11 novembre 2009
Chakushin Ari - Saison 1
Après avoir regardé cette série, vous ne verrez plus jamais vos appels manqués comme avant…
CHAKUSHIN ARI (Un Appel Manqué) – Saison 1 (Dernière Saison)
Créée par : Tetsuya Oishi & Naoya Takayama
Avec : Rei Kikukawa (Yumi) ; Ken Ishigoro (Sendô) ; Shinji Yamashita (Akino) ; Natsuko Oshino (Tomoka) ; Ryosei Tamaya (Saito) ; Yukihiro Takiguchi (Tetsuya)...
Nombre d’épisodes : 10 (du 14 octobre au 16 décembre 2005)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Au lycée Meiwa une nouvelle rumeur court après le décès d’une étudiante.
Celle-ci aurait été prévenue de sa mort en recevant un appel d’elle-même sur
son portable avec l’heure et le jour où elle devait mourir, ainsi qu’un message
où elle s’entendait. Bientôt, une autre élève reçoit cet appel de la mort et
les interrogations vont bon train. Le policier Sendo-san est sur l’affaire,
tandis qu’il voudrait que la journaliste Yumi enquête avec lui. Elle refuse
dans un premier temps, puis se voit plus ou moins contrainte lorsqu’elle est
changée de rédaction, pour un magazine nommé Tokumei Watch, une publication
quelque peu underground. Les morts se suivent et la malédiction semble bel et
bien exister. Mais qu’est-ce qui peut bien se cacher derrière ?
Avis : Ca
y est ! Depuis le temps que j’avais ce drama sur ma liste de séries à
voir, que je l’avais en stock, j’ai enfin pris l’initiative de le regarder.
Pourtant, depuis le départ j’avais un assez bon pressentiment vis-à-vis de lui
après avoir lu la review d’Heather qui m’avait donné envie de le voir (et qui
me l’a fait découvrir en même temps). Il faut dire qu’il fait partie de cette
denrée sans doute un peu rare versant dans le fantastique. Le vrai fantastique
à la japonaise, avec malédiction et tout… En version moderne, comme vous avez
pu le constaté, puisque après The Ring
et ses cassettes vidéos, c’est donc le tour des téléphones portables (qui me
semblent être une véritable institution au Japon). Il faut savoir qu’à
l’origine, d’ailleurs, Chakushin Ari
est un film qui a donc été adapté ici en série. Sans doute en ressent-on un peu
l’effet pervers, puisque si dans l’ensemble ça se laisse suivre, on peut sans
doute dire que ça manque un peu de rythme de temps à autre, et que la série a
un peu de mal à véritablement être prenante, notamment dans son ambiance, qui
reste pourtant un point fort. Les premiers épisodes sont un peu laborieux, avec
un schéma un peu trop prédéfini. Et puis ça se décante et dès qu’on plonge
véritablement dans l’intrigue, ça va mieux.
Les personnages ne manquent pas d’être mystérieux et on
joue assez bien sur la fameuse question de savoir si y’a vraiment une
malédiction ou si ce sont des meurtres déguisés. La série arrive aussi à bien
utiliser son concept de coup de fil. Déjà, la « sonnerie » qui
accompagne l’appel manqué est flippante à souhait (mon dieu, je veux une
version longue de cette « chanson ») et ensuite, le message vocal est
bien souvent mystérieux, on se demande comment on va en arriver là (et comme
souvent quand on connaît le futur et qu’on veut l’empêcher, eh bien…). Bien
évidemment, impossible de ne pas souligner que certaines révélations sont bien
tardives par rapport aux soupçons qu’on a assez vite. Mais c’est pour mieux
nous surprendre sur les derniers épisodes. Question clichés, la rédaction de
Tokumei Watch en est un beau. C’est la touche un peu comique de la série. Dont
je ne suis pas sûr qu’elle ne vienne pas un peu plomber l’ambiance par
ailleurs. Si elle a un rôle à jouer, je dois bien avouer qu’elle a peut-être
tendance à trop nous sortir de l’ambiance angoissante qu’on est en droit
d’attendre d’une telle série.
Conclusion : Chakushin Ari est une série plutôt sympathique dans le genre « malédiction », avec ses appels de la mort et son côté angoissant. Mais elle manque d’un petit truc en plus qui fait qu’on serait un peu plus pris dans sa toile. Cependant, elle sait tout de même retenir l’attention des téléspectateurs aux moments cruciaux et ne donnera pas envie de déserter. Et puis, il y a des thèmes musicaux vraiment très jolis, Sendo-san est plutôt pas mal (oui, j’fais pas dans le minet japonais moi, que voulez-vous) et il a surtout une sonnerie de téléphone très cool ! :D (Je me fais avoir à chaque fois qu’il sonne d’ailleurs !). La série saura surprendre, même si elle loupe parfois un peu l’effet terrifiant. Et puis, au rayon des visages connus, impossible de ne pas parler de l’apparition le temps d’un épisode de Sailor Venus, Ayaka Komatsu qui joue donc Minako dans le drama Pretty Guardian Sailormoon ! :D
07 novembre 2009
Les Petits Meurtres d'Agatha Christie - La Maison du Péril (Episode 04)
Hier était déjà diffusé le 4ème volet des aventures de Lampion et Larosière… Des vacances bien mouvementées pour le commissaire d’ailleurs…
LES PETITS MEURTRES D’AGATHA CHRISTIE – Episode 4 La
Maison Du Péril
Réalisation : Eric Woreth
Avec : Antoine Duléry (Larosière) ; Marius Colucci (Lampion) ; Elsa Kikoïne (Joséphine) ; Gilian Petrovski (Abel) ; Juliette Coulon (Suzanne) ; Eric Naggar (Paul)…
Cote
d’amour : ![]()
Résumé :
Le commissaire Larosière est en vacances sur les bords de mer. Petit problème,
il s’ennuie. Mais il fera vite la connaissance d’une charmante jeune femme qui
l’invite bientôt à se rendre dans sa maison, surnommée « maison du
péril ». C’est là que les ennuis commencent et que la jeune femme, Joséphine,
semble prise pour cible par un meurtrier. Larosière rappelle alors Lampion qui
était en vacances aussi pour qu’il joue les enquêteurs sous couverture, en se
faisant passer pour un homme à tout faire. Larosière est de plus en plus sous
le charme de Joséphine qui semble être une croqueuse d’hommes. Et bientôt,
l’inimaginable se produit… Mais qui est donc le coupable ?
Avis : On
ne présente plus la série maintenant, n’est-ce pas ? Tout le monde est au
courant du concept qui vise à l’adaptation des romans d’Agatha Christie dans un
univers français, en remplaçant les enquêteurs emblématiques de l’écrivaine par
nos deux compères Larosière et Lampion qui forment une nouvelle fois un sacré
bon duo. Ce qu’on peut noter une nouvelle fois ici d’emblée, c’est cet attachement
à la reconstitution historique qui fait indéniablement parti d’un des charmes
de la série. L’ouverture qui se fait avec un journal d’informations de
l’époque, les maillots de bain (bien différents des bikinis et autres shorts
actuels) et bien évidemment, la réalité historique de l’époque, dont le nazisme
et ses conséquences. Si le tout reste effleuré, c’est un contexte fort bien
utilisé et dépeint de manière intéressante au travers du personnage de Simon.
Il y a aussi un autre contexte auquel on est beaucoup moins habitué. Ce qui en
est presque choquant quelque part. Il s’agit bien évidemment de la présence de
la peine de mort qui plane sur la tête du meurtrier.
