12 décembre 2009
Bones - Saison 4
Le sériephile n’a plus ses os a mâchouiller tranquillement le mercredi soir, la saison 4 des aventures de Booth et Brennan vient de se clôturer…
BONES – Saison 4
Créée par : Hart Hanson & Kathy Reich
Avec : David Boreanaz (Booth) ; Emily Deschanel (Bones/Brennan) ; Michaela Conlin (Angela) ; TJ Thyne (Hodgins) ; Tamara Taylor (Camille) ; John Francis Daley (Sweets)
Nombre d’épisodes : 26 (2008/2009)
Cote d’amour : ![]()
Avis : Bones continue sur sa lancée de comédie
policière fort agréable. Bien évidemment, la recette est toujours la même, des
intrigues policières reléguées au second plan dans 90% des cas (parfois, on se
fiche même un peu d’en connaître la résolution), des moments intenses pour
shippers de Booth et Brennan (des baisers volés, des situations où les héros se
révèlent mais jamais vraiment l’un à l’autre), et une bonne d’humour. La saison
doit d’ailleurs atteindre son sommet vers la fin, avec un moment d’anthologie,
où l’on est éventuellement en droit de se demander ce qu’auraient bien pu fumer
les scénaristes pour pondre un épisode pareil (même si le coup du cadavre qui
se balade n’est pas vraiment neuf en soit, on en retrouve aussi un bon exemple
dans Un Tandem de Choc, mais ça
reste très « drôlement » réussi et c’est avant tout ce qui compte).
Le Season Finale joue un peu sur le
même registre. On se doute de ce qui se passe (quoique ça puisse prêter à
diverses théories, comme l’a très habilement souligné Lorna lors d’une
conversation sur cet épisode) mais peu importe, le charme agit, parce qu’on a
plein de petits éléments qui viennent donner de l’intérêt (enfin, plein de
références croustillantes pour les fans) à ce qui se déroule sous nos yeux.
Sans oublier le côté relativement varié du ton, des
cadavres (toujours aussi peu ragoutants quelques fois) et la très bonne
trouvaille de la saison : les assistants. Au lieu de remplacer bêtement le
personnage de Zack par un nouveau, on a le droit à une demi-douzaine de
personnages récurrents, qui sont en fait des élèves de Brennan et qui doivent
faire leurs preuves. Et honnêtement, c’est vraiment savoureux de les découvrir
au fur et à mesure et de les revoir par la suite, avec leurs petites
excentricités à eux. On en sait aussi un peu plus sur le psy Sweets, qui a bien
du mal à vraiment travailler avec Booth et Brennan, jamais très coopératifs (ce
qui, encore une fois, va très bien avec l’aspect comédie du show, puisqu’il s’agit
simplement de running-gag comme dans une bonne vieille sitcom). Notre Sweets
est tour à tour touchant et bluffant (oui, il a quelques passions insoupçonnées ! :D).
On pourrait aussi évoquer la joie d’Hodgins a retrouver des partenaires qui le
suivent dans ses expériences loufoques (et un brin dangereuses, où l’on en
apprend par ailleurs… Comme le fait qu’une dinde congelée rebondit !!)…
Bon, après, les petits défauts inhérents à la série sont toujours là. Notamment
le peu de suivi de certaines story-lines qui n’ont aucune incidence (Angela et
son « histoire » de deux épisodes très mal gérée ou encore Camille)
ou des arcs par hyper convaincants (enfin, cette saison-ci, y’en a pas vraiment
à vrai dire, sauf si l’on tente d’inclure le frère de Booth et quelque chose d’inattendu
qui sera révélé dans le dernier épisode).
Conclusion : La série continue de se lâcher comme jamais et joue à fond la carte de la comédie, au détriment des intrigues policières (mais c’est bien évidemment ce qui la différencie grandement d’un Expert par exemple). Les personnages sont toujours aussi savoureux et la série arrive à nous amener sans problème dans ses trips parfois un peu spéciaux. Bon, y’a bien quelques épisodes en-deçà, mais on les a déjà oubliés en fait ! :P En tout cas, cette saison aura été l’occasion pour Booth et Brennan d’explorer plein d’univers variés et c’était plutôt réussi (on repensera à un numéro de cirque, pour ne citer que lui). Voilà, y’a plus qu’à espérer que ça dure quoi… Et que la tension « shipperisante » ne lasse pas… :P
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10 décembre 2009
Nick Cutter et les Portes du Temps - Saison 3
Ce qui aurait pu être l’ultime saison de la série vient de se terminer sur Nrj12… Petit bilan pour savoir si le fait qu’il y ait une suite est une bonne nouvelle… Ou non ! :D
NICK CUTTER ET LES PORTES DU TEMPS (Primeval) – Saison 3
Avec : Douglas Henshall (Nick) ; Hannah Spearritt (Abby) ; Lucy Brown (Jenny) ; Andrew Lee Pots (Connor) ; Jason Flemyng (Danny) ; Ben Miller (James) ; Julie Aubrey (Helen)...
Nombre d’épisodes : 10 (2009)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Le
CRA est toujours à la poursuite des Anomalies qui s’activent… Et il y en a
justement une nouvelle qui vient d’être découverte dans un musée. Sarah, guide
à ses heures perdues, était restait dans l’enceinte de l’établissement pour
étudier une pièce venue de l’Egypte, appelée cage du Soleil. Elle se fait
surprendre par des créatures venues de l’Anomalie. Pendant ce temps-là, Cutter
et son équipe réduite débarquent. Ils se sont vu adjoindre des militaires
emmenés par le capitaine Becker pour les protéger, notamment d’Helen Cutter,
jamais loin dans les parages. Et cette dernière semble bien avoir un plan
machiavélique et être prête à tout pour le mettre à exécution. Sarah, plutôt
bonne en décryptage de langues anciennes, s’adjoint à l’équipe pour les aider
sur les Anomalies. Connor trouve peut-être un moyen de les fermer pendant qu’un
événement va venir bouleverser la vie du CRA… Helen réussira-t-elle à accomplir
la mission qu’elle s’est fixée ?
Avis :
Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas forcément… En effet, chaque
année, l’ambiance est un peu différente. On retrouve bien évidemment les
personnages et les Anomalies, les bébêtes qu’il faut affronter, mais on a
l’impression que la série tatillonne un peu pour se trouver. Ce qui avait
d’ailleurs valu une petite baisse de régime à la saison 2, un tout petit chouia
moins enthousiasmante que la première (avec un Connor moins geek -tiens, un des rares que j’apprécie
énormément ! :P- et un arc traité de manière un peu lourde malgré le
peu d’épisodes, entre autre). Eh bien, il faut croire que les scénaristes ont
réussi à trouver un bon équilibre dans la recette. Cette saison fait trois
épisodes de plus que la précédente, mais elle se démarque par sa gestion plus
fine de sa mythologie. Alors certes, tout n’est pas encore parfait. La série
semble glisser des pistes qu’elle n’exploite pas. J’aurai envie de parler de la
mythologie égyptienne évoquée dans le premier épisode, je m’attendais à ce que
ce soit un peu plus présent par la suite, il y a aussi le cas Jenny/Claudia
jamais vraiment utilisé, alors que ça aurait pu être intéressant. Et bien
évidemment, on a une petite pensée pour le boulet de la saison dernière,
Stephen… Pas encore de nouvelles d’un éventuel retour. Pourtant, au-delà de ces
quelques défauts, Nick Cutter saison
3 parvient à relancer son intérêt, avec de nouvelles trouvailles (la fermeture
des Anomalies), de nouveaux personnages et des retournements de situations qui
changent la donne. Bon, c’est un secret de polichinelle donc je vais évoquer la
mort du personnage qui donne son nom à la série en français (on va continuer à
l’appeler comme ça ?). Inattendue (enfin, sauf quand on voit le titre
français choisi !). Et avec une scène slash en prime. C’est pas
bouleversant outre mesure, parce que Nick n’a jamais été mon perso préféré,
mais c’est bien mené (dans un épisode qui ne laisse pas présager grand chose de
ce qui se trame en fait et j’aime bien ces contrastes).
