfois un peu grandiloquente, mais ça va bien avec la série qui n’hésite pas à en faire trois tonnes (et c’est vraiment trop parfois).

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Conclusion : Pas très convaincu par Death Note et l’intérêt que ça a pu susciter. Dans la catégorie thriller, Monster (avec bien plus d’épisodes) s’en sortait autrement mieux. Ici, passé la quinzaine d’épisodes, on sent une histoire qui s’éternise et qui rame pour nous redonner foi en elle. Même les derniers épisodes ne sont pas si convaincants que ça. Par contre, on pourra noter un sacré casting de voix françaises plutôt très connues : Maïk Darah (la voix de Monica dans Friends notamment), Alexis Tomassian (qu’on ne présente plus, mais qui est JD dans Scrubs par exemple) ou encore Guillaume Lebon (Martin dans FBI Portés Disparus)…

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31 octobre 2009

Totally Spies - 3x21 L'Esprit d'Halloween

pit_tux_citrouille_dhalloween_7929 Et alors, comment on fête Halloween à Beverly Hills ? Réponse avec nos charmantes Spies qui nous ont offert un épisode spécial lors de la saison 3.

France TOTALLY SPIES – 3x21 L’Esprit d’Halloween

totallyspies1_29112005Scénario : Richard Clark

Réalisation : Stéphane Berry

Avec les voix françaises de : Claire Guyot (Sam) ; Fily Keita (Clover) ; Céline Mauge (Alex/Mandy) ; Jean-Claude Donda (Jerry) ; Laura Préjean (Gladys)... 

Cote d’amour : Note_04

Totally_Spies_3x21Résumé : C’est le jour d’Halloween et les filles sont au lycée en train de planifier leur soirée. Mais tous leurs plans tombent à l’eau quand Clover reçoit un coup de fil pour qu’elle aille faire du baby-sitting à la résidence Vista Verde. Elle entraîne ses deux amies avec elle. Ainsi que Mandy qui cherche à se venger de l’affront que lui a fait Sam en touchant à son superbe costume de Cléopâtre, création d’un grand couturier. Elle invoque les esprits mais rien n’y fait. Tandis que les filles et le charmant bambin qu’elles gardent vont à la chasse aux bonbons, elles s’aperçoivent qu’il n’y a personne dans le quartier. Enfin, presque. Puisque des zombies commencent à les pourchasser ! Arriveront-elles à s’en débarrasser ?

Totally_Spies_3x21__4_Avis : L’Esprit d’Halloween est un épisode un peu atypique dans la série Totally Spies. C’est d’une part le seul qui traite de cette fête, mais c’est aussi l’un des rares à verser dans le fantastique (sans compter que nos trois amies n'ont pas leurs combinaisons habituelles). En effet, la plupart du temps, il y a toujours une explication rationnelle (qu’elle soit plus ou moins farfelue et crédible), avec un grand ennemi fou derrière. Ici, rien de tout ça, on plonge dans un véritable épisode d’Halloween, avec légende de fantômes à l’appuie ! Eh oui, à Beverly Hills aussi on trouve ce genre de chose ! Et manque de pot, le courroux de Mandy réveille un vieil esprit. D’ailleurs, on peut dire que la reine Mandy sait faire dans la formulation de charme, encore mieux que les sœurs Halliwell. Puisqu’en voyant que la formule qu’elle tire d’un livre ne fonctionne pas, elle invente la sienne (qui vaut le détour). Ca ne fonctionne pas mieux a priori. Mais a priori seulement. La résidence Vista Verde se transformant alors très vite en terrain de jeux pour zombies, ambiance verdâtre au passage. Déjà que les filles angoissaient suite à des coups de fils étranges (un classique !) et un quartier bien calme pour une telle soirée… Le tout est vraiment du pur délice.

Totally_Spies_3x21__3_D’une part on retrouve très bien le côté Halloweenien (qui m’est assez cher dans ce genre d’épisode), avec de nombreuses décorations et tout plein de citrouilles, un côté fantastique assumé, un peu terrifiant (tout est relatif, mais bon, on se comprend) et ensuite, on retrouve l’esprit totalement fun de la série. Outre la formule de Mandy, les Spies nous balancent quelques répliques qui feront dates. A commencer par une Clover en grande forme qui se morfond déjà sur le teint zombie « Vous rêvez les gars, j’veux pas y aller dans votre truc, le teint gris outre-tombe, ben ça va pas aux blondes ! » et Alex d’enchaîner « Oh la pauvre Clover, elle va se ruiner chez l’esthéticienne. ». Eh oui, pas facile d’être une Spies ! On pourrait en citer quelques autres, mais je vous laisse ce plaisir. Jerry étant sûrement la cerise sur le gâteau, avec des déguisements… Comment dire ? Pour le moins particuliers, c’est ça ! Très « sujets de sa Majesté » (voire très Majesté tout court ! :D). Même si notre trio de choc n’est pas en reste, avec une mention spéciale d’Alex en banane ! Arf.

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Conclusion : Dans le genre mi-(pas très)effrayant, mi-comédie, cet épisode de Totally Spies s’avère donc un indispensable en cette période d’Halloween, à visionner encore et encore. Plein de répliques marquantes, une ambiance réussie, avec une aventure galacticale et sortant des sentiers battus. En bonus, la très bonne scène de Mandy qui invoque les esprits, parce que c’est juste immanquable !