Et quand je dis « tête », c’est sans mauvais
jeu de mot… Ou si, puisque c’était la guillotine… Dans le genre barbare,
forcément… On ne fait qu’évoquer, il n’y a pas de débat sur ça, mais ça fait
vraiment drôle, on est plus habitué à avoir ce genre de dialogue dans les
séries américaines (et contemporaines). Mis à part cela, on a une enquête plutôt
sympathique. Qui met un peu de temps à décoller niveau intrigue, puisqu’on
préfère encore une fois s’attarder sur les personnages, et principalement sur
Larosière qui tombe amoureux de la charmante Joséphine. Du coup, l’ensemble de
l’épisode est relativement sérieux, même si Lampion est encore là pour mettre
une ou deux touches d’humour fort réussies (Emile accroche un lampion… :D). Cependant, même de son
côté on dénote un côté sérieux. Une petite évolution aussi dans le fait qu’il
assure seul une partie de l’enquête et qu’il n’est plus seulement que le benêt
de service. C’est fait par petites touches à chaque épisode et c’est pas
désagréable (mais qu’il reste le héros maladroit que l’on aime tant quand même,
ce serait dommage autrement).
Conclusion : Un épisode plutôt sympathique, assez classique, qui maintient bien le suspense général autour de l’identité du coupable. Lampion étant vraiment la petite touche de fantaisie qui fait que sans lui, la série n’aurait pas tout à fait le même goût. On a encore quelques dialogues savoureux (ah le parlé de la Suzanne, du délice à chaque réplique) et une histoire d’amour qui malmène notre héros. Décidément, nos deux compères sont bien les mêmes…
A lire aussi :
Les Petits Meurtres d'Agatha Christie - Episodes 1 & 2 ; Episode 03 (reviews)
Le Générique (vidéo)
06 novembre 2009
Veritas, the Quest - Saison 1
Les fouilles dans les vieilles ruines à la recherche de reliques vous manquaient ? Eh bien, voici de quoi se rassasier… Un peu ? Beaucoup ? Ca…
VERITAS, THE QUEST – Saison 1 (Dernière Saison)
Créée par : John Zinman & Patrick Massett
Avec : Ryan Merriman (Nikko) ; Alex Carter (Salomon) ; Cobie Smulders (Juliet) ; Arnold Vosloo (Vincent) ; Eric Balfour (Calvin) ; Cynthia Martells (Maggie)...
Nombre d’épisodes : 13 (2003)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Le
professeur Zond doit aller chercher son fils Nikko à l’école qui vient encore
de se faire renvoyer après avoir fait une énième bêtise. Mais en cours de
route, ils sont attaqués par Dorna, une organisation rivale de Veritas pour
laquelle travaille Zond. L’équipe doit se rendre à Paris où Nikko a le droit à un
professeur particulier du nom de Juliet. Ce qui ne l’enchante guère au départ
mais qui le réjouit vite en voyant la jeune demoiselle. Mais même là-bas, tout
ne se passe pas comme prévu et l’équipe de Dorna est toujours sur les traces de
Salomon. Et voilà comment deux nouvelles recrues se joignent dans cette
quête d’anciennes reliques qui les conduiront aux quatre coins du globe. Une
quête de la vérité… Mais la trouveront-ils ?
Avis : Veritas
est une énième série sans fin, qu’on se le dise. Dès le départ, on sait dans
quel genre on tombe. Un genre qui s’était fait rare depuis Sydney Fox l’Aventurière. Un genre qui n’a pas changé d’un iota,
toujours avec les mêmes cartons pâtes comme décor, les mêmes intrigues, les
mêmes ingrédients. On navigue en terrain sans doute un peu trop connu. Entre Tomb Raider et Indiana Jones si on veut aller du côté des films. D’ailleurs, on
retrouve ici le côté moderne du premier (ce qui n'est plus étonnant quand on sait que les créateurs sont à l'origine du scénario du premier film tiré de la franchise de jeux vidéos). Peut-être encore bien plus que chez
notre aventurière sexy, surtout flanquée d’un compagnon. Dans Veritas, c’est tout un groupe. C’est ça
le véritablement grand changement. Et contre toute attente, ce n’est pas le
père Salomon qui est le dragueur invétéré (alors qu’il est plutôt beau gosse)
mais son fils Nikko (aussi beau gosse en version plus jeune, avec la même paire
d’yeux bleus) qui héritera donc de la plupart des histoires amoureuses d’un
épisode, assez commun dans ce genre de série (archéologue, un piège à femmes et
à hommes apparemment…). Ce qui ne poserait pas trop de problème si le Nikko en
question n’était pas un insupportable personnage à qui on a envie de mettre des
baffes chaque fois qu’il ouvre la bouche. Il est beau, il le sait, donc il en
joue à fond. Autant le dire tout de suite,
c’est un gros lourd ! Parce qu’en plus, il est arrogant et n’en fait qu’à
sa tête, pensant tout savoir mieux faire que les autres (et ce n’est pas le
cas). Rarement vu ado aussi tête à claques dans une série (Connor et Dawn ont
encore beaucoup à apprendre !). Mais il faudra s’y faire, parce que c’est
lui qui offrira tout le fan-service de la série (dès le premier épisode où il
est sous la douche). Pour le reste des personnages, on retiendra surtout
Salomon, le père, chef d’équipe et Vincent, qui assure la sécurité, qui
entraîne Nikko au combat et qui nous la joue bouddha-tueur donc (un mélange des
genres pas très convaincant en l’état).
Parce que le problème de la série, c’est qu’en 13
épisodes, j’ai à peine retenu le nom des autres personnages. Ils sont très
transparents. D’ailleurs, au début, on se demande même pourquoi Cynthia
Martells est créditée vu qu’elle est absente. Ca s’arrange un peu par la suite
(oulah, elle a même le droit à son heure de gloire le temps d’un
épisode !) mais c’est vrai qu’on ne fait pas attention à l’absence de l’un
ou l’autre. Sans parler de quelques facilités scénaristiques au moment de
l’introduction de nos deux nouveaux personnages que sont Nikko et Juliet. Bon,
ok, Nikko c’est le fils de Salomon trop indiscipliné pour rester dans une
école normale, donc en bon père, il le prend. Mais Juliet ? La prof ?
Elle a vraiment des capacités extraordinaires ? Oui, faut croire plus
tard, m’enfin, vu comment s’est présenté au départ, on se pose des questions
quand même. Bref, faut pas trop s’attarder sur ce genre de détail. Ce qui
aurait été un chouia plus facile si la série avait su nous emmener un peu mieux
dans son monde et sa quête d’objets et autres reliques. Le problème, c’est
qu’il manque un petit quelque chose à la série. Un petit quelque chose
d’enthousiasmant qu’il y avait chez Sydney
Fox et qui en faisait un bon petit divertissement. C’est dommage. Du coup,
on s’ennuie un peu parfois. Mais comme je le disais, ça vient aussi peut-être
un peu du mélange des genres moderne/antique pas totalement réussi (le
générique donnant d’ailleurs bien le ton à ce niveau-là). Idem du côté de la
mythologie de la série. On sent bien qu’ils veulent aller au-delà de la simple
quête d’objet à ramener chaque semaine (et c’est agréable), notamment avec le
groupe rival Dorna, mais ça a un peu de mal à se lier. C’est peut-être trop en
retrait. Même si le dernier épisode permet de relier certaines choses et
lançait la série sur une nouvelle piste intéressante.

Conclusion : Veritas The Quest ne manquera à personne (à part aux fans de Ryan Merriman qui voulaient profiter de son torse-nu ! :P), se laissera regarder pour qui est bon client du genre recherches archéologiques (là aussi on visite divers lieux de la planète, avec des légendes assez convenues et qui donneront un gros sentiment de déjà-vu, heureusement qu’on a le droit à une ou deux touches d’humour, malheureusement un peu trop rares) mais voilà, ça n’ira pas au-delà. Il aurait fallu un p’tit truc en plus pour ça. Tant pis donc. On se contentera de voir les visages connus d’acteurs qui n’ont pas eu de chance avec leurs séries (Eric Balfour vu dans Six Feet Under et 24, Alex Carter vu dans Point Pleasant et Ryan Merriman qui incarnait le jeune Jarod dans Le Caméléon et qui était au casting de la première version du pilote d’Harper’s Island), Cobie Smulders s'en étant mieux sortie avec How I Met Your Mother... Et on s’amusera surtout de reconnaître Lindi Booth, le temps d’un épisode, qui incarnait Claudia dans Sydney Fox l’Aventurière ! :D La boucle est bouclée (même si elle m’a bizarrement paru avoir un rôle moins âgé ici ! Arf).