Après, il est certain qu’on voit venir des choses gros
comme une maison mais peu importe, la série reste dans son cadre de
divertissement assumé et y parvient fort bien. Et l’un des atouts majeurs,
c’est assurément Connor. C’est pas juste parce que je suis tombé sous son
charme (ses mimiques, son look et tutti quanti) que je le dis, c’est juste une
réalité (rien que ça !). En effet, une grosse partie de l’humour provient
de ce personnage pas lourd, de ses réflexions qui arrivent souvent à point
nommé ou des interactions qu’il a avec les autres (ainsi que du comédien qui le
double en français, à savoir Emmanuel Garijo). A ce titre on pourra souligner
l’incroyable duo James/Connor qui vaut son pesant de chaussettes dans le grille
pain (comprenne qui pourra) ou encore une très marrante scène entre Connor et
Becker dans une voiture (et là, qui n’aurait pas eu envie d’être à la place de
Connor ? Ou Becker ?). L’humour est donc au rendez-vous, plus, il m’a
semblé, que la saison précédente (Connor retrouvant même quelques fulgurances geek de temps à autre, avec des noms
d’animaux surprenants). L’action n’est pas en reste. Une nouvelle fois, c’est
bien dosé. Ce n’est pas que ça, parfois on prend le temps de poser les bases de
l’histoire avant que ça ne s’emballe et c’est agréable (sauf dans un épisode
particulier où ça devient plus saoulant qu’autre chose malheureusement). Les
nouveaux personnages ne sont pas déplaisants du tout. Bien évidemment, Becker,
le monsieur « muscle » (entre guillemets parce que c’est pas
Schwarzy, c’est du muscle fin), séduit d’abord par son physique, mais pas que
(on voit qu’il a de bonnes réactions, là où plus d’un personnage télé ce serait
fait bêtement avoir). Et puis il y a Sarah, autre petite touche comique (mais
nettement moins que Connor) qui cherche à faire valoir ses compétences,
notamment sur le terrain. Elle aurait pu être un peu boulet en se mettant dans
le pétrin, mais non. Et ça, ça n’a pas de prix ! Ce qui ne veut pas dire
qu’on échappera pas à notre boulet de la saison, y’en a un. Mais moins présent
(et ça se voit dès qu’il débarque… Mais dans son genre, c’est un sacré cas). Et
on a donc notre mythologie qui constitue un petit fil rouge tout au long de la
saison. Le tout nettement mieux maîtrisé que la saison dernière, nous amenant
vers des choses intéressantes… Et dire que ça aurait pu s’arrêter là…
Conclusion : Bref, cette troisième fournée s’avère très bien équilibrée, offrant un bon mix d’humour, d’aventure, d’action (sans les horribles scènes ridicules d’Abby reine du kung-fu, cette fois, c’est raisonnable de ce côté), avec une ambiance légèrement différente mais réussie. Les dix épisodes s’avèrent plutôt agréables dans l’ensemble et on n’est pas en train de se dire qu’il y en a trop. J’ai par contre été embêté pour ma cote d’amour… Parce que si j’aime beaucoup bien (oui, oui, c’est très français ce que j’écris, pourquoi ?) la série, ce n’est pas la même chose qu’un Doctor Who ou qu’un Torchwood (ou que d’autres séries ayant héritées d’un quatre étoiles), mais la saison m’apparaissant comme supérieure à la précédente (tout comme le plaisir prit devant), je ne pouvais pas vraiment mettre la même cote… Donc, peut-être est-ce un quatre étoiles un tantinet surévalué, mais tant pis. Et puis, je vous dirais bien que rien que Connor (Andrew Lee Potts) les vaut bien ! Et il nous régale encore durant cette saison… Avec Becker (Ben Mansfield) en cerise sur le gâteau ! Donc oui, ça aurait été dommage que la série s’arrête là, surtout que bien évidemment, il n’y a pas de fin, nous laissant un peu dans l’expectative de ce qui va arriver. Donc on remercie l’arrangement qui nous permettra d’avoir 13 nouveaux épisodes répartis en deux saisons et de sans doute avoir le droit à une véritable fin. On sait que la plupart des acteurs du cast ont signés… Il y a juste Ben Mansfield qui n’a pas encore été confirmé… Je tremble ! :( En espérant que les scénaristes n’aient pas perdu la recette de cette saison entre temps, parce que ça mettra un petit moment avant que cette suite ne débarque…
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06 décembre 2009
Brothers & Sisters - Saison 2
Le problème quand on a beaucoup aimé une première saison, c’est qu’on appréhende la seconde avec une certaine appréhension… La famille Walker va-t-elle faire exception aux secondes saisons qui déçoivent souvent ces derniers temps ?
BROTHERS & SISTERS – Saison 2
Avec : Calista Flockhart (Kitty) ; Rachel Griffiths (Sarah) ; Dave Annable (Justin) ; Balthazar Getty (Tommy) ; Sally Field (Nora) ; Matthew Rhys (Kevin) ; Patricia Wettig (Holly)
Nombre d’épisodes : 16 (2007/2008)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Ca fait deux mois que Justin est parti
au front et le manque de nouvelles commence à se faire cruellement sentir, ce
qui inquiète forcément Nora qui appréhende chaque coup de téléphone. Elle peut
heureusement compter sur Rebecca qui s’est installée à la maison et qui l’aide
pendant que les autres membres de la famille se débattent avec leurs propres
soucis. Une distance s’est installée entre Tommy et Julia depuis que l’un de leurs
enfants est mort, tandis que Kevin est sans nouvelle de Jason, le frère de
Robert, qui est parti apporter son aide dans un lieu reculé. Kitty et Robert
battent la campagne pour les Présidentielles tandis que Sarah nourrit peut-être
un espoir de renouer avec son ex avec qui elle s’entend pas trop mal ces
derniers temps. Quant à Holly, elle espère bien faire prospecter la nouvelle
entreprise et retrouvera une personne de son passé. Quels secrets vont encore
venir bouleverser la vie de la famille Walker ?
Avis : Comme le préambule le soulignait, à
l’attaque d’une seconde saison, il y a toujours une appréhension.
Retrouverons-nous ce qui nous plaisait tant lors de la première saison ?
Etait-ce juste l’effet de la nouveauté ? Les scénaristes sauront-ils évoluer
sans nous décevoir ? Allons-nous aimer les directions prisent par les
personnages ? Autant de questions habituelles qui se retrouvent tout de
même amplifiées, peut-être encore plus quand on ne s’attendait pas forcément à
aimer une série, à autant l’aimer en tout cas. Et, est-ce que la diffusion en
quotidienne où l’on enchaîne les deux saisons peut jouer un rôle dans la
manière dont on appréhende la série ? Peut-être, même si une saison, bonne
ou mauvaise, la restera le plus souvent quelque soit la manière dont on la
regarde. Et là, arriver au terme de cette seconde saison tant redoutée, on peut
pousser un gros ouf de soulagement ! Parce que oui, les scénaristes ont su
gérer cette seconde saison et ne pas décevoir. On retrouve les Walker comme on
les a connus. Et ça, ça fait forcément du bien, parce que la série s’avère
toujours aussi addictive et réussie. Mais peut-être qu’il y a un chouia plus de
moments de flottements (ou c’est l’enchaînement des saisons qui me donnent
cette impression ?) et quelques story-lines qui viennent ternir un tout
petit peu le tableau. Remarque, on m’avait prévenu lors des commentaires de la
review de la saison 1. Oui, parce qu’à un moment donné, j’avais parlé de Tommy
qui était sous-exploité. Et là, les scénaristes ont du malheureusement se dire
la même chose et l’ont mis en avant durant une période.
Et c’est clairement pas la meilleure chose que la série nous
ait pondu. D’une part parce que ça faisait un peu redite avec l’histoire de
Sarah la saison dernière, ensuite parce que le personnage a tendance à devenir
antipathique (promis, j’ai pas été influencé par le jugement des
autres !). En plus, le bougre a de la chance, parce que du côté des
conséquences, il s’en tire plutôt bien et on passe assez vite dessus (ce qui
donne un peu une sensation de « tout ça pour ça »), mais on est
content que ça revienne à la normale. Il est ainsi beaucoup mieux en retrait,
demandez-moi de fermer mon clavier la prochaine fois ! :D Ensuite, la
série a pris un énorme risque en fin de saison. Elle est un peu sur un fil et
la saison 3 sera décisive pour avoir une opinion finale sur cette story-line
importante qui change la donne. Pour le moment, il y a du pour et du contre
concernant cette histoire rattachée à Rebecca donc. En elle-même, c’est assez légitime.