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A lire aussi :
Totally Spies - Saisons 1à 4 ; Saison 5 ; Le Film (reviews)
Les génériques : Saisons 1 à 4 ; Saison 5 ; Bande-annonce du film & interview bonus (vidéos & audio)
Des Filles D'Enfer (vidéo-montage)

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22 octobre 2009

FullMetal Alchemist - Intégrale

Les frères Elric ont fini leur grande épopée sur Virgin 17. L’occasion de faire un point sur cette série d’animation japonaise qui vaut le détour…

Japon FULLMETAL ALCHEMIST – Intégrale

53801_largeD’après le manga : Hiromu Arakawa

Avec les voix françaises de : Arthur Pestel (Ed) ; Audrey Pic (Al) ; Martial Leminoux (Mustang) ; Cyrille Monge (Hughes) ; Susan Sindberg (Lust) ; Antoine Tome (Scar) ; Lucille Boulanger (Winry)

Nombre d’épisodes : 51 (2003/2004)

Cote d’amour : Note_05

fullmetal_alchemist_season_1_dvd_coverRésumé : Edward et Alphonse Elric parcourent le monde à la recherche de la Pierre Philosophale. Tous les deux sont alchimistes. Et tous les deux ont transgressé une loi interdisant la transmutation humaine en tentant de faire revenir leur mère. Mais pour cela, ils ont payé le prix fort. Edward a pu in extremis accroché à l’âme de son frère à une armure qui trainait par là tandis que lui a perdu un bras et une jambe, aujourd’hui remplacée par des mecha-greffes confectionnées par leur amie et voisine Winry. Pour retrouver leurs corps d’origine, Edward est devenu Alchimiste d’Etat, un alchimiste à la solde de l’armée. Son chef, Roy Mustang, le laissant à sa quête s’il partage des infos et qu’il effectue certaines missions qui lui sont demandées. Durant leur voyage, les deux frères vont rencontrer nombre de personnes et découvrir petit à petit la vérité sur la Pierre Philosophale. Arriveront-ils à atteindre le but qu’ils s’étaient fixé ?

fullmetalalchemistbox02dvdAvis : Fullmetal Alchemist est, comme bien souvent, une adaptation d’un shônen à succès. Celui-ci a la particularité d’être dessiné par une mangaka (et non un homme comme c’est bien souvent le cas). C’est le studio Bones qui a été en charge de l’adaptation (studio a qui l’on doit quelques pépites comme Wolf’s Rain ou Witch Hunter Robin). Et à vrai dire, j’avais suivi tout ça de loin jusqu’à ce que je profite de la rediffusion de la série en clair sur Canal+ il y a quelques années (époque bénie où j’avais pu découvrir plusieurs animés, là où j’avais été pas mal sevré pour cause de non-présence sur les chaînes hertziennes). Même s’il a fallu que je me débrouille pour voir la fin, puisque la chaîne avait arrêté la série à 5 épisodes de la fin pour cause de fin de vacances scolaires (alors qu’au final, ce n’était qu’une semaine de programmation, ça changeait pas grand chose). Ce fut en tout cas une agréable découverte et en revoyant la série, je comprends pourquoi elle a marqué à ce point-là et qu’elle figure parmi les hits de ses dernières années. On est loin du shônen classique au déroulement plus ou moins hérité de Dragon Ball (et donc plus ou moins loin d’un Naruto, qui ne m’a jamais intéressé, me semble-t-il). Ici, on a le droit à un shônen mature, à la galerie impressionnante de personnages et à un certain nombre de thèmes plutôt bien troussés. Et pour ne pas gâcher le tout, il faut aussi souligner la beauté des graphismes (et sur la cinquantaine d’épisodes qui composent la série, on peut pas dire qu’il y en ait de moches comme c’est parfois le cas) et une animation très fluide, se permettant même des plans plutôt originaux (notamment dans les derniers épisodes). Non, y’a pas à dire, rien que graphiquement la série en met plein les mirettes.

fullmetalalchemist_sea_2_box_1Pourtant, avec son point de départ, ça aurait pu être autre chose. Ca aurait pu être plus classique et plus manichéen. Après tout, on retrouve la quête de deux persos qui parcourent le monde, qui ont des pouvoirs et qui combattent. Les ingrédients de base du shônen sont là. Mais ils sont sublimés. Parce que toutes les certitudes qu’on pouvait avoir au début s’effritent au fur et à mesure qu’on avance dans la série qui réserve bien des surprises et qui alterne à merveille l’action, l’aventure, l’émotion ou le rire. C’est vraiment un des points forts de la série. Aucun épisode n’est ennuyeux. Et pourtant, vu la durée, c’était pas gagné. Mais même si certains épisodes peuvent s’avérer dispensables, parce que fait pour respirer dans un récit qui aurait pu être lourd, ils sont géniaux quand même (je pense notamment à l’épisode qui met Mustang et son équipe en avant). Les bouffées d’air frais proviennent aussi des colères sans fin d’Ed qui explose chaque fois qu’on évoque sa petite taille (ne le traitez donc jamais de minus, nabot ou autres petits surnoms affectueux ! Parce que « petit mais costaud » comme dirait la pub !). De son côté, le jeune Al, enfermé dans son armure, est plus posé et surtout, super costaud. Le problème avec lui c’est qu’il aurait vite pu être inexpressif, même si la tête de son armure change (notamment lors des situations comiques), mais au contraire, on ressent sa chaleur derrière cette carapace de métal (et là, il faut aussi forcément saluer le travail de la voix française). Parce que si la série fait rire, elle sait aussi faire pleurer. Même quand on connaît la trame de l’histoire. Elles sont pas si nombreuses que ça les séries d’animation (ou même les séries tout court) à pouvoir procurer ce genre de sensation. Ici, ça prend vraiment aux tripes et on devient totalement empathique.

