Et non, finalement, Denver n’était pas le dernier dinosaure… Ou disons, que des p’tits copains sont venus lui tenir compagnie par un autre moyen… Mais étaient-ils seulement aussi sympathiques ?

Canada LES PORTES DU TEMPS : UN NOUVEAU MONDE (Primeval : New World) – Saison 1 (dernière saison)

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Créée par : Garfield Reeves-Stevens & Judith Reeves-Stevens

Avec : Niall Matter (Evan Cross) ; Sara Canning (Dylan Weir) ; Miranda Frigon (Ange Finch) ; Geoff Gustafson (Ken Leeds) ; Crystal Lowe (Toby Nance) ; Danny Rahim (Mac Rendell)...

Nombre d’épisodes : 13 (2012)

Cote d’amour :  Note_02

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Résumé : Evan Cross est le propriétaire de l’entreprise Cross Photonics, gérée de main de maître par Ange qui n’approuve pas toujours les décisions de son associé mais néanmoins ami. En effet, il passe de plus en plus de temps sur une mission particulière qu’il s’est octroyé : la chasse aux dinosaures. En effet, depuis que sa petite amie est morte, il compte bien en découdre avec ces petites bébêtes pour les renvoyer là d’où elles viennent au travers des Anomalies, ces failles temporelles qui permettent de voyager à travers les époques. Dans cette lutte, il pourra donc compter sur sa société et les produits qu’il créer, mais aussi sur des employés qui vont l’aider dans sa tache telle que Toby ou encore le petit dernier Mac qui va s’avérer être des bras précieux. Mais l’existence de ces dinosaures et de ces anomalies va-t-elle pouvoir rester longtemps secrète et ne va-t-elle pas attirer certaines convoitises ?

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Avis : Quand y’en a pu, y’en a encore ! Eh oui, la formule consacrée est tout à fait adapter ici. En effet, après l’annulation de la série britannique, on pensait donc en avoir finit de nos Anomalies et de la chasse au dino… C’était donc sans compter sur la chaîne canadienne Space qui a ressuscité la création de Tim Haines et Adrian Hodges pour en faire une version plus « américaine » dirons-nous. Le titre pouvant éventuellement laisser présager que ça pouvait être une suite de la série originale mais c’est quelque chose qui ne se voit pas forcément au cours de cette seule et unique saison même si un certain Connor Temple fera deux brèves apparitions histoire de faire un passage de relais. Pour le reste, on ne change pas une recette (qui gagne aurai-je eu envie de dire… mais bon, comme c’est pas le cas, j’vais m’abstenir, hein !) et finalement, cette nouvelle mouture s’avère assez fidèle au canevas que pouvait proposer la série anglaise. Ainsi, on a une équipe, des Anomalies et des dinosaures. Sauf que le charme n’arrive pas à prendre malgré la présence du charmant Niall Matter (honnêtement, l’une des raisons qui fait que j’ai tenté l’aventure) ainsi que du sexy Danny Rahim… Il n’y a pas forcément ce p’tit truc indéfinissable qui faisait qu’on appréciait l’équipe anglaise. Sans compter sur le côté un peu clichesque de nos personnages même si quelques surprises viennent agrémenter la saison. Ainsi se pose la question de savoir ce qu’on peut faire avec ces Anomalies, ce qu’il peut en découler et ce qu’on peut ou non changer… Et certains personnages ne sont pas tout à fait ce qu’ils semblent être au premier abord. Si le début est un peu longuet, la machine réussit tout de même à se lancer au bout d’un moment…

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Et pourtant, ce n’était malgré tout pas gagné… Puisque l’on pense très vite à la thèse de la conspiration, et que c’est à double en tranchant. En l’occurrence, c’est beaucoup moins catastrophique que ça aurait pu l’être même si on est loin de la série qui a inventé la poudre ! Les rebondissements restent en effet assez convenus dans l’ensemble et ne surprendront pas grand monde (à une ou deux exceptions près). Pour cela, il faudra plus se tourner du côté de la musique. En effet, Andrew Lockington (à qui l’on doit aussi la bande originale de la série Sanctuary) fait à nouveau des merveilles et nous proposent de jolis thèmes, notamment dans la fin de saison. Une fin de saison qui nous propose par contre quelques passages flirtant parfois avec le too-much et dont on aurait pu se passer (autant la musique d’Andrew Lockington est donc magnifique, autant les images qui l’accompagnent au ralenti, c’est vraiment beaucoup trop ! Et quand je dis beaucoup trop, c’est surtout beaucoup trop de ralentis ! Les séquences n’en finissent plus et c’est vraiment une technique à user avec parcimonie… Ce que n’a pas compris le réalisateur malheureusement). On pourra d’ailleurs aussi un peu se désespérer du côté maudit de la série, que ce soit en Angleterre ou donc au Canada où elle n’aura pas réussi l’exploit de faire mieux que la série d’origine. En effet, la création de Tim Haines avait été sauvée in extremis, mais elle n’avait pas pu s’empêcher de terminer sur un cliffhanger. Et bien, re-belotte ici ! Non, décidément, on aura jamais la chance de connaître une vraie fin avec Les Portes du Temps

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Conclusion : La question étant de savoir si c’est dommage ou non… Honnêtement, dans l’absolu, on déteste forcément l’idée qu’une série ne connaisse pas de fin, on va pas revenir là-dessus. Maintenant, si la fin de saison était un chouia plus enthousiasmante que le début, c’était pas non plus la série du siècle… Même la présence de Connor (encore plus avec une VF changée par rapport à la série d’origine) n’aura pas suffit à me faire regretter quoique ce soit. Juste dommage pour Niall Matter quoi. Pour le reste, sans doute vite visionné, un peu vite oublié… L’humour n’étant pas super présent (un peu comme pour la fin de la série anglaise) et le côté varié un peu en berne, le tout étant aussi sans doute trop américanisé… On notera enfin la présence de personnes, outre Andrew Lockington, qui ont travaillé sur Sanctuary comme Amanda Tapping et Martin Wood à la réalisation tous les deux.

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