Et puis, elle apporte son lot d’émotions et de rires (aux dépends du pauvre
Justin). Néanmoins, c’est assurément un gros pari qu’ils ont fait. En espérant
qu’il s’avère payant. Et puis on a les petits flottements amoureux habituels
qui pourront agacer, notamment du côté de Kevin. C’est pas grand chose, mais
c’est vrai qu’on a un peu le sentiment de deux pas en avant, trois en arrière
alors qu’on a envie que les choses bougent. Mais ça viendra et ça valait le
coup d’attendre ! (L’une des meilleures story-line de la saison, quand
même ! Si, si, j’insiste… De manière quasi-objective ! :P)
Parce que malgré ces petits défauts (déjà un petit peu
présents durant la première saison), oui, l’esprit Walker est encore-là !
Oui, tout l’amour qu’on porte à cette famille reste intact. La série nous sert
ce qu’on attend d’elle. Les fans jubileront donc, les autres y resteront
insensibles et ne changeront pas d’avis (et ceux qui ne connaissent pas encore
se retrouveront dans l’une ou l’autre catégorie !). Parce que la série
nous offre encore une vague de révélations en cascades ! Ah bah oui,
chaque membre a ses petits secrets, la famille a ses grands secrets et le tout
sera toujours déballé soit durant des fêtes publiques (les lieux les plus
inconfortables pour ça donc) soit durant des réunions de familles totalement
jouissives (et qu’on ne souhaite finalement à personne, mais c’est tellement
bon de voir ça à la télé ! :D Parce que oui, soyons clair,
paradoxalement, les Walker sont vraiment une famille à avoir à la télé, malgré
tout leurs bons côtés). La série arrive encore à faire passer des émotions
intenses lors de scènes qui arrivent à mettre les larmes aux yeux que ce soit
pour des causes « dramatiques » (on pourra citer Justin qui lutte
pendant que Nora tente de résister à son petit garçon) ou pour des causes de
joies (une déclaration de Kevin) et bien évidemment de nombreux grands moments
de fous rires, même (et peut-être surtout, et c’est ça qui est bon) dans des
moments où c’est dur. Rien ne reste très longtemps secret dans la famille et
l’on retrouve aussi les conversations téléphoniques entre les membres qui sont
souvent du pur régal. Une formule inchangée donc, mais qui fonctionne toujours
aussi bien. Idem du côté des amours et de l’addiction des Walker à l’alcool
(franchement, je crois que c’est l’une des familles les plus alcooliques que
j’ai vu du côté des séries télés… :P En dehors bien sûr des séries où on a
un perso qui est alcoolique, hein… Parce que là, c’est vraiment l’ensemble de
la famille qui est atteinte !!). Et côté équilibre des story-lines, c’est
pas trop mal géré non plus. Certains personnages sont plus mis en avant que
d’autres à certains moments (notamment Robert et Kitty qui donne l’impression
de se replonger dans A la Maison Blanche !), mais la roue tourne.
Conclusion : Dès le premier épisode de la série, on est rassuré. Les Walker n’ont rien perdu de leur charme et savent toujours nous offrir les mêmes émotions. Bien évidemment, il y a par la suite quelques petits flottements (dont un ou deux épisodes un peu moyens, faut bien l’avouer) mais de manière générale, l’amour qu’on leur porte reste intact. C’est donc formidable. Et puis, il y a toujours cette galerie impressionnante de têtes connues qui continuent de faire un tour dans la série (on pourra citer entre autres Steven Weber) et Luke McFarlane y est plus beau que jamais (ah si, si, je maintiens, difficile d’y résister). Bon, sans parler du côté homosexuel toujours impeccablement traité par la série. Reste plus qu’à voir comment les derniers événements de la saison seront abordés et comment ils vont rebondir dessus (parce qu’on peut avoir une ou deux craintes, oui…). En attendant, je suis toujours aussi accro et faire une pause sera difficile (mais inévitable à un moment ou un autre malheureusement ! :( ).
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01 décembre 2009
Pushing Daisies - Saison 2
Après un passage sur Canal+, la deuxième saison de la série a fini sur sa petite sœur, Canal+ Family… Un bien triste destin pour cette tout de même sympathique série…
PUSHING DAISIES – Saison 2 (Dernière Saison)
Avec : Lee Pace (Ned) ; Anna Friel (Chuck) ; Swoozie Kurtz (Lily) ; Chi McBride (Emerson Cod) ; Kristin Chenoweth (Olive) ; Ellen Green (Vivian Charles)
Nombre d’épisodes : 13 (2008/2008)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Ned et Chuck vivent ensemble dans un ballet organisé mais tout va changer quand
Olive va soudainement décider de partir en retraite de la pâtisserie, excédée
de devoir garder les secrets de chacun. Elle atterrira dans un couvent où ils
ne la lâcheront pas pour autant. Emerson Cod continue de faire fructifier son
travail grâce à Ned et continue surtout de chercher désespérément sa petite
fille en envoyant le seul signal qu’il peut, son livre d’art pop-up que
malheureusement tous les éditeurs lui refusent. Vivian et Lily, de leurs côtés,
sortent de plus en plus souvent hors de leur maison, notamment pour reprendre
contact avec les délicieuses tartes de Ned qui ne viennent plus à elles. Les
secrets finiront-ils par être dévoilés ?
Avis : La
première saison avait su séduire grâce à son ton, ses couleurs chatoyantes, ses
personnages un brin décalés et ses histoires policières un peu loufoques. Cette
saison 2 reprend les mêmes ingrédients, tout en étant peut-être un peu moins
prenante. En tout cas, j’avoue que les premiers épisodes m’ont un peu fait
douter du charme que j’avais trouvé à la première saison. Mais peut-être est-ce
parce que Bryan Fuller a un peu tenté de faire certains ajustements entre
temps… Le narrateur intervient un peu moins que dans mon souvenir (nous privant
de quelques redondances et précisions
temporelles qui pouvaient agacer les détracteurs) tout comme le pouvoir de Ned
finalement assez mis en retrait cette saison. Si on a encore le droit à des
intrigues policières délicieusement farfelues, certaines manquent tout de même
parfois d’un peu de fantaisie. Et puis, où sont donc passées les tartes à vous
damner du pâtissier ? Cette saison, devant la série, je n’ai eu envie de
rien manger (mis à part Ned -le charmant Lee Pace-, au sourire timide toujours
aussi ravageur). Bon, du coup, ça peut paraître un peu pessimiste comme entrée
en matière (à l’instar des premiers épisodes donc), mais fort heureusement, le
doigt magique de Bryan Fuller reste là et nous offre encore quelques bons
moments. Si j’étais un peu sceptique au départ sur l’exil d’Olive au couvent,
force est de constater que c’est par elle qu’on a le droit à la première
intrigue vraiment réussie de la saison. Et puis, ses numéros chantés apportent
toujours un petit truc sympa, entre rires et drame…
Cette deuxième saison s’avère aussi placée sous le signe
de la famille. La famille qu’on cherche, la famille qu’on retrouve. La
thématique est vraiment récurrente à tous les personnages, de Lily à Chuck, de
Ned à Emerson… Bizarrement, pas toujours mes moments préférés de la série en
fait. Peut-être parce que ça vient parfois un peu trop empiéter sur la
mécanique bien huilée du couple Chuck/Ned qui ont quelques bas un peu typiques
des couples principaux des séries. Cela dit, ça reste le fil rouge de la
saison, et on sent que Bryan Fuller avait des idées derrière la tête. S’il a
visiblement pu en utiliser certaines, apparemment pas toutes, puisqu’on nous
laisse en plan, à propos d’une notamment. On se dit aussi que certains
personnages ne demandaient sûrement qu’à être un peu plus explorés dans le
futur. Il faudra donc faire sans. La série, coupée en plein vol ne profitera de
ses derniers instants que pour tenter d’amener à ses personnages principaux une
simili-conclusion assez tardive, ouverte mais quand même satisfaisante (une
pirouette que d’autres séries qui ont eu plus de temps n’ont pas toujours su
négocier). Quant au reste, on retrouve la série de manière intacte, avec ses
décors très artificiels mais qu’on affectionne tant, ses personnages totalement
irréels mais qu’on aime beaucoup (les sœurs de la Magnitum -ou quelque chose de ce goût là-en sont d’ailleurs un joli
exemple) et de la romance sucrée comme il faut.
Conclusion : Alors oui, faut bien que je l’avoue, j’ai sans doute été un peu moins séduit par cette deuxième fournée mais malgré tout, le charme de la série est là. Ned et Chuck peuvent nous embarquer dans leur ballet romantico-policier sans problème. En tout cas, pour ceux qui ne sont pas trop vite écœurés par le trop plein de sucrerie que dégage la série. Les hermétiques de la première saison ne trouveront rien ici pour changer quoique ce soit. Mais une chose est sûre, la série restera sans doute assez unique en son genre, avec sa propre magie et une musique toujours sympathique, en adéquation avec l’univers. A noter quelques visages connus dans cette saison comme Josh Hopkins (Ally McBeal) et surtout David Arquette, que j’aurai bien voulu voir un peu plus tant son personnage semblait bien parti pour se fondre au reste du petit groupe… La série croisera-t-elle un Ned sur passage ?