FUNFN_08179_500La série frappe fort très vite. En plus de commencer en pleine action (avant de revenir un peu plus tard sur le commencement de tout ça), elle affiche aussi très tôt sa volonté de ne pas être qu’une simple succession de combats, avec des adversaires de plus en plus forts. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’évolution de la puissance ou autre. Juste des adversaires qui changent, des raisons différentes de les affronter. On s’attarde sur les personnages et leurs motivations. La série déroule son canevas petit à petit et nous montre qu’on n’est pas dans la simple opposition « bons et méchants ». Tous les personnages ont leurs propres raisons d’agir de telle ou telle manière, ils font partis d’un grand tout. Ed et Al vont s’en rendre compte. Pas sûr qu’ils soient vraiment dans le bon camp. Comme le prouve par ailleurs cette récurrence de l’histoire d’Ishbal, où un peuple fut décimé. Eh oui, la série traite de religion, de guerre de religion, de guerre tout court et réfléchit sur la condition humaine, les actes qu’on peut être amenés à faire, sans jamais tomber dans le discours moralisateur ni dans l’excès. D’ailleurs, ça fait peut-être parti des rares séries avec des militaires que j’adore ! :D Faut dire que les tenues des Alchimistes d’Etat sont plutôt cool et qu’il est difficile de résister au charme de Roy Mustang ! :P Mis à part ça, c’est traité sérieusement dans un décorum qui fait que ça passe très bien. Il faut dire qu’on est dans un monde parallèle au nôtre où l’alchimie remplace plus ou moins notre science (mais où ils ont des mecha-greffes quand même plutôt sophistiquées et qui en jettent, notamment pour Al), avec un environnement différent. Et une galerie truculente, dont le facétieux Hughes (toujours à parler de sa fille à tout le monde) ou la fascinante Lust (qui devrait en charmer plus d’un-e-, malgré des griffes acérées ! :D). Du régal de bout en bout en somme.

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Conclusion : Mais que demander de plus à la série ? Ben, je vois pas trop à vrai dire. C’est épique, c’est drôle, c’est triste, c’est sérieux, c’est hilarant, c’est inattendu, c’est tendu, c’est pas manichéen, c’est mature. C’est bien rempli en somme. En plus, c’est beau, aucun personnage n’est insupportable (enfin, je mens un peu, parce que le Wrath, on aurait bien envie de le baffer en fait, mais c’est bien le seul !) et la musique (de Michiru Ooshima) est divine (notamment la chanson Brothers). Assurément parmi mes gros coups de cœur de ces dernières années. A noter qu’il existe un film cinéma (une sorte d’épilogue) et qu’il existe une nouvelle mouture de l’histoire (FullMetal Alchemist Brotherhood) qui est plus proche du manga (puisque celui-ci était toujours en cours de publication quand cette première adaptation a eu lieu et qu’apparemment il s’en éloigne pas mal au bout d’un moment).

A lire aussi :
FullMetal Alchemist - Brothers Live (vidéo)

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17 septembre 2009

The Batman - Intégrale

A chaque génération, il y a sa chauve-souris… Seule, elle devra affronter les forces de l’ordre, les criminels et autres enquiquineurs…

US (The) BATMAN – Intégrale

Batman_DvdD'après le comic de : Bob Kane

Avec les voix françaises de : Adrien Antoine (Batman) ; Chantal Baroin (Batgirl) ; Alexis Tomassian (Robin) ; Barbara Beretta (Yin) ; Jean-Claude Sachot (Gordon) ; Pierre Hatet (Joker)

Nombre de saisons : 5 (x13) 2004/2008

Cote d’amour : Note_03

BatmanAccent2Résumé : Suite à la mort de ses parents, Bruce Wayne, le riche et jeune héritier des Entreprises Wayne, décide de faire régner la justice sous le masque de Batman, en étant en dehors de toute autorité. Ce qui ne plaît pas toujours à la police, même si sans lui, nombre de crimes resteraient impunis. D’autant plus qu’il y a fort à faire avec des ennemis aussi redoutables que le Joker, le grand farceur, Catwoman la délicieuse voleuse, Pingouin le riche déchu et quelques autres malfrats. Mais lutter seul n’est pas forcément la meilleure solution, et Batman l’apprendra en accueillant deux coéquipiers. D’abord, Robin, le jeune Dick qui a lui aussi perdu ses parents, et ensuite Batgirl, Barbara. Mais une menace extraterrestre arrive et ce sont tous les justiciers des environs qui doivent se réunir pour faire face à la menace… Arriveront-ils à repousser l’ultime attaque ?