01 novembre 2009
Boston Justice - Saison 3
Le couple de Flamands Roses revenait à la télé pour une troisième saison… Allions-nous encore y succomber ?
BOSTON JUSTICE (Boston Legal) – Saison 3
Avec : James Spader (Alan) ; William Shatner (Denny) ; Mark Valley (Brad) ; René Auberjonois (Paul) ; Candice Bergen (Shirley) ; Julie Bowen (Denise) ; Craig Bierko (Jeffrey)...
Nombre d’épisodes : 24 (2006/2007)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Denise a été demandé en mariage par Daniel Post, ce qu’elle accepte, mais elle va devoir d’abord le laisser filer
quelque temps pour qu’on puisse lui greffer un rein de manière illégale tandis
que Jerry Espenson est arrêté sur la route dans une file de covoiturage où il
n’a que pour seule partenaire une poupée. Chose que connaît bien Denny Crane
puisque lui-même en a une à l’effigie de Shirley Schmidt. De nouveaux avocats
arrivent aussi au cabinet, il s’agit de Jeffrey Coho, qui marche sur les plates-bandes
de Bradley, tandis qu'une autre fait la connaissance d’un patient un peu étrange,
aux multiples personnalités, qu’elle va aider. Alors, Denny Crane arrivera-t-il
à rester invaincu ?
Avis : A nouvelle saison, nouvelle valse du
casting. Moins chaotique que la saison dernière, il n’empêche toujours qu’il y
a un sacré turn-over (va et vient) à l’intérieur de la série (une impression
qui dominait beaucoup moins sur les autres créations du monsieur). Mais cette
fois-ci, les départs sont annoncés, tandis que les arrivées sont naturelles.
Pas de kelleyrisation ! Un miracle. Et puis, contrairement à l’année
précédente toujours, les nouvelles têtes sont bien utilisées. D’ailleurs, la
première partie de saison (excepté le Season Premiere, à part) est vraiment
excellente puisque pour la première fois de la série, on suit une affaire sur
plusieurs épisodes, ce qui donne un véritable sentiment d’ampleur et permet
sûrement une vison plus juste de ce que c’est vraiment. En plus de ça, il
permet aux petits nouveaux d’être intégrés de suite à la série et leur donner
une exposition d’envergure. Au détriment des autres personnages, il est vrai.
Alan et Denny récoltant que des miettes (eux-mêmes le faisant remarquer !)
d’affaires indépendantes, histoire d’avoir des histoires bouclées. Cette story-line
qui met en scène un procès pour meurtre est vraiment la grande réussite de la
saison, une très bonne idée. Et malheureusement pour Jeffrey, il sera moins
utilisé après ça. Certes, il y a toujours cette rivalité avec Brad qui permet
quelques jolies scènes (dont un combat inoubliable entre deux Buzz
l’Eclair !!!), mais justement, il est devenu un double de Brad (en brun et
donc plus à mon goût ! :D). Hors il faut bien reconnaître que Brad
est loin d’être le personnage le plus intéressant de la série. Ce qui arrive
donc à Jeffrey est tout à fait logique. L’autre petite nouvelle a plus de
chance. En plus d’avoir quelques affaires à plaider, il y a aussi le personnage
de Clarence/Clarisse qui lui permet d’avoir un intérêt maintenu tout au long de
la saison. Un personnage qui devient récurrent puis principal, de manière assez
inattendue mais tout à fait logique, s’inscrivant dans la grande galerie
d’excentriques des séries David E. Kelley qui n’a pas son pareil pour ça.
Un autre personnage récurrent connaît une évolution fort
intéressante, c’est bien évidemment celui de Jerry Espenson qui va être au cœur
de plusieurs intrigues. Outre le fait qu’il s’agisse aussi d’une figure tout à
fait E Kelleyienne, il va aussi mettre son grain de sel dans l’aventure d’amitié
amoureuse (oui, j’aime bien ce terme pour décrire cette relation particulière)
Alan/Denny. Rendant Denny jaloux ! Il va aussi forcer Alan a montrer ses
côtés les plus sombres qu’on finirait par oublier parfois, tant il est
pétris de nobles sentiments. Surtout quand son grand ami s’exprime à côté, on
sent la différence (même si lui aussi cache bien son jeu des fois). Toujours du
côté de Denny, qui ne cesse de draguer tout ce qui bouge, parfois en
compétition avec Alan, il faut aussi avouer que sa relation avec Bettany est
savoureusissime, un personnage qui aurait sans doute mérité sa place en tant
que personnage principal, parce que s’il y a eu beaucoup de fait, il y aurait
pu encore y avoir autre chose. Bref, une récurrence qui fait du bien tandis
qu’un nombre incalculable de visages connus traverse à nouveau la série (dont
le retour de Michael J Fox, Aisha Tyler qu’on avait vu dans Friends ou
bien encore Ghost Whisperer). Et une nouvelle fois, la série tire vers le grand
n’importe quoi qui fait vraiment du bien. Honnêtement, ils sont tous barjots à
Boston ! Surtout au cabinet Crane, Poole & Schmidt en fait. Denny est
égal à lui-même et nous sort encore de belles inventions (qui ne se souviendra
pas de Shirley Schmidounette ?) tandis que du côté de Denise, on a le droit
à une histoire assez sombre qu’il fallait oser (ça peut mettre un peu mal à
l’aise d’ailleurs, même si c’est fait sur le ton de la comédie et que l’épisode
3x07 Le Puzzle est vraiment réussi pour ça). En fait, si l’on y regarde
de plus près les affaires traitées, elles sont relativement sombres dans
l’ensemble. Peut-être parce que cette saison est hantée par bon nombre
d’affaires de meurtres plus que les demandes excentriques ou celles qui
permettent de poser des débats de société. Bien que la série cultive toujours
cette liberté de critique, puisqu’on retrouve par exemple un ancien prisonnier
de Guatanomo qui veut attaquer le pays dans le 3x22 Guatanamo Plage.
Conclusion : Une saison 3 toujours pas parfaitement maîtrisée, mais bien plus que la saison 2, avec surtout la bonne idée de suivre une intrigue sur plusieurs épisodes et la mise en avant de personnages succulents qui se développent et dont on a l’impression de toujours finir l’histoire. La valse du casting est plutôt agréable dans l’ensemble, avec de bonnes nouvelles têtes, même si ça se fait bien évidemment au détriment de certains personnages. Brad et Denise ne servent plus à grand chose, mis à part des histoires de coucheries (mais que font-ils encore chez Crane, Poole et Schmidt ?). Même Paul Levingston arrive à plaider une affaire ! C’est dire. En tout cas, la plupart des affaires traitées étaient vraiment intéressantes et on a moins cette sensation d’essoufflement qu’il y a pu y avoir sur la saison 2. En plus de ça, on a eu le droit à deux variations du générique (une au kazou et l’autre par Jerry !). Peut-être que le retour de David E. Kelley a un peu plus de scénarii que l’année dernière n’est pas étrange au fait que la saison se tienne mieux. Reste plus qu’à voir si la saison 4 saura maintenir ce niveau.
A lire aussi :
Boston Justice - Saison 1 ; Saison 2 (review)
28 octobre 2009
Dead Set - Mini-Série [-16]
Une fois n’est pas coutume pour cette semaine spéciale Halloween (ou horreur au choix –un p’tit peu, si quand même-), une review d’une série un brin particulière…
DEAD SET – Mini Série
Avec : Jaime Winstone (Kelly) ; Andy Nyman (Patrick) ; Riz Ahmed (Riq) ; Raj Ghatak (Grayson) ; Katlheen McDermott (Pippa) ; Kevin Eldon (Joplin) ; Adam Deacon (Space)...
