Après avoir évoqué son générique et fait quelques wallpapers, il fallait bien revenir un peu plus en détail sur cette série culte de la fin des années 70… C’est maintenant chose faite.

US WONDER WOMAN – Saison 1

7321950683963Créée par : William Moulton Marston

Avec : Lynda Carter (Diana Prince/Wonder Woman) ; Lyle Waggoner (Steve Trevor) ; Richard Eastham (Général Phil Blankensphip) ; Beatrice Colen (Etha Candy) ; Carolyne Jones (La Reine) ; Debra Winger (Drusilla/Wonder Girl)...

Nombre d’épisodes : 13 + épisode pilote (1976/1977)

Cote d’amour : Note_04

linda_carterRésumé : 1942. L’Amérique est en guerre contre les Nazis et chaque camp tente de faire échouer l’autre, possède des espions. Le Major Steve Trevor est envoyé en mission pour abattre un avion allemand mais il finit échoué sur une île. Une île perdue au milieu du Pacifique, qu’aucune carte n’indique, mais peuplée uniquement de femmes qui se demandent bien quoi faire de cet homme. La princesse Diana, qui tombe sous le charme de Trevor, pense qu’il faut le ramener chez lui quand elle entend les explications sur ce qui se trame actuellement. Outre-passant l’ordre de sa mère qui lui interdit de participer aux jeux qui déterminera qui ramènera Steve chez lui, elle gagne la compétition et se retrouve en tant que Wonder Woman à Washington où elle prend soin de Steve. Elle décidera d’y rester sous une double identité pour lutter contre les Nazis, elle s’engagera comme secrétaire, sous le nom de Diana Prince, auprès de Steve, au Ministère de la Guerre. Une aide bien précieuse dans cette lutte… Wonder Woman arrivera-t-elle à protéger Steve de tous les pièges Nazis ?

wonder-woman-tv-series-04-gAvis : Ah Wonder Woman ! Ca fait bien longtemps que je n’avais pas revu d’épisodes (depuis les dernières diffusions sur la Cinq –ou peut-être M6 mais j’en suis moins sûr). Un peu fébrile au moment d’insérer le premier dvd de la série qui a tout de même près de 30 maintenant ! Mais peut-être parce que je suis habitué à Ma Sorcière Bien-Aimée, c’est très bien passé. Il faut juste se faire à l’image datée mais qui n’est pas un défaut insurmontable, au rythme propre de ces années-là, tout comme aux fameux effets sonores très kitschissimes dans les moments où elle utilise ses super-pouvoirs (comme les sauts, la course, ou quand elle tord certaines choses, ce qu’on retrouve dans des séries comme L’Homme Qui Valait Trois Milliards ou Super Jaimie) mais sinon ça va. Alors oui, côté histoires, autant dire qu’on est dans quelque chose d’assez simple et de très manichéens. Difficile de ne pas faire passer les Nazis pour les grands méchants, le Diable, avec des actions peu recommandables, mais par contre, les Américains sont vraiment trop gentils, trop bien sous tout rapport, trop tout pour être honnête en fin de compte. Bon, de toute manière, Wonder Woman est super patriotique, parce qu’elle arbore quand même le drapeau Américain en guise de vêtement, ce qui veut déjà tout dire ! Mais bon, on s’y fait encore une fois et les histoires se laissent finalement bien suivre. La série, comme le prouve le générique, essaye de garder un aspect un peu comics, pas toujours du meilleur effet par contre. Parce que les incrustations en encart pour dire que « Steve vole au-dessus du Pacifique » ou « quelques heures plus tard », on a quand même l’impression qu’on nous prend pour des personnes pas très futées. M’enfin, ça fait partie du style, mais ça a parfois tendance à être trop envahissant (comme dans le pilote).

wonder_woman03Après, on a  un contexte qui me semble assez inédit, au moins pour ce qui est des super-héros connus. Alors, je ne vais absolument pas me prétendre spécialiste de comics (ce qui n’est pas le cas, je connais plus les adaptations que les comics eux-mêmes de toute manière), mais quand on prend Superman, Batman ou Spiderman, on est dans des univers qui ne sont pas ancrés dans la réalité, qui se passent dans des villes fictives et surtout, qui ont des méchants qui sont des reflets du héros, avec des super-pouvoirs aussi ou autre. Ici, le contexte est tout autre. Ca se passe à Washington et les méchants sont des Nazis, et mis à part quelques scientifiques et leurs expériences, on ne parle pas vraiment de super-pouvoir. Ca a tendance à donner un ton un peu particulier à la série, même si on retrouve tout de même quelques figures imposées, comme une visite extraterrestre et bien évidemment tout ce qui concerne la mythologie de Wonder Woman, son origine (l’Ile Paradisiaque), ses pouvoirs (les bracelets et sa ceinture en en féménium)… Donc quand même, au niveau des histoires, on a essentiellement à faire à des mises en échec des tentatives allemandes pour déstabiliser l’armée américaine, récupérer des secrets militaires ou pour enrayer la menace Wonder Woman qui se fait connaître de plus en plus. Il faut dire que son arrivée ne passe pas inaperçu, entre ses habits et ses prouesses. La série s’autorise donc deux incartades, l’une avec une menace venue de l’espace et l’autre qui nous emmène au Texas pour une affaire de vol (l’occasion d’entendre quelques mots en français dans la VO, notamment de la part de Lynda Carter). Pas les meilleurs épisodes de cette saison d’ailleurs.