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28 novembre 2009
Jeremiah - Saison 1
Un monde sans adulte… C’est le rêve de beaucoup d’enfants. Sauf que quand ça se produit, c’est pas si bien que ça…
JEREMIAH – Saison 1
Créée par : J Michael Straczynski
Avec : Luke Perry (Jeremiah) ; Malcolm-Jamal Warner (Kurdy) ; Byron Lawson (Lee) ; Ingrid Kaavelars (Erin) ; Kim Hawtorne (Theo) ; Peter Stebbings (Markus)...
Nombre d’épisodes : 20 (2002/2003)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Jeremiah est un des survivants de la Grande Mort. Ce fléau qui frappa toute la
planète et qui décima tous les adultes ne laissant en vie que les enfants qui
n’avaient pas encore atteints la puberté. Un jour, sur sa route il croise Kurdy
qui lui vole le poisson qu’il vient de pêcher. Malgré cela, il lui tend une
main. Et c’est à partir de ce moment-là que leur vie sera à jamais liée et
surtout qu’elle va changer. Ils croiseront sur leur route un certain Simon qui
leur fera découvrir la Montagne du Tonnerre, un bâtiment tenu secret où une
jeune génération possède des richesses qui n’existent plus ailleurs (comme de
l’essence, de la vraie nourriture, de l’électricité…) et attendent le bon jour
pour tenter de changer la nouvelle face du monde. Et l’arrivée de Jeremiah et
Kurdy va commencer à les faire bouger. Ils vont travailler pour eux sur le
terrain en récoltant des informations et en aidant ceux qui vont croiser leur
route. Jeremiah est aussi à la recherche du Secteur de Walhalla où son père
devait l’emmener avant que la Grande Mort ne frappe. Réussira-t-il à trouver ce
fameux Secteur ?
Avis : Jeremiah est l’adaptation d’une
bande-dessinée éponyme. Je ne ferais pas de comparaison vu que je ne connais
pas le matériel original, mais ce fut assurément l’une des bonnes surprises
diffusées sur France 4 quand la TNT est arrivée. Certes, ce n’était pas 100%
inédit puisque diffusé ailleurs, mais c’était plus accessible. Et puis en fait,
je dois dire que je n’ai pas le souvenir d’en avoir franchement entendu parler
avant malgré la présence au générique de l’ex Dylan de Beverly Hills, Luke Perry (qui ne m’intéressait pas
particulièrement plus que ça vu que je n’ai jamais été fan de ladite série). Le
pitch me semblait assez séduisant. Faut dire que si on parle de série post-apocalyptique,
ça peut être mon truc. Tout dépend après de comment on tourne la chose. Parce
que bon, suffit de prendre Jericho
pour voir qu’un pitch de départ séduisant sur le sujet peut vite tourner au
cauchemar ! :D Et ça tombe bien, puisqu’ici on a peu l’antithèse de
la série de Stephen Chbosky (même si à l’époque je ne le savais pas
encore !). Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’on ne s’intéressera pas
d’abord principalement aux personnages et qu’on aura le droit à un chaos
inégalé mais il y a une ambiance bien plus saisissante ici qui fait qu’on est
dans un environnement crédible par rapport aux événements qui ont été cité.
C’est sale, un peu anarchique et le sexe a toujours une certaine place (on
croise d’ailleurs quelques paires de seins). Comme je le disais en préambule,
un monde sans adulte, c’est un rêve de gosse. Sauf qu’ici, ça se transforme en
cauchemar. En plus de la perturbation causée par tous les morts en pagaille,
une partie du savoir s’est forcément éteinte et surtout, la civilisation a eu
tendance à se disloquer avec un chacun pour soit, une loi du plus fort et des
formations de petits groupes.
Cette première saison aux allures assez indépendante
dresse ce bilan de ce qu’est devenu le monde 15 ans après la Grande Mort au
travers du périple de Jeremiah et Kurdy qui sillonnent les villes américaines
pour le compte de Markus, le grand chef qui dirige la Montagne du Tonnerre.
Chaque épisode ou presque nous donne ainsi l’occasion de voir les différentes
manières d’évoluer dans ce monde. Le premier épisode est un bon exemple
puisqu’on y trouve une ville sous la coupe de Théo, une fille qui fait régner
la loi avec sa bande. Ce n’est pas aussi manichéen qu’on pourrait le croire au
premier abord parce que de cette manière l’anarchie est moindre mais disons
qu’on peut au moins douter (et s’insurger) de la méthode. On s’attache aussi
aux personnages, à leurs rêves et leur façon d’appréhender les choses. Et dans
tout ça, finalement, il y a bien un fil rouge en filigrane, celui de la
reconstruction et de l’unification d’un monde. Parce que oui, malgré les airs
de loners des épisodes, ils sont
quand même un peu liés. Certains plus que d’autres, mais on s’aperçoit en fin
de saison que l’ensemble se tient bien, qu’on a eu des petits éléments
disséminés ici ou là qui ont leur importance. La mythologie se construit petit
à petit, les indices arrivent au compte-goutte mais on avance. Et cette
question de fond sur le monde qu’on veut avoir s’avère assez intéressante avec
un final de saison qui donne envie de voir la suite. En plus, la relation qui
se construit entre Jeremiah et Kurdy est plutôt bonne. C’est rapide et on se
doute de ce que ça donnera dès le début mais ça n’en reste pas moins agréable.
Tout comme les différentes allusions au monde passé, à ces souvenirs de gosses
(que ce soit des livres, des films ou des dessins animés), des trucs qui
n’existent plus ou plus que rarement et dont on ne sait pas quelle chance on a
de les avoir.
Conclusion : Mission réussie pour Jeremiah qui réussit à nous plonger dans un monde post-apocalyptique plutôt sympathique (aux couleurs plus proches d’un Jericho que d’un Dark Angel) et qui dresse un portrait de société qui n’existe plus plutôt pas mal vu. La série joue sur la corde sensible sans jamais tomber dans le gnangnantisme. Et même si tous les épisodes ne se valent pas (certains risques d’emmerder un peu certaines personnes), l’ensemble reste bon. Et surtout, c’est sublimé par la magnifique musique de Tim Truman (et quand il n’est pas le compositeur, ça se ressent) qui nous offre de sacrés morceaux (dommage qu’il ne semble pas y avoir de BO pour la série, parce que c’est vraiment du bonheur pour les oreilles), en plus d’un somptueux générique. A noter que les fans de Luke Perry pourront avoir une agréable surprise dans le premier épisode (« tout est beau si c’est vu de dos » nous chantait la reine Mylène !) et que les fans de Battlestar Galalactica croiseront quelques têtes connues. D’abord Tricia Helfler dans l’épisode pilote (qui sera ensuite remplacée par Ingrid Kavelaars de Bienvenue à Whistler) et Kandyse McClure. Dans les autres têtes connues qu’on rencontre, on pourra noter le pote de Luke Perry, Jason Priestley ou bien encore Melissa Crider de Les Médiums. Mais que va donc nous réserver la deuxième (et dernière) saison de la série ?
A lire aussi :
Jeremiah - Générique saison 1 (vidéo)
26 novembre 2009
Torchwood - Saison 3 "Les Enfants de la Terre"
Torchwood vient de refermer ses portes sur Nrj12 pour la troisième fois. Mais que peut bien valoir cette courte nouvelle salve d’épisodes ? (Attention, contient des vrais morceaux de spoilers à l’intérieur)
TORCHWOOD – Saison 3 « Les Enfants de la Terre »
(Children of Earth)
Avec :
John Barrowman (Jack) ; Eve Myles (Gwen) ; Gareth David Llyod (Ianto) ; Kai Owen (Rhys) ; Cush Jumbo (Lois) ; Bear McCausland (Steven) ; Aimee Davies (Mica)
Nombre d’épisodes : 5 (2009)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Un phénomène
étrange se produit avec les enfants. Tous se figent au même moment. Bientôt ils
prononcent quelques mots : « on va revenir ». Et ce, partout à
travers le monde. Juste quelques mots qui déclenchent une vague de panique en
Angleterre où le branle-bas de combat est déclaré. Visiblement, ils en savent
plus que n’importe qui sur le sujet de ce qu’on appelle les 456... Pour couvrir
leurs arrières, ils ont décidé de tuer certaines personnes. Jack Harkness se
trouve sur la liste. Et apparemment, les personnes sont prêtes à tout pour
arriver à leurs fins. Pendant ce temps-là, le gouvernement anglais est sommé de
préparer quelque chose de spécial dans le plus grand secret. Mais que peuvent
bien vouloir aux enfants les 456 et Torchwood réussira-t-elle à protéger la
Terre de cette menace ?