Nombre d’épisodes : 5 (2008)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
C’est le grand soir du prime de Big Brother. Trois candidats sont nommés et
stressent à l’idée de devoir partir. Ils ne sont pas les seuls. Patrick, le
producteur est lui aussi stressé. Il réclame ses patches à la nicotine, et
c’est Kelly qui est chargé d’aller les chercher. Mais ce n’est pas seulement
parce qu’il vient d’arrêter de fumer que notre bonhomme stresse, mais aussi
parce que les incidents qui se produisent un peu partout risquent de mériter un
décrochage info qui remplacerait la diffusion du prime. La violence se fait de
plus en plus présente. Et tandis que la candidate éliminée sort sous les
applaudissements, c’est l’émeute. Le carnage. La panique. Les zombies sont en
ville et sur le plateau de Big Brother. Les candidats ne savent pas ce qu’il se
passe dehors. Qui arrivera à sortir vivant du loft ?
Avis : Dead Set est une série britannique qui
brouille les pistes. D’ailleurs, peut-on encore parler de série ? On peut
se poser la question. Parce que si elle a bien été diffusée en 5 épisodes (le
premier dure 45 minutes et les autres font 20 minutes), elle se regarde comme
un film (d’ailleurs, il doit exister une version film et la durée correspond à
un format assez courant finalement). On peut, à cet égard, noter que Dead Set propose le strict minimum. Un
panneau pour le nom de la série, et un long résumé de l’épisode précédent. Ni
générique de début ni même générique de fin, sauf lors de l’ultime épisode (ce
qui permet enfin d’appréhender les noms des personnages et des comédiens).
L’autre particularité de cette série, c’est de se dérouler dans un décor bien
connu. Au moins des sujets de sa Majesté, puisque ce n’est ni plus ni moins que
le vrai loft qui sert au tournage de l’émission Big Brother (l’équivalent de notre Loft Story), avec même la vraie présentatrice pour
l’occasion ! Une idée assez ingénieuse pour ce type d’histoire. En effet,
ça permet de jouer un peu avec les codes de la télé-réalité et d’avoir un bel
endroit confiné où concentrer l’action. Je dois avouer que si je suis un grand
fan de la saga Resident Evil en jeux
vidéos, c’est seulement par son biais que j’ai touché aux histoires de zombies
(si l’on omet les films tirés de la saga) et que je n’ai jamais osé aller voir
du côté des œuvres cultes qui l’ont inspiré (notamment les œuvres de Romero).
Un manque que je me suis toujours dit qu’il faudrait que je comble mais que
j’appréhende un peu. Autant une certaine violence peut passer par le jeu vidéo,
autant au cinéma, faut voir… Ca dépend un peu du degré de gore en fait. Quand
j’ai entendu parler de cette série, je dois bien avouer que je me suis dit que
c’était là une bonne occasion pour tâter du zombie autrement que par le biais
de la saga Capcom donc.
J’attendais une diffusion française qui est arrivée bien
plus tôt que je ne le pensais. En effet, c’est la chaîne Ciné-Cinéma Frissons
qui s’est chargé de la première diffusion, à point nommé pour Halloween et une
chronique sur le blog, en deux soirs (les 17 et 18 octobre derniers). Je me
suis donc lancé courageusement dans la diffusion, en ayant tout de même un peu
peur des images peu ragoutantes qui auraient pu se glisser dedans, parce qu’il
m’avait tout de même bien semblé lire que c’était pas pour les petites
natures ! Et c’est le cas. Il y a vraiment quelques images bien dérangeantes
(notamment dans les deux derniers épisodes où j’ai un peu fermé les yeux) et de
l’hémoglobine à profusion. Mais ça ne m’a pas donné envie de gerber (si je puis
m’exprimer ainsi) et j’ai mieux supporté que prévu. Ils ont assez bien dosé ces
scènes entre les épisodes, nous proposant aussi quelques moments de calmes,
fort bienvenus, histoire de maintenir une certaine tension. Je ne pourrais pas
faire de comparaison avec d’autres histoires du genre, mais je pense qu’on a
quand même là quelque chose d’assez classique mais néanmoins réussi. D’abord
parce qu’on a une ambiance qui tient la route. On fait monter la pression petit
à petit (via le biais des infos, avant que le cauchemar ne commence vraiment)
et on maintient le rythme tout au long de l’aventure. Le découpage en épisodes
de 20 minutes permet d’avoir des segments assez denses où l’on ne s’ennuie pas.
Le premier épisode déroge à la règle puisqu’il sert à installer ce qui se
passe, nous mettant dans les mêmes conditions que les personnages. Ca nous tombe
dessus et on ne sait pas ce qu’il se passe. Tout comme nos candidats à Big Brother dont on
retrouve un casting type tout à fait crédible (la blonde un peu allumeuse et
bête, le gay un peu efféminé, la grande gueule et autres). Ils ne sont plus
nombreux en liste, ce qui limitera le nombre de personnages. L’intérêt de ce
type d’histoire étant bien évidemment l’angoisse lié à la survie de ceux-ci
dans un monde hostile où la moindre blessure peut-être fatale.
Il faut aussi suffisamment de persos pour en faire mourir
quelques-uns au passage. Un contrat parfaitement rempli. A aucun moment on sent
qu’il pourrait y avoir une intrigue bouche-trou. Parce que si jusqu’à
maintenant j’ai principalement parlé de ce qui se passe sur le plateau de Big
Brother (là où se passe une majeure partie de l’action, où l’on retrouve deux
des trois petits groupes de survivants que l’on suit), il y a un autre
personnage qui est à l’extérieur et qui nous permet de voir que c’est pas
mieux. Il s’agit de Riq, le petit ami de Kelly. Ca aurait donc pu être le truc
inutile en trop, mais non. L’angoisse est différente. Notons que si nos amis
zombies sont vifs ici, ils n’ont pas pour autant plus d’un neurone, donc tout
ce qui est grillage et portes est un bon moyen de protection et le loft, on le
sait, c’est un peu une prison ! Donc nos candidats sont plutôt en
sécurité, même si certains événements poussent à courir au devant du risque,
sinon, ce ne serait pas marrant. Riq doit quant à lui faire face à un danger
qui peut venir d’un peu partout… La progression de l’histoire est assez
logique. Dans les faits ou dans la réflexion qu’amène une telle situation. On
pose les questions qui se doivent d’être posées (notamment celle qui concerne
jusqu’où on peut aller pour sa survie) et on y répond de manière convaincante,
avec différentes réactions, tout à fait réalistes (les scènes entre Patrick et sa colocataire malheureuse
dans les premiers épisodes par exemple !). On s’aperçoit même que les
personnages se révèlent un peu durant cette période. On aurait pu croire que la
blonde écervelée n’était que ça, mais non. Et ça fait du bien. Certes, le tout
n’est pas hyper développé, mais en aussi peu de temps, c’est plutôt quand même
bon. Et puis il faut dire qu’on a une héroïne forte et attachante, pas
totalement parfaite mais qui a un certain instinct de survie, qui s’improvise
capitaine du navire (ce qui compense l’attitude de certains autres persos dont
on rêve forcément qu’ils clamsent ! :D Pour éliminer Patrick, tapez 1 !!!)
Conclusion : Dead Set est une mini-série à l’ambiance tout à fait réussie. Ce qui se passe est vraiment crédible (comme cette scène où les candidats de Big Brother pensent que Kelly et la production leurs font un piège), on touche cette sensation de chaos, on se pose les mêmes questions que les personnages face aux choix qu’ils ont à faire. Et cerise sur le gâteau, les zombies sont franchement réussis, tout comme les morceaux de chairs sanguinolentes qui parcourent les épisodes. Pas de temps mort (ou toujours utilisés à bon escient), de bonnes répliques (on notera quelques références au passage, comme à Facebook, Myspace, Doctor Who ou Lost), une histoire rondement menée. Une série de zombies efficace en somme. Sûrement assez classique pour qui est fan du genre et a vu beaucoup de choses dessus, mais je pense quand même qu’elle arrive à tirer son épingle du jeu, ne serait-ce que par son immersion dans le loft de Big Brother… Une bonne surprise (même si j’ai été plus ou moins traumatisé par certaines scènes ! :P)
19 octobre 2009
Prison Break - Saison 4
Ca y est, les téléspectateurs de M6 sont enfin libérés de prison… Ou presque, puisqu’il reste à Scofield et Burrows (ou pas) une ultime aventure… En attendant, bilan sur la dernière saison de la série.