geneseAvis : Une fois n’est pas coutume, je parlerais de cette série sous son nom d’appellation d’origine. Il faut comprendre qu’en France, toutes les adaptations animées s’appellent de la même façon, Batman. Ce qui a tendance à légèrement compliqué les choses pour les distinguer, puisque si toutes ont le même personnage principal, il y a bien des différences entre chacune des versions. Celle-ci est donc l’antépénultième adaptation du comic créé par Bob Kane, arrivée à peu près au même moment que le Batman Begins de Christopher Nolan où l’on reprend d’ailleurs le même principe en suivant les débuts de Batman (ce qui donne le nom à la série, puisque le personnage est désigné par The Batman dans les premiers temps). Il me semble d’ailleurs que ça faisait un moment qu’on avait pas vu la chauve-souris pointer le bout de ses oreilles sur le petit écran après le Batman Beyond (un Batman futuriste, avec un Bruce Wayne vieillissant et une jeune recrue pour le remplacer). D’ailleurs, coïncidence ou pas, The Batman reprend le même aspect assez normal de Gotham City que le film de Nolan (comprendre plus urbain, contrairement aux précédentes adaptations aux traits assez gothiques, rappelant plus l’univers des films de Burton dont on pouvait voir une certaine apparenté dans la première série Batman The Animated Series). Autre changement majeur, ce sont les graphismes. Si aucun n’ont égalés ceux de la toute première version animée, ils sont pourtant restés dans la même veine (avec des traits plus durs, plus carrés). Ici, on en est loin puisqu’on retrouve des graphismes à la Jackie Chan (la série animée). Sûrement parce qu’on y retrouve une partie de l'équipe. Autant dire qu’il a fallu se faire à ce style particulier, pas franchement ce que j’aime et que j’ai même trouvé moche les premiers temps. Et encore, ce n’est pas Batman (ni son alter ego Bruce Wayne) qui pose le plus problème, mais la galerie de méchants.

Serie_1_The_BatmanOn les connaît, on les a vus et revus au fil des ans, au fil des adaptations (au fil des comics sûrement pour ceux qui les lisent). Ici l’approche est plus « monstrueuse » que vraiment humaine. Le Joker en est un parfait exemple avec ses dreadlocks et son côté « primate ». Killer Croc tient plus du crocodile que de l’humain. Honnêtement, c’est moche. Et que dire de Catwoman, la si féline adversaire qui tourne la tête de Batsy ? Bah, pas étonnant qu’on ne la voit que dans peu d’épisode, en plus d’avoir affaire avec une série qui semble un brin machiste (j’y reviendrais), sa tenue n’a plus grand chose pour elle. Des globes oculaires super grands, jaunes et un gros col roulé ! Heureusement qu’elle retrouve la sympathique Emmanuelle Bondeville au doublage (qui avait déjà interprété Catwoman dans le Batman le Défi de Tim Burton, puisque c’est elle qui prêtait sa voix à la comédienne Michelle Pfeiffer dans la version française), sans ça, c’était peine perdue. Les personnages originaux passent de fait mieux, vu qu’on a aucune référence. Même si ceux-ci disparaissent au fur et à mesure pour laisser place à d’autres personnages de la franchise. Dans l’ensemble, on a d’ailleurs une évolution intéressante. Pas hyper poussée, mais elle a le mérite d’exister, peut-être un peu plus que lors des précédentes adaptations où l’on pouvait diffuser les épisodes un peu dans le désordre sans que ça dérange vraiment. Ici, on a encore une grosse part d’indépendance mais aussi quelques arcs à suivre. C’est notamment le cas pour la dernière saison qui est un pont vers une autre série de DC, La Ligue des Justiciers. C’est là qu’on se dit qu’on commence à être totalement paumé quand on est pas franchement fan. C’est pas inintéressant on ne suit plus vraiment The Batman et on s’embarque vers un autre genre d’histoires (qui ne sont pas plus ma tasse de thé que ça, faut bien que je l’avoue, même si je n’ai pas pris de déplaisir). Je suis sûr que les fans ont jubiler à cette réunion digne d’un bal costumé avec nombre de figures emblématiques… Mais ce n’est pas mon cas. Et c’est là que je remarque quand même que je préfère les héros un peu plus humains (Flash, Batman -en fait, ceux que j’ai connu en adaptation séries quoi !! :P-) que les autres…

Histoire_TBBref, c’est une dernière saison qui s’avère quand même assez explosive point de vue réunion des personnages, puisqu’on s’échine à mettre petit à petit les personnages en place pour le grand final en deux parties (qui n’a de final que l’histoire d’un arc, on peut pas parler de véritable Series Finale comme ça me semble souvent être le cas dans ce genre de production). C’est aussi ce qui préfigure finalement de l’adaptation actuelle de Batman (qui ne se repose que rarement donc) intitulée  L’Alliance des Héros en France (The Brave and the Bold) où Batman fait équipe avec différents justiciers. Pour en revenir à la série dont il est question principalement ici, on se retrouve donc avec des participations un peu moins soutenues des figures récurrentes que d’habitude, même si on peut compter une nouvelle fois sur le Joker pour être aux premières loges. C’est l’ennemi préféré de beaucoup, mais il a tendance à être un peu trop présent, et ce sont loin d’être les meilleurs intrigues (d’autant plus que son rire est agaçant ! :D). A contrario, on pourra aussi remarquer que les figures féminines sont le parent pauvre de la série. Certes, ils existent. On a d’abord la charmante inspectrice de police Yin dans un premier temps (qui connaît un développement intéressant), puis on a les méchantes comme Poison Ivy ou Catwoman, mais elles ont moins d’épisodes que leurs collègues masculins (on pense au Joker et à Pingouin). D’ailleurs, Catwoman ne pointera même pas le bout de son museau dans la dernière saison. Du côté de Batgirl, elle semble aussi bien plus sous-exploitée que Robin (même si, ô miracle, elle a le droit d’avoir la vedette dans un épisode qui lui est un peu plus consacré dans la dernière saison). Et quid de Wonder Woman dans la Ligue des Justiciers présente ici ? Ben non, elle n’y a pas le droit (alors est-ce parce qu’elle est sensée faire partie de la base -merci Shuuichi pour mon éducation-... A mon avis, il y aura bien eu des entorses à l’univers des comics, surtout qu’il s’agit encore et toujours de relecture). L’univers apparaît très macho (quand il y a une réunion de grands méchants, figures emblématiques de la série, il n’y a aucune femme ! Harley, le perso si sympa inventé dans The Animated Series fait elle aussi uniquement de la figuration). Le girl-power en prend un sacré coup !