Avis :
Comme vous pouvez le remarquer, cette saison 3 est particulière, puisqu’elle
porte un sous-titre « Les Enfants de la Terre ». Pour la simple et
bonne raison que les 5 épisodes dont elle est composée forment une seule et
même histoire, diffusés sur 5 jours consécutifs au Royaume Uni. Une annonce qui
m’avait fait un peu peur à l’époque à vrai dire. D’une part parce que ça
voulait dire moins de Torchwood et
d’autre part, est-ce qu’ils allaient trouver le bon angle pour que ça tienne la
route sur aussi longtemps ? Car malgré les défauts qui émaillent la série,
j’avoue que je l’ai toujours bien aimée. Autre petite question existentielle,
la série allait-elle garder son âme en subissant encore un changement de chaîne
et en étant sur un créneau plus grand public ? Néanmoins, les photos
promos de la série avaient attisé l’excitation. Dans la même lignée que celles
de la saison 2 mais avec un trio très guerrier. Donc j’attendais de pied ferme
la diffusion sur Nrj12 qui est enfin venue en ce mois de novembre. En deux
soirées (2 et 3 épisodes). Et là, il faut que j’avoue que… Je n’ai pas pu
écrire la review tout de suite après. Généralement, j’aime assez le faire dans
la foulée pour avoir les idées encore en tête mais là, c’était un peu au-dessus
de mes forces tellement ça m’a laissé bête, coi, sans mot, interloqué et
dégoûté. J’ai même toujours un peu de mal à savoir ce que je pense réellement
de cette saison au moment où j’écris.
Pourtant, ça commençait assurément très bien. Les deux
premiers épisodes avaient effacé toute crainte que j’avais pu avoir a priori.
On retrouvait la série telle qu’on la connaissait, avec Jack et Ianto en
couple, en couple stable et une histoire assez intrigante avec les enfants.
D’ailleurs, malgré la longueur des épisodes (55 minutes environ), on pouvait
pas dire qu’il y avait de manque de rythme, de trucs bouche-trou ou qu’on s’ennuyait. Il en va de même pour
la suite. En fait, la série a très bien su gérer son nouveau format pour nous
offrir une histoire riche, intense et intelligente. Elle est certes partie dans
une direction que je n’imaginais pas du tout, mais force est de constater qu’on
ne peut qu’en dire du bien. Et pourtant, je ne suis pas un grand féru de ces
histoires avant tout politico-morales. Parce que c’est le cœur de l’intrigue.
Ceux qui sont fans d’action seront sans doute un peu déçus (il reste quand même
quelques jolis moments de bravoure) mais ce questionnement par rapport à savoir
ce qu’il est bon, concevable, juste de faire face à une crise de cette ampleur,
c’est juste prenant de bout en bout. La série ne va d’ailleurs pas dans la
facilité. On voit combien les politiques sont finalement lâches et pense avant
tout à eux et de quelle manière, comment ils font tout pour se garder le beau
rôle quelque soit la situation… Car rappelons que ce que veulent les 456 (et
là, difficile de faire une review sans spoiler, désolé), ce sont 10% des
enfants de la population (c’est leur came !). Ce qui représente quelques
centaines de millions d’enfants… Rien que ça ! Et bon, on touche aux
enfants, ce qui met encore plus en exergue les sentiments et la pression.
C’est donc une histoire sombre et violente à laquelle on
va faire face. Le ton est très adulte comme le prouve d’ailleurs la destinée du
capitaine Jack Harkness dans le deuxième épisode. Pour l’éliminer, on le fait
exploser. Rien que ça. Mais c’est mal connaître le capitaine ! Et si
le pauvre a déjà souffert dans le passé,
c’est vraiment rien comparé à ce qu’on voit ici. C’est juste… Pfiouh. Comme
d’habitude, on s’attache aussi (et peut-être surtout) aux personnages. Qui sont
habilement développés en fonction de l’histoire. Bien évidemment, les gosses
font leur apparition dans leur entourage vu la tournure des événements. Mais
c’est tout à fait logique. Ianto est plutôt touchant dans sa déclaration
d’amour face à sa sœur (et on comprend comment il peut être remonté au moment
où il voit ce qu’on fait subir au pauvre Jack), touchant dans sa relation qu’il
a avec Jack (c’est éclatant de voir comment il aime qu’on les prenne pour un
couple). On apprend que Jack est père tandis que Gwen va devenir mère. Oui,
tout est relié. Et c’est sûrement ça qui rend cette saison si tragique. Il s’y
passe des choses totalement inimaginables. Et pour tout dire, je ne suis même
pas sûr de bien encore avoir assimilé la mort de Ianto. Je ne veux pas y croire.
J’ai toujours l’impression qu’il va revenir auprès de son capitaine par un
moyen ou un autre. Après la perte de Toshiko et Owen, cette fois, c’est
vraiment le point de non retour. Et sans trop en dévoiler non plus sur la fin
de la saison, le moyen de repousser l’ennemi est tout aussi insoutenable,
choquant, effroyable… Mais s’inscrit tout à fait dans la grande question de
savoir ce qu’on est prêt à sacrifier pour sauver le plus grand nombre.
Malgré ce qu’on peut sans doute appeler la maestria de
cette histoire en cinq parties, je ne peux qu’avouer qu’il y a un ou deux
petits regrets… Bien évidemment, je ne pourrais jamais me remettre de la mort
de Ianto. D’une part, parce que le couple Jack/Ianto a eu un peu des hauts et
des bas et qu’on ne les a que trop rarement vraiment vu en amoureux. D’autre
part, parce que ce départ trop abrupte, n’a été précédé par aucune grande scène
entre les deux. On s’en amuse certes (le coup de Rhys et ses fayots !
Grrr ! :P), on a le droit à un baiser aussi… Mais c’est peu. Il faut
dire que c’est la saison la moins sexuelle des trois. Ce qui peut se comprendre
par rapport à l’histoire relativement riche, mais quand même… C’est aussi
cependant-là où je me dis que la chaîne de diffusion à peut-être un peu joué
(je ne sais pas… C’est peut-être aussi une fausse idée). Enfin, l’important,
c’est quand même d’avoir des couples plus stables que les saisons précédentes.
Mais j’suis un peu frustré quand même. Et surtout, je me demande quand même
comment ils vont bien pouvoir enchaîner sur une potentielle saison 4 (qui
arriverait en 2010, Rusell T Davies se montrait visiblement assez confiant).
Surtout sans Iantoooo !
Conclusion : Une troisième saison très intense donc. Fort bien maîtrisée d’un point de vue narratif, avec une histoire vraiment prenante et intelligente mais dont on ressort vidé et légèrement abattu. Ou c’est le fan de Ianto qui parle. Et qui ne pourra pas vraiment digérer ce qui lui arrive. Même si j’espère toujours qu’on pourra trouver un moyen ou un autre de le retrouver. Parce que Torchwood sans lui, ce n’est plus vraiment Torchwood. Je n’ai pas parlé des nouveaux personnages, potentiels futurs remplaçants, mais là encore, c’est plutôt bon. On nous fait le coup d’en montrer un avant de l’expédier à la mort (et franchement, dommage, parce que le Rupesh me plaisait bien) tandis que pour une autre, on ne l’imagine dans l’équipe que vers la fin. Enfin, on a la pauvre nouvelle petite qui débarque au gouvernement en tant qu’assistante et qui se retrouve dans de beaux draps pour avoir cru en Torchwood. Assez agréables dans l’ensemble. Et puis, la série est toujours sublimée par les magnifiques musiques de Ben Foster qui nous offre encore de fabuleux morceaux (réunis dans une bande originale consacré à cette troisième saison). Mais plus de Ianto, plus de Torchwood (la base a explosé !), un Jack qui doit fuir loin, très loin pour arriver à faire face à ce qui a pu arriver dans cette histoire, ça sonne presque comme une fin… C’est plutôt pessimiste dans l’ensemble… Heureusement qu’il y a Gwen et Rhys ! Arriverai-je un jour à me remettre de tout ça ? :(
A lire aussi :
Torchwood - 1x01 Tout Change ; 1x12 Capitaine Jack Harkness (reviews)
Torchwood - saison 1 ; Saison 2 (reviews)
Amour Perdu ; To Bi or not to Bi ; B-World (vidéos-montages)
John Barrowman - Sunset Boulevard ; What About Us (vidéos)
John Barrowman - Sélection ; Spécial Jack & Ianto (photos)
Wallpaper Torchwood ; Bannières en séries 2ème partie (créations graphiques)
5 Look d'Enfer ; Une Musique d'Enfer (humeurs)
21 novembre 2009
Surface - Saison 1
En 2005, les chaînes américaines étaient envahies par trois séries du même genre… Redécouverte de l’une d’entre elles…
SURFACE – Saison 1 (Dernière Saison)
Avec : Lake Bell (Laura) ; Jay R. Ferguson
(Rich) ; Carter Jenkins (Miles) ; Leighton Meester (Savannah) ; Ian Anthony Dale (Davis) ; Eddie Hasel (Phil)...
