Y’a des fois où le sériephile se pose trop de questions… Nan, mais si quoi… Tenez, par exemple…

AVEC LE TEMPS…

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Ben tiens, profitons de ce petit retweet de Livia sur cet article de Slate.fr concernant le mode de visionnage des séries télés pour s’attarder sur une chose à laquelle je pensais de temps à autre ces derniers temps… Mode de consommation différent entraîne aussi un mode d’appréciation différent, en effet. Et j’avoue, que je m’en rends compte, que je me fais cette même réflexion en regardant moi-même mes épisodes de manière assez rapprochée… Bon, en fait, je suis déjà dans un autre mode de consommation que le fameux marathon qui consiste à regarder toute une série, à la découvrir d’une traite… Je suis entre l’ancien mode et celui-là… Celui qui consiste surtout à visionner une saison d’une série sur une période ramassée, dépendant entre autre du nombre d’épisodes, de la folie qu’elle peut engendrer ou non (donc entre un ou deux épisodes par jour en gros). Ce qui permet au moins de tout de même rester en compagnie de ces personnages qu’on apprécie durant un certain nombre d’années et donc de créer un lien d’accompagnement qu’on ne retrouve plus de la même façon dans les marathons qu’on peut éventuellement se faire (et je le dis, parce que si ce n’est pas ma pratique la plus courante, je l’ai aussi fait). Et je me pose la question de savoir si visionner Buffy sur une courte période, d’une traite aurait eu le même impact qu’elle a eue sur moi à une époque où  finalement, on était totalement esclave de la diffusion télé française. Peut-être pas… Ou peut-être que quand même… Parce que si je prends l’exemple du Caméléon, c’est une série que j’ai rattrapé lors des diffusions quotidiennes sur M6 le soir à 19h et que j’ai découvert l’intégrité de la série à ce moment-là, et qu’elle reste en bonne position dans les séries que j’ai pu apprécier…

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A contrario, Lost n’aura pas eu cette chance par exemple… Alors même que j’ai bien respecté la diffusion de TF1 ! En fait, chaque mode de visionnage possède ses contraintes et ses inconvénients, peut éventuellement changer un peu la donne sur l’impact final de l’attachement qu’on peut avoir mais est-ce qu’il y en a un vraiment meilleur qu’un autre ? Pas si sûr… C’est un peu comme les mangas qui sont d’abord prépubliés de manière mensuelle ou hebdomadaire au Japon avant de finir en albums reliés. Les chapitres, comme les épisodes, sont fait pour être indépendants et retenir l’attention du lecteur  mais peuvent tout autant s’apprécier d’une traite (et je confesse qu’il m’arrive peut-être un peu plus fréquemment de me faire des orgies de mangas en achetant un titre complet et en la lisant d’un coup plus que pour les séries). Bon, je reviendrais pas non plus sur le dernier point de l’article qui s’attache sur le fait de rester en phase avec le calendrier… L’article étant traduit, c’est un point qui ne nous concerne que peu (voire pas du tout), les diffusions françaises n’ayant jamais suivi de calendrier (mis à part éventuellement Doctor Who sur France 4 qui respecte plus ou moins les mêmes dates -à un an d’intervalle- que les diffusions britanniques) et ayant toujours plus ou moins fonctionné par salve de plusieurs épisodes (sauf à une certaine époque de la Trilogie). Donc oui, y’a pas à dire, je me pose toujours des questions sur cet attachement que je pourrais avoir ou pas à cause de mon nouveau mode de visionnage des séries… Mais le mal est sans doute fait et s’en détacher serait sans doute assez dur… Alors tant pis, on va faire avec… Et puis tant qu’il y a de l’intérêt aussi à faire comme ça, alors pourquoi se priver ?