PRISON BREAK – Saison 4 (Dernière Saison)
Avec : Wentwhorth Miller (Scofield) ; Dominic Purcell (Burrows)
; Robert Knepper (T-Bag) ; William Fichtner (Mahone) ; Amaury Nolasco
(Sucre) ; Jodi Lyn O'Keefe (Gretchen)...
Nombre d’épisodes : 22 (2008/2009)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Mahone, Sucre, Scofield et Burrows sont recrutés par un agent, Don Self, de la
Sécurité Intérieur qui cherche à démanteler le Cartel. Sous couvert d’une
opération ultrasecrète, il engage donc des ex-prisonniers à qui il promet un
effacement d’ardoise. Voilà donc la compagnie parti à la recherche de Scylla
qui devrait faire tomber le Cartel. Une carte contenant nombre de dossiers
sensibles. Sauf que tout se complique quand ils comprennent que Scylla est un
tout divisé entre plusieurs membres du Cartel. A eux d’échafauder un plan afin
de tout récupérer le plus discrètement possible et d’avoir enfin la paix à
laquelle ils aspirent tant. Mais y arriveront-ils seulement ?
Avis : Prison Break fait parti de ses séries
qui n’ont que trop durées. Après une bonne première saison, une saison 2 déjà
dispensable, on avait atteint le gouffre en saison 3. Sauf que celle-ci avait
le mérite d’être à la fois marrante (c’était pas voulu, mais franchement, les
scénaristes avaient pété une durite), courte (merci la grève !) et avec un
eye candy qui permettait de faire
passer un peu le temps. Hors, faut bien avouer que cette saison 4 n’a rien de
tout cela pour elle. Oui, oui, même les gros trucs marrants ont disparus.
Enfin, pas totalement non plus, on a encore le droit à des retournements bien capillotractés mais l’ensemble est plus
poussif qu’autre chose. Ca démarrait pourtant pas trop mal (si, si, je le
jure !) avec la réunion des anciens et ce début de recherche de cartes.
Bon, ok, ça sort de nulle part, on perd Whistler au passage (grand dieu, mais
ils ont vraiment osé ? Sniffouille !), c’est un peu comme si on
débutait une nouvelle série, mais à la rigueur, c’était pas trop grave.
L’action était relativement soutenue et les premiers épisodes faisaient même
penser que Prison Break s’était
retrouvée (quand bien même on pensait plus à un mix entre Cat’s Eye et McGyver).
Sauf que ça ne dure qu’un temps. Ce dont on pouvait se douter. Plus on avance
dans la saison et plus on s’embourbe. La recherche de Scylla qui apportait un
espèce de nouveau souffle finit par gaver grave et on sent que la saison
s’étire, s’étire, s’étire en nous servant des retournements de situations de
plus en plus invraisemblables, une mythologie, liée au Cartel, obscure et
nébuleuse. C’était vraiment la mauvaise idée de la série, celle qui aurait dû
rester en retrait, car plus on s’y attarde, moins c’est bon.
Et c’est pas lorsque la série tente de faire dans
l’émotion qu’elle se rattrape. Franchement, c’est quoi tout cet épisode autour d’une certaine
mort ? C’est ridicule tellement on ne peut pas y croire. D’abord, on se
demande pourquoi les persos pleurent ainsi vu le passé avec celui qui y passe,
ensuite bah que vous voulez-vous, on n’y croit pas ! Donc totalement raté
(surtout que c’est le seul à avoir le droit à ces honneurs, tandis que la grande majorité des persos disparaissent l'air de rien et dans des conditions souvent très décevantes). D’ailleurs, ce qui
est bien avec la première partie de la saison (la plus réussie), c’est qu’elle
fait aussi le grand ménage et qu’on nous évite de s’attarder sur la pauvre
psychologie des personnages, qu’on ne fait par ailleurs qu’effleurer en nous
achevant avec une tonne de clichés. On pourra par exemple parler de T-Bag qui
ne sert à rien (sauf à faire du remplissage) mais dont on tente vaguement de
nous faire croire qu’il a une profondeur, une lutte intérieure et sur lequel on
essaie de nous apitoyer vaguement. Que dire des saignements de nez de Michael
Scofield ou de Gretchen qui n’est pas plus gâtée (l’actrice a certes de
magnifique yeux bleus, mais à part ça) que son compagnon d’infortune. Et
doit-on vraiment s’attarder sur le retour d’un certain docteur pas vraiment
mort ? On touche le fond. Mais, parce qu’il y a un mais, la série prouve
qu’elle a encore quelques éclairs de génie de temps à autre. Comme pour
l’épisode 4x11 L’Armée du Silence.
Parmi les plus réussis de la saison. C’est là qu’on voit que la série devrait
se passer tout le temps de dialogues. Parce que c’est de l’action qui
fonctionne (après, que ce soit crédible ou pas… C’est autre chose),
contrairement à toute la partie où ça cause donc. Cela dit, encore une fois,
y’a pas un boulet pour rattraper l’autre dans la série. Le nouveau venu Don
Self est une tête à claques insupportable, Burrows réfléchit toujours avec les
poings… Et puis ils ont la poisse quoi.
Conclusion : Une longue saison de souffrance pour terminer la série. Y’avait quelques bonnes idées mais on voit bien que 22 épisodes c’était bien trop long pour ne pas partir en vrille au bout d’un moment. Et c’est malheureusement ce qui se passe en donnant une deuxième partie de saison vraiment mauvaise et qui donne envie de juste arrêter le calvaire. Heureusement que les deux derniers épisodes terminent la série sur une pas trop mauvaise note. A défaut d’être très bons, ce sont parmi les moins pires. Après, c’est plutôt du genre classique et attendu (quoique je m’attendais à un plus grand carnage !) mais bon… On se demande même ce qu’ils vont bien avoir à nous raconter dans l’épilogue… Ca fait un peu peur… :D
A lire aussi :
Prison Break - Saison 2 ; Saison 3 (reviews)
Episodes 3x09 à 3x11 (reviews)
Cessons de... ! (les premiers épisodes de la saison 2...)
14 octobre 2009
H2O (Just Add Water) - Saison 2
Les Sirènes de France 2 ont quitté le petit écran de la chaîne il y a une semaine, le temps est venu de faire le point sur la deuxième salve d’épisodes…
H2O
(Just Add Water) – Saison 2
Avec : Cariba Heine (Rikki) ; Phoebe Tonkin
(Cleo) ; Claire Holt (Emma) ; Angus McLaren (Lewis) ; Brittany Byrnes (Charlotte) ; Craig Horner (Ash)
Nombre
d’épisodes :
26 (2007/2008)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Une nouvelle arrive en ville, Charlotte. Et celle-ci est bien décidée à mettre
le grappin sur Lewis qui a rompu avec Cleo. Ce qui va passablement compliquer
les relations entre les jeunes gens, parce que Charlotte voudrait plus
d’attention quand Lewis doit voler au secours de ses amies qui ont un secret à
protéger. Rikki en cache d’ailleurs un autre. Et si elle avoue à Zane le fait
qu’elle soit sirène, ce n’est pas le cas de son autre secret. Enfin, un nouveau
manager arrive au JuiceNet où travaille Emma. Il s’agit d’Ash et si les premiers
instants sont électriques, l’amour pourrait tout de même bien planer dans
l’air.
Avis :
Cette année, France 2 aura donc décidé de diffuser la seconde saison inédite de
cette série australienne a une période un peu plus logique vu le contenu. En
effet, souvenez-vous, la première saison de la série avait débarqué en pleine
vacances de Noël dans l’émission jeunesse KD2A (qui n’existe d’ailleurs plus).
Pas que ce soit une mauvaise période, mais avouez que pour une série se passant
principalement sous l’eau, dans des décors de rêve et où il semble ne jamais
pleuvoir (ce qui d’ailleurs est un point positif pour notre trio
d’héroïnes !) et où le soleil est toujours radieux, forcément il y avait
un décalage alors que c’était pour nous le temps du feu dans la cheminée (ou
moins romantique, celui du bouton du radiateur poussé à fond ! :D).