The_Batman_villains

Conclusion : On est clairement pas ici dans la meilleure adaptation de Batman en série animée. Mais on est pas dans la pire non plus. J’avoue que la version futuriste m’avait laissé un peu sceptique (notamment à cause du costume !). Ici, une fois passé le choc des graphismes auxquels on finit par s’habituer, il reste des histoires bien rythmées, où l’action prédomine plus que sur la psychologie ou l’émotion (on ne retrouve pas ce côté poignant donné à certains méchants de The Animated Series), avec une petite dose d’humour pas trop mal, même si elle ne réussit pas à tous les coups, on a quand même le droit à quelques perles dans les dialogues ou les situations (et là, ce bon vieux cher Alfred –fidèle au poste- nous offre quelques petites pépites -on pensera à celle de la Batcave et la poussière !-, sans oublier le duo Robin/Batgirl qui fonctionne très bien de ce côté-là…). A noter que la série s'améliore tout de même au fur et à mesure, le début n'étant pas ce qu'il y a de plus convaincant... La musique est plutôt pas mal même si elle a tendance à être redondante et qu’on a l’impression que le compositeur n’a fait que trois partitions sur la dernière saison, on ne différencie pas plus que ça les scènes d’action ou de mystère. Reste quelques épisodes moyens ou moins inspirés, un Joker trop présent. Allez, ne faisons pas la tête, si c’est une série plus d’jeune que The Animated Series, elle est moins pire que ce à quoi on pouvait s’attendre à l’origine et elle se laisse suivre agréablement ! :D

A lire aussi :
Scoubidou & Batman ; The Dark Knight ; Batman contre Dracula (reviews)
Emmanuel Garijo ; Alexis Tomassian (portrait de voix)

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17 août 2009

Wonder Woman - The Animated Movie

A défaut d’avoir le film de Joss Whedon (Dollhouse) avec des acteurs en chair et en os, nous aurons quand même la chance d’avoir un petit quelque chose…

US WONDER WOMAN – The Animated Movie (2009)

MV5BMTcwODAxMDU3Nl5BMl5BanBnXkFtZTcwOTc2OTI1Mg__Scénario : Michael Jelenic & Gail Simone

Réalisation : Lauren Montgomery

Avec les voix américaines de : Keri Russell (Diane/Wonder Woman) ; Nathan Fillion (Steve) ; Alfred Molina (Arès) ; Rosario Dawson (Artémis) ;  Virginia Madsen (Hippolyte)

Cote d’amour : Note_03

WonderRésumé : Depuis le dernier combat qui sema le chaos, les Amazones sont isolées dans un monde d’utopie sur une île cachée par le miroir d'Héphaïstos où elles gardent Arès, le Dieu de la Guerre, enfermé puisque Zeus ne voulut pas qu’on le tue. Mais les jours de paix semblent révolus puisque lorsqu’un militaire américain du nom de Steve s’écrase sur l’île et qu’il faut le ramener, quelqu’un aide Arès à s’échapper. La princesse Diane, vainqueur de la compétition pour déterminer qui doit ramener Steve à la civilisation, doit aussi alors arrêter Arès. Il suffit de suivre la trace des violences qui se multiplient sur son passage. Diane découvre alors ce monde qu’elle peut enfin voir de ses propres yeux et pas uniquement via les histoires de sa mère. Mais elle a une mission à accomplir et Arès reprend des forces. Arrivera-t-elle à l’arrêter ?

WonderAvis : Si depuis longtemps quelques superhéros ont les faveurs du ciné et de la télévision (dont le trio Superman, Batman, Spiderman), les héroïnes se font plus rares de ce côté là en adaptations de comics (et peut-être dans les comics, mais ça, j’avoue que je ne suis pas trop). Il est donc temps que l’erreur soit réparée avec la plus célèbre d’entre elle qui n’aura connu qu’une adaptation en série télé à la fin des années 70. Il y a quelques années, on parlait d’un film, avec Joss Whedon aux manettes (et forcément plusieurs noms évoqués du côté des actrices, dont celui de Charisma Carpenter), mais abandonné depuis. A mon grand regret, bien évidemment (parce que le duo Joss Whedon et héroïne de comic préféré, c’était une équation parfaite à mon sens). Donc, petit lot de consolation avec ce film animé (issu d'une collection d'adaptations de divers comics en téléfilms animés) qui pourrait fort bien servir de base à une série animée puisqu’il s’agit vraiment d’un pilote. D’ailleurs, si on le compare au premier épisode de la série télé, on y retrouve la même histoire. Certes, ça diffère un peu dans le traitement (et je parierai que l’animé est plus proche du comic) mais le résultat est le même. Il s’agit des premiers pas de Diane et de son alter ego Wonder Woman dans la civilisation actuelle, de comment on en arrive là. On a donc le droit au crash de Steve sur l’île, la compétition et la menace. Incarnée par la Seconde Guerre Mondiale dans la série, elle l’est ici par Arès qui est aussi une guerre à lui tout seul ! On remarque d’ailleurs qu’on est plongé dans la mythologie dès le début ici, avec la grande bataille entre les Amazones et Arès qui conduisit à la situation actuelle de ces femmes vivant recluses dans un monde de paix, loin des hommes.