Nombre d’épisodes : 15 (2005/2006)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : Lors d’une sortie en mer à bord d’un
submersible, le docteur Laura Daughtery fait une rencontre inattendue avec un
invertébré d’origine inconnue. Au même moment, Rich, qui fait une plongée avec
son frère pour la première fois, voit ce dernier se faire emmener au plus
profond des mers après que son harpon se soit accroché à ce qui semble être la
même espèce d’animal. De son côté, le jeune Miles, en Caroline du Nord, trouve
des œufs alors que ses copains l’abandonne en pleine mer. Il décide de
retourner en chercher un avec son meilleur ami Phil et d’élever l’espèce de
lézard qui en sort quelques heures plus tard. C’est sûr, quelque chose est en
train de se passer sur la planète et ça affecte toutes les mers. D’ailleurs, le
célèbre scientifique Alexander Cirko examine les preuves trouvées par Laura, à
laquelle on fait bien comprendre, tout comme Rich, qu’il faut abandonner les
recherches. Mais ces deux-là sont obsédés par la découverte qu’ils ont fait et
tenteront de découvrir la vérité coûte que coûte. Quelles sont donc ces
étranges créatures ?
Avis : Surface est donc la série de NBC
sur une quelconque invasion. D’ailleurs, elle partage sans doute quelques
points communs avec Invasion de la chaîne ABC la même année, notamment
le fait que ça passe par l’eau et ensuite le côté évolution. Mis à part ça,
l’approche reste tout de même différente pour les deux séries, bien qu’on ne
soit pas si éloigné que ça à quelques reprises. Mais là où Invasion frappait
dans le drame intimiste au travers une intrigue plus familiale (en
suivant principalement deux cellules
familiales) et en touchant les personnes (victimes de changements), Surface
fait dans le côté plus spectaculaire et ne met que l’Homme face à ce qu’il se
passe, avec trois héros ordinaires. En France, on a pu voir la série d’abord
sur Canal+ avant qu’elle soit diffusée dans la case du samedi après-midi sur
TF1 où se succédait les séries vite annulées (North Shore, Point
Pleasant). J’en avais gardé un agréable souvenir et j’ai eu envie de me
replonger dans la série. Bien m’en a pris finalement. Je n’étais pas sûr d’à
nouveau apprécier la série mais faut bien reconnaître qu’elle possède une bonne
ambiance. Différente d’Invasion mais c’est tant mieux. En fait, il y a
un côté catastrophe à l’ensemble que j’aime beaucoup. Alors oui, ce n’est pas
toujours original mais ça reste diablement efficace, notamment pour qui aime le
genre. A ce niveau-là, les intros et fins des premiers épisodes sont vraiment réussis,
puisqu’on ouvre et ferme à chaque fois sur une séquence impressionnante. Si la
suite de la série garde un peu cette idée, au bout d’un moment, ça devient
quand même beaucoup moins choc (faut dire que les premiers épisodes ont fait
fort). C’est notamment là qu’on se rend compte à quel point la série mise sur
le spectaculaire avec des effets spéciaux très présents et fort réussis.
D’entrée de jeu on plonge dans ce qui nous préoccupe avec
cette nouvelle espèce qu’on identifie assez clairement. On met en avant des
enjeux écologiques qui donnent un ton particulier et agréable à la série mais
on évite malheureusement pas la théorie du complot, la vérité que l’on veut
cacher et tutti quanti. Si ce n’est pas l’aspect primordial, il se fait plus
présent sur la fin mais sans nous livrer les réponses. On a de bons éléments
qui semblent vraiment intéressants, mais vu que la série est annulée on en
saura jamais vraiment plus. Même si je dois bien être honnête, la direction
prise ici m’a un peu déplu par rapport au début. Du coup, on a cette quête de
Rich et Laura sur la vérité, pour la dévoiler et tout. Là, ça vire parfois au
too much (le tonneau qui sert de sous-marin !) et notre duo arrive à se
placer pas mal dans la catégorie « j’ai la poisse », rivalisant presque
avec Kim Bauer et ses malheurs (surtout qu’ils arrivent parfois à enchaîner pas
mal, y’a un moment ou deux où l’on finit par sourire quand même). L’autre
versant de la série, c’est son côté plus « familial », représenté par
le jeune Miles qui élève une petite créature aux yeux humides et donc à vous
faire fondre votre petit cœur. Ca aurait pu plomber l’intérêt, mais ça reste
tout à fait regardable. Bon, on ne pourra pas s’empêcher de trouver un peu
caricatural le rapport frère/sœur (avec une sœur à baffer dans un premier
temps) mais ça se décante et la partie Miles nous offre quelques jolis moments
(notamment de course-poursuite). On vire au trip un peu plus fantastique en
cours de route et là encore, on peut un peu regretter certains choix de scénario
qui ont été pris.
En fait, on a quand même la forte impression que la série se
cherche un peu au fur et à mesure, en essayant diverses variations de
l’histoire, en prenant d’autres directions (et ce n’est pas seulement dû aux
quelques changements de forme, comme le résumé avec voix off -pas terrible- ou
l’effet de titre -très réussi pour la première version, pas pour la seconde-).
Du coup, on a des éléments qui semblent zappés au fur et à mesure qu’on avance
et je ne parle pas seulement de la disparition de la famille de Miles qu’on met
de côté pendant un moment ou celle des autres protagonistes, mais aussi de certains points, comme par exemple le fait
que Rich et Miles communiquent ensemble sans le savoir. Ca aurait pu être sympa
de creuser aussi dans cette direction. Parce qu’on attend un peu que les deux
intrigues se rejoignent et ce n’est pas le cas (ou trop -bien trop-
tardivement). Mais en fait, ce n’est quand même pas plus gênant que ça, on
passe outre très facilement et on se laisse porter par le flot des événements
qui arrivent et les aventures dans lesquelles sont entraînés les personnages.
Si on peut parfois s’ennuyer, ce n’est pas forcément à cause d’un manque
d’action, parce que le rythme s’avère plutôt soutenu en fait, on a toujours
l’impression d’avancer dans les intrigues et de ne pas trop faire de surplace
(ou non de surface ! :D) et c’est agréable. On pourra simplement dire
que la fin (à l’ambiance catastrophe vraiment réussie) est un peu frustrante,
parce que si on peut y voir une conclusion ouverte, il y a tout de même plein
de questions posées précédemment qui n’ont pas de réponse.

Conclusion : Surface est une série vraiment sympathique, un bon divertissement qui ne ménage pas ses efforts même si elle tombe parfois dans l’excès ou qu’elle frôle le ridicule (sans jamais vraiment l’atteindre non plus). En fait, il faut se laisser entraîner. Côté visuel, il n’y a vraiment rien à redire, nos monstres marins sont impressionnants et il y a des séquences qui sont vraiment dignes de certains films du genre. Du coup, les raisons pour bouder son plaisir sont rares. Ce ne sera pas forcément la révélation du siècle, ce ne sera pas la série la plus sombre qui soit, mais elle assure son but premier qui est 40 minutes d’évasion, d’action, d’aventure et un peu d’émotion. Programme familial qui n’avait pas trop mal réussi côté audiences mais qui n’aura tout de même pas survécu au terme de sa première saison, annulée en dernière minute, donc sans possibilité de conclure pour les scénaristes, nous laissant dans l’expectative de ce qu’aurait été la suite (qui aurait pu être aussi pas mal, à n’en pas douter). Les fans de Gossip Girl pourront y voir Leighton Meester en rôle régulier tandis qu’on aura vu Lake Bell dans la première saison de Boston Justice et qu’on retrouve le Ian Anthony Dale vu plus tard dans Day Break...