Donc oui, l’été paraît tout de même une période beaucoup plus adaptée à cette
série. Et ce fut chose faite après la rediffusion de la première saison (ce qui
m’a fait louper au passage les premiers épisodes inédits, mais bon). Pas de
grande surprise pour cette deuxième fournée, on prend les mêmes ingrédients et
on recommence. On retrouve ainsi notre trio d’amies avec plaisir, entre soucis
quotidiens d’adolescentes et soucis autour de leur double identité et autres
pouvoirs magiques. Dans cette dernière catégorie, on pourra remarquer à quel
point la pleine Lune joue un rôle important d’ailleurs. Ca revient de manière
cyclique (ce qui est tout à fait logique) et il se passe toujours quelque chose
parce que rien ne se passe jamais comme elles le voulaient. Ben oui, ce serait
beaucoup moins drôle sinon, faut bien l’avouer. Elles en testent pourtant des
solutions pour éviter de croiser cet astre qui les met dans tous leurs états
(un peu comme si Clark Kent devait faire attention à la kryptonite
rouge !) mais ça fini invariablement par arriver pourtant. Néanmoins, ce
n’est jamais répétitif (que ce soit dans la façon dont ça arrive ou les
conséquences que ça a), alors que c’était à craindre.
Elle est comme ça cette série. Elle est parfaitement à
l’aise dans sa fonction de divertissement jeunesse, évite la niaiserie et
s’avère plutôt bien jouée. Les effets spéciaux ne sont pas extraordinaires mais
tout à fait corrects. D’ailleurs, ils m’ont semblé un peu en retrait cette
saison (sauf vers la fin) puisque les filles n’en abusent pas (enfin...).
Toujours (et seulement) pour se tirer des situations un peu inextricables dans
lesquelles elles arrivent à se fourrer. Ce qu’on peut éventuellement regretter
d’ailleurs, c’est que la mythologie aussi s’avère moins présente. L’année
dernière, elle était parsemée au fil des épisodes. Ici, c’est concentré dans
les derniers épisodes, ce qui en pimente indéniablement l’intérêt (ça manquait
un poil quand même). On se dit pourtant qu’en insistant avant tout sur les
personnages dans le reste des aventures, les relations un peu conflictuelles
entre Charlotte et le trio d’amies, on prépare le terrain. Ah c’est qu’elle
aura dû en agacer plus d’un(e) cette Charlotte. Tout le temps. Même quand on
pense qu’à un moment on va l’aimer. Elle a des circonstances atténuantes qui
font qu’on arrive à la comprendre. Mais quand même, sa jalousie maladive, ses
petites manigances… Sous ses airs de sainte-nitouche y’a indéniablement une
peste qui sommeille (suffit de voir comment elle essaye de régir la vie de ce
pauvre Lewis, toujours pris entre deux feux cette saison). Ce qui est sympa,
c’est qu’elle change un peu des canons de la série (comprenez qu’elle est moins
fine que Rikki, Emma ou Cleo). Autre nouveau personnage, Ash. Le mignon p’tit
brun. Vu que tout le monde commence à être au courant de leurs pouvoirs
(d’ailleurs, y’a une remarque amusante à ce propos dans le dernier épisode de
la saison), fallait bien mettre de nouvelles figures pour jouer ce jeu. Et que
chacune ait un amoureux potentiel. Et puis, comme Zane n’est pas beaucoup
présent cette saison (et que c’est un vachement bon gars maintenant !),
notre ami s’avère donc multitâche ! On pourra juste regretter que certaines situations ne soient pas toujours très claires (ou c'est France 2 qui n'a pas diffusé dans l'ordre, mais il ne m'a pas semblé. Cela dit, des fois, on se demande si on est pas revenu en arrière vu certaines réactions des persos).
Conclusion : Cette saison 2 confirme indéniablement que cette série fait partie de celles qui sont très agréables dans la catégorie jeunesse/fantastique. H2O combine fort bien aventure, sentiments, et pointe de drama. Sans oublier les magnifiques décors sous-marins qui vous donnent envie de plonger en compagnie des charmantes demoiselles. Y’a-t-il donc une raison de bouder son plaisir ? Pas vraiment. Sauf le manque de temps quoi. Ben oui, on peut l’avouer, c’est pas une série indispensable dans sa culture sériephile, surtout si on n’est plus vraiment dans la catégorie visée au départ, mais ça se laisse suivre quand même au-delà parce que c’est pas tarte. Ou comment se dire qu’on devrait peut-être avoir plus de séries australiennes dans notre paf quoi… A noter que les plus perspicaces auront peut-être reconnu l’interprète d’Ash puisqu’il s’agit de Craig Horner, le héros de The Legend of the Seeker (eh oui, c’est seulement en voyant son nom au générique que j’ai percuté ! ^_^ ; C’est que c’est pas le même genre de costume qu’il arbore non plus ! :P).
A lire aussi :
H2O (Just Add Water) - Saison 1 (review)
08 octobre 2009
Lost - Saison 5
Ca y est. La 5ème et avant-dernière (on le sait depuis la saison 3 maintenant) saison de Lost vient de se terminer sur TF1. Le temps de faire un constat des lieux.
LOST – Saison 5
Créée par : J.J. Abrams & Damon Lindelof
Avec : Matthew Fox (Jack) ; Evangeline Lilly (Kate) ; Naveen Andrews (Sayid) ; Josh Holloway (Sawyer) ; Michael Emerson (Ben) ; Elizabeth Mitchell (Juliet) ; Kim Yunjin (Sun)...
Nombre d’épisodes : 17 (2009)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
En tournant une roue, Ben a détraqué la courbe du temps sur l’Ile. Les
survivants qui y sont restés (Miles, Sawyer, Juliet, Daniel, Locke et
compagnie) sont donc trimballés d’une époque à une autre au fil des flashs qui
apparaissent sans prévenir. Mais ces voyages sont usants et pourraient bien
causer des dommages. Apparemment, seul le retour des six de l’Oceanic 815,
comme on les appelle depuis leur réapparition, pourrait changer les choses.
C’est Locke qui est envoyé. Mais on lui dit qu’il va devoir mourir pour mener à
bien sa mission. Plusieurs années sont passées depuis que Jack, Kate, Sun,
Hurley et Sayid sont revenus. Ils vivent désormais une nouvelle
existence qui sera donc chamboulée par leur retour annoncé sur l’Ile qu’ils ont
quitté. Mais pourquoi leur présence est-elle si importante là-bas ?
Avis :
Encore une fois ! Chaque année je me fais avoir. Non pas que je regarde la
série alors que je m’étais dit que c’était la dernière fois qu’on me prenait la
main dans le sac. Non, j’ai toujours eu l’envie d’aller au bout de l’histoire
quand même et de voir le cheminement pour arriver à ce qu’on aboutira. Non,
c’est juste que chaque année (enfin, juste depuis l’année dernière, mais chut)
je me dis qu’ils ont enfin laissé tomber le système de « centric » et que ce sera plus homogène au niveau de l’histoire. Mais non, c’est juste une
fausse joie des premiers épisodes. Bon, faut aussi reconnaître que ces « centrics », c’est un peu le
gimmick de la série qui en a pourtant laissé tomber plus d’un. Comme si elle
allait aussi laisser tomber ses flash-back ou ses flash-forward ! Mon p’tit Naka, faut pas rêver. Bref,
j’étais presque enthousiaste donc. Sauf que ça n’aura pas duré bien longtemps.
La saison dernière avait eu le droit à un regain d’intérêt de ma part, parce
que la nouveauté des flash-forward et une saison plus courte avaient réussi à
dynamiser à nouveau la série. Chose qui ne sera pas vraiment réitérée ici. Pourtant,
c’est pas faute aux scénaristes de multiplier les aventures temporelles de nos
héros, à tel point qu’on ne sait plus si on doit parler de flash-back ou de
flash-forward. Ce sont juste des flash-on-ne-sait-plus-trop-quoi dont la
thématique de cette saison correspond au pourquoi ils vont revenir sur l’île et
donc ce qu’ils ont fait durant le laps de temps qui s’est écoulé. Chaque
épisode apportant alors sa petite pièce au puzzle. Mais finalement bien moins
passionnant que la saison dernière. L’intérêt étant en plus très variable en
fonction du degré d’affection qu’on éprouve pour les personnages qui sont mis
en avant (et comme j'ai envie de dire que plus on avance dans la série moins on éprouve de choses pour les personnages... Vous voyez un peu le problème, non ?)