WonderLa thématique centrale de Wonder Woman est alors conservée, puisqu’on a le droit à la guerre des sexes (ce qui irait très bien avec une thématique abordée par lady en ce moment… :D). A ce propos, Diane est plutôt vindicative dans son jugement (sans doute que la façon dont l'a élevée sa mère n'y est pas pour rien), par rapport aux hommes et par rapport aux femmes qu’elle croise. Il faut bien reconnaître que Steve est un gros balourd qui n’a pas grand chose de séduisant et que la première femme que Diane croise est une secrétaire un brin nunuche qui tente de draguer Steve. On peut trouver le tout un brin manichéen et le récit n’est guère surprenant dans son avancement (devinez quoi concernant Steve et Diane… :D) mais ça reste supportable. La morale, on la connaît, il faut tenter de rétablir le dialogue entre hommes et femmes (et éviter de rester campé sur ses positions… On peut être guerrière et femme). Allez, partez pas en courant, le tout est saupoudré d’action très musclée. Et Wonder Woman est toujours dans sa tenue très sexy, sans avoir oublié d’être intelligente -quoique le scénario ne le montre pas trop, mais chut-. Vive le budget illimité de l’animé pour nous fournir des grosses batailles avec plein de guerrières dedans, des monstres (mythologiques) géants et pour pouvoir casser la ville en toute tranquillité (notamment la Maison Blanche). Les filles ne se laissent pas faire et Wonder Woman le prouve, elle cogne dur et n’hésite pas non plus à tuer quand il le faut. Oui, parce que ce film animé est un peu sombre. Certes, le sang ne dégouline pas, faut qu’il y ait sans doute un aspect relativement familial au tout, mais on décapite tout de même des têtes (en ombre chinoise) et il y a plusieurs (voire des centaines de) morts. L’intrigue autour d’Arès est pas trop mal et permet de bien resituer la mythologie de la série.

Wonder

Conclusion : Qu’est-ce que ça fait du bien de voir Wonder Woman toute seule, héroïne de son propre film. Bon, d’accord, les graphismes ne sont pas formidables (ils sont dans un style assez commun aux adaptations comics de ces dernières années, Steve n’est pas sexy ni charmant ! ^_^ ; ) mais l’animation est plutôt bonne (l’action passe très bien et l’effet de l’avion invisible est superbe) et la musique est formidable. Ca donne envie d’avoir une série animée basé dessus, pour voir des exploits un peu plus gigantesques que dans la série télé. Les fans de séries en VO pourront peut-être reconnaître quelques voix puisque les personnages sont doublés par quelques têtes connues comme Keri Russell (Felicity), Nathan Fillion (Firefly, Desperate Housewives saison 4, Castle), Marg Helgenberger (Les Experts), même si j’avoue que je ne suis pas particulièrement plus enthousiaste que ça face au doublage (j’ai l’impression que ça passerait mieux en VF… Peut-être que nous l’aurons un jour pour faire la comparaison). A noter un dialogue de la fin qui vaut son pesant de cacahuètes… « Nous avons été sauvé par… par une armée de top-modèles »… :D

En bonus, le trailer :

1min06

A lire aussi :
Génériques saison 2 (vidéo)
Wallpaper Wonder Woman (créations graphiques)
Portrait Monique Thierry (Ceux qui donnent la voix)

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28 juin 2009

Reporter Blues - Générique

Eh oui, parce que les génériques de dessins animés aussi ont le droit d'être bon...

REPORTER BLUES - Générique

L'animé est une coproduction italo-japonaise qui est plutôt sympathique, (diffusée sur France 3 notamment) mettant en scène Tony, une reporter, flanquée de son chaton (mignon et fripon) Filipon, qui enquête à travers la ville de Paris, notamment sur les magouilles d'une femme de la haute société à laquelle elle est souvent confrontée. C'est aussi une jazz-woman à ses heures perdues. Bref, tout cela est très bien reflété dans ce magnifique générique (aux graphismes très agréables), dont la chanson envoûte encore et encore mes oreilles.

1min40

Reporter Blues - Générique vidéo
(Téléchargement : Mediafire ; Poids : 4,2Mo)

Reporter Blues - Générique audio long
(Téléchargement : Mediafire ; Poids : 2,32Mo)

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09 mai 2009

Ailes Grises

Il y a des séries qui n’ont pas besoin d’action pour nous emporter… Celle-ci en fait assurément partie…

Japon AILES GRISES (Haibane Renmei) – Intégrale

haibane_renmei_coverScénario : Abe Yoshitoshi

Avec les voix de : Suzanne Sindberg (Reki/Kana) ; Patricia Legrand (Rakka) ; Nathalie Bienaimé (Hikari) ; Hélène Bizot (Nemu) ; Christelle Reboul (Kuu)...

Nombre d’épisodes : 13 (2002)

Cote d’amour : Note_05

ailes_grises_1451Résumé : La vieille maison se trouvant à l’intérieur d'une ville mystère entourée d’un grand mûr que personne ne peut franchir est en effervescence, en effet, un nouveau cocon vient d’apparaître, ce qui signifie l’arrivée d’un nouvel Haibane, ces êtres aux petites ailes grises et aux auréoles. Tout le monde se regroupe autour pour assister à la naissance de celle qui va devenir Rakka dont va particulièrement s’occuper Reki, la plus âgée du groupe qui s’occupe aussi des plus petits Haibane. Rakka va devoir petit à petit s’habituer à ce monde auquel elle ne connaît rien du tout. Mais elle peut aussi compter sur Kana, Kuu ou Nemu qui vont petit à petit lui apprendre la vie d’un Haibane. Rakka arrivera-t-elle à réaliser son plus cher désir ?