18 novembre 2009
Desperate Housewives - Saison 5
Ca y est ! C’est officiel, M6 est à jour sur Desperate Housewives… Après avoir été très longtemps à la traîne côté diffusion, la chaîne n’a plus de saison de retard, puisqu’elle vient de terminer la 5ème saison… Après un enthousiasmant quatrième opus, que peut bien valoir celui-ci ?
DESPERATE HOUSEWIVES – Saison 5
Avec : Terri Hatcher (Susan) ; Felicity Huffman (Lynette) ; Marcia Cross (Bree) ; Eva Longoria (Gabrielle) ; James Denton (Mike) ; Nicolette Sheridan (Edie) ; Dana Delany (Katherine)
Nombre d’épisodes : 24 (2008/2009)
Cote d’amour : ![]()
Résumé : En cinq années qui se sont écoulées sans
qu’on ne voit le temps passer, il y a beaucoup de choses qui ont changé. Susan
et Mike ont divorcé suite à un accident de voiture par exemple. Susan s’envoie
d’ailleurs en l’air avec un peintre. Bree est devenue le chef d’une entreprise
de recettes traditionnelles à l’ancienne, employant son fils pour l’épauler,
pendant que son mari payait pour le crime qu’il avait commis. Lynette et Tom
doivent faire face à de nouveaux défis avec les problèmes liés à l’âge de leurs
enfants, plus grands. Quant à Gabrielle, elle a dû s’habituer à un nouveau
style de vie, moins riche, et surtout, en devenant la mère de deux charmantes
filles. Les habitants de Wisteria Lane ne pensait ce pendant pas voir le retour
d’Edie en femme mariée. Son mari, l’étrange Dave cache un secret et semble bien
résolu à se venger… Mais de quoi ? Et arrivera-t-il à ses fins ?
Avis :
Les saisons de Desperate Housewives
s’enchaînent sur la petite chaîne qui monte mais on ne peut pas forcément
employer le même adjectif quant à notre intérêt… Malheureusement. La série est
capable du pire (saison 2 par exemple) comme du meilleur (saison 4). Et si la
tendance était à la croissance depuis la saison 2, il faut croire que même la
crise touche les séries. Et quand je dis ça, je ne parle pas seulement des
épisodes et des situations qui font directement référence au côté morose des
finances, mais aussi, et surtout, aux scénarii des épisodes et les idées de
développement des personnages. La saison dernière se finissait sur un bond en
avant dans le temps, censé redonner un coup de fouet à la série et renouveler
ses intrigues. Autant dire que j’avais été très sceptique face aux quelques
images qui nous permettaient de comprendre la chose. Et le début de saison 5
n’a pas du tout changé la donne. On se promène dans un univers parallèle où Desperate Housewives n’est plus
vraiment Desperate Housewives tout
en faisant du Desperate Housewives
quand même. La série a l’art de ne pas
avancer et c’est le triste constat, un peu amer, qu’on pourra faire arriver au
terme de la saison. Quelques changements de situations professionnelles,
financières ou familiales, ainsi que de nouvelles coupes de cheveux, ne
suffisent pas à faire écran. Mais à la rigueur, allez, on aime aussi qu’une
série ne soit pas totalement dénaturée à force de ne plus ressembler à ce
qu’elle avait été. Et c’est tout un art de la faire évoluer sans trop la
toucher, sauf que Marc Cherry et son équipe sont vraiment trop frileux. Le seul
contre-exemple qu’on pourrait citer, c’est celui de Gabrielle.
Pourtant, c’est pas parce qu’Eva Longoria Parker joue
sans maquillage que ça change radicalement son personnage. Non, c’est juste
qu’ils ont réussi à faire qu’elle aille au-delà de ce qu’elle était. Ce qui ne
veut pas dire que ses caractéristiques principales se sont envolées (loin de là)
mais ça a été intégré à de nouvelles données. Un travail que les scénaristes se
sont malheureusement très vite empressés de saper dans toute la deuxième moitié
de saison où Gabrielle revient au point de départ (alors même qu’il y avait une
piste intéressante à creuser sur ce qu’elle avait appris au cours des dernières
années écoulées quant à la question de richesse ou au bonheur familial. Une
chose qui ne sera jamais vraiment exploitée et c’est vraiment rageant). Ce qui
est valable pour tous les personnages. On nous ressert des intrigues
réchauffées sans saveur (Lynette qui combine au boulot en alternance avec ses
soucis familiaux, Susan et Mike…). A y regarder de plus près, et a posteriori,
ce début de saison 5 était loin d’être mauvais. Simplement moins enlevé que la
saison 4. Mais c’était du haut niveau en comparaison avec la suite où les
sourires ne se comptent plus que sur les doigts d’une main et où l’on finit
même par s’ennuyer un peu (beaucoup parfois). Si l’intrigue de la saison
débutait aussi plutôt bien avec Dave, encore une fois, ça finit par
s’embourber pour ne plus avoir
d’intérêt. On pourrait aussi parler du cas Orson et Bree. Le couple hérite
d’intrigues qui sont à vomir. C’est sauvé par le petit intermède avec Andrew
qui a le droit à une petite story-line (pas très développée) avant cela. En
parlant d’Andrew, on pourrait aussi évoquer notre couple gay (Bob et Lee) qui
apparaît de temps à autre. Mais que dire de personnages qui n’ont que trois
lignes de dialogues sur les 24 épisodes ? Même s’ils ont une ou deux fois
leur (toute) petite utilité… Il y a une nouvelle fois plus à dire de Karen
McCluskey qui offre peut-être le meilleur de la saison, en formant un duo
vraiment savoureux avec sa sœur (interprétée par Lily Tomlin vue dans Les Amants Maudits de X-Files notamment). Sauf qu’encore une
fois, si ça part bien, ça finit en gros pétard mouillé. La faute à un manque
d’implication évident des deux personnages dans une intrigue où elles auraient
dû prendre bien plus part.
Conclusion : Une cinquième saison vraiment décevante, surtout sur sa deuxième moitié qui fait un peu désespérer… Preuve du ratage de la série, c’est que son 100ème épisode (à l’instar d’un Lost) passe un peu inaperçu malgré une forme particulière, pas inintéressante mais loupant le coche à cause du personnage qui en est le centre. Surtout que comble de l’absurdité, ils réutilisent le même coup quelques épisodes plus tard. Et là, y’a vraiment de quoi se mordre les doigts. Ils réunissaient les deux en un, et je pense qu’ils avaient vraiment un épisode qui aurait été cent fois plus marquant. Au lieu de ça, c’est juste du gâchis. Un peu comme le personnage de Katherine qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et dont l’intérêt ne vient que de Mike. On pourrait aussi évoquer Jackson, interpréter par Gale Harold (Queer as Folk US), mais là, c’est aussi un peu la faute à l’acteur qui a eu un accident dont il a bien fallu tenir compte (mais très honnêtement, le retour du perso est loupé… Tout ça pour ça… Mouahahaha…). Allez, avec un peu de chance, et même si la fin de saison laisse vraiment craindre le pire côté intrigues quant à la suite, peut-être que Desperate Housewives remontera une nouvelle fois la pente… Sait-on jamais…
A lire aussi :
Desperate Housewives - Saison 2 ; saison 3 ; saison 4 (reviews)
Claire Guyot ; Claire Guyot Interview vidéo ; Patrick Poivey Reportage vidéo (Ceux qui donnent la voix)
16 novembre 2009
The Big Bang Theory - Saison 1
Quand l’univers d’une blonde pas forcément futée rencontre celui d’une bande de geek, c’est ce qu’on appelle un big bang… Mais est-ce vraiment drôle ?
THE BIG BANG THEORY – Saison 1
Créée par :
Bill Prady et Chuck Lorre
Avec : Kaley Cuoco (Penny) ; Johnny Galecki (Leonard) ; Jim Parsons (Sheldon) ; Simon Helberg (Howard) ; Kunal Nayyar (Rajesh)...