Tout ce qui se trame au « temps présent » reste
encore une fois l’intérêt de la série. Qui arrête un peu de jouer avec les
bonds dans le temps pour se positionner finalement à une année bien précise et
un moment important. Honnêtement, si on m’avait demandé ce que j’aurai vu dans
la série pour apporter des réponses, c’est vrai que je n’aurai pas pensé à ça.
D’ailleurs, je dois dire que je m’en foutais un peu de Darhma et de comment ils
ont construit tel ou tel truc. Pour moi, on en savait assez dessus. Mais bon,
soit, c’est revenir aux origines et un peu « là où tout à commencé ».
Ca permet en plus quelques bons trucs, dont une mémorable conversation
Hurley/Miles qui défendent deux théories auxquelles pense le téléspectateur.
Les scénaristes se débarrassent un peu de la réponse mais bon (bis). Le
problème de tout ça, provient des paradoxes temporels auxquels on ne peut
s’empêcher de cogiter. Et y’a bien un moment donné où il faut avouer que c’est
le gros foutoir. L’autre point noir de la saison (et de la série dans son
ensemble en fait, mais plus dernièrement j’ai l’impression), c’est qu’elle se
fait prendre à son propre jeu qui lasse. Les épisodes ne suffisent pas à
eux-mêmes pour être satisfaits ou scotchés (qui a vu qu’il y avait le 100ème
épisode dans cette saison ?). On est constamment en attente. Du coup, bah
oui, un épisode, ça fait pas grand chose au final. Contrairement à d’autres séries hyper
feuilletonnantes (je pense à Damages par
exemple) qui n’ont pas ce problème. Les personnages s’avèrent toujours aussi
jetables (si, si, je vous promets qu’il y a encore des morts cette année) et
aucune émotion particulière ne ressort de tout ça une nouvelle fois. Enfin non,
c’est faux. Parce que Ben m’aura procuré le moment le plus jouissif de la
saison. Non, parce que comprenez-moi bien, Locke, je peux plus. Vraiment. Que
ce soit en début ou en fin de saison, il est insupportable de bout en bout. Il
me gâche chaque épisode où il se trouve (et heureusement pour moi, ce n’est pas
dans tous !).
Autre gros point faible, la quasi totalité des grosses
révélations ne surprennent pas le moins du monde (alors qu’on y met les formes
avec de la grosse musique bien soulignante
et tout, ce qui est du coup un peu ridicule). C’est pas forcément qu’on s’y
attendait, c’est juste que dans le contexte, c’est pas comme si on avait pas
été prévenu. A aucun moment on tombe des nues. On reste un peu de marbre. Cela
étant dit, et même si beaucoup d’épisodes ne m’ont pas vraiment transcendés
(oui, je peux même dire que certains sont ennuyants en fait), y’a eu de bonnes
choses. Si, si. Outre la scène précédente évoquée. Parlons par exemple du
fameux pied qui revient plus ou moins sur le devant de la scène. C’est pas
qu’on apprenne franchement grand chose dessus (comme si on ne s’attendait pas à
ce qu’on nous permet de voir), c’est juste que ça s’inscrit dans quelque chose
de plus grand avec une atmosphère qui me plaît bien (un goût hérité des toutes
premières aventures du jeu vidéo Tomb
Raider sur PlayStation). Alors j’attends de voir ce qu’ils vont en faire de
ces nouvelles informations (hé, si on ne se pose pas de nouvelles questions en
ayant les quelques brins de réponses qu’on veut nous fournir, c’est pas
drôle ! :D) mais en attendant, c’est peut-être ce qui m’a le plus
intéressé de la saison. On pourra aussi évoquer Sawyer et Juliet et la présence
de Richard (ok, par pure raison esthétique ici, parce que vu qu’il ne semble
plus avoir les réponses -la série surprenant de ce point de vue, puisque ce qu'on prenait pour acquis ne l'est finalement plus-, il est un brin agaçant).
Conclusion : Paraît-il que ce serait la meilleure saison de Lost (si, si, c’est pas moi qui l’ait dit… Mais ça fait au moins trois ans qu'on nous le dit, alors au bout d'un moment, hein...) , avec tout plein de révélations en cascades. Bon, ben je ne dois voir que les nouvelles questions qui se bousculent (esprit de contrariété sans doute) parce que… Bon, oui, on a des réponses. Sur des trucs auxquels on avait pas forcément envie d’avoir des réponses par ailleurs (pour une fois). Oui, on a des réponses aux enjeux donnés par le début de la saison (encore heureux ai-je envie de dire). Que les révélations soient en cascades, j’ai un peu des doutes (enfin de toute manière, elles ne font pas d’effet, alors). Du coup, mon enthousiaste est très modéré par rapport aux critiques dithyrambiques parfois lues. Y’a des choses sympa, j’aime bien certaines directions prises par la mythologie (qui n’a peut-être jamais aussi bien porté son nom) mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ça un peu mou. Excusez. Alors que pourra donc bien donner l’ultime saison ? Ben les réponses posées aux questions de la fin de celle-ci on espère, pardi ! Au moins ! Rendez-vous dans un an environ…
A lire aussi :
Lost - Saison 4 (review)
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06 octobre 2009
Les Médiums - Saison 1
Quelques années avant le succès d’Allison Dubois sur la NBC, d’autres médiums avaient tenté leur chance sans que ça leur sourisse…
LES MEDIUMS (The Others) – Saison 1 (Dernière Saison)
Créée par : Joe Brancato & Michael Ferris
Avec : Julianne Nicholson (Marian) ; Bill Cobs (Elmer) ; John Billingsley (Miles) ; Gabriel Macht (Mark) ; Missy Crider (Ellen "Satory") ; Kevin O'Connor (Warren)...
Nombre d’épisodes : 13 (2000)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Pour poursuivre ses études, Marian
s’installe dans une chambre d’université. Mais très vite sa colocataire est
dérangée par ses rêves agités où elle répète sans cesse la même chose. Marian
est alors bien obligée de faire appel à des gens qu’elle vient de rencontrer,
se prétendant médiums et qui pensent qu’elle a elle aussi des pouvoirs. Le
petit groupe composé d’Elmer, Albert, Satori, Mark et Miles fera alors tout
pour l’aider malgré sa réticence première. Mais elle est bien obligée de constater
qu’il se passe quelque chose et que ce groupe pourra être un soutien. D’autant
plus que les esprits sont partout, que ce soit dans la chambre, les avions et
certains sont plus malins que d’autres, cherchent à les détruire… Quelque chose
se trame dans l’ombre. S’en sortiront-ils ?
Avis : Les Médiums (à ne pas confondre
avec la série de Patricia Arquette donc) n’est pas forcément une série très
connue. Si elle passe souvent sur Série Club, elle n’est passée qu’une seule
fois il y a 4 ou 5 ans sur une chaîne hertzienne, TF1, en catimini (et quand je
dis catimini, comprenez vers 2h du matin en gros). Je m’en souviens assez
puisque ça fait parti des premières conversations que j’ai eu avec lady sur le
forum SL (avec évocation des lieux de la maison où l’on a plus envie d’aller
après avoir vu certains épisodes ! :D). Ca fait donc un moment que
j’avais envie de la revoir, parce que je ne me souvenais quand même plus de
grand chose, et je ne suis pas sûr d’avoir vu tous les épisodes à l’époque (horaire
de diffusion pas top, et mémoire de poisson n’aidant pas). Par contre, autant
prévenir tout de suite que du côté de l’ordre des épisodes, c’est du grand
n’importe quoi. Autant dans la diffusion US que française (qui est la même),
qui n’est certainement pas l’ordre de production originale. Ainsi, deux
épisodes qui sont sensés se dérouler après le premier prennent place en milieu
de saison de manière totalement incompréhensible (Marian intègre seulement son
appartement et n’est pas encore amie avec le groupe de médiums). Et si les
histoires sont plus ou moins indépendantes, certaines relations entre les
personnages deviennent un chouia compliquées à suivre. Sans parler de ce qui
peut servir de conclusion qui se retrouve en avant dernier épisode alors que le
dernier fait comme si rien ne s’était passé. C’est franchement une horreur à
suivre.