6a00d8341bfd7f53ef00e550e5d3cc8833_640wiAvis : Ailes Grises est une série un peu atypique. Les fans d’action pourront passer leur chemin sans plus attendre, mais ce serait passer à côté d’une grande œuvre, magique et pleine de poésie dans laquelle il ne se passe pas grand chose. Tout un paradoxe. Et pourtant, impossible de décrocher de la découverte de ce monde duquel on ne sait rien et duquel on ne saura pas grand chose. Evidemment, Rakka nous sert de guide et nous fait découvrir ce qu’est un Haibane, comment le tout fonctionne. C’est quelque chose de classique mais toujours utile pour impliquer le téléspectateur. Ni elle ni nous, ni franchement les autres d’ailleurs, savent vraiment ce qu’il en est. On sait juste qu’il y a des humains, que les Haibane vivent parmi eux avec certaines règles (comme ne porter que des objets ayant déjà servis, les noms sont donnés en fonction des rêves dont se souviennent les Haibane)… Dès lors, la question qu’on peut se poser, c’est est-ce qu’on est frustré de ne pas avoir ces réponses ? Eh bien non. Finalement, peu importe, ça permet aussi d’y projeter un peu ce qu’on veut. Et finalement, on ne peut pas en dire tellement plus, parce que parler des petites aventures qui se passent dans la série, serait enlever une partie du charme qu’on a à la découvrir, à découvrir ces petites tranches de vies simples mais qui mettent du baume au cœur. On peut juste dire que d’une histoire qui paraissait très lumineuse sur les premiers épisodes, les ténèbres viennent assombrir le tableau sans que ce soit étouffant mais avec justesse. Un résultat de l’intrigue croisée entre Rakka et Reki, les deux personnages principaux finalement qui permettent d’explorer ce monde, ses conditions. Et si finalement c’était une allégorie de la vie ?

ailes_grises_1444

Conclusion : Ailes Grises est passée sur W9 il y a quelques années, elle avait gagné lors d’un screening « animation japonaise » et ce fut une très belle découverte. Soutenue par un graphisme agréable, une animation plutôt correct (même si on a quelques plans fixes, on peut tout de même noter des paysages superbes, notamment quand la neige tombe sur les éoliennes) et une musique qui vous transporte (voir son générique), ça fait partie de ses séries qui ont de la magie en elles alors qu’il ne s’y passe que peu de chose. Une perle à voir donc…

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09 avril 2009

Samourai Pizza Cats - Intégrale

Dernièrement, je me suis refait un petit trip nostalgique avec un ancien animé de la Cinq que je n’avais pas revu depuis des lustres… Alors, allais-je être déçu ou bien toujours conquis ?

Japon SAMOURAI PIZZA CATS (Kyatto Ninden Teyande) - Intégrale

35288663946d6f8b803fd5_a_resumScénario : Go Mihara & Mistuhige Inagaki

Avec les voix de : Patrick Préjean (Toufou) ; Jacques Ferrière (Guidon) ; Serge Lhorca (Dusournois) ; Jacques Balutin (Ducrochu) ; Martine Reigner (Francine) ; Bernard Tiphaine (Narrateur)

Nombre d’épisodes : 54 -52 diffusés en France- (1990/1991)

Cote d’amour : Note_03

sam_pizza_cats_looking_down_LgRésumé : La Pizza des Chats se trouve dans le quartier des Chats et l’ignoble Dusournois, aimerait bien faire la peau à nos braves livreurs de pizzas qui se mettent toujours au travers de ses projets de conquêtes pour prendre la place de l’Empereur Fred et la princesse Violette qui dirigent le pays. Pour l’aider dans ses machiavéliques plan, il peut compter sur son second Décatti et son acolyte Ducrochu, ainsi que leur troupe de corbeaux-guerriers et des machines sophistiquées. Mais Bourru veille et appelle à l’aide les Pizza Chats à la rescousse ! Et c’est catapulté à travers leur pizzeria qu’ils vont là où les ennuis sont ! Toufou et Guidon rivalisent pour avoir le cœur de la belle Lucille pendant que la pauvre Polly se sent un peu rejetée et que Francine ne cesse de compter les sous de sa caisse et tente de vendre un maximum de pizzas ! Alors, l’horrible Dusournois arrivera-t-il à prendre la place de l’empereur Fred ?