wonder-woman02On sent que la série tâtonne et évolue au fur et à mesure des épisodes. D’ailleurs, le côté un peu second degré qu’on retrouve dans l’épisode pilote (avec une mémorable bagarre de filles qui fait très… bagarre de filles, avec crêpage de chignons) disparaît dès l’épisode suivant. Les aptitudes de Wonder Woman s’étendent avec le temps (notamment pour les sauts… Elle bondit de plus en plus) et sa transformation devient un peu plus punchy (il faut dire que dans les premiers épisodes, elle tournoie et ce n’est qu’un fondu, avec l’ajout de l’éclaire lumineux, ça rend bien mieux). On note aussi que Lynda Carter maîtrise de mieux en mieux son côté toupie ! :D Mais ce qui est assez intéressant de noter, et je ne le pensais pas, c’est que même si notre Wonder Woman arrive à se foutre sacrément dans le pétrin malgré sa force surhumaine (non, c’est quand même pas possible de se faire avoir aussi facilement quoi… Y’a des fois où elle semble vraiment le faire exprès !), ce n’est pas la demoiselle en danger à sauver (bien que ça lui arrivera quand même). Ce rôle revient à Steve Trevor qui n’en manque pas une, que d’aucun pourrait trouver boulet pour le coup, surtout avec son sourire ultra-bright et les quelques remarques un peu sexistes qu’il peut faire de temps à autre. Mais c’est bien Wonder Woman qui est l’héroïne, tout comme son alter-ego Diana Prince, qui est aussi un cerveau (c’est elle qui suggère tout de même la plupart des idées l’air de rien). Bref, mis à part son amour pour le charmant Steve qui peut la rendre un peu « niaise », on a tout de même là un bel exemple de girl-power avant l’heure. Même si le tout est un peu entaché par le costume de la super-héroïne. En effet, quand ses collègues masculins portent des slips sur leurs combinaisons (certes moulantes), Wonder Woman n’a le droit qu’au strict minium avec son petit bustier et son micro-short. Histoire d’être tout de même un fantasme ou juste parce que madame est plus courageuse que ses collègues masculins ? Allez, on va dire ça comme ça, ça me plaît mieux ! :D

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Conclusion : Honnêtement, je n’avais aucun souvenir de cette première saison (même en la revoyant). Je ne suis pas sûr qu’elle soit beaucoup passée, peut-être à cause du fait que son histoire ne soit pas « contemporaine », mais je ne regrette pas cette redécouverte très sympathique. Lyle Waggoner est plutôt charmant, Lynda Carter est parfaite dans ce rôle (et elle semble y prendre beaucoup de plaisir) et les péripéties plutôt plaisantes. Alors après, on pourra avoir des petites réserves sur la petite sœur de Diana, mais bon, tout ne peut pas être parfait, hein. D’ailleurs, autre petite chose appréciable, l’humour apporté par le fait que Wonder Woman vienne d’une Ile qui ne connaît pas les coutumes humaines. Il y a quelques réflexions sur l’argot, le langage et autres figures de style qui sont assez sympathiques (un Kyle avant l’heure ! :D). Côté édition DVD, assez bizarrement, les épisodes alternent les génériques en VO et en VF (d’origine ou pas ? Aucune idée). Pas de sous-titrage sur le commentaire de l’épisode pilote par Lynda Carter et le producteur exécutif (c’est bien dommage, ça aurait pu être sympathique). Quant aux sériephiles d’aujourd’hui, ils pourront quand même reconnaître un ou deux visages au cours de la série. Dans l’épisode pilote, il y a Henri Gibson vu dans Ally McBeal et les fans de Buffy pourront reconnaître dans le dernier épisode le très antipathique Quentin Travers du Conseil, alias Harris Yulin, avec quelques années en moins ! :D A noter que cette première saison est en fait une première série, diffusée sur ABC le temps de remplacer Super Jaimie qui reviendra finalement à l’antenne. Du coup, c’est un peu frustrant, parce que la suite ne se situera pas là où on s’est arrêté, la série suivante (diffusée sur une autre chaîne) se déroulant alors dans l’époque contemporaine (donc fin des années 70). Il n’y a pas de conclusion à cette histoire entre Steve et Diana, à la guerre, à ce qu’elle a pu apporter. Mais bon… Alors, la saison 2 aura-t-elle autant de charme ? On l’espère…

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