Ame to Yume no Ato ni - Intégrale
Voici une série qui devrait vous faire passer l’envie de la chasse au papillon… Avec une petite plongée dans le fantastique en plus.
AME TO YUME NO ATO NI (Avec Ame Après un Rêve/Après la
Pluie et les Rêves) – Intégrale
Avec : Tomoka Kurokawa (Ame) ; Ikke Samawura (Tomoharu) ; Tae Kimura (Akiko) ; Mokomichi Hayami (Hokuto) ; Kyoko (Maria) ; Tom Brother (Take-san)…
Nombre d’épisodes : 10 (15 avril au 17 juin 2005)
Cote
d’amour : ![]()
Résumé :
Ame compte les jours avant que son père, Tomoharu, ne revienne à la maison. Ce
dernier est en effet parti à Taïwan pour chasser un « troides
magellanus » dit aussi « papillon fantôme » dont la légende
raconte que celui qui en attrape-un devient lui-même un fantôme. Le jour de la
date retour, Ame passe sa journée à attendre son père. Rien. Jusque tard dans
la nuit où il est enfin revenu. Mais différent. Et si Ame ne le remarque pas,
la voisine Akiko, elle, le voit tout de suite. La légende disait vrai :
Tomoharu est un fantôme. Il va alors devoir tout faire pour cacher la vérité à
sa fille de 14 ans. Heureusement pour lui, d’autres connaissances peuvent le
voir. Mais le fait que les esprits de Tomoharu et Ame soient connectés a aussi
pour conséquence d’attirer les fantômes qu’Ame peut désormais voir. Tomoharu
arrivera-t-il a protéger sa fille ?
Avis :
Enième drama pour lequel je me suis fier uniquement au pitch de deux lignes que
j’avais lu et au genre abordé. Parce que le fantastique/horreur est
relativement rare. A vrai dire, je m’attendais pour le coup à quelque chose de
bien plus bizarroïde que ce à quoi on a finalement droit. Pas forcément plus
effrayant, parce que de ce point de vue là, dans cette catégorie, j’ai toujours
trouvé le tout soft (bon, en fait, si je réfléchis bien, je pense surtout à Chakushin Ari parce que RH Plus, c’était plutôt pour le côté « bishônen » qu’autre chose,
hein), et que c’est clairement pas ici que vous allez crier d’effroi. En fait,
si je devais faire une comparaison avec les séries occidentales, Ame to Yume no Ato ni se rapprocherait
d’un Ghost Whisperer. Surtout sur
les premiers épisodes, puisqu’on trouve cette même recette qui consiste à aider
un fantôme à retrouver la paix. Parfois l’esprit est un peu plus
« violent » (c’est un bien grand mot, comme pour la série avec
Jennifer Love Hewitt) mais rien qui ne finisse dans un bain de sang. L’approche
est juste japonaise. Et puis, le fait que Tomoharu soit lui même un fantôme
change un peu la donne. D’une part, il faut qu’il cache son secret à sa fille
sous peine de disparaître et de lui faire de la peine, d’autre part parce que
ces rencontres lui permettent d’un peu mieux comprendre sa position. Et puis
bien évidemment, il y a aussi Akiko qui peut voir les fantômes et qui est un
précieux élément pour aider Tomoharu. D’ailleurs, du coup, il y a un petit côté
léger qui se dégage de l’histoire, que je n’attendais pas forcément avec le
pitch, mais pas désagréable car tout le monde est loin de pouvoir voir
Tomoharu, donc ça augure quelques discussions où les gens donnent l’impression
de parler tout seul ou bien voient des phénomènes inexpliqués… :D
Pourtant, petit à petit, le ton change. Parce que des
secrets et des non-dits viennent s’immiscer dans la relation entre le père et
sa fille et parce que même si naïvement Tomoharu pouvait penser rester à jamais
auprès d’Ame, il doit bien se rendre à l’évidence qu’il y a un moment, où il
faudra qu’il parte. Un jour qu’il espère le plus lointain possible. Et si je ne
pensais pas retrouver un côté léger à la série, je ne pensais pas non plus
qu’on irait vers un côté… pas larmoyant parce que je trouve que ça fait un peu
péjoratif pour le coup, mais quelque chose dans ce goût là quand même. Oui, je
l’avoue, il y a plusieurs scènes qui m’ont tiré les larmes. Le savoir-faire des
Japonais. Ce n’est pas « too
much » et ce n’est pas non plus d’une subtilité à toute épreuve, il y
a juste ce petit truc qui fait qu’on accompagne les personnages. Alors oui,
c’est vrai qu’après on pourra dire que c’est parfois un peu pathos et attendu dans
le déroulement mais y’a vraiment quelque chose de joli dans cette histoire de
père qui se débat pour vivre avec sa fille après la mort. On a une belle
bande-son mélancolique pour accompagner le tout d’ailleurs (la chanson éponyme
de Miwako Okuda, mais aussi l’extrait qu’on attend de l’album de Maria-san et
quelques musiques sympathiques). Et puis mine de rien, on a une situation qui
évolue petit à petit, qui fait qu’on n’est pas bêtement là à attendre le
dernier épisode que tout se passe. Il n’y a pas de grande histoire ou de
mythologie mais simplement ce récit humain qui s’enrichit. Les relations avec
les personnages secondaires (par rapport au trio Ame/Tomoharu/Akiko) comme
Take-san ou Hiriko sont aussi intéressantes, elles ne donnent pas l’impression d’être
juste là pour remplir mais viennent vraiment former un tout avec le reste. Un
rêve dont on ne ressort pas forcément indemne mais avec un peu de soleil quand
même.
Conclusion : Si j’en attendais autre chose, Ame to Yume no Ato ni a quand même su réserver son lot de bonnes surprises et possède un univers et des personnages plutôt attachants, avec un peu d’humour, un peu de drame. Et un père, pardonnez-moi, vachement canon. C’est rare que je bave comme ça sur un acteur japonais (jusque maintenant, il y avait Tetsuji Tamayama) mais bon sang ce Ikki Samawaru… Gaaaa ! Bon, j’ai été un peu perturbé au départ, parce qu’il fait vachement jeune pour avoir une fille comme Ame (et on apprend les âges au cours de l’histoire, et j’ai mieux compris), parce qu’il ressemble plus à un grand frère qu’autre chose. Mais je veux bien le même à la maison ! :D Il ne faut pas s’attendre à un récit fantastique ou horrifique, parce que les effets spéciaux sont plutôt rares (et assez sommaires) et qu’on navigue en terrain très connu au niveau de la mise en scène, mais l’important, c’est bien les personnages, donc ça passe tout à fait. Peut-être à découvrir pour les fans de Ghost Whisperer (et aussi ceux qui n’aiment pas ! :P).
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