episodes_17477Avis : Bon, ne vous fiez pas à cette tentative de résumé. Samourai Pizza Cats, c’est autre chose. Enfin si, c’est quand même ça la base de l’histoire, une lutte entre les gentils chats et les méchants corbeaux mais c’est surtout une parodie 100% déjantée du genre Bioman et compagnie (ou Sailormoon qui a été créée après). Il faut d’abord parler un peu de la particularité du design de cet animé. Il s’agit d’animorph. Donc des animaux se mouvant comme les humains. Ils ont cette autre particularité d’être « robotisés ». La série joue en plus sur le contraste moderne/ancien. Que ce soit les personnages (robotisés mais habillés en tenues traditionnelles) ou la ville (où l’on retrouve une pizzeria dans des bâtiments de l’ère Edo). Tout ça donne le ton ! Et la série n’a pas fini de nous étonner. Les personnages sont truculents, que ce soit Bourru (un chien pas toujours commode ! :P), Fred (l’empereur panda totalement fou), Décatti (le vieux corbeaux complice des délires de son maître) ou bien encore l’horrible Dusournois qui prend les traits d’un renard (rien de plus normal) qui n’hésite pas une minute à se travestir (et dieu sait qu’au cours des 52 épisodes il en aura l’occasion) et à exploser (littéralement) à chaque fois que les Pizza Chats gagnent la partie. C’est d’ailleurs l’un des personnages les plus comiques de la série. Les pauvres méchants en prennent pour leur grade et on se prendrait presque à vouloir les voir gagner. Ils subissent déculottée sur déculottée. Mais en même temps, c’est dans leur contrat ! -__-

SPCintro80Oui, oui, vous avez bien lu, c’est dans leur contrat ! Comment je le sais ? Parce qu’ils nous l’indiquent eux-mêmes au cours d’un épisode. Ah oui, autre grande particularité de cette série, c’est que les personnages s’adressent au narrateur (qui, lui, s’adresse à nous) qui nous raconte un peu ce qui se passe dans l’épisode de manière ô combien hilarante la plupart du temps (jeux de mots en pagaille à prévoir). Une voix off qui ne sert donc strictement à rien en général, mais qui n’aura jamais été aussi indispensable ! Une partie du comique venant de ses commentaires un brin sarcastiques sur la série elle-même, avec les fameux passages qu’on nous inflige à tous les épisodes (les « transformations » notamment). Les personnages secondaires eux-mêmes s’y mettent de bon cœur, notamment la mère et son fils qui assistent souvent au catapultage des Pizza-Chats avec des réflexions qui sont assez drôles en général. Bref, c’est quand même du grand n’importe quoi, mais ça fait du bien. Ainsi, la princesse Violette aime bien crier et renvoyer des personnes, pour un oui ou pour un nom, parfois envoie même les persos sur une île constituée de prisonniers (qui ne se plaignent pas trop comme le prouve un épisode de la série) tandis que Lucille, la belle et douce qui fait battre le cœur des deux livreurs de pizzas, expulse des missiles de sa coiffure quand elle subit des sentiments un peu trop forts (d’ailleurs, elle choisit soigneusement ce qu’elle va mettre comme explosifs, elle a un fournisseur attitré). On retrouve par ailleurs les ingrédients propres à ce genre d’animé (donc les transformations, les scènes de batailles, les robots géants et un déroulement quasi-immuable des épisodes) mais à la sauce « déjantée ». Du pur plaisir qui permet de rire un bon coup.

index

Conclusion : Si tous les épisodes ne feront pas rire au même degré, la série n’en reste pas moins très agréable et assure un bon divertissement qui sait jouer sur le running-gag. Cela dit, un petit problème de la VF vient entacher certains épisodes. En effet, une partie du charme de la série provient de ses voix extrêmement bien choisies pour leur humour. Mais comme bon nombre de doublages de l’époque, il n’est pas rare qu’on change de comédien pour un ou plusieurs personnages le temps d’un épisode ou plus. Du coup, on perd toujours au change (heureusement que ça n’arrive pas pour Toufou et qu’une fois pour Dusournois, parce que ces deux-là assurent vraiment). Par contre, il faut savoir que notre version française provient d’une version remaniée par les Américains qui ont réécrits les épisodes. Alors on arrive à percevoir le second degré présent dans l’animé original, mais je me demande tout ce qu’ils ont pu modifier pour en arriver à ce résultat (qui est assez délicieux, avec beaucoup de références à la pop-culture), donc voir un épisode dans son format original, je suis assez intrigué. Bref, un bon moment de délire passé avec ces personnages et leur univers totalement décalé (« Pizza du chef, poivron et brocolis ! »)

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15 mars 2009

Totally Spies - Bande Annonce Film & Interview

Elles débarquent sur grand écran ! Le 22 juillet prochain... Est-ce que ce sera aussi Totally Fun que la série ? C'est bien parti pour le moment...

TOTALLY SPIES - Bande Annonce Film & Interview

Cette fois-ci, c'est la bonne ! Les Spies ont enchanté les écrans de TF1 5 saisons durant (et c'est toujours rediffusé en boucle), elles s'attaquent maintenant au cinéma avec un vrai film (et pas seulement avec une compilation de plusieurs épisodes mis bout à bout comme ce qui était sorti en dvd), l'occasion d'enfin connaître les débuts de l'aventure de ces trois filles de Beverly Hills qui sont des espionnes internationales !

00min49

A l'occasion, les trois comédiennes qui doublent les héroïnes nous offrent aussi une petite interview fort sympathique... C'est promo, mais c'est bon ! :D Et puis, ça permet de mettre un visage sur les voix et les noms de Claire Guyot (Sam), Céline Mauge (Alex) et Fily Keita (Clover)...

2min55

A noter que l'univers "spies" continue d'être exploré, puisqu'une nouvelle série mettant en scène trois frères et une soeur (plutôt jeunes) sera bientôt diffusée sur TF1. Ils seront aussi dirigés par le fameux Jerry et la série s'intitule Spiez ! En espérant que ce soit aussi...

A lire aussi :
Totally Spies - Saisons 1à 4 ; Saison 5 (review)
Les génériques : Saisons 1 à 4 ; Saison 5 (vidéos & audio)
Des Filles D'Enfer (vidéo-montage)

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