Nombre d’épisodes : 16 (2007/2008)
Cote
d’amour : ![]()
Résumé :
Sheldon et Leonard cohabitent ensemble dans un appartement, y invitent souvent
leurs deux amis Howard et Rajesh qui partagent les mêmes passions geeks. Mais
leur petit monde, et notamment celui de Leonard, est bouleversé quand débarque
une nouvelle voisine en face de leur appartement. Penny la blonde dont Leonard
tombe immédiatement sous le charme, contrairement à Sheldon qui ne comprend pas
forcément cette étrange créature (qui ne comprend pas elle-même Sheldon
d’ailleurs). Et voilà comment vont s’entrechoquer deux univers fait pour être
bien séparés. Mais Leonard réussira-t-elle à séduire celle qui aime sortir avec
des mecs grands, forts et musclés ?
Avis : The Big Bang Theory c’est une des
sitcoms qui ont fait parler d’elles ces dernières années et qui s’inscrit dans
la mouvance de séries mettant en scène des geek
auxquelles on a eu le droit dernièrement (avec entre autre Le Diable et Moi et Chuck).
C’est finalement ce qui fait la spécificité de la série, par ailleurs très
classique autrement (avec des rires enregistrés qui font parfois peurs). On
pourrait même tiquer un peu sur le pitch de départ si l’on était vraiment très tatillon
(ah on a notamment une belle blonde !) mais dans la sitcom, plus les
traits sont bien appuyés plus ça peut se révéler marrant. Sauf que le gros
problème pour moi, c’est que Big Bang
Theory n’a rien de vraiment drôle. On sourit parfois. On rit rarement. On
s’ennuie même. Dans cette catégorie, c’est quand même celle qui m’aura le moins
enthousiasmé ces derniers temps (pourtant, ayant aimé La Classe ou Du Côté de Chez
Fran, je me dis que je ne suis pas super difficile point de vue sitcom).
D’ailleurs, à peine le deuxième épisode regardé, j’ai eu envie d’arrêté. Mais
je me suis souvenu du syndrome How I Met
Your Mother qui ne m’avait pas vraiment emballé dans un premier temps,
avant que la série ne me séduise. Au bout de cette première saison ici, c’est
loin d’être le cas.
Une série sans doute à l’humour trop geek pour moi. Faut dire que les geek dans les séries Le
Diable et Moi ou Chuck, c’est
ceux que je trouve le plus lourd et dont je me passerais volontiers. Alors
quand il n’y a pratiquement que ça dans une série, forcément… Alors oui, les
petites manies de Sheldon (sa position sur le canapé par rapport à la télé, la
propreté, l'ordre…) ou le pauvre Rajesh qui ne peut parler aux femmes (sauf sous alcool)
ça fait sourire… Mais vraiment pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Non, le truc qui sauve la série, c’est bien évidemment ses innombrables
références à l’univers des séries, des comics ou des films. C’est là qu’on peut
tester notre degré de geekitude
d’ailleurs, en comparant nos connaissances et notre façon de vivre. Bien
évidemment, il y a aussi les t-shit super-héroïques de Sheldon et des conversations un peu irréelles
sur telle ou telle chose (comme les voyages dans le temps dans Terminator et tutti quanti) entre deux
conversations scientifiques. Geek
jusqu’au bout des doigts.

Conclusion : Pour l’amour du geek… Pour le reste, j’avoue que ça m’a pas tellement fait rire et que j’ai même trouvé que malgré des épisodes de 20 minutes, c’était parfois longuet… Je ne sais pas si je serais au rendez-vous pour la saison 2 d’ailleurs… Non, vraiment, cet enthousiasme général quand on évoque cette série, ce ne sera pas pour moi. L’ensemble est vraiment de facture trop classique, avec un univers qui n’arrive pas à me retenir.
11 novembre 2009
Chakushin Ari - Saison 1
Après avoir regardé cette série, vous ne verrez plus jamais vos appels manqués comme avant…
CHAKUSHIN ARI (Un Appel Manqué) – Saison 1 (Dernière Saison)
Créée par : Tetsuya Oishi & Naoya Takayama
Avec : Rei Kikukawa (Yumi) ; Ken Ishigoro (Sendô) ; Shinji Yamashita (Akino) ; Natsuko Oshino (Tomoka) ; Ryosei Tamaya (Saito) ; Yukihiro Takiguchi (Tetsuya)...
Nombre d’épisodes : 10 (du 14 octobre au 16 décembre 2005)
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Au lycée Meiwa une nouvelle rumeur court après le décès d’une étudiante.
Celle-ci aurait été prévenue de sa mort en recevant un appel d’elle-même sur
son portable avec l’heure et le jour où elle devait mourir, ainsi qu’un message
où elle s’entendait. Bientôt, une autre élève reçoit cet appel de la mort et
les interrogations vont bon train. Le policier Sendo-san est sur l’affaire,
tandis qu’il voudrait que la journaliste Yumi enquête avec lui. Elle refuse
dans un premier temps, puis se voit plus ou moins contrainte lorsqu’elle est
changée de rédaction, pour un magazine nommé Tokumei Watch, une publication
quelque peu underground. Les morts se suivent et la malédiction semble bel et
bien exister. Mais qu’est-ce qui peut bien se cacher derrière ?
Avis : Ca
y est ! Depuis le temps que j’avais ce drama sur ma liste de séries à
voir, que je l’avais en stock, j’ai enfin pris l’initiative de le regarder.
Pourtant, depuis le départ j’avais un assez bon pressentiment vis-à-vis de lui
après avoir lu la review d’Heather qui m’avait donné envie de le voir (et qui
me l’a fait découvrir en même temps). Il faut dire qu’il fait partie de cette
denrée sans doute un peu rare versant dans le fantastique. Le vrai fantastique
à la japonaise, avec malédiction et tout… En version moderne, comme vous avez
pu le constaté, puisque après The Ring
et ses cassettes vidéos, c’est donc le tour des téléphones portables (qui me
semblent être une véritable institution au Japon). Il faut savoir qu’à
l’origine, d’ailleurs, Chakushin Ari
est un film qui a donc été adapté ici en série. Sans doute en ressent-on un peu
l’effet pervers, puisque si dans l’ensemble ça se laisse suivre, on peut sans
doute dire que ça manque un peu de rythme de temps à autre, et que la série a
un peu de mal à véritablement être prenante, notamment dans son ambiance, qui
reste pourtant un point fort. Les premiers épisodes sont un peu laborieux, avec
un schéma un peu trop prédéfini. Et puis ça se décante et dès qu’on plonge
véritablement dans l’intrigue, ça va mieux.
Les personnages ne manquent pas d’être mystérieux et on
joue assez bien sur la fameuse question de savoir si y’a vraiment une
malédiction ou si ce sont des meurtres déguisés. La série arrive aussi à bien
utiliser son concept de coup de fil. Déjà, la « sonnerie » qui
accompagne l’appel manqué est flippante à souhait (mon dieu, je veux une
version longue de cette « chanson ») et ensuite, le message vocal est
bien souvent mystérieux, on se demande comment on va en arriver là (et comme
souvent quand on connaît le futur et qu’on veut l’empêcher, eh bien…). Bien
évidemment, impossible de ne pas souligner que certaines révélations sont bien
tardives par rapport aux soupçons qu’on a assez vite. Mais c’est pour mieux
nous surprendre sur les derniers épisodes. Question clichés, la rédaction de
Tokumei Watch en est un beau. C’est la touche un peu comique de la série. Dont
je ne suis pas sûr qu’elle ne vienne pas un peu plomber l’ambiance par
ailleurs. Si elle a un rôle à jouer, je dois bien avouer qu’elle a peut-être
tendance à trop nous sortir de l’ambiance angoissante qu’on est en droit
d’attendre d’une telle série.
Conclusion : Chakushin Ari est une série plutôt sympathique dans le genre « malédiction », avec ses appels de la mort et son côté angoissant. Mais elle manque d’un petit truc en plus qui fait qu’on serait un peu plus pris dans sa toile. Cependant, elle sait tout de même retenir l’attention des téléspectateurs aux moments cruciaux et ne donnera pas envie de déserter. Et puis, il y a des thèmes musicaux vraiment très jolis, Sendo-san est plutôt pas mal (oui, j’fais pas dans le minet japonais moi, que voulez-vous) et il a surtout une sonnerie de téléphone très cool ! :D (Je me fais avoir à chaque fois qu’il sonne d’ailleurs !). La série saura surprendre, même si elle loupe parfois un peu l’effet terrifiant. Et puis, au rayon des visages connus, impossible de ne pas parler de l’apparition le temps d’un épisode de Sailor Venus, Ayaka Komatsu qui joue donc Minako dans le drama Pretty Guardian Sailormoon ! :D

