Alors qu’on sent que les auteurs avaient une idée derrière
la tête. En effet, les premiers épisodes (au moins dans l’ordre original je
pense) sont des histoires surnaturelles plus ou moins indépendantes, dont
l’atmosphère n’est pas sans rappeler celle de certains épisodes de X-Files. La présence en tant
qu’auteurs et producteurs exécutifs de Glen Morgan et James Wong (ayant
donc participés à la célèbre série de Chris Carter) n’est sans doute pas
anodine par rapport à cet état de fait. On flirt avec l’horror-show et une
atmosphère assez lourde. De même que dans certains épisodes, une mythologie
commence à se mettre en place, dépassant alors le simple cadre d’histoires de
médiums. Mais reconnaissons que l’ordre de diffusion n’aide pas du tout à
l’implication dedans. On commence par exemple dès le 1x02 à nous en faire part,
sans qu’il en soit fait mention par la suite et les deux épisodes qui sont
sensés se suivre ne se suivent pas et ne viennent même pas terminer la saison
(alors qu’ils ont l’air d’être conçus pour). Pourtant, y’avait un certain
potentiel. C’est assez regrettable. Et point de vue histoire, c’est bizarrement
moins classique que ce qu’on pourrait croire quand on a affaire à ce genre de
séries. Bien évidemment, il s’agit toujours de fantômes, d’esprits et tout mais
on n’a pas cette sensation de déjà-vu. Une gageure avec tout ce qui existe dans
un style similaire.
Conclusion : On peut donc s’étonner que la série n’ait pas durer plus longtemps alors que la qualité est assurément là, mais il faut croire que le moment n’était pas propice ou que la série n’est pas arrivée sur la bonne chaîne (je soupçonne NBC de l’avoir fait pour avoir son X-Files à elle) et surtout que la diffusion dans un total désordre n’aura pas aidée. Tant pis, on se contentera donc de cette fournée de 13 épisodes pas si mal que ça, à intérêt parfois variable, mais qui se laisse bien suivre. Et puis, ce sera l’occasion de revoir Julianne Nicholson avant Ally McBeal ou John Billingsley de The Nine… Et puis, soulignons aussi les excellentes musiques de Shirley Walker (Batman The Animated Series notamment). Parmi les meilleurs X-Files like que j’ai vu ! :D
04 octobre 2009
Chuck - Saison 2
Et voilà, ça y est, la 2ème saison de Chuck vient de se terminer sur TF1… Petit tour d’horizon.
CHUCK – Saison 2
Créée
par : Chris Fedak
et Josh Schwartz
Avec : Zachary Levi (Chuck) ; Sarah
Lancaster (Ellie) ; Joshua Gomez (Morgan) ; Yvonne Strzechowski
(Sarah) ; Adam Baldwin (Casey) ; Ryan McPartlin
(« Trop-Top »)
Nombre
d’épisodes : 22
(2008/2009)
Cote
d’amour : ![]()
Résumé : Chuck est sur le point de retrouver une vie normale puisqu'un nouvel Intersecret est à l'ordre du jour. Sauf que tout se passe mal et que ce n'est pas demain que le pauvre pourra quitter son boulot à Buy More et avoir des relations plus naturelles avec Sarah pour qui il en pince mais dont la couverture de la relation amoureuse entre les deux agents ne rend rien évident. Le Fulcrum s'avère aussi de plus en plus présent dans la vie des agents et garder le secret à propos de l'identité de Chuck ne sera pas une mince affaire. Arrivera-t-il un jour à retrouver la vie normale à laquelle il aspire tant depuis qu'il est devenu l'Intersecret ?
Avis :
TF1 aura donc enchaîné non-stop les deux premières saisons de la série. Certes,
la 2ème saison aura duré une éternité vu qu’on a eu le droit à une
bonne partie de diffusion avec seulement un épisode une semaine sur deux (F1
oblige) mais sans doute peut-on se dire que ce n’est pas plus mal puisqu’on est
peut-être pas prêt de revoir la série sur la chaîne en dehors d’éventuelles
rediffusions. Il faut dire que la saison 3 n’arrivera aux USA que vers mars
2010… Y’a le temps de voir venir. Mode de diffusion oblige, il faut avouer que
ce n’est pas simple pour tout avoir en mémoire. La première saison était plutôt
agréable, mélangeant bien l’humour à l’action. Cette seconde salve d’inédits
poursuit sur le même chemin. Sauf qu’avouons aussi que la série devient un peu ronronnante,
avec une mi-saison pas toujours très inspirée. Le problème étant encore et
toujours qu’on a du mal à suivre certains personnages et leurs amours qui font
un peu du surplace (Chuck et Sarah n’en finissent pas de faire un pas en avant,
deux en arrière ; tandis que du côté de Morgan et d’Anna, autant dire qu’il
y a des fois où on ne sait plus trop s’ils sont toujours ensemble ou pas). Les
parties les moins intéressantes des épisodes sont encore et toujours du côté de
chez Buy More, même si ça tend à ça s’améliorer (voire parfois à être très bon)
quand c’est vraiment relié à l’intrigue espionnage de Chuck. Sinon, on est
toujours dans le même genre d’humour un peu lourd, qu’on appréciera… ou pas !
La série ne ménage pourtant pas ses efforts côté action.
Malgré quelques faiblesses et des intrigues moins passionnantes, ou assez
prévisibles, il reste quelques moments sympas. Et surtout, une grosse
accélération au cours des derniers épisodes qui permet de garder une très bonne
saveur de cette saison 2. Parce qu’on fait enfin bouger les choses du côté de la
« mythologie », avec des personnages inattendus, des révélations et
des réponses. L’action parfois molle fait place à du plus punchy, où l’on
retrouve l’énergie des débuts, tout comme du côté de l’humour. Avec un final
qui ouvre de nouvelles possibilités, même si, comme souvent dans la série, on
sent que le reset pourrait intervenir pour en rester plus ou moins au statu
quo. A voir donc. Du côté des personnages, notons que Trop-Top possède quelques
belles intrigues et ne sert pas qu’à apparaître torse-nu (à mon grand dam ! :P),
même s’il reste toujours très en retrait mais la story-line du mariage permet
parfois de mettre un peu plus en avant ce côté « famille » de la
série. Il me semble aussi qu’on en apprend un peu sur Casey et Sarah, ce qui n’est
jamais mauvais à prendre. Certes, rien de révolutionnaire, mais on joue assez
bien sur le côté décalage (notamment pour Casey, toujours entre brute épaisse
et qui a des sentiments ! :P Voir sa relation avec Chuck… Un espèce
de « je t’aime, moi non plus »
qui atteindra son paroxysme au cours d’un épisode que les slashers du « couple »
adoreront ! :D) ou parfois sur la fibre émotion (même si ce n’est pas
le meilleur de la série).
Conclusion : La saison 2 s’avère sauvée par ses épisodes finaux qui permettent de redonner un certain regain d’intérêt à la série qui s’était plus ou moins installée dans une routine. Certes, c’était toujours agréable à regarder mais ça pouvait parfois manquer un peu de piquant. On pourra aussi regretter que certains personnages soient sous-exploités mais bon. Par contre, on appréciera toujours les retours de Matthew Bomer et les fans de Code Quantum devraient croiser une tête connue, tout comme les fans de Lost, puisqu'on croise Dominic Monaghan le temps d'un épisode dans un rôle qui lui colle à la peau ! Reste à voir ce qu’offrira une saison 3 (dont on peut plus ou moins craindre qu’elle soit la dernière).
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